Base bibliographique

Étude prospective et observationnelle de l’impact du COVID-19 sur la santé mentale et la formation des jeunes chirurgiens en France
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 699-700


Objectifs

Dans le cadre de l’épidémie de COVID-19, les jeunes chirurgiens ont été réquisitionnés pour aider dans les services d’urgence ou de soins intensifs. Notre objectif était d’évaluer l’impact de COVID-19 sur la formation chirurgicale, la charge de travail et la santé mentale des internes et des jeunes chirurgiens en France et de déterminer les facteurs de risque de troubles de la santé mentale.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude prospective et observationnelle nationale réalisait par questionnaire informatisé. Ce questionnaire a été envoyé à 1450 internes et jeunes chirurgiens de France de toutes les spécialités des 18 régions de France du 10 avril 2020 au 7 mai 2020. Les symptômes de dépression, d’anxiété et d’insomnie, ont respectivement été évaluées par les versions françaises du PHQ-9, du GAD-7 et de l’ISI. Nous avons effectué une analyse de régression logistique multivariée afin d’identifier les facteurs de risque associés aux troubles de la santé mentale.


Résultats

Nous avons obtenu 1001 réponses (69,0 %). Au total, 364 (36,4 %) étaient de jeunes internes, 332 (33,2 %) des internes de fin de cursus et 305 (30,5 %) CCA/AH. Il y avait 484 hommes (48,4 %) et 517 femmes (51,6 %) ; 4,2 % avaient un test COVID-19 positif. Les équipements de protection individuelle fournis par l’hôpital étaient considérés comme insuffisants par 42,8 % des personnes interrogées ; 47,9 % estimaient que leur hôpital ne les avait pas suffisamment formés à la prise en charge des patients COVID-19 ; 93,5 % ont estimé que l’épidémie de COVID-19 avait un impact négatif sur leur formation. Des symptômes d’anxiété, de dépression et d’insomnie étaient présents respectivement pour 359 (35,9 %), 408 (40,8 %) et 431 (43,1 %) répondants. Notre analyse multivariée a identifié 4 facteurs de risque associés aux symptômes d’anxiété, de dépression et d’insomnie (Fig. 1, Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Il existe un taux élevé de symptômes d’anxiété, de dépression et d’insomnie dans notre population. Les participants de sexe féminin tout comme les participants ayant une augmentation de leur consommation d’alcool ou de tabac était particulièrement à risque. Ces différents symptômes pourraient être prévenus par une meilleure formation concernant le COVID-19 et une mise à disposition suffisante de matériel de protection.

Étude rétrospective sur l’intérêt d’un traitement concomitant de l’hyperplasie bénigne de prostate lors de l’ablation de calculs de vessie chez les hommes de plus de 50 ans
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 767-768


Objectifs

La formation des calculs de vessie chez l’homme est souvent attribuée à l’hyperplasie bénigne de prostate (HBP). Le traitement du calcul et de l’obstruction sous-vésicale lors de la même intervention est fréquent mais parfois inefficace voire délétère. Notre objectif était d’analyser l’évolution des hommes opérés d’une ablation de calcul de vessie avec ou sans chirurgie concomitante de l’HBP.


Méthodes

Tous les cas d’hommes de plus de 50 ans opérés d’une ablation de calcul vésical dans 2 centres universitaires français entre 2009 et 2018 ont été analysés de façon rétrospective. Les patients présentant une insuffisance rénale terminale, une vessie neurologique ou opérés d’une entérocystoplastie ou d’une prostatectomie radicale étaient exclus. Trois critères binaires de jugement au suivi étaient recensés : complications postopératoires Clavien ≥2 suite à une chirurgie pour calcul et/ou pour HBP concomitante ou secondaire, chirurgie de l’HBP secondairement, nouvelle intervention pour récidive de calcul de vessie.

Un score composite de 0 à 3 était calculé (0=succès aux 3 critères).


Résultats

Cent trente-deux patients ont été inclus, 77 (58 %) ont reçu un traitement chirurgical concomitant de l’HBP (RTUP, laser, ICP ou AVH) et 55 une ablation seule de calcul. Le groupe avec un traitement concomitant avait un volume prostatique moyen supérieur (66mL vs 52mL, p =0,012) et un résidu post-mictionnel plus élevé (119mL vs 51mL, p =0,05). Avec un suivi moyen de 51 mois (écart-type 37 mois), les patients ayant reçu un traitement concomitant étaient moins souvent réopérés pour HBP (8 % vs 45 %, p <0,01, délai moyen 35 mois), avaient plus de complications précoces (48 % vs 26 %, p =0,012) et étaient moins souvent réopérés pour calcul de vessie (8 % vs 42 %, p <0,01). Le score composite était en faveur du traitement concomitant (0,61 vs 1,14, p =0,001).


Conclusion

La chirurgie de l’HBP concomitante à l’ablation d’un calcul de vessie semble apporter un bénéfice concernant les taux de nouvelle intervention pour HBP ou calcul, au prix cependant d’une morbidité postopératoire supérieure. La stratégie thérapeutique d’ablation d’un calcul doit vraisemblablement être décidée au cas par cas.

Étude UROCCR 54 RURANPO : néphrectomie partielle sur rein unique : comparaison des voies ouverte et laparoscopique robot-assistée
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 751-752


Objectifs

La prise en charge d’une tumeur sur rein unique anatomique est un défi chirurgical avec un objectif de résultat impératif à la fois oncologique et fonctionnel. L’objectif de notre étude était de comparer les résultats périopératoires de la chirurgie robot-assisté à ceux de la chirurgie à ciel ouvert dans cette indication.


Méthodes

Nous avons mené une étude multicentrique sur la base de données uro-CCR, 150 patients ont été inclus entre 1988 et 2020. Les données clinicopathologique, pré-, per- et postopératoires ont été analysées de manière rétrospective. L’objectif principal de l’étude était l’étude de la variation du débit de filtration glomérulaire (DFG) calculé selon MDRD à 3, 6, 12 et 24 mois en fonction de la voie d’abord choisie. L’objectif secondaire était la comparaison de l’accomplissement du Trifecta (marges négatives, absence de complications et clampage<25min) en fonction de la voie d’abord.


Résultats

Soixante-huit patients (45 %) ont été inclus dans le groupe robot et 82 patients (55 %) dans le groupe chirurgie ouverte. Les deux groupes étaient comparables pour toutes les données pré-, per- ou postopératoire. Une différence significative était observée sur la durée d’hospitalisation qui était de 5jours pour le groupe robot versus 9jours pour le groupe chirurgie ouverte (p <0,0001). Le DFG à 3, 6, 12 et 24 mois diminuait respectivement de 15,5 %, 11,9 %, 20,3 % et de 20,0 % dans le groupe robot versus 9,6 %, 11 %, 10,9 % et de 16,3 % dans le groupe ouvert sans différence significative entre les deux groupes (p =0,45). Le trifecta était respecté chez 44 % des patients du groupe robot et 40 % du groupe chirurgie ouverte (p =0,78) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Dans notre étude, la voie d’abord ne modifiait ni les résultats oncologiques ni les résultats fonctionnels et permettait une diminution significative de la durée de séjour. La chirurgie laparoscopique robot-assistée est une technique sure et efficace pour la prise en charge des tumeurs rénales sur rein unique anatomique.

Évaluation de la prise en charge des patients sous sondage intermittent propre par les médecins généralistes
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 809-810


Objectifs

Le sondage intermittent propre (SIP) est le mode mictionnel de référence des patients neurologiques en rétention urinaire. Ces patients sont souvent suivis conjointement par un médecin spécialiste et un médecin généraliste qui doit connaître ce mode mictionnel pour assurer un suivi adapté. Notre objectif est d’évaluer les connaissances des médecins généralistes sur le SIP afin de détecter les difficultés rencontrées dans le suivi de ces patients.


Méthodes

Étude prospective observationnelle (questionnaire anonyme en ligne) réalisée auprès de 220 médecins généralistes entre mars et avril 2020. Chaque médecin devait remplir un questionnaire direct, orienté sur la connaissance du SIP. Le questionnaire est composé de 21 questions qui portent sur la définition du SIP, les indications, les modalités de réalisation, les indications d’un examen cytobactériologique des urines et de l’antibiothérapie et les complications de ce mode de drainage. Les données ont été recueillies et analysées grâce au logiciel SPSS 23.0. Les tests statistiques effectués étaient le test Chi2, le test exact bilatéral de Fisher avec un seuil de significativité (p ) fixé à 0,05.


Résultats

Une définition exacte du SIP a été donnée par seulement 18,2 % des médecins. Concernant l’intérêt du SIP, 67,7 % ont répondu qu’il permet de protéger le haut appareil urinaire, 37,7 % permet de prévenir les infections urinaires et 65,5 % qu’il améliore la qualité de vie. Soixante-huit pour cent des médecins ne connaissaient pas la fréquence nécessaire des sondages par jour. Des gants stériles étaient nécessaires pour 57,3 % et un antiseptique pour 56,4 % des médecins. L’infection était considérée comme la principale complication du SIP (86,8 %) et 35,9 % des médecins demandaient un examen cytobactériologique des urines systématique (Fig. 1). Devant une bactériurie asymptomatique, 65,5 % prescrivaient une antibiothérapie. Soixante-dix-sept pour cent des médecins n’ont jamais eu une formation sur le SIP (Fig. 2). Le Tableau 1 résume les variables influençant le taux de bonnes réponses.


Conclusion

Le SIP doit être mieux connu par les médecins généralistes qui assurent le suivi de patients sous ce mode de drainage. Les médecins généralistes ont besoin de formations complémentaires sur le rôle du SIP, ses indications, ces modalités et la conduite à tenir devant une colonisation ou une infection urinaire pour améliorer la prise en charge de ces patients.

Évaluation de la qualité de vie sexuelle des patients opérés d’une urétroplastie pour sténose de l’urètre
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 738


Objectifs

L’urétroplastie pour sténose de l’urètre est une intervention qui peut avoir des séquelles urinaires ou sexuelles. Si le versant urinaire est bien évalué dans la suite de la prise en charge, l’altération de la fonction sexuelle reste sous-évaluée. Notre objectif est de dresser un constat de la fonction sexuelle des patients et de son altération après une ou plusieurs urétroplasties pour sténoses de l’urètre.


Méthodes

Il s’agit d’une étude monocentrique. Nous avons sélectionné les patients de moins de 70 ans qui ont été opérés d’une ou plusieurs urétroplasties pour sténoses de l’urètre entre janvier 2002 et décembre 2019. Après avoir récupéré les données pré- et postopératoire, un entretien téléphonique avec les patients permettait d’évaluer leur fonction sexuelle. Nous avons utilisé l’International Index of Erectile Function (IIEF-5) pour détecter une dysfonction érectile. Les patients étaient interrogés sur les différents moyens utilisés pour traiter une dysfonction érectile et ils pouvaient ensuite ajouter des commentaires sur différents aspects de leur sexualité.


Résultats

Deux cent cinq patients étaient éligibles, 107 (52,2 %) patients ont pu être contacté, 2 patients n’ont pas voulu parler de sexualité au téléphone. L’IIEF-5 retrouvait une dysfonction érectile chez 39 (37,1 %) patients, sévère, modérée ou légère respectivement chez 18 (17,1 %), 10 (9,5 %) et 11 (10,5 %) patients. Cinquante-cinq (52,4 %) patients ne présentaient pas de dysfonction érectile et 11 (10,5 %) patients ne pouvaient pas remplir le questionnaire car ils n’avaient pas eu de rapport lors des 6 derniers mois. Vingt-sept (25,7 %) patients ont utilisé au moins une fois un médicament pour l’érection et 6 (5,7 %) ont déjà eu au moins une injection intracaverneuse. Dix-sept (16,2 %) patients étaient désireux qu’on leur propose un traitement pour améliorer leurs érections. Huit (7,6 %) patients se sont plaint d’éjaculation précoce, 6 (5,7 %) d’une perte de jet lors de l’éjaculation, 5 (4,8 %) d’une éjaculation douloureuse et 2 (1,9 %) d’une érection douloureuse.


Conclusion

La dysfonction érectile est un effet secondaire fréquent qui peut persister après une urétroplastie. Elle reste sous-évaluée dans cette population à risque et son évaluation est primordiale pour pouvoir proposer un traitement adéquat au patient. D’autres effets secondaires peuvent apparaître en postopératoire et altérer la qualité de vie sexuelle, une meilleure information de ceux-ci est nécessaire auprès des patients.

Évaluation de la sensibilité diagnostique des examens complémentaires utiles au diagnostic d’une fistule urétéro-artérielle
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 763


Objectifs

La fistule urétéro-artérielle (FUA) ne doit plus être un diagnostic d’élimination devant une hématurie macroscopique récidivante. Depuis la première publication par Moschcowitz en 1908, aucune étude n’a permis de déterminer l’examen complémentaire idéal et la sensibilité des examens est très variable d’une étude à l’autre. L’objectif de cette étude est d’évaluer la sensibilité diagnostique des examens complémentaires fréquemment utilisés pour le diagnostic de FUA.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective, observationnelle des patients ayant présenté une FUA dans notre centre depuis 2013. Les données démographiques, antécédents, les facteurs de risque (FDR), les signes cliniques, les examens réalisés, le traitement choisi et les complications ont été extraits. Un risque de première espèce α inférieur à 0,05 a été considéré comme significatif. La comparaison des résultats a été faite à l’aide d’un test de Mann–Whitney Wilcoxonn et un test exact de Fisher. Sur le plan analytique, nous avons calculé la sensibilité des différents examens. Ces dernières ont été comparées entre elle par un coefficient de Kappa.


Résultats

Sept patients ont été inclus dont 4 hommes. L’âge moyen était 70,71 ans. Les FDR sont la chirurgie pelvienne (85,71 %), la présence d’un stent urétéral (71,44 %), et la radiothérapie (42,85 %). Les signes cliniques étaient une hématurie macroscopique (100 %), un saignement urétéral chez 5 patients, une insuffisance rénale chez 5 patients, un choc hémorragique chez 4 patients. Le diagnostic positif a été réalisé par artériographie chez 5 patients et angioscanner chez 3 patients. Un traitement par stent artériel a été réalisé chez 5 patients et chirurgie ouverte chez 2 patients. Une récidive de l’hématurie est apparue chez 3 patients, thrombose de stent chez 1, infection de stent chez 5 patients et 2 patients sont décédés. La sensibilité était de 57,14 % pour l’artériographie et 25 % pour l’angioscanner (33,3 % avec les critères indirects) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

L’artériographie est l’examen avec la meilleure sensibilité diagnostique. L’utilisation des critères indirects permet d’augmenter la sensibilité de l’angioscanner, plus facilement accessible en débrouillage et pour éliminer un diagnostic différentiel.

Évaluation de la technique de néphrectomie partielle robotique guidée par l’image et assistée par modélisation 3D (IGRAPN) : étude comparative appariée par score de propension (UroCCR 51)
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 747-748


Objectifs

La néphrectomie partielle est une intervention anatomique aux objectifs fonctionnel et oncologique présentant un risque de complications postopératoires significatif. L’utilisation de la modélisation 3D issue de l’imagerie préopératoire permettrait une meilleure planification chirurgicale ainsi qu’une assistance peropératoire susceptible d’améliorer la qualité du geste. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’apport de cette assistance pour la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA).


Méthodes

Analyse rétrospective de tous les patients traités par NPRA pour tumeur rénale, par trois chirurgiens experts de haut volume exerçant dans des centres académiques. Les données cliniques ont été collectées prospectivement après consentement écrit dans la base de données française UroCCR (CNIL DR 2013–206 ; NCT03293563). Les patients opérés durant la courbe d’apprentissage des chirurgiens experts ont été exclus (100 premières NPRA). Notre cohorte a été divisée en deux groupes : avec modélisation 3D (IGRAPN) réalisée avec Synapse 3D® ou sans. Un score de propension en fonction de l’âge, du DFG préopératoire et du RENAL score a été utilisé pour un appariement 1 : 1 des patients de chaque groupe afin de constituer 2 groupes comparables. Les deux techniques ont été comparées en termes de résultats périopératoires.


Résultats

Ont été inclus 694 cas opérés entre novembre 2013 et mars 2020, formant après appariement 2 groupes de 238 patients. Le diamètre tumoral médian était de 48mm dans le groupe IGRAPN contre 46mm dans le groupe contrôle(cf. Tableau 1) (p =0,16). Le score RENAL médian était de 9 [7 ;10] IQR. Il y avait 49 % de chirurgie sans clampage et 40 % de clampage sélectif dans le groupe 3D contre 92 % de clampage de l’artère rénale dans le groupe contrôle (cf. Tableau 2). Dans le groupe IGRAPN 96 % des marges chirurgicales étaient négatives contre 94 % dans le groupe contrôle (NS). Entre le préopératoire et la sortie d’hospitalisation, le DFG variait de −10,7mL.min−1 dans le groupe IGRAPN contre −12,85mL.min−1 dans le groupe contrôle (p =0,13). Il y avait 2 % de complications Clavien>2 dans le groupe IGRAPN contre 9 % dans le groupe contrôle (p <0,001).


Conclusion

L’assistance par modélisation 3D permet une planification préopératoire ainsi qu’une chirurgie guidée par l’image pour les NPRA qui pourrait diminuer le risque de complications et aider le chirurgien à répondre le mieux possible aux enjeux fonctionnel et oncologique de cette chirurgie, mais également d’en réduire la morbi-mortalité.

Évaluation de l’impact clinique du score de Gleason et de l’envahissement des vésicules séminales retrouvés sur des biopsies prostatiques transpérinéales de mapping réalisées avant curiethérapie de rattrapage
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 772-773


Objectifs

Le score de Gleason sur les biopsies prostatiques réalisées au diagnostic initial est actuellement indispensable pour permettre d’établir le pronostic d’un patient atteint d’un adénocarcinome prostatique. En vue d’un traitement de rattrapage, notamment d’une curiethérapie, la réalisation d’un mapping biopsique peut être nécessaire. Quelle est la valeur pronostique des résultats histologiques retrouvés sur ces biopsies réalisées à distance d’un premier traitement ?


Méthodes

Cinquante-trois patients initialement traités par radiothérapie ou curiethérapie, éligibles pour une curiethérapie de rattrapage, ont été inclus de façon rétrospective et unicentrique de 2007 à 2010. Après confirmation de la récidive locale par un PSA supérieur ou égal au PSA nadir+2ng/mL, une IRM prostatique et un TEP-Choline, des biopsies transpérinéales de mapping ont été exécutées chez tous les patients. Nous avons étudié l’impact des résultats histologiques de ces biopsies sur la survie sans récidive biologique (SSRB) et la survie sans hormonothérapie (SSH) à 5 ans après la curiethérapie de rattrapage. Les critères histologiques retenus étaient l’invasion des vésicules séminales et le Gleason.


Résultats

Parmi les 53 patients inclus, 12 avaient reçu un traitement initial par curiethérapie et 41 par radiothérapie. La durée moyenne entre le traitement initial et la réalisation des biopsies transpérinéales était de 7 ans. Le suivi médian après la curiethérapie de rattrapage était de 29 mois. Trente-deux patients avaient un score de Gleason supérieur ou égal à 4+3 et 21 avaient un score inférieur ou égal à 3+4. Neuf patients avaient un envahissement des vésicules séminales. Nous n’avons pas montré de différence significative sur les survies à 5 ans en fonction du Gleason. La SSRB et SSH à 5 ans étaient significativement inférieures chez les patients avec envahissement des vésicules séminales : SSRB à 20 % en cas d’envahissement versus 39 % sans envahissement et SSH à 28 % versus 49 % (p =0,006) (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

Il est difficile d’affirmer le rôle pronostic du score de Gleason des biopsies réalisées à distance d’un premier traitement conservateur. Cependant, l’envahissement des vésicules séminales sur ces biopsies semble un facteur de risque de récidive biologique précoce et pose la question de la pertinence de la curiethérapie de rattrapage chez ces patients pour lesquels pourrait se discuter une prostatectomie.

Évaluation de l’intérêt de la radiomique dans la prédiction du stade et du grade du cancer de la prostate localisé
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 771-772


Objectifs

La radiomique permet d’extraire des données quantitatives géométriques et texturales de l’imagerie médicale. Notre objectif était d’évaluer l’intérêt de la radiomique à partir de l’imagerie par résonance magnétique pour la prédiction du stade et du grade du cancer de la prostate (CaP).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective unicentrique ayant inclus les patients avec un CaP traités par prostatectomie radicale (PR) entre janvier 2018 et décembre 2019. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) 1,5T prostatique préopératoire avait été réalisée. Les lésions suspectes de CaP ont été segmentées et16 caractéristiques radiomiques d’Haralick ont été extraites. Les facteurs prédictifs de stade et grade défavorable sur la pièce de PR, défini par tout pT3-4 et/ou pN1 et/ou de grade (ISUP) ≥3, ont été analysés par un modèle de régression logistique binaire. Les performances prédictives de différents modèles ont été évaluées.


Résultats

Quatre-vingt-un patients ont été analysés. Le Skewness et la Variance, respectivement en séquence T2-w et ADC, étaient significativement associés avec un CaP avec critères défavorables (p =0,02 et p =0,01, respectivement). En analyse multivariée, le pourcentage de grade 4, l’extension extra prostatique à l’IRM, le Skewness en séquence T2 et la variance en ADC étaient des facteurs prédictifs indépendants de CaP de critères histopathologiques défavorables sur la pièce de prostatectomie (OR=1,04, p =0,014 ; OR=8,79, p =0,004, OR=2,78, p =0,05 et OR=1,01, p =0,019 respectivement). Quatre modèles prédictifs à partir de ces données cliniques, d’imagerie, anatomopathologiques et de radiomique ont été définis pour prédire le pronostic pathologique final (AUC=0,61 ; AUC=0,66 ; AUC=0,71 et AUC=0,77 respectivement) (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

Certains paramètres radiomiques texturaux pourraient être associés aux critères histopathologiques défavorables de CaP et permettre ainsi de mieux le stade et le grade du Cap avant sa prise en charge.

Évaluation des complications et échecs nécessitant réintervention chirurgicale après implantation initiale d’une bandelette transobturatrice pour incontinence urinaire d’effort chez la femme : résultats d’une série rétrospective avec sui...
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 755-756


Objectifs

Peu de données sont disponibles quant aux résultats à long terme de l’implantation des bandelettes sous-urétrales transobturatrices. Dans cette étude, nous avons recherché à évaluer, de manière rétrospective, les incidences et caractéristiques des complications et échecs ayant nécessité réintervention chirurgicale chez des patientes souffrant d’incontinence urinaire d’effort (IUE) traitées par pose de bandelette sous-urétrale transobturatrice « de dedans en dehors ».


Méthodes

Les dossiers médicaux et de facturation hospitalière de toutes les patientes qui ont bénéficié de l’implantation d’une bandelette transobturatrice « de dedans en dehors » dans notre service entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2018 ont été évalués à la recherche d’une éventuelle chirurgie ultérieure en relation avec la procédure de pose de bandelette initiale. Les patientes opérées initialement d’une bandelette dans une autre institution ont été exclues de l’étude. Les détails de toutes les réopérations ont été recueillis et colligés durant le 1er trimestre 2020.


Résultats

La cohorte a compris un total de 2293 femmes d’âge médian de 60,1 ans (intervalle interquartile [IIQ] : 50,3–69,8 ans). Une chirurgie de prolapsus concomitante a été réalisée chez 380 patientes (16,6 %). Après un suivi médian de 10,4 ans (IIQ : 6,6–13,2 ans), 65 patientes (2,83 %) ont subi au moins une chirurgie additionnelle après pose initiale de la bandelette. Parmi celles-ci, 23 ont subi≥2 procédures supplémentaires. En raison d’une obstruction infra-vésicale, 9 (0,39 %) patientes ont subi un abaissement ou une section de bandelette. Au moins une intervention pour érosion vaginale a été pratiquée chez 25 patientes (1,09 %). La bandelette a fait l’objet d’une exérèse chez 3 autres patientes (0,13 %) se plaignant de douleur sans évidence d’érosion vaginale ou d’infection. Au moins une réintervention pour IUE persistante/récidivante a été réalisée chez 28 patientes (1,22 %).


Conclusion

Dans cette large série de patientes consécutives, avec suivi médian de 10 ans, l’implantation d’une bandelette transobturatrice « de dedans en dehors » a été associée à un risque faible (<3 %) de réintervention pour complication ou échec, suggérant son efficacité et sécurité à long terme. Les limitations de notre étude, outre sa nature monocentrique, sont celles habituellement associées à une analyse rétrospective de données.

Évaluation des connaissances théoriques et pratiques des étudiants en 2 e cycle des études médicales sur le sondage vésical
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 811-812


Objectifs

Le sondage vésical constitue un geste médical élémentaire qui doit être maîtrisé par tout étudiant en 2e cycle des études médicales. Mal réalisé, il peut être responsable de traumatismes et d’infections de l’appareil urinaire. Cette étude a pour objectif d’évaluer les connaissances théoriques et pratiques des étudiants en 2e cycle des études médicales sur le sondage vésical.


Méthodes

Étude prospective observationnelle réalisée auprès de 1033 étudiants en 2e cycle des études médicales à l’aide d’un questionnaire anonyme en ligne entre mars et avril 2020. Le questionnaire comportait 14 questions portant sur les connaissances théoriques et pratiques de la réalisation de chaque étape du sondage vésical, les indications d’un examen cytobactériologique des urines (ECBU) et de l’antibiothérapie ainsi que les complications observées. Les données ont été recueillies par un logiciel Excel, puis analysées grâce au logiciel SPSS version 23.0. Les tests statistiques effectués étaient le test de Chi2, le test exact bilatéral de Fisher avec un seuil de significativité (p ) fixé à 0,05.


Résultats

Parmi les 1033 étudiants, 52,3 % n’ont jamais posé de sonde vésicale chez un homme, et 62,4 % chez une femme. Le sondage vésical est considéré comme un geste acquit par 31,1 % des étudiants chez l’homme et par 22,1 % chez la femme. Les variables influençant la maîtrise du sondage vésical sont résumées dans le Tableau 1. Une toilette urogénitale avant sondage est réalisée par 34,9 % des étudiants et un lavage antiseptique des mains par 52,8 %. Après sondage, 21,7 % prescrivent systématiquement un ECBU de contrôle et 32,1 % démarrent un traitement antibiotique en cas de bactériurie asymptomatique. Concernant le test des connaissances théoriques sur les étapes du sondage vésical, le taux de bonnes réponses moyennes est de 42,38 %. Les variables influençant la maîtrise théorique des connaissances sont résumées dans le Tableau 2 (Fig. 1).


Conclusion

L’apprentissage du sondage urinaire est enseigné de façon insuffisante au cours des études médicales puisque les étudiants en médecine se sentent incapables de le reproduire au terme de leur externat. Cette étude doit mener une réflexion sur l’amélioration de l’enseignement et des méthodes d’acquisition du sondage urinaire, qui doit être réalisé par tous médecins non urologues dans leur pratique quotidienne.

Évaluation des pratiques de prise en charge des tumeurs de la vessie en France
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 828-829


Objectifs

La prise en charge des tumeurs vésicales (TV) est complexe tant dans la réalisation du diagnostic endoscopique que dans les traitements itératifs et la surveillance. Malgré l’existence de recommandations, cette complexité peut faire suspecter une hétérogénéité des pratiques. L’objectif de cette étude était d’évaluer les pratiques des urologues français dans la prise en charge des TV.


Méthodes

Le questionnaire développé avec le logiciel SurveyMonkey évaluait les pratiques quotidiennes à partir de 27 questions divisées en 4 parties : informations générales sur le répondeur (3), fibroscopie (10), résection transurétrale de vessie (RTUV) (7), postopératoire (7). Ces questions étaient validées par le groupe vessie du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU) et diffusées à la mailing-list des membres de l’AFU et des urologues entre avril et mai 2020. Les données ont été analysées puis comparées selon les sous-groupes suivants : l’âge, l’expérience, le secteur d’activité.


Résultats

Les caractéristiques des 224/1769 (12,7 %) répondeurs sont rapportées sur la Fig. 1. Lors du diagnostic, 60,1 % (n =130) ne réalisaient pas de fibroscopie si une échographie suspectait une TV. Les résultats de l’endoscopie étaient rapportés sous la forme d’un rapport écrit (90,3 %, n =196), par schéma (13 %, n =30) ou photos (14 %, n =31). Le courant électrique utilisé était monopolaire ou bipolaire exclusivement chez 38,9 (n =84) et 32,7 % (n =71) des répondeurs. La RTUV était réalisée indifféremment en monobloc ou copeaux par 57 % (n =123) des répondeurs. Les mauvaises indications théoriques du monobloc suggérées par les urologues sont résumées sur la Fig. 2. Quarante-huit pour cent (n =104) opéraient en lumière blanche exclusive. En cas de récidive supposée de faible risque, 65 % (n =142) évoquaient une surveillance (traitement différé) mais 75 % (n =164) refusaient un traitement sans histologie (fulguration). Les comparaisons entre groupes de praticiens sont rapportées dans le Tableau 1.


Conclusion

Les prises en charge des TV restent aujourd’hui variées dans la population des urologues français, avec une répartition homogène selon l’âge et l’expérience, et le secteur d’activité, comme le montrent les analyses en sous-groupes.

Évaluation des pratiques médicales en oncologie dans le contexte de la pandémie de COVID-19 en France
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 697-698


Objectifs

Depuis décembre 2019, nous devons faire face à la pandémie mondiale du COVID-19. Cela a entraîné une adaptation des soins, notamment pour les patients atteints d’un cancer urologique. L’étude PRATICOVID vise à décrire la modification de la prise en charge médicale et chirurgicale des patients pour cette population, selon les recommandations dans ce contexte de pandémie, au sein de nos hôpitaux fortement mobilisés.


Méthodes

Nous avons analysé les données de 9 institutions différentes : 3 hôpitaux militaires, 4 hôpitaux universitaires, 2 hôpitaux privés. Nous avons considéré les patients suivis par les oncologues, chirurgiens et radiothérapeutes. Au total, 435 patients ont été inclus entre le 9 mars et le 30 avril 2020 dans l’étude PRATICOVID. Parmi eux 178 patients présentaient un cancer urologique. Le critère d’évaluation principal était d’évaluer la prévalence des soins adaptés aux patients pendant la pandémie. Les critères d’évaluation secondaires étaient de décrire le point de vue des cliniciens et des patients pendant et après la pandémie.


Résultats

Cent quarante-cinq patients avec un cancer urologique ont été retenus pour l’analyse finale. L’âge médian était de 71 ans (24–97), dont 90,3 % étaient des hommes. Parmi les patients, 62 (42,8 %) étaient nouvellement diagnostiqués et seuls 10 étaient inclus dans un essai clinique. En raison de la pandémie de COVID19, 46,2 % des patients ambulatoires avaient modifié les soins aux patients. Le cancer de la prostate représentait 50,7 % des cancers urologiques avec une modification de prise en charge. La chirurgie ne concernait que 11 % des patients inclus contre 56,6 % pour les traitements systémiques. Parmi les patients, 31,7 % ont bénéficiés exclusivement d’une téléconsultation. Parmi les médecins, 67 % étaient détendus et 57 % des patients se sont dits détendus ou peu inquiets par rapport à la pandémie. Parmi les patients, 71 % sont inquiets pour l’évolution de leur maladie.


Conclusion

L’étude PRATICOVID est la première à évaluer la modification des soins lors d’une épidémie des patients cancéreux. Le suivi à long terme de ces patients est nécessaire pour mesurer l’impact en termes de survie globale, spécifique et sans progression.

Évaluation des résultats chirurgicaux de la cure de fistule urétro/vésicorectale par abord périnéal avec interposition de lambeau gracilis après prise en charge d’un cancer de la prostate localisé
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 765


Objectifs

La fistule urétro/vésicorectale après cancer de prostate est une complication rare, de prise en charge difficile. La cure de fistule par abord périnéal avec interposition de lambeau gracilis présente de bons résultats, mais les cas décrits sont encore peu nombreux. L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats chirurgicaux de cette technique chez les patients pris en charge pour une fistule vésicorectale.


Méthodes

Il s’agit d’une étude monocentrique, rétrospective. Tous les patients consécutifs atteint d’une fistule urétro/vésicorectale après prise en charge d’un cancer de prostate localisé, et ayant bénéficié d’une cure de fistule par abord périnéal avec interposition de lambeau de gracilis depuis 2008 ont été inclus. Les patients ayant eu une cystectomie dans le même temps opératoire ont été exclus. Les principaux critères de jugement étaient le taux de fermeture de fistule (clinique et cystographie à j15–21 postopératoire), le taux de rétablissement de continuité digestive et les complications selon Clavien–Dindo.


Résultats

Dix-huit patients ont été inclus. L’âge médian était de 66 ans (60–73). Dix-sept (94 %) patients ont été pris en charge par prostatectomie, parmi lesquels 1 a eu de la radiothérapie adjuvante. Un patient a été traité par curiethérapie. Quinze (83 %) patients avaient eu au moins une tentative de fermeture de la fistule sans succès (14 dérivations urinaires et digestives, 5 trans-abdominal, 3 York Mason, 3 trans-anal, 3 transpérinéal, 1 encollage). Dix (55 %) patients avaient une stomie digestive. Après un suivi moyen de 12 mois (2 à 54), 17 (94 %) des fistules ont été fermées. La continuité digestive a été rétablie chez 9 des 10 patients dérivés. Une seule complication Clavien–Dindo ≤ 3b a été rapportée (urinome secondaire à une plaie d’un uretère d’un greffon réimplanté).


Conclusion

L’abord périnéal avec interposition de lambeau de gracilis pour le traitement d’une fistule urétro/vésicorectale développée après prise en charge d’un cancer de prostate localisé est associée à un excellent taux de réussite et un faible taux de complication.

Évaluation du risque de contamination par le coronavirus après chirurgie robotique durant la pandémie COVID-19
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 697


Objectifs

La pandémie COVID-19 impacte le monde médical dans son ensemble et les ressources doivent être réorganisées massivement pour répondre à l’urgence sanitaire. Certaines pathologies restent cependant des priorités en termes de santé publique et doivent être prises en charge rapidement. L’objectif de l’étude est d’évaluer le risque d’infection iatrogène par le coronavirus chez les patients opérés par chirurgie laparoscopique robot-assistée.


Méthodes

L’ensemble des données des patients, opérés par chirurgie laparoscopique robot-assistée dans 2 CHU, en urologie et gynécologie, durant la pandémie COVID-19, ont été prospectivement incluses. Elles concernaient : l’âge, le type de chirurgie, les durées d’opération et d’hospitalisation, les complications postopératoires. En préopératoire tous les patients étaient dépistés COVID-19 au moyen d’un questionnaire et, selon le centre, d’un scanner thoracique. En cas de suspicion, un test diagnostic par RT-PCR nasopharyngé était réalisé. Les patients positifs étaient exclus. Après la chirurgie, tous les patients étaient appelés afin d’évaluer l’apparition des symptômes de COVID-19. Ceux présentant des symptômes bénéficient systématiquement d’un test RT-PCR nasopharyngé.


Résultats

Soixante-sept patients ont été inclus dans l’étude, l’âge médian était de 68 ans (IQR=53–70), 44 étaient des hommes (64,7 %). L’oncologie était la principale indication chirurgicale (55 procédures, 84,6 %). Au total, 11 patients étaient symptomatiques après la chirurgie (16,9 %) dont un seul a été testé positif (1,5 %), 10 étaient négatifs (15,4 %). Aucun chirurgien traitant n’a été diagnostiqué avec une infection COVID-19 positive pendant l’étude. L’appréhension moyenne des patients d’être contaminés par le COVID-19 au décours d’une chirurgie durant la pandémie, évaluée par score de Likert, étaient égale à 5.


Conclusion

Les procédures laparoscopiques assistées par robot semblent être sûres, sous réserve du respect de toutes les mesures de précaution recommandées. Le taux de COVID-19 nosocomial rapporté était extrêmement faible dans notre expérience et devrait même diminuer avec l’utilisation systématique du test RT-PCR pendant le bilan préopératoire.

Évaluation multi-institutionnelle de la chirurgie ambulatoire pour la prostatectomie radicale assistée par robot
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 731


Objectifs

Évaluer la faisabilité de l’ambulatoire pour la prostatectomie radicale assistée par robot (RARP) en France, en multi-institutionnel.


Méthodes

Nous avons inclus 358 patients subissant une RARP en ambulatoire dans 6 centres français. Les principaux critères de jugement étaient l’échec de l’ambulatoire, les complications à 30jours et les taux de réadmission. Les critères de jugement secondaires comprenaient les caractéristiques préopératoires, les paramètres périopératoires, le score de Chung et l’échelle visuelle analogique de la douleur (EVA) à la sortie, les caractéristiques pathologiques, le suivi.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 64,7 ans. Le temps opératoire moyen et la perte de sang étaient de 147,5minutes et 228mL. Une dissection ganglionnaire concomitante et une préservation nerveuse ont été réalisées dans 43 % et 62 % des cas. Aucun patient n’a nécessité de transfusion ou de conversion. Les taux d’échec de l’ambulatoire, de complication et de réadmission étaient respectivement de 4,2 %, 16,8 % et 2,8 %. Les complications les plus fréquentes étaient des complications de bas grade, notamment une infection urinaire (6,4 %) et un iléus (2,8 %). La perte de sang, la dissection des ganglions lymphatiques et la douleur VAS étaient significativement corrélées à l’échec de l’ambulatoire. Un échec de l’ambulatoire a été rapporté chez 7,8 % des patients présentant une dissection des ganglions lymphatiques pelviens, contre seulement 1,5 % des patients n’ayant pas subi de dissection des ganglions lymphatiques (p =0,003). Le score ASA était le seul facteur significativement associé aux complications postopératoires (p =0,023). Le seul facteur corrélé à la réadmission était la douleur EVA à la sortie (p =0,017).


Conclusion

Cette première évaluation multi-institutionnelle confirme la sécurité de l’ambulatoire dans le système de santé français et identifie pour la première fois les facteurs associés à l’échec et à la réadmission après ambulatoire. Ces résultats peuvent aider le médecin à anticiper les candidats idéaux et à adapter le suivi postopératoire.

Évaluation multicentrique internationale de la néphrectomie partielle robot-assistée par rapport à la néphrectomie partielle ouverte : étude IRON
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 748


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats périopératoires, fonctionnels et carcinologiques de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) et de la néphrectomie partielle par voie ouverte (NPO) dans une vaste cohorte contemporaine multicentrique et internationale.


Méthodes

Au total, 3468 patients ayant des tumeurs rénale cT1-2 cN0 cM0 opérés par NPRA ou NPO dans neuf institutions européennes, nord-américaines ou asiatiques de haut volume ont été évalués de manière prospective. Les résultats de l’étude ont porté sur les complications périopératoires, la fonction rénale et les résultats carcinologiques. Un score de propension a été utilisé pour prendre en compte tous les facteurs de confusion potentiels mesurables, en accordant une attention particulière aux principaux déterminants des résultats cliniques souvent négligés dans les études précédentes, tels que la complexité de la tumeur et l’expérience chirurgicale.


Résultats

Après avoir tenu compte de tous les facteurs de confusion potentiels mesurables, la NPRA était associée à un taux moindre de complications intra-opératoires (5,7 % vs 9,3 %), de complications postopératoires globales (18 % vs 33 %) et de complications postopératoires majeures (4 % vs 6 %). La NPRA était associée à une durée d’ischémie plus longue (16 contre 15min) et à un débit de filtration glomérulaire postopératoire plus faible (76 contre 78mL/min). En revanche le débit de filtration glomérulaire estimé était similaire à un an (71 vs 68mL/min). Aucune différence significative n’a été observée concernant le taux de marges chirurgicales positives (4,3 % vs 5,1 %), de récidive locale (1,6 % vs 2,1 %), de progression métastatique (1,8 % vs 4,5 %) et de survie spécifique (0,8 % vs 2,4 %) avec un suivi médian de 32 mois.


Conclusion

Dans cette étude contemporaine, La NPRA est associée à une morbidité peropératoire plus faible que la NPO. La fonction rénale est préservée de la même façon à long terme. Enfin, les résultats oncologiques sont équivalents.

Évaluation préclinique et clinique d’un outil développé pour la planification opératoire des chirurgies lithiasiques : « Kidney Stone Calculator »
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 702-703


Introduction

Kidney Stone Calculator (KSC) est un outil que nous avons développé pour mesurer le volume lithiasique total (VLT) et estimer la durée opératoire de lithotritie laser endocorporelle (LLE) au cours de l’urétérorénoscopie souple (URS-S), à partir du scanner abdominopelvien préopératoire non injecté (TDM AP IV-). L’objectif de cette étude était de réaliser une évaluation préclinique et clinique de cet outil.


Méthodes

Une base de données scanographiques (17) était préalablement constituée : 9 calculs humains, 6 calculs synthétiques cubiques, 2 situations cliniques (calcul unique et coralliforme). Après formation, les VLT étaient mesurés en aveugle par trois opérateurs (interne, urologue senior, ingénieur). Une analyse des coefficients de corrélation inter-opérateurs et de Kendall était réalisée. Fut conduite ensuite une étude clinique multicentrique prospective en double aveugle incluant des patients avec calculs rénaux traités par URS-S avec LLE et TDM AP IV- préopératoire dans 3 centres, entre janvier et mars 2020. Étaient collectées les caractéristiques démographiques, lithiasiques (diamètre maximum, VLT, densité) et opératoires (matériel, durée et paramètres de LLE avec laser Holmium :YAG, énergie totale délivrée, complications). Les durées de LLE effective (EfLLE) et estimée (EsLLE) par KSC ont été comparées, ainsi que 5 facteurs influençant potentiellement cette estimation : calcul caliciel inférieur non relocalisable ou non relocalisé, diamètre de la gaine d’accès, mode de LLE et expérience de l’opérateur.


Résultats

Aucune différence significative n’était retrouvée entre les opérateurs (Op1-Op2 : p =0,35, Op1-Op3 : p =0,69, Op2-Op3 : p =0,29). Une forte concordance inter-opérateur était retrouvée (Kendall : 0,98 et corrélation Pearson : 0,99). Concernant l’évaluation clinique, 26 patients furent inclus dans trois centres, avec un âge médian de 55,5 ans. Le sex-ratio était de 2 hommes pour 1 femme, avec un IMC médian de 28,7kg/m2. Les patients présentaient un calcul unique, caliciel inférieur et une densité>1000 UH dans 66 %, 42 % et 85 %, respectivement (Tableau 1). Une différence médiane de 14 % (5,4–24,8) entre EsLLE et EfLLE était constatée (p =0,36), majorée en cas de calcul caliciel inférieur non relocalisable (p =0,008), en mode Fragmentation (Tableau 2, Tableau 3). Le diamètre de la gaine d’accès urétérale et l’expérience de l’opérateur n’influençaient pas significativement cette différence (p =0,46 et p =0,07, respectivement). L’énergie par mm3 et le débit d’ablation médians étaient de 17,6J/mm3 et 23,8 mm3/min, respectivement.


Conclusion

Kidney Stone Calculator est un outil de planification opératoire reproductible et fiable. Il permet d’estimer le VLT et la durée de LLE à partir du TDM AP IV- préopératoire avec fenêtrage osseux manuel sans prérequis. Les calculs caliciels inférieurs non relocalisables, le mode Fragmentation et l’expérience moindre de l’opérateur peuvent conduire à sous-estimer la durée de LLE. Une étude clinique sur un plus grand nombre de patients est nécessaire pour valider ces résultats.

Évaluation préliminaire de la satisfaction des patients et des médecins concernant l’utilisation de la téléconsultation en urologie pendant la pandémie COVID-19
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 699


Objectifs

Le confinement lié au COVID-19 a forcé les urologues à proposer de nouvelles offres d’accès aux soins pour leurs patients, notamment en oncologie. La téléconsultation, en limitant le risque d’exposition au virus, est une alternative sûre pour les patients mise en place en urgence dans nos centres. Notre objectif était d’évaluer la satisfaction des patients et des médecins concernant la téléconsultation pendant la pandémie COVID-19.


Méthodes

À partir du 16 mars 2020, toutes les consultations en présentiel ont été annulées en France, à l’exception des urgences. Nous avons évalué la téléconsultation initiée immédiatement par 5 urologues séniors dans 2 centres universitaires. Tous les patients ayant consulté ont reçu par mail le questionnaire validé évaluant la satisfaction suite à une téléconsultation (TSQ). Ces items ont également été remplis par les consultants. Le TSQ comprenait 14 items étant chacun côté par une échelle de Likert à 5 points. Les facteurs associés à une bonne satisfaction étaient recherchés par régression logistique multivariée.


Résultats

Au total, 105 patients ont répondu au questionnaire (91,3 %). L’âge médian était de 66 ans (IQR=55–71), et 95 étaient des hommes (90,5 %). La majorité des consultations correspondaient à un suivi médical (n =72,68 %) oncologique (n =46, 44 %). Vingt-quatre patients (23 %) rencontraient leur urologue pour la première fois (Fig. 1). Le TSQ médian était de 67 (IQR=60–69) ; la téléconsultation était jugée comme une bonne expérience par 88 patients (83,8 %) et par 4 urologues (80 %). Les patients qui rencontraient leur chirurgien pour la première fois au cours de la téléconsultation était plus à même de considérer l’expérience comme bonne (OR=1,2, IC95 %=1,1–1,5, p =0,03).


Conclusion

Débutée en urgence durant la pandémie de COVID-19, la téléconsultation en urologie est une alternative ayant atteint un haut niveau de satisfaction à la fois pour les patients et les praticiens, indiquant potentiellement un changement majeur dans l’utilisation de cette technologie après la crise sanitaire.

Évaluation rétrospective de l’implantation transcaverneuse du sphincter urinaire artificiel AMS 800™ post-radiothérapie : étude monocentrique de 27 cas
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 782


Objectifs

Les résultats de la littérature concernant les effets de la radiothérapie avant la pose d’un sphincter artificiel AMS 800™ (SA) pour la prise en charge d’une incontinence urinaire sévère sont discordants.

La conférence de consensus de 2015 ne propose que des recommandations de grade D concernant la technique opératoire.

Nous rapportons ici l’expérience monocentrique mono-opérateur de 27 patients irradiés implantés.


Méthodes

Une base de données des patients prostatectomisés et irradiés, implantés d’un SA dans notre établissement a été utilisée pour effectuer une revue rétrospective. Les critères de survie du dispositif, l’infection/l’érosion et le dysfonctionnement du dispositif ont été évalués.

Entre 2012 et 2020, 220 primo-implantations de SA ont été réalisées par le même opérateur. Vingt-sept avaient précédemment subi une irradiation pelvienne en complément d’une chirurgie prostatique.

Toutes les implantations avaient lieu au minimum 1 an après la fin de la radiothérapie, après un bilan urodynamique et une fibroscopie. La pose était systématiquement faite par voie transcaverneuse par choix de l’opérateur.


Résultats

L’âge moyen était de 72 ans (69–88).

Trois (11 %) avaient été traités d’une sténose urétrale.

Toutes les procédures se sont déroulées sans difficulté. Le temps moyen de pose est de 78minutes (67 à 280).

Le suivi moyen est de 18 mois (6–96).

À 12 mois de suivi, 21 (78 %) sont secs et 3 (11 %) très améliorés (une protection par jour). Trois ont dégradé progressivement leur continence avec une altération de la compliance vésicale.

Quatre (15 %) ont été explantés. Deux dans le mois postopératoire pour un hématome surinfecté sous anticoagulants et 2 pour une érosion tardive 30 mois après implantation.

Un patient a présenté une panne mécanique nécessitant un changement itératif.

Cinq ont été perdus de vu, un an après l’implantation.


Conclusion

Cette série homogène semble prouver qu’un antécédent d’irradiation pelvienne, associé au choix d’une pose par voie transcaverneuse, ne constitue pas en soit une contre-indication à l’implantation d’un SA AMS 800™. Au contraire, les taux de succès et de complications semblent être aussi proches que ceux de la littérature des patients non irradiés.

Évaluation rétrospective de l’incidence du cancer de prostate cliniquement significatif a 10 ans et intérêt de l’utilisation de la densité du PSA dans le choix des premières biopsies en cas d’IRM négative
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 693-694


Objectifs

L’IRM a une valeur prédictive négative (VPN) de 85 à 95 % pour la détection du cancer de prostate cliniquement significatif (csPCa). Certaines sociétés savantes proposent de ne pas réaliser de biopsies en cas d’IRM non suspecte (IRMn) afin de réduire le diagnostic des cancers indolents (nsPCa). Certains facteurs cliniques ainsi que la densité (PSAd) ou la cinétique du PSA pourraient être utilisés pour indiquer des biopsies en cas d’IRMn en minimisant le risque de manquer les csPCa. L’objectif principal était de décrire l’incidence cumulée du csPCa dans une population IRMn, naïf de biopsie, avec un suivi de 10 ans. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les facteurs cliniques et les marqueurs biologiques prédicteurs de csPCa.


Méthodes

Tous les patients consécutifs ayant un dépistage du cancer prostatique positif (PSA>4ng/mL ou toucher rectal suspect) engendrant la réalisation d’une première série de biopsie dans notre centre, précédés d’une IRMn (PIRADS/Likert 1-2) ont été inclus de 2007 à 2017. Tous les patients ont subi 12 biopsies systématisées trans-rectales. Le csPCa était défini comme ISUP ≥2 ou ISUP 1 et ≥3 biopsies positives et/ou longueur maximale envahie>5mm (MCLL). Un modèle de régression a été utilisé pour identifier les prédicteurs du diagnostic de csPCa. Le suivi minimum était de 1 an.


Résultats

Six cent quarante patients ont été inclus, 503 analysés. La première série de biopsies retrouvait un csPCa dans 9 % des cas (nsPCa 22 %). Au cours d’un suivi médian de 4 ans, 31 % des 415 patients ont eu au moins une seconde IRM et 25 % de nouvelles biopsies qui étaient positives pour un csPCa chez 5 % des patients. L’incidence cumulée finale du csPCa était de 13 %. Le PSAd était significativement associé au diagnostic de csPCa (OR=1,06 [1,03–1,09]), ainsi que le stade clinique ≥T2a (OR=3,32 [1,69–6,53]) et les antécédents familiaux (OR=2,38 [1,10–6,16]). L’utilisation d’un seuil de PSAd<0,14ng/mL/mL (OR=3,14 [1,64–6,00]) chez les patients IRMn aurait permis de réduire le risque de faux négatif de 9 % à 3 %, tout en évitant la biopsie dans 50 % des cas (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

L’incidence cumulée du csPCa aux premières biopsies était de 9 % et 13 % au cours du suivi. Des facteurs prédictifs tels que la PSAd, le TR et les antécédents familiaux au premier degré pourraient être utilisés en cas d’IRMn pour diminuer le risque de sous-détection du csPCa et diminuer le nombre de biopsies.

EXIME, nouvelle prothèse prostatique temporaire en remplacement de la sonde à demeure chez les patients en rétention aiguë ou chronique d’urine. Étude prospective multicentrique non randomisée chez 84 patients
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 768


Objectifs

Étude prospective non randomisée dans 3 centres pour évaluer :

– la faisabilité de l’insertion de la prothèse prostatique temporaire de taille unique avec simple gel anesthésique local ;

– les résultats cliniques pendant le premier mois avec la prothèse en place ;

– son retrait en ambulatoire à 1 mois.


Méthodes

EXIME (Rocamed, Signes, France), prothèse en silicone, est un modèle unique, CH 20, avec 2 tubes (un tube prostatique et un tube bulbaire) relié par un fil de connexion qui traverse le sphincter strié. Les 7cm de longueur du tube prostatique permettent l’intubation de toutes les prostates de volume<150 cm3. Des ailettes au niveau des tubes supérieur et inférieur se déploient de chaque côté du sphincter et empêchent la migration.

Sélection des patients : les patients en rétention ont été traités par pose d’une sonde à demeure (SAD) et ont eu un essai de sevrage de la sonde. En cas d’échec de sevrage, 2 options leur ont été proposées, soit pose d’une nouvelle SAD, soit pose de la prothèse pour un mois. Sur 132 patients, 84 (63 %) ont eu un échec de retrait de la sonde. Tous ont donné leur consentement pour la pose de la prothèse selon le protocole approuvé par CPP. Mise en place de la prothèse sans instrumentation en unité ambulatoire. Après pose, le patient se lève et urine immédiatement. Retrait à 1 mois par simple traction sur le fil dépassant du méat urétral.


Résultats

Facilité d’insertion : 80/84 (95 %). Chez 4 patients la prothèse n’a pas franchi le sphincter strié et s’est retournée dans l’urètre bulbaire sans blessure muqueuse. Pas d’urétrorragie. Pas de fausse route. Courbe d’apprentissage : un patient. Miction immédiate d’urine claire : 80/80 (100 %). Débit max : 11,5mL/s.

À 1 mois : complications : prostatite aiguë : 1 (retrait à j1) ; migration : 1 (expulsion j2). Continence : 78/78 (100 %). Pas de rétention aiguë. Tolérance sans médication : 77/78 (97 %). Confort prothèse versus sonde à demeure, selon cotation patient : prothèse meilleur que sonde 78/78 (100 %). Facilité de retrait à 1 mois : évaluation patient : identique ou plus facile que sonde 78/78 (100 %). Incrustation : aucune.


Conclusion

EXIME prothèse prostatique temporaire est apparue comme une alternative satisfaisante à la sonde à demeure chez 77/84 (91 %) des patients en rétention aiguë ou chronique d’urine.

Expérience monocentrique de la chirurgie robotique des cancers du rein avec thrombus cave : technique et résultats
2020
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 840


Objectifs

La chirurgie ouverte demeure le traitement de référence des tumeurs rénales avec thrombus de la veine cave inférieure, alors que la voie robotique a été décrite par certaines équipes expertes seules. Deux études comparatives sont disponibles dans la littérature. L’objectif de cette vidéo était de présenter la technique et les résultats de la néphrectomie totale élargie et thrombectomie cave par voie laparoscopique avec assistance robotique.


Méthodes

La technique chirurgicale de la voie robotique réalisée avec le robot Da-Vinci Si (Intuitive Surgical) et échographie per-opératoire (Hitachi Arietta Precision) est décrite pas à pas. Étude rétrospective monocentrique comparative, sur des patients opérés pour cancer du rein avec extension cave de niveau 1 à 3, entre décembre 2015 et décembre 2019. Les données cliniques, collectées après consentement, sont issues de la base de donnée prospective UroCCR (CNIL DR 2013-206, NCT03293563). Les patients étaient séparés en deux groupes selon l’approche chirurgicale : ouverte ou laparoscopique robot assistée. Analyse univariée puis multivariée de la morbidité péri opératoire et des résultats carcinologiques.


Résultats

Le patient, un homme de 81 ans, présentait une tumeur de 8cm du pole supérieur et médio rénal du rein droit, associé à un thrombus cave de niveau II. Le bilan d’extension était négatif. La durée de la chirurgie était de 320minutes, dont 24minutes de clampage cave, et les pertes sanguines estimées à 300mL. Le patient a regagné son domicile à J4 post opératoire. L’analyse anatomopathologique a conclu à un carcinome à cellule claire de grade 4 de Fuhrman, de stade pT3cN0M0. Les deux groupes comptaient respectivement 30 et 10 patients. Les durées opératoires étaient significativement allongées dans le groupe robotique (350,5 vs 208min) (p < 0,01) alors que les pertes sanguines (500 vs 1250mL) (p = 0,02) et les durées d’hospitalisation (7 vs 10jours) (p < 0,01) étaient réduites. Il n’y avait pas de différence significative en termes de complications postopératoires ou de résultat carcinologique.


Conclusion

La voie d’abord robotique pour les NTE avec thrombectomie cave apparaît réalisable et sûre, pour des patients sélectionnés et au sein d’équipes expertes. Elle est à l’origine de temps opératoires plus longs, mais de pertes sanguines et de durées d’hospitalisation réduites.

Explantation d’une prothèse de promontofixation par voie transvésicale et exérèse des bras d’une bandelette tvt laparoscopique robot-assistée
2020
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 851


Objectifs

Le traitement des prolapsus pelviens par promontofixation expose à certaines complications inhérentes à la mise-en-place de matériel prothétique. Les érosions vésicales se traduisent essentiellement par des infections urinaires à répétition, des douleurs et/ou une hématurie. La mise en place d’une bandelette sous-urétrale de type TVT peut être à l’origine d’une dysurie. La voie robotique pourrait simplifier l’explantation du matériel prothétique lorsque celle-ci est nécessaire.


Méthodes

Nous présentons le cas d’une patiente de 69 ans, présentant des infections urinaires fébriles récidivantes et des douleurs lombaires bilatérales associées à une hématurie macroscopique en rapport avec l’érosion vésicale d’une bandelette de promontofixation antérieure mise en place en 2012 et une bandelette sous urétrale de type TVT dysuriante. L’objectif de cette vidéo était de décrire la technique chirurgicale de l’explantation d’une prothèse de promontofixation par voie transvésicale avec d’exérèse des bras d’une bandelette TVT par laparoscopie robot-assistée.


Résultats

Une explantation en monobloc de la totalité de la prothèse de promontofixation a été réalisée, ainsi que l’exérèse des portions rétro-pubiennes des bras de la bandelette sous urétrale. L’intervention a été réalisée sous laparoscopie robot-assistée en 180minutes. L’intervention commence par une cystotomie médiane jusqu’à la zone d’érosion rétro-trigonale. La dissection inter-vésico-vaginale permet de libérer la bandelette des parois vésicales et vaginales, puis se poursuit en suivant la prothèse dans son passage à travers le paramètre, jusqu’à sa fixation au promontoire. La vessie est suturée par 2 hémi-surjets verticaux de V-lock après mise en place de sondes JJ. Les portions rétro-pubiennes de la bandelette TVT sont disséqués en partant de l’espace de Retzius jusqu’à l’aponévrose pelvienne. Il n’y a pas eu de complication peropératoire. La patiente a quitté le service à J2 mais a du être réhospitalisée pour pyélonéphrite à J10 pendant 3jours (Clavien 2).


Conclusion

L’explantation d’une bandelette de promontofixation antérieure par laparoscopie robot-assistée est une technique faisable qui pourrait diminuer la morbidité périopératoire l’ouverture vésicale sécurise le geste en permettant une bonne visibilité.

Explication pas a pas de la lymphadenectomie lombo-aortique robot-assistée
2020
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 853-854


Objectifs

Les complications de la lymphadenectomie lombo-aortique robot-assistée (RALND) sont rares mais souvent sévères. Bien que réservé aux chirurgiens expérimentés, le volume d’activité est souvent faible, ce qui limite la courbe d’apprentissage et l’efficacité de l’équipe. L’outil robotique pourrait aider à surmonter ces difficultés. L’objectif de ce travail est d’illustrer une procédure standardisée de RALND sous mésocolique.


Méthodes

Il s’agit d’un patient de 33 ans présentant une tumeur résiduelle latéro-aortique gauche, sous la veine rénale, après une radio-chimiothérapie pour un séminome testiculaire. L’orchidectomie avait été pratiquée dans un autre centre il y a un an et demi. L’intervention a été réalisée à l’aide du système DaVinci X avec un arrimage latéral à partir de l’épaule gauche. Le patient était en position de Trendelenburg. L’optique de 30° a été positionné en sus-ombilical, prograsp et ciseaux en pararectal gauche et droit, la bipolaire fenêtrée en flanc gauche. Les trocarts d’aide étaient de 12mm sur le flanc droit et de 5mm sur la ligne pararectale droite. Ceci permettait une exposition anatomique des vaisseaux sous-mésocoliques.


Résultats

La durée opération était de 360min, avec moins de 100ml de saignement. Le patient a quitté l’hôpital au troisième jour, sans complications précoces. Il a présenté à un mois une lymphorrhée importante traitée par engluage radiologique.


Conclusion

La RALND est une procédure standardisée et reproductible, permettant une exposition anatomique, le contrôle des marges chirurgicales et l’anticipation des risques opératoires. Elle est toujours réservée aux chirurgiens expérimentés, mais sa standardisation permet une plus grande efficacité et une optimisation des pratiques au sein de l’équipe.

Exploration chirurgicale d’une douleur testiculaire aiguë suspecte de torsion du cordon spermatique chez l’adulte : étude d’une population de 468 cas
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 816


Objectifs

La douleur testiculaire aiguë (DTA) est un motif fréquent de consultation aux urgences. Bien connue des pédiatres de par l’urgence chirurgicale que représente la torsion du cordon spermatique (TCS), elle ne doit pas être négligée chez l’adulte. L’objectif de cette étude était d’analyser les caractéristiques démographiques et périopératoires des DTA explorées au bloc opératoire chez les patients adultes de plus de 30 ans.


Méthodes

Il s’agit d’une une étude multicentrique rétrospective nationale (TorsAFUF) qui a inclus tous les patients adultes de plus de 30 ans pris en charge pour une DTA suspecte de TCS dans 14 centres hospitaliers. Les caractéristiques démographiques, les données peropératoires et postopératoires ont été recueillies. Une régression logistique a été réalisée pour rechercher les facteurs associés à une TCS dans cette population particulière.


Résultats

L’étude a inclut 486 patients (Tableau 1). L’âge médian était de 36 ans (32–41) La douleur testiculaire brutale a été le signe fonctionnel le plus fréquent (81,84 %). Une échographie préopératoire a été réalisée chez 39 % des patients, ayant permis le diagnostic de TCS dans un quart des cas. Le délai entre l’arrivée des patients aux urgences et l’exploration scrotale était de 8h. L’exploration chirurgicale a identifié une TCS chez 46,1 % des patients. Une orchidectomie a été réalisée chez 1 patient sur 10. Les suites opératoires ont été simples dans 87 % des cas. En analyse multivariée, seule la position ascensionnée du testicule semblait apparaître comme un facteur prédictif de TCS dans cette population (OR=2,81, p =0,01) (Tableau 2).


Conclusion

Ces données soulignent la prévalence significative de la TCS chez les patients adultes de plus de 30 ans et la position ascensionnée du testicule à l’examen physique semble être le signe clinique le plus prédictif dans cette population.

Exploration des facteurs biologiques prédictifs de la progression après chirurgie dans le carcinome rénal à haut risque : résultats de la cohorte française des patients de l’essai randomisé S-TRAC
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 788-789


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’explorer les facteurs biologiques prédictifs de la progression après néphrectomie pour carcinome des cellules rénales (CCR) à haut risque non métastatique en utilisant les tumeurs collectées des patients inclus en France dans l’essai randomisé S-TRAC (NCT00375674).


Méthodes

Nous avons analysé les tumeurs de la cohorte française du STRAC qui comprenait 44 cas de CCR qui ont été recueillis dans six centres. L’objectif principal était d’explorer les facteurs biologiques prédictifs de la progression (définis comme SSP) au sunitinib. L’analyse à large spectre, y compris l’immunohistochimie, la fluorescence in situ d’hybridation (FISH), d’hybridation génomique comparative (CGH) et de transcriptomique des analyses ont été effectuées sur les tumeurs.


Résultats

L’analyse de la densité vasculaire a montré un stroma vasculaire de type 1 correspondant à une densité vasculaire élevée a été associée à une progression (p <0,034, Fig. 1). La perte de poly bromo-1 a montré un profil distinct : une tumeur agressive hautement avec un profil angiogénique marqué (surexpression du facteur de croissance endothélial vasculaire et stroma vasculaire immature de type 2), pas d’expression PD1 ou PDL1, et statut de type sauvage (WT) du gène VHL . Il y avait 27 régions chromosomiques gagnées chez les patients présentant une progression (sur les chromosomes 7 et 16, et dans une moindre mesure 8, 12, 17, 19, 20 correspondant à 605 gènes associés) et 10 régions perdues chez ces mêmes patients sur les chromosomes 8 et 9, et dans une moindre mesure 2 et 21 correspondant à 25 gènes associés.


Conclusion

Nous avons constaté qu’un phénotype angiogénique défini par une forte densité vasculaire avec un stroma vasculaire de type 2 était un facteur prédictif de la résistance au sunitinib.

Quel que soit le traitement reçu (sunitinib ou placebo) les gains et de pertes chromosomiques et d’altérations génomiques, y compris la perte de PBRM1 étaient associées à un plus mauvais pronostic.

Facteurs de risque de complication après photovaporisation laser Greenlight
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 767


Introduction

La résection transurétrale de prostate par photovaporisation laser est une alternative aux techniques de résection par courant monopolaire ou bipolaire. Elle représente une option intéressante pour le traitement de l’HBP au sain d’une population vieillissante sous anticoagulants ou sous antiagrégants.

L’objectif de cette étude était d’identifier des facteurs de risque de complications après photovaporisation laser de prostate.


Méthodes

Une analyse rétrospective a été menée sur une cohorte de patients pris en charge par photovaporisation laser dans un centre universitaire entre janvier 2017 et avril 2019.

Les antécédents principaux, notamment la prise de traitement antiagrégants et/ou anticoagulants, les antécédents de diabète, neurologiques et de tabagisme ont été recueillis.

Les données opératoires ont été notifiées (taille de la prostate, expérience de l’opérateur) ainsi que les complications postopératoires. Une analyse univariée a permis d’analyser les groupes plus à risque de complications, une analyse multivariée a été ensuite réalisée sur ces groupes.


Résultats

Cent soixante-dix-neuf patients ont été inclus, 19 (10,6 %) ont eu des complications postopératoires (6 prostatites, 5 hématuries, 9 rétentions, 8 ont dû être réhospitalisés).

Quatre-vingt-treize patients (51,9 %) étaient sous traitement anticoagulant et/ou antiagrégant.

En analyse univariée, les patients sous traitement anticoagulant et/ou antiagrégants ont significativement plus de risque de complications postopératoires (p =0,015) (Tableau 1).

Cependant, l’analyse par type de complications ne montre pas de risque significativement plus élevé chez ces patients (Tableau 2) et en reprenant l’ensemble des facteurs prédictifs dans un modèle multivarié seul l’âge supérieur à 75 ans est un facteur de risque de complications significatif (OR : 4,213 ; IC95 : 1,471 ; 12,063) (Tableau 3).


Conclusion

Cette série montre que les patients prenant des traitements anticoagulants et/ou antiagrégants n’ont statistiquement pas plus de risque de complications, seul l’âge supérieur à 75 ans serait un facteur de risque de complications. Les indications de prise en charge chirurgicales pourraient tenir compte de ce facteur de risque notamment en termes d’information éclairée donnée au patient.

Facteurs de risque de récidive et de progression après traitement par HIVEC
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 832


Objectifs

La thermo-chimiothérapie est une alternative thérapeutique chez les patients réfractaires ou contre-indiqués au BCG et non éligibles à la cystectomie. La thermo-chimiothérapie par HIVEC est encore peu évaluée, mais les premiers résultats semblent prometteurs, avec 60 % de survie sans récidive à 1 an. L’identification de facteurs prédictifs de réponse à l’HIVEC pourrait permettre une meilleure sélection des patients.


Méthodes

L’objectif de notre étude était d’identifier des facteurs de risque de récidive et de progression après thermo-chimiothérapie par HIVEC.

Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique ayant inclus 53 patients pris en charge pour une tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) à haut risque, en échec de BCG ou contre-indiquée au BCG, et traités par HIVEC entre juin 2016 et octobre 2019. Tous les patients étaient considérés comme non éligibles à la cystectomie ou la refusant catégoriquement.

Le traitement a consisté en 6 instillations hebdomadaires de mitomycine chauffée à 43° C grâce au dispositif HIVEC. Un suivi cystoscopique et cytologique trimestriel a été réalisé.


Résultats

Le suivi médian était de 18 mois. Le taux de survie sans récidive à 12 mois était de 60,5 % dans la population globale. La survie sans récidive était moins bonne dans le groupe de patients en échec de BCG, avec une survie sans récidive à 1 an de l’ordre de 52,2 %.

En analyse univariée, seul le grade était significativement associé au risque de récidive (p =0,028). Les tumeurs de type CIS pur avaient un taux de récidive plus important que les tumeurs papillaires (66,7 % versus 36,4 %), mais cette différence n’était pas significative (p =0,09).

Trois patients (5,7 %) ont progressé vers l’infiltration musculaire, tous du groupe EORTC à très haut risque. Le groupe EORTC était associé au risque de progression avec une tendance à la significativité (p =0,058).


Conclusion

L’HIVEC pourrait être une alternative à la cystectomie, chez les patients contre-indiqués au BCG ou chez les patients récidivants sous la forme d’un bas grade. À l’inverse, la cystectomie doit rester le traitement de référence pour les patients à très haut risque EORTC en échec de BCG, en raison du risque de progression.

Facteurs de risque de récidive lithiasique après prise en charge urologique des calculs
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 712-713


Objectifs

Il est décrit que près d’un patient sur deux récidive une migration lithiasique après un premier épisode de colique néphrétique. L’objectif de cette étude était de déterminer le taux de récidive lithiasique après la prise en charge urologique d’un calcul urinaire et d’identifier des facteurs de risque de récidive.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique et inclus les patients pris en charge pour un calcul du haut appareil urinaire dans un hôpital universitaire entre mai 2014 et janvier 2017. Nous avons évalué les caractéristiques démographiques, les caractéristiques des calculs et la survenue ou non d’une récidive lithiasique aux dernières nouvelles. Nous avons comparé les caractéristiques clinicopathologiques des patients avec ou sans récidive.


Résultats

Pendant cette période 265 patients ont été traités pour un calcul urinaire du haut appareil urinaire. Au total, 190 patients ont été inclus dans l’étude dont 115 hommes (60,5 %). L’âge médian et l’IMC médian des patients étaient respectivement de 57,5 ans et 25,2. Une analyse biochimique des calculs a été effectuée chez 117 (61,5 %) patients. Les calculs les plus fréquents étaient les calculs d’oxalate de calcium monohydraté (n =44 ; 23,2 %), les calculs mixtes (n =39 ; 20,5 %), les calculs d’oxalate de calcium dihydraté (n =13 ; 6,8 %) et les calculs d’acide urique (n =11 ; 5,8 %). Au terme d’un suivi médian de 32 mois (13–61), 49 patients (25,8 %) avaient présenté une récidive lithiasique. En analyse univariée, les facteurs de risque de récidive étaient un IMC supérieur à 25 (HR : 2 ; p <0,05), un diabète (HR : 3,73 ; p <0,008), un tabagisme (HR : 3,1 ; p <0,039) alors que l’âge (HR : 0,96 : p <0,003) et l’hypertension artérielle (HR : 0,37 ; p <0,027) étaient des facteurs protecteurs. En analyse multivariée, l’âge, le diabète, le tabagisme et l’hypertension artérielle restaient des facteurs pronostiques (Fig. 1, Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Dans cette étude 25,9 % des patients avaient présenté une récidive lithiasique après un suivi médian de 32 mois. Le diabète, le tabagisme étaient des facteurs de risque de récidive alors que l’âge et l’hypertension artérielle étaient des facteurs protecteurs.