Commentaire : J.M. Ferrière (Bordeaux)
Les auteurs comparent deux groupes homogènes de patients soumis à une fibroscopie vésicale à visée diagnostique: le remplissage de la vessie à l'air est considéré comme préférable au remplissage à l'eau à la fois par l'opérateur et par le patient.
Tous ceux qui pratiquent la photo sous-marine le savent: l'Atlantique ne peut rivaliser avec les mers tropicales, la limpidité du milieu est la première condition pour observer de belles images.
Remplir la vessie avec de l'air conduit à examiner celle-ci à travers un milieu parfaitement transparent, ce qui améliore la qualité de vision donc le confort de l'opérateur. Qui plus est, le champ de vision d'une optique est sensiblement plus large dans l'air que dans l'eau du fait de leurs indices de réfraction respectifs. On peut ainsi observer, d'un seul coup d'?il, la majeure partie de la vessie en positionnant l'extrémité du fibroscope au niveau du col.
L'endoscopie en milieu gazeux est déjà familière aux urologues qui pratiquent la c?lioscopie ou la lomboscopie. La technique décrite dans cet article mérite de retenir leur attention, car elle a l'avantage de la simplicité.
Mais la fibroscopie classique à l'eau garde bien des avantages: l'opérateur a les deux mains disponibles pour faire progresser son endoscope puisque la vessie se remplit par simple gravité. C'est le procédé logique si on veut prélever un échantillon pour cyto-pathologie après lavage vésical. Et il ne faut pas oublier que le réchauffement à 37° du soluté d'irrigation améliore sensiblement la tolérance de l'examen.