Traitement des prolapsus urogénitaux des étages antérieurs et moyens par voie transvaginale avec une prothèse 6 bras OPUR®. À propos d’une série de 78 patientes ; résultats à 3ans de suivi

21 novembre 2014 - 3:45pm

Thème: 
Statique pelvienne, Périnéologie
Référence: 
O-144

Objectifs
Évaluer la faisabilité, l’efficience, les complications et les résultats (récidives ou décompensation de l’étage postérieur) du traitement des prolapsus de l’étage antérieur et moyen par la prothèse OPUR®, prothèse antéro-postérieure stabilisée par 6 bras, posée par voie transvaginale.

Méthodes
Notre série est prospective : soixante dix huit femmes ont eu une cure de prolapsus génital selon la technique OPUR® (Abiss) de février 2008 à juin 2011. Les traitements antérieurs, les interventions associées, les complications peropératoires et postopératoires étaient notés. Les résultats anatomiques étaient notés durant le suivi. Les patientes étaient revues à 3 ans. L’échec était défini par une récidive supérieure ou égale au stade II de la classification POP-Q.

Résultats
L’âge moyen était de 68 ans. Cinquante-neuf (75,6 %) et 13 (16,7 %) patientes avaient respectivement des cystocèles de stade III et IV et plus de la moitié (59,0 %) une hystéroptose associée de stade II minimum. Les complications opératoires ont été trois hématomes et deux érosions. Il n’y a eu aucune plaie viscérale. Le confort vaginal était amélioré avec 98,6 % de patientes satisfaites et aucune dyspareunie de novo. Dix-sept patientes (21,8 %) ont présenté une incontinence urétrale d’effort traitée secondairement par bandelette sous-urétrale. Ainsi, le résultat anatomique urogénital était satisfaisant dans 97,4 % des cas, notamment pour les patientes ayant une activité génitale.

Conclusion
La cure du prolapsus par voie vaginale par interposition d’une prothèse antéro-postérieure 6 bras était faisable et efficace avec une morbidité acceptable, notamment chez la femme jeune. La remise en question des principes chirurgicaux et biomécaniques, initialement proposés pour la pose de prothèses synthétiques par voie vaginale, revalorise cette approche chirurgicale.