Approche novatrice : lithotripsie extracorporelle contrôlée endoscopiquement par urétérorénoscopie (LECURS). Description de la technique à l’ère des urétérorénoscopes souples numériques

20 novembre 2014 - 4:00pm

Thème: 
Laparoscopie
Référence: 
V-016

Objectifs
Afin d’optimiser l’efficacité et les taux de succès du traitement des calculs rénaux, nous avons combiné la lithotripsie extracorporelle (LEC) et l’urétérorénoscopie souple (URSS) en une seule procédure : la lithotripsie extracorporelle contrôlée endoscopiquement par urétérorénoscopie (LECUR).

Méthodes
Le patient étant sous anesthésie générale, il est positionné en lithotomie sur une table de LEC puis le générateur (Sonolith, Edap-TMS) est placé de façon habituelle. Après installation d’une gaine d’accès urétéral, un urétérorénoscope souple numérique (Olympus URF-V/Storz Flex-XC) permet l’exploration des cavités pyélo-calicelles. Au besoin, les calculs sont relocalisés ou regroupés au niveau d’un calice supérieur ou moyen. La lithotripsie extracorporelle est réalisée sous vision directe permettant un ajustement constant de la zone focale afin d’optimiser l’efficacité de la fragmentation jusqu’à l’obtention de fragments de 2 mm et moins. L’utilisation de la lithotripsie au laser Holmium est occasionnellement utilisée simultanément sur le même calcul traité par LEC ou sur un calcul situé dans un autre calice. L’ablation des calculs avec un panier est réalisée en fin d’intervention. Une sonde JJ est laissée en place puis un suivi par imagerie est réalisé pour vérifier la présence de fragments résiduels.

Résultats
La LECURS s’est avérée être une approche efficace et sûre pour le traitement des calculs rénaux. L’intervention demande une installation simple et une technique déjà connue des urologues.

Conclusion
Elle permet d’accélérer l’URS et d’optimiser la LEC en confirmant en temps réel la fragmentation. Les bris d’urétérorénoscopes associés à cette approche doivent également faire l’objet d’investigations plus approfondies.