25 novembre 2013

Auteurs : G. Verhoest, R. Huet, T. Fardoun, J.-P. Couapel, R. Mathieu, F. Guille, S. Vincendeau, K. Bensalah
Référence : Prog Urol, 2013, 13, 23, 1146




 

Objectifs.- L'adénocarcinome de vessie pour tumeur de l'ouraque est une pathologie rare dont le traitement est essentiellement chirurgical. En comparaison à la cystectomie totale, la cystectomie partielle permet de préserver l'organe et la fonction érectile, tout en réduisant les risques de complications. Dans cette vidéo, nous décrivons la technique mini-invasive de cystectomie partielle par chirurgie robotique.


Méthodes.- Patient de 47ans, consultant pour hématurie macroscopique terminale avec douleurs sus-pubiennes. La fibroscopie retrouve une masse tumorale d'allure nécrotique au dôme vésical. Le TDM montre une importante masse de la face antérieure de vessie, sans localisation secondaire. La résection de vessie met en évidence un adénocarcinome de l'ouraque, infiltrant le muscle et la graisse péri-vésicale. Une cystectomie partielle sera réalisée à l'aide du Robot Da Vinci® Si. La chirurgie consistera dans un premier temps à réaliser l'exérèse du dôme vésical emportant l'ouraque jusqu'à son insertion ombilicale, puis à réaliser un curage ganglionnaire extensif emportant les ganglions ilio-obturateurs, iliaques externes et primitifs de manière bilatérale. La vessie sera reconstruite en 2 plans.


Résultats.- L'intervention aura duré 180min, sans incident per-opératoire. Le saignement était de 150ml. Les suites postopératoires ont été simples avec une reprise du transit à j2. La cystographie réalisée à j5 ne retrouvait aucune fuite de produit de contraste, avec une miction sans résidu et une capacité vésicale de 250ml. L'analyse histologique retrouvait un adénocarcinome de l'ouraque infiltrant massivement la graisse péri-vésicale, classé pT3b N0 (0/22) M0, avec des marges négatives.


Conclusion.- La cystectomie partielle robotique est une technique faisable et sure, présentant les avantages d'une chirurgie mini-invasive. La résection doit impérativement éviter toute marge positive. Un suivi à long terme et des séries de plus grande importance doivent être réalisés afin de déterminer le rôle de la laparoscopie dans le traitement de cette maladie.




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