Comparaison des tables de l’EORTC et de la nouvelle classification simplifiée EAU pour la prédiction de la récidive tumorale et de la progression des TVNIM

21 novembre 2014 - 11:45am

Thème: 
Tumeurs urothéliales
Référence: 
O-136

Objectifs
Les tables EORTC sont utilisées afin de stratifier les patients atteints d’une tumeur de vessie n’infiltrant pas le muscle (TaT1) selon leur risque de récidive et de progression tumorale. En 2013, les recommandations de l’association européenne d’urologie (EAU) ont introduit une stratification des groupes à risque plus simplifiée. Nous avons cherché à comparer ces deux modèles prédictifs pour évaluer l’efficacité de cette classification simplifiée.

Méthodes
Nous avons mené une étude multicentrique regroupant 5122 patients atteints d’une tumeur de vessie n’infiltrant pas le muscle (TaT1) traités par résection transuréthrale de vessie avec ou sans traitement adjuvant entre 1996 et 2007. Une analyse multivariée (régression de Cox) a permis de déterminer les facteurs associés à la récidive et la progression tumorale. L’indice de re-classification a été utilisé pour comparer les performances des catégories EAU avec les tables de l’EORTC.

Résultats
Parmi les 5122 patients, 632 (12,3 %), 2302 (45 %) et 2188 (42,7 %) étaient respectivement considérés à risque faible, intermédiaire et haut selon la classification EAU. En analyse multivariée, les patients à risque intermédiaire et haut (classification EAU) étaient à plus haut risque de récidive (intermédiaire : 1,92, p < 0,001 ; haut : 2,09, p < 0,001) et de progression tumorale (intermédiaire : 3,84, p < 0,001 ; haut : 10,22, p < 0,001) comparés aux patients de risque faible. La comparaison des deux classifications a mis en évidence que la classification simplifiée EAU a permis de reclasser 1940 patients (37,9 %) dans un groupe à risque supérieur de récidive tumorale. De la même manière, 602 patients (11,8 %) ont été reclassés dans un groupe à risque supérieur de progression. L’indice de re-classification était de 0,1 % concernant la récidive et de 10,1 % pour la progression.

Conclusion
La nouvelle classification EAU semble constituer une alternative fiable et simplifiée aux peu utilisées tables de l’EORTC. Elles semblent plus fiables concernant l’évaluation du risque de progression.