Place de la phytothérapie dans le traitement des symptômes liés à la mise en place d’une sonde urétérale type « JJ »: étude prospective randomisée et contrôlée, comparative avec les alpha-bloqueurs

19 novembre 2014 - 3:15pm

Thème: 
Lithiase
Référence: 
O-024

Objectifs
La mise en place de la sonde urétérale type JJ est souvent associée à des symptômes dont le traitement n’est pas encore consensuel. Le but de l’étude est d’évaluer la place de la phytothérapie dans l’amélioration des symptômes liés à la mise en place d’une endoprothèse urétérale autostatique type JJ.

Méthodes
Il s’agit d’une étude prospective randomisée contrôlée réalisée entre juin 2012 et janvier 2014. Nous avons inclus les malade ayant eu une urétéroscopie (URS) pour calcul urétéral pelvien suivie par la mise en place d’une sonde JJ et qui répondent aux critères d’inclusion. Nous avons évalués les résultats des traitements par International Prostate Symptom Score/Quality of life (IPSS/Qol) et l’EVA pour la douleur à j1, j14 et j30 postopératoire, et ceci après avoir eu le consentement éclairé des patients et l’accord du comité d’éthique. Nous avons utilisé les tests statistiques appropriés et le seuil de signification « p » a été fixé à 0,05.

Résultats
Soixante-neuf (69) patients consécutifs ont été randomisés en trois groupes: groupe I bras contrôle (23 patients), groupe II traité par Seronoa Repens (24 patients) et le groupe III traité par Tamsulosine (22 patients). Nous avons noté une différence statistiquement significative concernant le score moyen d’IPSS à J14 postopératoire entre le groupe I et le groupe II avec respectivement IPSS total de 11,79 ± 6,375 (GI) vs 5,07 ± 1,87 (GII); de même, entre le groupe I et le groupe III avec IPSS total de 11,79 ± 6,375(GI) vs 6,64 ± 2,763 (GIII). À J30 postopératoire, nous avons révélé une amélioration statistiquement significative du score IPSS, entre le GI et le GII et entre GI et G III. L’analyse de l’EVA moyen à j14 et j30 postopératoire a montré une amélioration statistiquement significative entre le GI et le GII.

Conclusion
À notre connaissance, notre étude est la première jusqu’à ce jour ayant mis en exergue la place de la phytothérapie dans le traitement des symptômes secondaires à la mise en place d’une sonde JJ.