Étude coût-efficacité de la prostatectomie par laparoscopie robot assistée versus prostatectomie par laparoscopie : analyse de cohortes appariées, sur la période périopératoire et à 2 ans de suivi

22 novembre 2014 - 11:15am

Thème: 
Cancer de la prostate localisé
Référence: 
O-178

Objectifs
L’objectif de cette étude était de comparer les coûts et l’efficacité des deux techniques : prostatectomie par laparoscopie (PL) et prostatectomie par laparoscopie robot assistée (PLRA).

Méthodes
Il s’agit d’une étude de cohorte prospective non randomisée portant sur 433 patients âgés de 50 à 67 ans opérés par PL ou PLRA par un chirurgien entre le Janvier 2008 et Décembre 2011 ; l’analyse a porté sur la comparaison de deux groupes de patients appariés sur l’âge et la classe de d’AMICO (1:1) ; une évaluation économique (par patient) a été faite pour estimer les coûts directs de l’intervention à la deuxième année postopératoire et le ratio coût-efficacité différentiel (ICER) par trifecta ; les facteurs de variation des coûts péri opératoires ont fait l’objet d’une étude de sensibilité.

Résultats
Après appariement, l’analyse a porté sur deux groupes de 143 patients. Le pourcentage de patients « trifecta » était supérieur dans le groupe RALP à 12 mois et 24 mois de 60,1 % versus 25,17 % et de 62,2 % versus 43,3 % respectivement (Fischer's exact test ; p : 0,007 ; p : 0,079). On observe que la médiane des coûts périopératoires est supérieure dans le groupe RALP (9170 € vs 7337 € ; p < 0,001) mais que la différence avec LRP n’est plus significative à 12 et s’inverse à 24 mois en défaveur du groupe LRP. L’ICER (incremental cost effectiveness ratio) pour les coûts directs était de 3248 Euros à 12 mois et de 3784 Euros à 24 mois.

Conclusion
La prostatectomie robot assistée s’avère plus coûteuse que la prostatectomie laparoscopique en période péri opératoire, mais nos résultats montrent également une atténuation des coûts dans le temps du fait d’une meilleure efficacité (trifecta) pour la chirurgie robot assistée qui se traduit par une nette diminution de la consommation médicale spécifique.