Résultats à 1 an de l’oxygénothérapie hyperbare pour lésions de cystite radique

20 novembre 2013 - 5:00pm

Thème: 
Anomalies acquises, iatrogènes ou malformations congénitales
Référence: 
O-026

Objectifs.– Les radiothérapies pelviennes sont à l’origine de lésions de cystite radique de gestion difficile (hospitalisations longues, interventions endoscopiques et lavages vésicaux répétés). L’oxygénothérapie hyperbare est le seul traitement étiologique validé de la cystite radique. Pour autant, nous disposons de résultats concernant ce traitement. Nous avons voulu évaluer les résultats à 1 an de l’oxygénothérapie hyperbare pour cystite radique dans notre établissement.

Méthodes.– Série consécutive de 145 patients présentant une cystite radique entre novembre 2008 et février 2013 pris en charge de manière standardisée avec réévaluation clinique et biologique tous les 3 mois pendant 1 an. Les critères de jugement étudiés étaient le grade d’hématurie, les symptômes du bas appareil urinaire et les gestes d’hémostase nécessaires.

Résultats.– Vingt-neuf patients ont été contre-indiqués ou ont nécessité des gestes d’urgence. Parmi les 115 patients traités, à l’inclusion : 107 patients (93 %) avaient une hématurie macroscopique et 18 (15,5 %) une incontinence par impériosité. Le nombre moyen de séances a été de 60 (3–94). Dans l’année suivant le traitement :

– 92 patients (80 %) n’ont pas eu d’hématurie nécessitant un lavage vésical. Les 23 patients restant ont eu : une hématurie grade 2–3 (caillotage vésical) (10 cas), une hématurie de grade 4 (nécessité de geste endoscopique ou une transfusion) (7 cas) et seulement 6 patients présentaient une hématurie de grade 5 (cystectomie d’hémostase) ;

– 2 patients (11 %) n’avaient pas d’amélioration concernant leur incontinence par impériosité, 5 patients (28 %) se sentaient améliorés et 11 patients (61 %) ne présentaient plus de symptômes irritatifs ;

– 13 patients (11 %) ont nécessité un(des) geste(s) d’hémostase.

Conclusion.– Après oxygénothérapie hyperbare, une majorité des patients sont en rémission de la cystite radique dans l’année qui suit le traitement. La précocité de la prise en charge doit être une priorité. L’échec du traitement doit faire rechercher une autre cause d’hématurie.