Commentaire : P. Perrin (Lyon)
L'utilisation du PSA comme marqueur de la réponse thérapeutique se précise avec l'accumulation des travaux.
Après radiothérapie pour cancer de la prostate, le taux de PSA chute selon un mode exponentiel avec une demi-vie de 1,9 mois (0.,,5 à 9,2 m) qui pourrait correspondre au temps de doublement potentiel si la tumeur exprimait toute son agressivité.
La demi vie du PSA n'est pas prédictive de la réponse thérapeutique. Il faut se souvenir qu'après prostatectomie radicale, la demi-vie est d'environ 3 jours.
Lorsque le PSA s'élève, signifiant une reprise ou une poursuite évolutive, il le fait avec un temps de doublement moyen de 12.5 mois (1.6 à 53 m) qui correspond au temps de doublement réel de la tumeur. Le temps de doublement est d'autant plus court que le grade de la tumeur est élevé.
Ce travail doit être lu à la lumière des travaux de Stamey qui montrent qu'après radiothérapie le temps de doublement du PSA est toujours plus court que le temps de doublement avant traitement comme si la radiothérapie avait sélectionné les cônes tumoraux les plus agressifs.
Aujourd'hui, l'utilisation de la cinétique de la croissance du PSA après radiothérapie est encore au stade de la recherche clinique mais n'a pas de réel intérêt en Urologie pratique.Cependant les connaissances dans ce domaine progressent et il est possible que le temps de doublement du PSA (lui aussi exponentiel) puisse être utilisé pour caractériser le potentiel évolutif d'une tumeur (Schmid H.P. et al, Cancer, 1993, 71: 2031-2040.)