Photo-vaporisation prostatique à minima au laser Greenlight en préparation à la curiethérapie : faisabilité technique et morbidité urinaire

21 novembre 2014 - 4:15pm

Thème: 
Cancer de la prostate localisé
Référence: 
O-165

Objectifs
La curiethérapie prostatique (CuT) est habituellement contre-indiquée si obstruction prostatique. La désobstruction par photovaporisation au laser Greenlight® a minima (PVPm) avant CuT permet-elle de lever la contre-indication sans altérer la dosimétrie ? L’objectif était d’évaluer prospectivement : sa faisabilité technique et la morbidité urinaire.

Méthodes
De 04/2009 à 02/2014, 28 patients ayant un CaP (faible risque : 27/28) avec score IPSS > 15 et/ou débit maximum (Qmax) < 15 mL/s ont eu une PVPm. Après 3–4 semaines, les patients ayant une amélioration fonctionnelle (IPSS < 15 ou Qmax > 15) étaient éligibles à la CuT (programmée au minimum 3 semaines plus tard) : ceci a été possible pour 27/28 patients (96,4 %), âge moy. 66 ans, PSA moy. 6,9 ng/mL, vol. prostatique moy. 50 cm3. Le suivi mictionnel était effectué prospectivement à 1, 3 et 12 mois par IPSS. Les questions 3, 5 et 6 (concernant l’obstruction) étaient analysées indépendamment.

Résultats
La PVPm a permis une amélioration significative de 60 % de l’IPSS et du Qmax. L’IPSS (Q3 + Q5 + Q6) moy. pré-PVPm était de 6,3 vs 1,7 après (p < 0,05). Pour les 27 patients, la CuT a pu être réalisée sans difficulté dosimétrique. À 1 et 3 mois post-CuT, il existait une augmentation significative de l’IPSS, mais il n’y avait pas de différence significative par rapport à l’état initial (avant PVPm). À 12 mois post-CuT, IPSS et qualité de vie (Qvie) étaient significativement meilleurs par rapport à avant PVPm (Tableau 1 ; Fig. 1). Avec un recul moy. de 28 mois [3–58], (n = 22 > 1 an), 3 patients (11 %) ont présenté une rétention aiguë d’urines dont 2 ont nécessité une intervention endoscopique. Tous les patients ont repris des mictions satisfaisantes. Aucune sténose urétrale n’a été observée, ni incontinence.

Conclusion
La CuT était réalisable après PVPm sans difficulté dosimétrique. Le risque de rétention était faible. Score IPSS moyen et Qvie étaient significativement meilleurs à 1 an par rapport à la situation avant PVPm. Cette stratégie paraît satisfaisante et demande à être confirmée à plus grande échelle.