Complications urologiques après traitement percutané des tumeurs du rein

20 novembre 2014 - 4:45pm

Thème: 
Tumeur du rein
Référence: 
O-090

Objectifs
Évaluer le type, la fréquence et les facteurs de survenue des complications urologiques après traitement percutané des tumeurs du rein.

Méthodes
Étude rétrospective portant sur une période de 10 années, au cours de laquelle 320 patients ont été traités par voie percutanée de leur tumeur rénale (510 procédures) par radiofréquence ou cryothérapie. Les tumeurs étaient classées en 5 stades selon leur position : stade 1 = volume tumoral intrarénal < 25 %, stade 2 = 25–50 %, stade 3 = 50–75 %, stade 4 > 75 %, stade 5 = tumeur sinusale. Les tumeurs stade 5 pouvaient bénéficier d’un refroidissement de la voie excrétrice, permettant un traitement par radiofréquence ou cryothérapie.

Résultats
La fréquence des différents stades était respectivement de 13, 10, 21, 35 et 21 % pour les stades 1, 2, 3, 4 et 5. Une sonde urétérale était posée pour 38 des 107 tumeurs de stade 5 et 6 des 178 tumeurs de stade 4. Les complications urinaires consistaient en 6 fistules urinaires péri-rénales, 1 fistule urinaire pleurale et 3 hydronéphroses avec atrophie parenchymateuse. Les 7 fistules urinaires concernaient des tumeurs stade 4. Parmi l’ensemble des facteurs étudiés, seule la répétition des procédures sur la même lésion était un facteur statistiquement significatif de complication urinaire. La taille, la position de la lésion (stade anatomique), le type histologique, ne sont pas des facteurs favorisants statistiquement significatifs de l’apparition de cette complication.

Conclusion
Les complications urinaires sévères après traitement percutané des tumeurs du rein représentent une complication rare (inférieure à 1 %), indépendante de la localisation tumorale. Elles ont toutes été traitées avec succès par dérivation des urines par sonde urétérale transvésico-pariétale ou par sonde JJ.