Comparaison de la morbidité–mortalité de la Cystectomie et urétérostomie transiléale pour troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique en fonction de la voie d’abord : laparotomie vs laparoscopie vs robotique

20 novembre 2014 - 3:30pm

Thème: 
Neuro-urologie et autres troubles mictionnels
Référence: 
O-100

Objectifs
Évaluer et comparer la morbidité précoce et tardive de la cystectomie–urétérostomie transiléale pour troubles vésicosphinctériens d’origine neurologique en fonction de la voie d’abord (laparotomie vs laparoscopie vs robotique). Les objectifs secondaires ont été de comparer et d’évaluer la morbidité et les facteurs prédictifs en fonction du lieu d’hospitalisation en périopératoire : MPR (Médecine Physique et Réadaptation) versus Urologie.

Objectifs
Étude rétrospective monocentrique sur 65 patients opérés d’une cystectomie–urétérostomie transiléale pour troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique entre mai 2005 et décembre 2011. La voie d’abord a été : laparotomie dans 11 cas, laparoscopie dans 14 cas et robotique dans 40 cas. Au total, 53,8 % des patients ont été hospitalisés en périopératoire dans le service de MPR. L’évaluation de la morbi-mortalité a été effectuée selon la classification de Clavien–Dindo. Les complications précoces ont été définies comme toute complication survenant dans les 30 jours postopératoires.

Résultats
Dans le groupe robotique : la durée de l’intervention a été plus longue (300 minutes) (p = 0,007) et le délai moyen de reprise de transit plus court (4 jours) (p = 0,012). Il n’y a pas eu de différence significative de durée d’hospitalisation ni de prise de morphiniques. Il n’a pas été mis en évidence de différence, en fonction de la voie d’abord, sur le taux global de complications précoces (p = 0,17) et tardives (p = 0,26). Les complications précoces ont été observées dans 41,5 % des cas : mineures (grade I et II) dans 32,3 % et majeures (Grade III à V) dans 9,2 %. Les complications tardives ont été observées dans 43,1 % des cas : mineures dans 20 % et majeures dans 23,1 %. Les patients hospitalisés en périopératoire en MPR ont présenté significativement moins de complications tardives.

Conclusion
La morbidité de la cystectomie–urétérostomie transiléale pour troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique a été similaire quel que soit la voie d’abord. La cystectomie-urétérostomie transiléale par chirurgie robotique a permis une reprise de transit plus rapide. La durée opératoire a été cependant plus longue en robotique qu’en laparotomie ou laparoscopie mais elle a compris dans cette série la learning curve.