Impact pronostique de l’indice de masse corporelle sur le devenir oncologique des patients atteints d’une tumeur de la voie excrétrice traités par néphro-urétérectomie totale

21 novembre 2014 - 11:15am

Thème: 
Tumeurs urothéliales
Référence: 
O-133

Objectifs
La relation entre indice de masse corporelle (IMC) et la survenue/impact pronostique des tumeurs urothéliales est peu investigué. Nous avons voulu évaluer l’association entre IMC et le devenir oncologique des patients présentant une tumeur de la voie excrétrice supérieure (TVES).

Méthodes
Les données de 237 patients consécutifs ont été collectées. L’impact de l’IMC sur la récidive tumorale, la mortalité spécifique et globale ont été analysés à l’aide de modèles uni et multivarié́s de régression de Cox en stratifiant les patients selon 3 groupes d’IMC : normaux (< 25), surpoids (25–29) et obèses (≥ 30 kg/m2).

Résultats
Parmi les 237 patients, 38 %) étaient en normo-poids, 42 % étaient en surpoids et 20 % étaient obèses au moment de la NUT. Avec un suivi moyen de 44 mois (24–79), 53 patients (22,4 %) ont présenté un récidive tumorale, 85 patients (35,9 %) une récidive vésicale, et 44 patients (18,6 %) sont décédés en rapport avec la TVES. En analyse multivarié́e après ajustement sur les facteurs pronostiques cliniques et anatomopathologiques classiques (âge, le stade tumoral, le grade tumoral, la présence d’emboles tumoraux, la présence de CIS concomitant, le statut ganglionnaire et l’administration de chimiothérapie adjuvante), l’IMC était associé à un plus haut risque de récidive tumorale (risque relatif 3,23, 95 % IC 2,3–6,6, p < 0,001) et de mortalité spécifique (Risque relatif 3,84, 95 % IC 2,8–6,5, p < 0,001).

Conclusion
L’obésité est associée à un pronostic défavorable pour les patients porteurs d’une TVES traitée par NUT. Il paraît primordial de s’intéresser à ces facteurs de risque modifiables afin d’améliorer les résultats oncologiques dans les TVES.