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PATHOLOGIE DU MOIS

 

UROLOGIE FONCTIONNELLE : RETOUR SUR L'ACTIVITÉ PENDANT ET APRÈS COVID-19

Bouleversée pendant l’épidémie de COVID-19, la prise en charge des patients en urologie fonctionnelle a nécessité des reports et des ajustements. Pour cette raison, les recommandations établies en regroupant les avis de trois collèges d’experts ont permis de maintenir la permanence des soins. Le point avec le Pr Gilles Karsenty, chirurgien urologue à Marseille.

 

« Tout d’abord, il faut souligner que ce n’est pas parce qu’il s’agit d’urologie fonctionnelle, qu’il n’y avait pas urgence clinique et/ou véritable souffrance », souligne Gilles Karsenty. Il poursuit, « le plan Covid édicté au niveau international engendrait un tri non spécifique des malades ». Au cours de l’épidémie, les mesures sanitaires mises en œuvre ont servi à éviter la contamination des patients au cours des soins. Les modalités de téléconsultation et de traitement à domicile ont été privilégiées et la chirurgie a été réservé aux urgences urologiques vitales et aux cancers à haut risque. Néanmoins, les cas ayant un caractère urgent lié au risque infectieux ou au risque d’altérations du haut appareil (reflux vésico rénal, pyélonéphrite voire insuffisance rénale) ont été traités. Ainsi il a fallu prendre en charge certaines « niches pathologiques » comme des vessies neurologiques non équilibrées ou les fistules urétro-périnéales. 
L’urologie fonctionnelle concerne un large spectre de pathologies et ces recommandations ont permis de spécifier quatre niveaux de criticité permettant de justifier les interventions et les reprogrammations.

Concernant la reprise des activités après le déconfinement, les disparités interrégionales sont telles qu’il est difficile de dresser un tableau général. À Marseille, Gilles Karsenty parle de « reprise rapidement progressive ». Aujourd’hui, « le service urologie de l'Hôpital de la Conception est à 75 % de sa capacité ». Entre les mesures de précaution sanitaire (patient en chambre seule, tests PCR obligatoires pour le dépistage de l’infection COVID-19, limitation du nombre de patients en salle d’attente) et les congés d’été, l’activité est encore réduite. « Les listes de reprogrammation n’ont pas été épurées. Dans l’ensemble, les conditions de reprise sont spécifiques pour chaque urologue puisqu’elles dépendent des ARS et de la direction de l’établissement hospitalier. »

Pour conclure, Gilles Karsenty rappelle que l’urologie fonctionnelle traite aussi des situations invalidantes. De nombreux patients souffrent de complications parfois très handicapantes et sévères et il convient de prendre en compte la souffrance vécue de ces personnes.

 

 

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