Complications érosives des bandelettes sous urétrales : série de 16 cas

22 novembre 2014 - 12:15pm

Thème: 
Incontinence urinaire
Référence: 
O-225

Objectifs
Les érosions vaginales (EVa), vésicales (EVe) et urétrales (EUr) sont des complications rares des bandelettes sous-urétrales (BSU) dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) mais peuvent être difficiles à prendre en charge. Les auteurs rapportent leur expérience des complications érosives de BSU opérées entre janvier 2002 et janvier 2013 (diagnostic, traitement et résultats).

Méthodes
Étude rétrospective monocentrique exhaustive évaluant tous les dossiers de patientes opérées entre Janvier 2002 et 2013, pour complication(s) érosive(s) de BSU : techniques TVT (Tension-free Vaginal Tape) ou TOT (Trans-Obturateur Tape). Seize patientes ont présenté une complication érosive opérée : 7 EVa, 6 EVe et 3 EUr.

Résultats
Dyspareunie et pertes vaginales étaient constatées pour 86 % des patientes (n = 6/7) avec une EVa. Un traitement conservateur par abord vaginal était systématiquement réalisé en cas d’EVa. Après ablation du matériel, 100 % des dyspareunies étaient corrigées. La continence postopératoire était conservée pour 57 % (n = 4/7) des patientes. L’infection urinaire était le maître symptôme des patientes avec une EVe (n = 6/6). Une dysurie sévère était constatée pour 66 % des patientes avec une EUr opérée (n = 2/3). Un traitement endoscopique de première intention a été effectué pour 77 % des patientes (n = 7/9) présentant une EVe ou EUr. Une seconde intervention a été nécessaire pour 42 % des patientes traitées en première intention par voie endoscopique (n = 3/7) en raison d’une nouvelle exposition de matériel. Trois des neufs patientes récidivaient leur incontinence après le traitement de première intention (33 %).

Conclusion
Dyspareunie, dysurie et infections urinaires récidivantes doivent faire systématiquement une complication érosive. L’exérèse du matériel exposé par voie vaginale en cas d’EVa corrigeait systématiquement les symptômes avec une continence proche de 60 %. En cas de complications érosives vésicales ou urétrales le traitement endoscopique de première intention était rarement définitif (42 %). Le risque de récidive de l’incontinence était de 33 %.