Prise en charge des diverticules de l’urètre chez la femme : expérience monocentrique

21 novembre 2014 - 4:30pm

Thème: 
Statique pelvienne, Périnéologie
Référence: 
O-149

Objectifs
Les diverticules de l’urètre chez la femme peuvent être à l’origine d’infections urinaires à répétition, de dyspareunies et de douleurs pouvant altérer la qualité de vie. L’objectif de cette étude était de rapporter notre expérience de la prise en charge chirurgicale des diverticules de l’urètre chez la femme et de confronter nos résultats aux données de la littérature.

Méthodes
Nous avons étudié rétrospectivement les dossiers de 32 patientes prises en charge pour un diverticule de l’urètre entre février 2005 et février 2014. Vingt-cinq patientes (78 %) ont été opérées en position genu-pectorale selon une technique standardisée fondée sur l’abord direct du diverticule, gonflé en peropératoire par l’artifice de la « tétine », et associée à un drainage urinaire strict pendant 2 semaines. Dans tous les cas, une exérèse complète du diverticule avec suture sans tension de l’urètre a été effectuée. Les circonstances de découverte, les explorations complémentaires pour le diagnostic, les complications péri- et postopératoires, le taux de récidive ont été collectés.

Résultats
L’âge moyen de la cohorte était de 41 ans (21–67). Les circonstances de découvertes les plus fréquemment identifiées étaient les infections urinaires à répétition (50 %), les douleurs (12,5 %), la dyspareunie (15,6 %), une tuméfaction ou pesanteur vaginale (18,75 %), une incontinence urinaire (25 %). L’urétrographie (84 %) et l’IRM pelvienne (40 %) étaient les examens de choix. L’échographie urétrale par voie endo-vaginale avait été réalisée dans 43 % des cas. La durée opératoire moyenne était de 83 min (30–150), incluant le temps de mise en place de la cystostomie. Aucune complication peropératoire n’a été rapportée. Aucune patiente n’a nécessité de transfusion. Après un suivi moyen de 11,7 mois (médiane : 4,5, intervalle : 0–80), 3 (9 %) patientes ont récidivé. Par ailleurs, le taux d’incontinence urinaire d’effort de novo était de 15,6 %.

Conclusion
Les diverticules de l’urètre chez la femme représentent une pathologie rare. Grâce à une technique chirurgicale bien standardisée, il est possible d’obtenir des résultats anatomiques et fonctionnels satisfaisants.