La néovessie iléale robotique intra-corporelle selon Studert

20 novembre 2014 - 3:00pm

Thème: 
Divers
Référence: 
V-010

Objectifs
Le cancer de vessie représente le 4e cancer chez l’homme. Il est en constante augmentation et reste responsable de 3 % des décès par cancer. Le traitement de référence reste la chirurgie. Dans cette vidéo, nous présenterons la technique de remplacement vésical intra-corporel selon Studert par chirurgie robotique, en retraçant pas à pas et de manière didactique les différentes étapes.

Méthodes
Patient de 65 ans, présentant un cancer de vessie infiltrant traité par chimiothérapie néoadjuvante. Ladernière anse iléale est repérée. L’anastomose urétro-iléale sera réalisée par un surjet de Quills™ 2/0. Le prélèvement de l’anse sera réalisé puis le rétablissement de continuité latéro-latéral utilisant des EndoGIA™ 60 mm. L’anse est détubulisée et le plan postérieur est suturé par un surjet de V-Lock™ 2/0. Le segment antérieur est reconfiguré selon la technique de Studert. Les sondes urétérales sont descendues par ponction sus-pubienne. Les anastomoses urétérales sont réalisées à la néovessie selon la technique de Wallace 1 à l’aide d’un Quills™ 2/0. La partie antérieure est ensuite complètement refermée.

Résultats
La durée de la dérivation urinaire était de 210 min. Le saignement était de 150 mL pour ce temps opératoire. Les marges de résection de la cystectomie étaient négatives. Les suites opératoires ont été simples avec une reprise du transit à j1, une ablation des sondes urétérales à j6, permettant un retour à domicile à j7. La sonde vésicale fut ôtée à j15 après réalisation d’une cystographie montrant une bonne étanchéité de la néovessie. À 1 mois, le patient était continent le jour.

Conclusion
Le remplacement vésical intra-corporel par chirurgie robotique est une technique reproductible, présentant les avantages d’une chirurgie mini-invasive, et donnant de bons résultats fonctionnels d’un point de vue de la continence.