Intérêt d’une deuxième série de biopsies prostatiques guidée par IRM avec cartographie 3D pour la re-classification des patients éligibles à une surveillance active du cancer de la prostate sur une première série de biopsies systématisées.

22 novembre 2014 - 11:45am

Thème: 
Cancer de la prostate localisé
Référence: 
O-184

Objectifs
Évaluer l’intérêt d’une deuxième série de biopsies prostatique systématisées (BS) et dirigées (BD) guidée par IRM avec cartographie 3D (KOELIS) pour la re-classification des patients éligibles à une surveillance active (SA) du cancer de la prostate sur une première série de BS.

Méthodes
Vingt neuf patients éligibles à une SA après BS (stade clinique ≤ T2a, PSA < 10 ng/mL, ≤ 2 biopsies positives avec une longueur maximale de cancer ≤ 5 mm par biopsie et sans grade 4 ou 5) ont été évalués. Une IRM multiparamétrique a été réalisée avant la deuxième série de biopsies comprenant le schéma étendu de 12 biopsies complétées par 4 biopsies antérieures. En cas de lésion suspecte en IRM (score ≥ 3), 2 à 4 BD étaient réalisées à la place des biopsies du secteur systématisé correspondant. La présence de grade 4, de longueur de cancer > 5 mm par biopsie ou de plus de 3 biopsies positives ont mené à re-classifier les patients.

Résultats
L’âge médian était 66,3 ans (51–75) et le PSA médian de 6,31 ng/mL. Le nombre moyen de biopsies était 16 par patient. En cas de cancer, le nombre moyen de biopsies positives était 2,8. Le score de Gleason était 3 + 3, 3 + 4, 4 + 3 et 4 + 4 pour 11, 8, 1 et 2 patients, respectivement. L’IRM multiparamétrique était suspecte dans 22/29 cas, les biopsies étaient positives dans 21/29 cas et les BD étaient positives dans 15/22 cas. Au total, 62 % (18/29) des cas étaient re-classifiés, pour taille de la tumeur (3 patients) ou pour score de Gleason supérieur (15 patients). La VPP et VPN de l’IRM pour la prédiction de la re-classification sur les biopsies de confirmation étaient de 83 % et 37 % et de 61 % et 82 % en cas d’IRM de score 4 (Tableau 1).

Conclusion
Les biopsies ciblées sur les lésions visualisées en IRM grâce à la fusion échographie–IRM semblent permettre une meilleure classification des patients éligibles pour la surveillance active du cancer de prostate localisé.