Impact de l’acquisition d’un urétéroscope souple sur le traitement des calculs du haut appareil urinaire chez l’enfant

20 novembre 2014 - 1:00pm

Thème: 
Urologie pédiatrique
Référence: 
O-056

Objectifs
Dans la prise en charge des calculs du haut appareil urinaire de l’enfant le Gold Standard reste la lithotritie extracorporelle (LEC). Apparue aux débuts des années 1990, l’urétéroscopie souple (URSS) est utilisé chez l’enfant depuis une dizaine d’années et représente une alternative à la LEC. Cette étude a évalué l’apport de l’URSS sur le traitement des calculs du haut appareil urinaire chez l’enfant.

Méthodes
L’ensemble des LEC et URSS réalisés par un centre hospitalo-universitaire entre 2000 et 2014 dans le traitement de calculs du haut appareil urinaire chez des enfants de 0 à 18 ans ont été revus rétrospectivement. La population étudiée a été répartie en 2 groupes, le groupe 1 avant l’acquisition de l’URSS (2000–2008) et le groupe 2 après acquisition de l’URSS (2008–2014). Les données préopératoires et les résultats périopératoires ont été comparés entre les 2 groupes à l’aide des tests du χ2 ou de Fisher pour les variables qualitatives et de Mann–Whitney pour les variables quantitatives.

Résultats
Trente-sept enfants ont été traités durant la période 1 et 32 durant la période 2. Les 2 groupes étaient comparables en terme d’âge (7,2 vs 8,1 ans ; p = 0,54), de taille du calcul la plus volumineux (15 vs 16,2 mm ; p = 0,56) et du nombre de calculs (1,4 vs 2 ; p = 0,07) mais la somme des diamètres des calculs étaient plus importante dans le groupe 2 (16,9 vs 24,2 mm ; p = 0,048). Le taux de patients sans fragments résiduels était comparable entre les 2 groupes (69 % vs 63 % ; p = 0,59), tout comme le nombre total de procédures (2,4 vs 2,5 ; p = 0,78), la durée totale d’hospitalisation (2,7 jours vs 2,9 jours ; p = 0,77), ou le nombre de complications par enfants (0,5 vs 0,7 ; p = 0,25).

Conclusion
L’acquisition d’un URSS a permis de traiter des calculs plus complexes avec une efficacité comparable et sans augmenter la morbidité. L’absence d’amélioration des résultats post-opératoires entre les 2 périodes pourrait s’expliquer par une utilisation de l’URSS essentiellement en 2e intention après échec de LEC.