Méthode standardisée d’évaluation de l’infiltrat inflammatoire des carcinomes urothéliaux de vessie : reconnaissance tissulaire et comptage automatique

21 novembre 2014 - 12:00pm

Thème: 
Tumeurs urothéliales
Référence: 
O-138

Objectifs
L’impact pronostique de l’Immunoscore dans le cancer du colon conduit les chercheurs à s’intéresser à l’infiltration lymphocytaire dans les carcinomes urothéliaux. L’absence de standardisation des techniques d’immunohistochimie (IHC) et de comptage rend les résultats des études peu reproductibles. L’objectif était d’évaluer une méthode de comptage automatique standardisée de l’infiltrat inflammatoire lymphocytaire de tumeurs non invasives du muscle (TVNIM) en comparant les résultats au comptage manuel.

Méthodes
L’analyse a été réalisée sur lame de TMA comprenant 142 spots de 0,6 mm de TVNIM Ta G2 (WHO 1973). La lame a été marquée sur un plateforme d’IHC automatisée (automate Ventana™) par un anticorps anti-pan cytokeratine AE1–AE3 (identification du tissus tumoral) puis un anticorps anti-CD8. Après scannage des lames, le comptage des CD8 du compartiment tumoral a été réalisé manuellement, puis automatiquement à l’aide du logiciel Calopix (société Tribvn™). Le logiciel permet la segmentation des compartiments stromal et tumoral puis le comptage des éléments marqués ainsi que la mesure de la surface d’analyse et de marquage permettant la normalisation résultats en μm2.

Résultats
Au total, 142 spots ont été analysés manuellement, puis à l’aide de Calopix. Pour chaque spot le logiciel a rapporté le nombre d’éléments ainsi que la surface d’analyse (Fig. 1). Le coefficient de corrélation de Pearson entre comptage manuel et automatique était de 0,72 (Fig. 2). En cas de forte infiltration lymphocytaire le comptage automatique était plus performant. Pour 10 % des spots une forte discordance a été observée due à un défaut de segmentation tumeur/stroma conduisant au comptage des lymphocytes du stroma avec les lymphocytes tumoraux. Après correction du procédé de segmentation, le coefficient de corrélation était de 0,84.

Conclusion
La corrélation entre comptage manuel et automatique était élevée. En cas de forte infiltration lymphocytaire le comptage automatique est plus performant. Une fois validée, cette technique standardisée pourrait palier au problème de reproductibilité des techniques d’IHC et de comptage et conduire à des études à large échelle pour évaluer l’impact pronostique de l’infiltrat lymphocytaire dans les TVNIM.