Prévalence et retentissement de l’urgence mictionnelle et des autres symptômes du bas appareil urinaire chez l’homme de 40ans ou plus – une étude épidémiologique belge

19 novembre 2014 - 3:30pm

Thème: 
Hypertrophie bénigne de la prostate
Référence: 
O-013

Objectifs
Les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) de la phase de remplissage sont sous-diagnostiqués et sous-traités chez l’homme, en partie parce qu’ils sont encore trop souvent attribués exclusivement à la prostate. Cette étude a évalué, dans le contexte de soins primaires en Belgique, la prévalence et le retentissement sur la qualité de vie des SBAU et en particulier ceux liés à la phase de remplissage.

Méthodes
Au total, 124 médecins généralistes ont recueilli de manière prospective, la présence de SBAU et leur retentissement sur la qualité de vie générale, chez des hommes de 40 ans ou plus consultant pour toutes raisons, en utilisant le questionnaire modulaire ICIQ-MLUTS. Les variables principales et secondaires étaient l’urgence des mictions (la plupart du temps ou tout le temps), leur fréquence et la nycturie.

Résultats
Parmi une population de 5890 hommes (âge moyen de 61,2 ans), 7,7 % souffraient d’urgence mictionnelle modérée à sévère (Tableau 1) et 6,2 % souffraient d’une urgence mictionnelle gênante. Les symptômes le plus et le moins gênant étaient respectivement la nycturie et l’incontinence nocturne. Au total, 11,9 % des hommes ont déclaré être substantiellement ou très gênés par leurs SBAU dans leur vie quotidienne. Ce pourcentage s’élevait à 63 % en cas de présence d’urgences gênantes contre 8,5 % en leur absence et à 29,2 % dans le groupe des plus de 80 ans contre 2,5 % dans le celui des 40–50 ans. Par ailleurs, 28,9 % supplémentaires étaient gênés de façon légère dans leur vie quotidienne.

Conclusion
Parmi la population générale des hommes âgés ≥ 40 ans consultant un médecin généraliste quelque soit le motif, la prévalence des SBAU, en particulier de la nycturie et de l’urgence mictionnelle, est élevée et un nombre important d’hommes en sont sérieusement gênés. Cette prévalence appelle à davantage d’attention dans la prise en charge des SBAU chez l’homme.