Évaluation fonctionnelle à distance d’une intervention pour courbure de verge : étude rétrospective d’une cohorte de 58 patients

22 novembre 2014 - 12:00pm

Thème: 
Andrologie
Référence: 
O-191

Objectifs
Évaluer les résultats fonctionnels à distance d’une chirurgie de la convexité pour maladie de Lapeyronie et courbure congénitale de verge, au moyen d’un nouveau questionnaire.

Méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, à partir d’une cohorte de patients atteints de la maladie de Lapeyronie, ou d’une courbure congénitale de verge. Tous les patients ont été opérés par le même chirurgien, de mai 2008 à février 2013. Étaient inclus les patients opérés d’une chirurgie de la convexité par la technique de Nesbit, Yackia ou Diamond shape. Le taux de courbure pré opératoire a été mesuré. Un questionnaire fonctionnel post opératoire a été soumis à tous les patients par téléphone ou par courrier, composé de 19 questions, ainsi que le questionnaire IEF5.

Résultats
Cinquante huit patients ont été opérés d’une correction de courbure de verge, 46 pour une maladie de Lapeyronie, et 12 pour une courbure congénitale. La courbure initiale moyenne est de 72,4°. Les patients se déclarent insatisfaits dans 25 % des cas, avec un coefficient de corrélation avec la courbure initiale de 0,2. La courbure résiduelle est de 13,1°, et le raccourcissement ressort comme une cause fréquente d’insatisfaction dans 47,5 % des cas. Il occasionne une sortie non volontaire du vagin dans 35 % des cas. La vie sexuelle des patients est identique ou améliorée pour 35 % des patients par rapport à avant. Dans 5 % des cas, les patients décrivent une érection insuffisante ou impossible ce qui va dans le sens de l’IEF5 moyen qui est de 19,3/25.

Conclusion
La déformation résiduelle (13,1°) et un IIEF5 moyen à 22,5/30 montrent que l’IIEF est un mauvais reflet de l’activité sexuelle post opératoire. Le taux d’insatisfaction globale est élevé (25 %) et l’amélioration de leur vie sexuelle plutôt faible (35 %) liés principalement au raccourcissement de verge responsable de sortie involontaire du vagin dans 35 % des cas. De nouveaux outils d’évaluation deviennent indispensables.