Évolution du nombre de cystectomies totales en France pour tumeur infiltrante de la vessie au cours des 10 dernières années : analyse objective des données nationales du PMSI

20 novembre 2014 - 10:30am

Thème: 
Tumeurs de la vessie
Référence: 
O-043

Objectifs
Le cancer de vessie infiltrant le muscle (TVIM) a un taux de mortalité élevé et un impact négatif sur la qualité de vie, la sanction chirurgicale étant lourde. Le traitement de référence des TVIM est la cystectomie totale (CT). L’objectif du travail était de recenser le nombre de CT en France au cours des 10 dernières années pour donner un reflet de la pratique nationale.

Méthodes
Les données de la base nationale française PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information) ont été extraites au cours de la période 2003 et 2013 en utilisant les codes ad hoc. La base a permis de recueillir les données concernant le nombre de CT, tous sexes confondus (cystoprostatectomies et pelvectomies antérieures), et le type de dérivation urinaire (avec ou sans remplacement de vessie).

Résultats
Sur la période de l’étude, 33 340 CT ont été recensées. On estime que cela représente en moyenne 3031 CT/an. Chronologiquement cela représentait 15 102 CT entre 2003 et 2008 (moyenne = 2517/an), puis 18 238 CT sur la période 2009–2013 (moyenne = 3648/an) (Fig. 1). S’agissant des CT avec remplacement de vessie (néovessie), il y a eu 9053 procédures sur la période de l’étude (27,2 %) dont 3748 sur la première période (moyenne = 625/an), et 5305 sur la deuxième période (moyenne 1061/an) (Fig. 1). S’agissant des CT bricker, il y a eu 24 287 interventions (soit 72,9 % des procédures), dont 11 354 interventions qui ont eu lieu sur la première période (moyenne = 1032/an), puis 12 933 sur la seconde période (moyenne = 2587/an) (Fig. 1).

Conclusion
Une augmentation notable du nombre de CT pour TVIM dans la dernière décennie, avec une hausse notamment dans le nombre de CT avec reconstruction de vessie (doublement en 10 ans). Cela qui pourrait signifier que les urologues français sont mieux formés à cette technique et donc moins réticents à effectuer cette intervention.