Évolution de l’activité chirurgicale liée à l’incontinence urinaire d’effort au regard du vieillissement de la population féminine Française

19 novembre 2014 - 5:00pm

Thème: 
Incontinence urinaire
Référence: 
O-033

Objectifs
Un des principaux facteurs associé à l’incontinence urinaire de la femme est le vieillissement. La population Française féminine totale semble augmenter depuis 10 ans, avec de plus en plus de femmes de plus de 60 ans. Les auteurs ont voulu évaluer l’évolution de l’activité chirurgicale liée au traitement de l’incontinence urinaire d’effort au regard de cette évolution démographique.

Méthodes
Le nombre d’actes de chirurgie relatif au traitement de l’incontinence urinaire d’effort a été obtenu en interrogeant la base de données de l’agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) pour la période 2002–2012. Le catalogue des actes médicaux (CDAM) et la classification commune des actes médicaux (CCAM) ont été utilisés pour extraire les codes relatifs à la chirurgie de l’incontinence urinaire féminine d’effort pendant cette période. Les données démographiques de la population féminine française totale et par classe d’âge ont été obtenus à partir du site de l’institut national d’études démographiques (INED) pour la période 2002–2010. Les résultats ont ensuite été comparés.

Résultats
Dans la période 2002–2010 la population Française féminine totale est passée de 30,7 millions à 32,4 millions (+5 %). Dans la classe d’âge de plus de 60 ans, elle est passée de 7,1 millions à 8,2 millions (+12,7 %). Dans la période 2002–2012, l’activité chirurgicale liée à la prise en charge n’a cessé de diminuer jusqu’en 2012 (43 055 interventions), soit 17,3 % de moins qu’en 2002.

Conclusion
L’évolution de l’activité chirurgicale liée à l’incontinence urinaire d’effort ne semble pas suivre l’évolution du vieillissement de la population féminine Française. Même si l’âge constitue un facteur de risque essentiel de l’incontinence urinaire féminine d’effort, l’amélioration des autres facteurs de risque (obstétricaux, gynécologiques) ces 10 dernières années pourrait expliquer cette évolution (Fig. 1).