Pose d’implants intra-caverneux « Fantome » pour prévenir le raccourcissement de la verge après ablation de prothèses péniennes due à une infection ou à une érosion de l’urètre

22 novembre 2014 - 12:45pm

Thème: 
Andrologie
Référence: 
O-195

Objectifs
Le but de cette étude est d’analyser notre technique de sauvetage pour gérer les infections de prothèses péniennes ou les érosions de l’urètre dues à la prothèse. Elle permet de prévenir la fibrose des corps caverneux afin de conserver une bonne longueur de verge et de permettre une réimplantation de prothèse plus simple.

Méthodes
Depuis juin 2009 jusqu’au avril 2014, 10 patients ont étés traités pour infection de prothèse de verge ou érosion de l’urètre. Après prélèvements bactériologiques les prothèses ont été enlevées, les corps caverneux « curetés » le site lavé abondamment avec des solutions antibiotiques et antiseptiques, un rechampage était aussi réalisé. Dans 8 cas on a mis des implants souples siliconés, dans un cas une prothèse gonflable et un cas une prothèse semi-rigide.

Résultats
La durée moyenne d’hospitalisation est de 48 h et tous les patients ont eu au moins 14 jours d’antibiotiques. Après 12 mois, 5 cas ont été opérés pour changer l’implant souple par une prothèse gonflable et aucun cas d’infection n’est survenu (22,6 mois de suivi en moyenne). Pour 3 cas, une chirurgie de substitution est programmée. Le choix d’un implant souple au lieu d’un implant semi-rigide permet de diminuer l’ischémie tissulaire, permet une meilleure guérison du site d’infection et réduit le risque de perforation des corps caverneux. De plus l’implant souple peut être coupé et fixé à l’albuginée avec un point transfixiant ce qui permet d’éviter que la nouvelle prothèse appuie à nouveau sur la zone perforée.

Conclusion
Notre technique de sauvetage en deux gestes chirurgicaux est une procédure qui est sûre et la gestion des infections des implants péniens ainsi que pour les plaies urétrales. Le principal inconvénient est la nécessité de réaliser une deuxième chirurgie.