|
« NOTRE IMAGE S'EST AFFIRMÉE »
Changer l’image de l’AFU. Pendant 6 ans, tel fut le défi de Christian Castagnola, en charge de la communication de 2013 à fin 2019. Pari réussi, pour celui qui vient de passer le flambeau à Richard Mallet et qui nous dresse un bilan des actions menées. Entretien.
Christian Castagnola, vous avez pris en main la communication de l’AFU en 2013. Un challenge ?
Christian Castagnola : À l’époque, je venais d’être élu vice-président du bureau. Je suis arrivé en terrain vierge car notre agence de communication avait cessé sa collaboration avec l’AFU. La première année, la majeure partie du travail a été de sonder les sociétés de communication en lançant un appel à projet pour trouver la bonne, et je pense que c’est chose faite avec Planète Med, grâce à l’expertise d’un de ses dirigeants lui-même urologue. Trouver cette agence qui s’est montrée bienveillante vis-à-vis de nous a été facilitateur.
Il a fallu ensuite rajeunir l’image de l’AFU en changeant le logo et l’identité visuelle. C’est ce que nous avons fait à l’occasion du CFU 2014. Nous avons aussi structuré, professionnalisé et pérennisé les relations médias en adressant à la presse des communiqués réguliers pour fidéliser les journalistes. Depuis, nous en avons envoyés une centaine, ainsi que des dossiers de presse. En 2019, l’AFU a été citée près de 300 fois dans les médias et présente sur plusieurs plateaux TV. Aujourd’hui, de moins en moins de prises de parole urologiques sont faites en dehors de l’association.
Aujourd’hui, comment l’AFU se positionne sur le plan numérique ?
Christian Castagnola : Assurer la transition numérique fut un gros chantier. Nous avons lancé un compte Twitter afin de faciliter les relations professionnelles. Aujourd’hui, il se positionne juste derrière celui de la SFAR. Or, si on tient compte du nombre d’anesthésistes par rapport à celui des urologues, nous pouvons en être fiers.
Nous avons créé une page Facebook pour mieux informer et communiquer avec les patients. Notre chaine YouTube est devenue structurée et comptabilise près de 900 000 vues désormais. Mais le plus gros travail a été la refonte de notre site internet. Nous avons changé l’identité visuelle et adapté la plateforme aux besoins modernes, notamment aux formats des vidéos. Elle est devenue responsive design (adapté à tous les supports, téléphone, tablette…). Entre 2013 et 2018, la fréquentation du site a augmenté de 93%, puisque nous sommes passés d’1,6 à 3,1 millions de visiteurs uniques.
Aujourd’hui, nous pouvons dire que la communication de l’AFU est structurée, qu’elle soit interne ou externe. Ça a été une belle aventure et je suis persuadé que Richard Mallet la fera encore évoluer.
Comment allez-vous passer le relai et l’accompagner peut-être au début pour assurer une continuité ?
Christian Castagnola : Je lui laisserai mon 06 (rires). Quand on est engagé à l’AFU, c’est pour toujours (rires).
Que devra-t-il anticiper en 2020 ?
Christian Castagnola : Il lui faudra être bien à l’écoute de ce qu’il se dit à l’extérieur. Je pense qu’il y a de plus en plus de prises de paroles de la part d’influenceurs, notamment de patients. Il faut tenir compte de leur empowerment. Il faudra être bien à l’écoute de ce qu’il va se passer pour pouvoir réagir, anticiper, rebondir. Il faut que l’AFU soit présente dans le champ de l’information pour montrer qu’elle est un acteur majeur de l’urologie, qu’elle est incontournable et qu’elle apporte une réponse adaptée en toute situation. Pour cela, l’association devra informer sans cesse, sans se soucier du fait que les informations ne soient pas forcément exploitées instantanément. D’autres sociétés savantes ont été malmenées par des influenceurs et des prises de position du public par le passé. Je pense que c’est une situation qu’il faut vraiment anticiper très à l’avance.
Retour à la newsletter
|