Base bibliographique

Commentaire à « Les troubles vesico-sphinctériens du syndrome de Wolfram. Analyse clinique et urodynamique à partir de 6 observations » de C. Leroux, M. Grasland, N. Turmel, F. Le Breton, C. Chesnel, C. Hentzen, G. Amarenco ; à propos d...
Commentary to “Urinary disorders of Wolfram syndrome. Clinical and urodynamic analysis from 6 observations” from: C. Leroux, M. Grasland, N. Turmel, F. Le Breton, C. Chesnel, C. Hentzen, G. Amarenco; report of six cases in two wolfram syndro...
2020
- Commentaire à...
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 983-985




 

Facteurs prédictifs de l’inconfort lié à la sonde vésicale
Predictors of catheter-related bladder discomfort
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1045-1050


Introduction

Établir un profil épidémiologique descriptif des patients présentant un syndrome d’inconfort urinaire (catheter related bladder discomfort : CRBD) et déterminer ses facteurs prédictifs.


Matériel et méthode

Entre juin 2019 et décembre 2019, 300 patients ont été évalués. Différents paramètres ont été notés : sexe, âge, indice de masse corporelle (IMC), antécédents, durée et indication du sondage, type de sonde utilisé, la lubrification de la sonde et la présence de CRBD. Les malades ont été reparti en groupe selon l’intensité du syndrome CRBD. Les différents facteurs susceptibles d’être corrélés à la survenue de CRBD ont fait l’objet d’une analyse univariée puis multivariée.


Résultats

300 patients ont été inclus. La moyenne d’âge était de 49 ans (133 hommes et 167femmes). 68 patients (22,6 %) avaient déjà bénéficié d’un sondage. 19 % des patients étaient sondés pour rétention urinaire aiguë, 81 % étaient sondés avant l’intervention chirurgicale. La durée moyenne du sondage était de 2,5jours. 54 % ont présenté le CRBD dont plus de 92 % au premier jour du sondage. Les facteurs de risque significatifs en analyse multivariée étaient : le calibre de la sonde ≥18 Fr, l’absence de lubrification, la laparotomie, âge<50 ans, antécédent de césarienne et de sondage.


Conclusion

Cette étude a objectivé différents facteurs incriminés dans la survenue de CRBD. Le soignant a pour rôle de prévenir ce syndrome en réduisant les facteurs prédictifs notamment techniques.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Establish a descriptive epidemiological profile of patients with Catheter Related Bladder Discomfort (CRBD) and identify its predictive factors.


Material and method

Between June 2019 and December 2019, 300 patients have been evaluated. Different parameters were taken into account including: sex, age, body mass index (BMI), historical health data, duration and indications of the urinary catheterization, type of the transurethral catheter used, lubrication of the catheter and the existence of CRBD. We grouped our patients according to the intensity of CRBD syndrome. The various factors likely to be correlated with the occurrence of CRBD were subject of a univariate then multivariate analysis.


Results

300 patients were included. The average age was 49 years (133 men and 167 women). 68 patients (22.6%) had history of urinary catheterization. 19% of patients were catheterized for acute urinary retention, while 81% were catheterized before surgery. The average duration of the urinary catheterization was 2.5 days. 54% showed CRBD symptoms, including more than 92% on the first day of the urinary catheterization. The significant risk factors in multivariate analysis were: the caliber of the catheter ≥18 Fr, the absence of lubrication, laparotomy, age <50 years, Cesarean and urinary catheterization medical history.


Conclusion

This study identified various factors incriminated in the occurrence of CRBD. The role of the hospital practitioner is to prevent this syndrome by reducing predictive factors, particularly the technical ones.


Level of evidence

3.

Intérêt des applications mobiles et internet dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme
Interest of mobile and internet applications in the management of stress urinary incontinence in women. A systematic review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1022-1037


Introduction

Dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort, les recommandations suggèrent des traitements conservateurs en première intention. Dans ce domaine, une nouvelle approche émerge avec l’arrivée des applications de santé sur smartphone. L’objectif de cette revue est d’évaluer l’intérêt des applications mobiles et internet dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) chez la femme.


Méthode

La revue a été réalisée selon les guidelines PRISMA. Les études interventionnelles évaluant l’utilisation d’applications mobiles ou de sites internet dans le cadre de la prise en charge des femmes souffrant d’IUE ont été sélectionnées sur les bases de données PubMed, Cinalh et PEDro. Une analyse des symptômes, de la qualité de vie et de l’adhésion a été réalisée avec une mise en évidence des biais.


Résultats

Huit sur les 85 articles retrouvés correspondaient aux critères et ont été retenus. Les résultats illustrent une amélioration des symptômes, de la qualité de vie et de l’adhésion au traitement après une intervention incluant des nouvelles technologies (NP1). Ce type d’intervention apparait supérieure à l’absence d’intervention : les patientes rapportent une amélioration des symptômes (ICIQ-SF p <0,001 ; baisse des protections, p =0,023, NP1) et une perception d’amélioration plus importante (p <0,001, NP1). Ce type d’intervention semble être plus efficace que celles en format papier sur la diminution dans l’usage de protections (p =0,02, NP1) et la perception d’amélioration des symptômes (p =0,03, NP1).


Conclusion

Cette approche novatrice semble diminuer les symptômes de l’IUE, améliorer la qualité de vie et la fonctionnalité des muscles du plancher pelvien avec un maintien des résultats sur le long terme. Elle pourrait favoriser une meilleure adhésion et observance, à condition d’être associée au traitement conservateur avec un thérapeute.


Introduction

Current recommendations for the management of stress urinary incontinence (SUI) include conservative interventions as first-line treatments. New approaches are emerging with the arrival of health applications on smartphones. The objective of this review is to evaluate the interest of mobile and Internet applications in the treatment of SUI in women.


Method

Interventional studies evaluating the use of mobile applications or websites in the management of women with SUI were selected from PubMed, Cinalh and PEDro databases. An analysis of symptoms, quality of life and adherence was carried out, highlighting biases.


Results

Eight of the 85 retrieved articles were selected. These studies report an improvement in SUI symptoms, quality of life and adherence after an intervention including new technologies (LE1). This type of intervention appears to be superior to the absence of intervention: patients report an improvement in symptoms (ICIQ-SF P <0.001 ; decrease in the number of pads P =0.023, LE1) and a greater perception of improvement (P <0.001, LE1). This type of intervention seems to be more effective than those in paper format on the decrease in the number of pads (P =0.02, LE1) and the perception of improvement (P =0.03, LE1).


Conclusion

This innovative approach seems to reduce SUI symptoms, improve the quality of life and the functionality of pelvic floor muscles with long-term results. This type of intervention may improve adherence provided that it is associated with a treatment by a therapist.

Lorsque les internes travaillent moins, ils se sentent mieux : leçons tirées d’un contexte de confinement sans précédent
When residents work less, they feel better: Lessons learned from an unprecedent context of lockdown
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1060-1066




 

Manœuvre de Bonney et ses dérivés : histoire, technique, signification et valeur pronostique
Bonney maneuver and its derivatives: History, technique, significance and prognostic value
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1014-1021


Introduction

Historiquement, une manœuvre de Bonney positive indique la nécessité d’une prise en charge chirurgicale de l’incontinence urinaire d’effort. Cette manœuvre est régulièrement utilisée dans la pratique quotidienne française sans preuve formelle de sa valeur prédictive.


Matériel

Une recherche Medline a été effectuée avec les termes « Bonney test » et « urinary incontinence  » permettant d’inclure 10 articles pertinents dans cette revue.


Résultats

Huit travaux étudient le mécanisme de la manœuvre ou de ses dérivés, et évoquent une action continente par pression directe sur l’urètre ou par réduction de la mobilité urétrale. Deux études s’intéressent à la réussite d’une prise en charge chirurgicale par bandelette sous-urétrale et rapportent une valeur prédictive positive de la manœuvre de Bonney comprise entre 96,2 et 100 %.


Conclusion

D’autres études sont nécessaires pour objectiver l’utilité de cette manœuvre.


Introduction

Historically a positive Bonney maneuver indicates the need for surgical management of stress urinary incontinence. This maneuver is regularly used in French daily practice without formal proof of its predictive value.


Material

A Medline search was performed with the terms “Bonney test” and “urinary incontinence” to include 10 relevant articles in this review.


Results

Eight articles study the mechanism of the maneuver or its derivatives, evoking a direct pressure on the urethra. Two studies are interested in the real predictivity of the maneuvers on the success of surgical treatment by urethral strip, reporting a positive predictive value of the Bonney maneuver between 96.2 and 100%.


Conclusion

Further studies are needed to objectify the utility of this maneuver.

Que peut-on attendre d’une IRM prostatique non suspecte ? Une revue de la littérature
What to expect from a non-suspicious prostate MRI? A review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 986-999




 

RHESOU (Registre de l’Hérault spécialisé en onco-urologie) : le premier registre français spécialisé en onco-urologie. Un outil méthodologique de recueil de données en onco-urologie. Bilan de faisabilité sur un an d’expérience
RHESOU (Registry in HErault Specialized in Onco-Urology) : the first French Registry specialized in Onco-Urology. One-year experience
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 16, 30, 1038-1044


Objectifs

On observe dans l’Hérault une nette augmentation de l’incidence des cancers urologiques. Le registre des tumeurs de l’Hérault (RTH) a recueilli 1961 tumeurs urologiques en 2016, soit 21,4 % de l’ensemble des tumeurs de l’Hérault pour cette année-là. La création d’un registre spécialisé en onco-urologie nous est apparue nécessaire. L’objectif de cet article est de décrire le fonctionnement de RHESOU et de donner quelques exemples de résultats.


Matériel et méthodes

En novembre 2018, RHESOU (Registre de l’hérault spécialisé en onco-urologie) a été créé sur le même mode de fonctionnement qu’un registre. Il permet de compléter les données du RTH sur beaucoup d’autres paramètres oncologiques. Pour chaque type de cancer urologique et génital masculin et urologique féminin, une fiche de recueil a été réalisée pour recueillir le maximum de données présentes dans le dossier des cas signalés. Cette étude a évalué les données concernant les patients domiciliés dans l’Hérault pour l’année 2017.


Résultats

Nous avons dénombré pour l’année 2017, 970 cancers de la prostate, 581 tumeurs de vessie, 212 cancers du rein, 51 tumeurs de la voie excrétrice supérieure, 28 cancers du testicule et 9 cancers du pénis. Le recueil de ces données permet de créer des requêtes et de fournir des analyses pertinentes et détaillées sur les cancers urologiques et génitaux masculins. Nous rapportons les données analysées sur le rein, la vessie et la prostate.


Conclusions

RHESOU est un outil accessible pour permettre une vue d’ensemble sur les cancers en urologie dans l’Hérault et leur prise en charge. Avec l’apparition de nouveaux traitements, il saura s’adapter en permettant une évolution des fiches.


Niveau de preuve

3.


Purpose

In 2016, the Herault tumor registry collected 1961cancers in urology (21.4 % from all Herault cancers this year). RHESOU was created to complete RTH’ data with specific parameters in onco-urology. The aim of this study is to describe RHESOU and to give some examples with our first results.


Material and methods

In November 2018, RHESOU (Registry HErault Specialised in Onco-Urology) was founded with the same registry recommendations. It collects specific oncologic parameters and also complete RTH's data. For each urological cancer, a specific survey with different choices was performed to collect a maximum of data which could be present in patients’ file. These surveys were used for urological cancers cases that live in Herault in 2017.


Results

In 2017, we collected 970 prostate cancers, 581 bladder cancers, 212 kidney cancers, 51 upper excretory tract cancers, 28 testicle cancers and 9 penil cancers. Our urological data collection gives many possibilities to create many requests for detailed analysis in urological cancers. In this article, we reported data from kidney, bladder and prostate cancers.


Conclusions

RHESOU is a new tool opened to the different urologic corporations (urologists, pathologists, oncologists, radiotherapists, radiologists) that permits an overview in urological cancers in Herault. Finally, one important aim is that this tool will be adapted when new treatments or new important parameters appear in the years ahead.


Level of evidence

3.

Contraception masculine : quelles (r)évolutions ?
(R)evolution of male contraception
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F105


S’il existe un spectre de 11 méthodes contraceptives différentes pour les femmes, il n’y en a que 3 couramment utilisées par les hommes : le préservatif et le retrait, avec leur taux d’échecs élevés, ainsi que la vasectomie, considérée comme une méthode irréversible. Depuis 40 ans, de nombreuses études ont été réalisées pour développer des contraceptifs masculins hormonaux et non hormonaux sûrs et efficaces. Bien qu’elles aient fait la preuve de leur efficacité, les contraceptions masculines hormonale et thermique restent encore peu utilisées. Les principes, protocoles, efficacité, réversibilité et acceptabilité de ces deux méthodes sont présentées, ainsi que les éléments pratiques, pour leur prescription et leur suivi. Nous décrivons également de nouvelles méthodes en cours de développement (contraceptifs hormonaux masculins oraux ou transdermiques, méthodes d’occlusion déférentielle). D’autres recherches sont nécessaires pour l’amélioration et la diffusion de méthodes contraceptives masculines efficaces, réversibles et sûres qui permettront aux hommes autant qu’aux femmes de jouer un rôle actif dans la planification familiale.


Although the spectrum of women contraceptives includes 11 different methods, only 3 are commonly used by men: condoms, withdrawal, which has a high failure rate, as well as vasectomy, considered as an irreversible method. Over the past 40 years, numerous studies have been carried out to develop safe and effective hormonal and non-hormonal male contraceptives. Although their effectiveness has been proven, hormonal and thermal male contraceptions are still little used. The principles, protocols, effectiveness, reversibility and acceptability of these two methods are presented, as well as the practical elements for their prescription and monitoring. We also describe new methods under development (male oral or transdermal hormonal contraceptives, deferential occlusion methods). Further research is necessary to improve and market effective, reversible and safe male contraceptive methods which will enable men and women to play an active role in family planning.

Le priapisme ischémique
Ischaemic priapism
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F117


Introduction

Le priapisme ischémique ou veineux ou à bas débit est une urgence médicochirurgicale dont le diagnostic repose sur l’association d’une érection prolongée douloureuse, un sang hypoxique à la ponction des corps caverneux et le plus souvent une cause déclenchante telle que la prise de produits pro-érectiles.


Méthodes

Le traitement de première intention est l’aspiration lavage des corps caverneux avec injection d’alpha-stimulants.


Résultats

En cas d’échec, un shunt chirurgical doit être effectué. La pose précoce (< 6 semaines) d’un implant pénien doit être réservée au cas de priapisme de plus de 36 heures, après échec des traitements médicaux et chirurgicaux. La chirurgie prothétique doit être anticipée en cas de fibrose à l’IRM pénienne.


Conclusion

Dans tous les cas, il s’agit d’une chirurgie qui peut être difficile, et qui doit être proposée à un patient bien informé des séquelles d’un priapisme prolongé et des résultats d’une pose tardive d’implant pénien.


Introduction

Ischemic or venous or low-flow priapism is a medical-surgical emergency. The diagnosis is based on the association of a prolonged painful erection, hypoxic blood at the puncture of the corpora cavernosa, and most often a triggering cause such as intake pro-erectile products.


Methods

The first-line treatment is to aspirate and wash the corpus cavernous with saline serum and the injection of alpha-stimulants.


Results

In case of failure, a surgical shunt must be performed. Early implantation (<6 weeks) of a penile implant should be reserved for priapism>36hours, after failure of medical and surgical treatments. Prosthetic surgery should be anticipated in cases of fibrosis on penile MRI.


Conclusion

In all cases, this is a difficult surgery that should be offered to a patient who is well informed about the sequelae of prolonged priapism and the results of late implantation of the penile implant.

Les événements indésirables associés aux soins, ce qu’il faut connaître
Adverse events associated with healthcare, what you need to know
2020
- Cas clinique
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F126


Les événements indésirables graves associés aux soins (EIGAS) correspondent à des prises en charge non optimales ayant des conséquences graves et inattendues et qui dans 40 % des cas seraient évitables. Ils sont souvent précédés d’événements porteurs de risque (« presque accident »). Le dernier rapport d’activité de la démarche d’accréditation des spécialités à risques confirme la nécessité de déclarer et de gérer les événements indésirables graves afin d’en identifier les causes récurrentes et de mettre en œuvre des actions collectives (locales ou nationales) pour mieux les détecter et limiter leur impact. Cette étude a souligné la prédominance des causes systémiques liées au travail en équipe et à la communication. Le décret de décembre 2016 fait obligation à tous les professionnels de santé de déclarer sur une plateforme nationale de déclaration. Cet article propose une mise au point concernant les définitions et l’évaluation des événements indésirables associés aux soins qu’ils soient graves ou non.


Serious adverse events associated with care correspond to non-optimal care with serious and unexpected consequences and which in 40% of cases would be preventable. They are often preceded by risk-bearing events (“near accident”). The last activity report of the accreditation procedure for specialties at risk confirms the need to declare and manage serious adverse events in order to identify recurring causes and to implement collective actions (local or national) to better detect them and limit their impact. This study highlighted the predominance of systemic causes related to teamwork and communication. The decree of December 2016 requires all health professionals to declare on a national reporting platform. This article provides an update on the definitions and evaluation of adverse events associated with healthcare, whether serious or not.

Néphrectomie partielle robot assistée en ambulatoire : faisabilité et intérêt pour des patients sélectionnés
2020
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F131


Peut-on faire une biopsie de prostate ciblée sans biopsie sextant ?
Can we do targeted prostate biopsy without a sextant biopsy?
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F112


L’IRM est maintenant recommandée en première intention avant une série de biopsie prostatique (BP). Le protocole de biopsie en cas de lésion suspecte à l’IRM et l’intérêt des biopsies systématisées reste débattus. La réalisation des biopsies prostatiques ciblées (BPc) permet d’augmenter le taux de détection des cancers de prostate significatifs (CAP-s). En cas de lésion suspecte à l’IRM, l’association de biopsies prostatiques ciblées et systématiques dans un protocole combiné améliore la détection des cancers de prostate (CAP). L’impact des biopsies prostatiques systématisées (BPs) reste non négligeable (environ 5 %) et semble important à l’heure du développement des traitements focaux. L’amélioration de la cartographie prostatique IRM et des techniques de ciblage pourront encore améliorer notre démarche diagnostique.


MRI is now recommended as a 1st intention before a series of prostate biopsy (BP). The biopsy protocol with suspicious lesion on MRI and the value of systematic biopsies remain debated. Performing targeted prostate biopsies (BPc) increases the detection rate of significant prostate cancer (CAP-s). In the event of a suspected lesion on MRI, the combination of targeted and systematic prostate biopsies in a combined protocol improves the detection of prostate cancer (CAP). The impact of systematic prostatic biopsies (BPs) remains significant (4.7 %) and seems significant at the time of the development of focal treatments. Improving prostate MRI mapping and targeting techniques could further improve our diagnostic approach.

Traitement du cancer de la prostate localisé à l’apex par curiethérapie ou ultrasons focalisés
Management of localized prostate cancer of the apex by brachytherapy or focused ultrasound
2020
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2020, 4, 30, F121


Nous rapportons le cas d’un patient de 64 ans présentant un cancer de la prostate de bon pronostic localisé au niveau de l’apex, visible en IRM, pour lequel la possibilité d’un traitement par curiethérapie exclusive ou ultrasons focalisée est discutée. Les indications, résultats et limites des deux techniques sont présentés.


We describe the case of a 64-year-old patient presenting with low-risk localized prostate cancer of the apex, visible on MRI. We discuss the possibility of treating with brachytherapy of focused ultrasound. Indications, results and limitations of both techniques are presented.

Arrêté du 23 octobre 2020 : une brèche dans notre exercice médical ?
The decree adopted on 2020, October the 23rd: A split in our medical practice?
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1067-1068




 

Étude prospective observationnelle multicentrique évaluant la tolérance et le ressenti des patients utilisant la sonde à embout Ergothan Liquick Base
Prospective multicentre observational study assessing the tolerance and perception of patients using the Liquick Base catheter with an Ergothan tip
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1134-1139




 

Facteurs prédictifs de rétention aiguë d’urine ou de dysurie en postopératoire immédiat après pose de bandelette sous urétrale : revue de la littérature
Predictive factors of immediate post-operative acute urinary retention or voiding dysfunction following mid-urethral sling surgery: A literature review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1118-1125


Introduction

La rétention aiguë d’urine (RAU) et la dysfonction de vidange vésicale (DV) postopératoires sont parmi les principaux facteurs limitant l’ambulatoire pour la pose de bandelette sous urétrale (BSU) chez la femme. L’objectif de cette revue était de rapporter les principaux facteurs prédictifs de RAU et de DV en postopératoire immédiat après mise en place d’une bandelette sous urétrale (BSU) pour incontinence urinaire d’effort chez la femme.


Matériels et méthodes

Une revue systématique de la littérature a été réalisée à partir de la base de données Medline, selon une méthodologie PRISMA, en utilisant les mots clés suivants : midurethral sling ; tension-free vaginal tape ; TVT ; transobturator tape ; TOT ; predicting factor ; voiding dysfunction ; urinary retention ; postvoid residual ; postoperative residue of urine.


Résultats

Treize études ont été incluses. Les principaux facteurs prédictifs cliniques de RAU ou de DV étaient un antécédent de chirurgie pelvienne (hystérectomie ou chirurgie de l’incontinence ou du prolapsus) (OR : 3,7 [(IC95 % :1,14–12,33) ; p =0,029] à 8,93 [(IC95 % :1,17–61,1) ; p =0,035]), un antécédent de RAU (OR : 415 [IC95 % : 20–8619] ; p <0,001), un âge supérieur à 65 ans (OR : 3,72 [IC95 % : 1,40–9,9] ; p <0,01), et une anesthésie générale (OR : 4,5 [IC95 % :1,1–18,9] ; p =0,02). Les facteurs prédictifs urodynamiques étaient une hypoactivité détrusorienne (OR : 2,52 [(IC95 % :1,03–6,13) ; p =0,042] à 5,6 [(IC95 % :1,6–19,2) ; p =0,02]) et le débit maximum (Qmax) préopératoire (prévalence de RAU de 12 à 35 % pour un Qmax inférieur à 15ml/sec et de 0 % pour un Qmax supérieur à 30ml/sec).


Conclusion

Les facteurs associés à un risque important de RAU ou de DV en postopératoire immédiat après BSU chez la femme sont l’âge supérieur à 65 ans, les antécédents de chirurgie pelvienne ou de RAU, une hypoactivité détrusorienne et un Qmax préopératoire inférieur à 15ml/sec.


Objective

Immediate postoperative urinary retention (UR) and voiding dysfunction (VD) are some factors limiting outpatient procedure for mid-urethral sling (MUS) surgery in women presenting with stress urinary incontinence. The objective of the current review was to report the main predictive factors associated with immediate postoperative UR/VD following MUS surgery in women.


Methods

A systematic review was performed using Medline database, according to PRISMA methodology, using following keywords midurethral sling; tension-free vaginal tape; TVT; transobturator tape; TOT; predicting factor; voiding dysfunction; urinary retention; postvoid residual; postoperative residue of urine.


Results

Thirteen studies were included. Main clinical predictive factors associated with immediate postoperative urinary retention (UR) and voiding dysfunction (VD) were: previous pelvic surgery (hysterectomy, incontinence or pelvic organ prolapse surgery) [OR: from 3.7 ((CI95%: 1.14–12.33); P =0.029)] to 8.93 [(CI95%:1.17–61.1); P =0.035)], previous UR [OR: 415 (CI95%: 20–8619); P <0.001], age over 65 y/o [OR: 3,72 (CI95%:1.40–9.9); P <0.01], and general anesthesia [OR: 4.5 (CI95%:1.1–18.9); P =0.02]. Urodynamic predictive factors were underactive bladder at cystometry [OR: from 2.52 ([CI95%: 1.03–6.13]; P =0.042) to 5.6 ([IC95%: 1.6–19.2]; P =0.02] and preoperative maximum flow rate (Qmax) (the prevalence of UR was ranging from 12 to 35% when Qmax was under 15ml/s, versus 0% when Qmax was over 30ml/s).


Conclusion

Predictive factors associated with immediate postoperative UR/VD following MUS surgery in women were age over 65 y/o, previous pelvic surgery or previous UR, underactive bladder and preoperative Qmax under 15ml/s.

Impact de l’hystérectomie sur l’incontinence urinaire : revue de la littérature
Impact of hysterectomy on urinary incontinence: A systematic review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1096-1117


Introduction

Le rôle de l’hystérectomie sur le développement ou la majoration d’une incontinence urinaire est un sujet controversé dans la littérature.


Objectif

Évaluer la prévalence et l’incidence de l’incontinence urinaire après une hystérectomie ainsi que les facteurs de risque associés comme le type d’hystérectomie, la voie d’abord, les critères urodynamiques et les indications opératoires.


Méthodes

Nous avons réalisé une revue de la littérature sur la base de données de Pubmed en utilisant les mots clés et termes MeSH suivants : hysterectomy, urinary incontinence.


Résultats

Parmi les 1340 articles que nous avons trouvés, 42 ont été retenus. Les résultats des différentes études étaient hétérogènes. L’hystérectomie semblerait augmenter le taux d’insuffisance sphinctérienne (VLPP<60mmH2 O pour 20 % des cas versus 1,7 % en l’absence d’hystérectomie, p =0,003). La voie vaginale pourrait augmenter l’incidence de l’IU avec un OR à 2,3 (IC95 % 1,0–5,2). L’hystérectomie subtotale semblerait augmenter l’IU par rapport l’hystérectomie totale avec un RR pour l’hystérectomie totale à 0,74 (IC95 % 0,58–0,94). L’hystérectomie élargie avec conservation nerveuse préserverait les fonctions urinaires contrairement à la radiothérapie pelvienne qui serait responsable de lésions nerveuses irréversibles par démyélinisation et fibrose vésicale.


Conclusion

Le type d’hystérectomie, la voie d’abord ainsi que les différentes indications opératoires sont des facteurs influant l’incontinence urinaire. Les résultats de cette revue de la littérature ne permettent pas de conclure que l’hystérectomie protège ou altère les fonctions urinaires.


Introduction

The impact of a hysterectomy on urinary incontinence is a controversial subject in the literature.


Objective

To evaluate the prevalence and incidence of urinary incontinence after a hysterectomy as well as associated risk factors such as the type of hysterectomy, the surgical approach, urodynamic criteria and uterine disease.


Study design

We conducted a systematic review in Pubmed database with the following keywords and MeSH term: hysterectomy, urinary incontinence.


Results

A total of 1340 articles were retrieved, 42 articles were selected for the final text analysis. The results of the different studies were heterogeneous. Hysterectomy seemed to increase the rate of sphincter deficiency (VLPP<60mmH2 O for 20% of cases versus 1,7% without hysterectomy, P =0.003). The vaginal route could increase the incidence of UI with OR of 2.3 (95%CI 1.0–5.2). Subtotal hysterectomy appears to increase UI with a 0,74 RR for total hysterectomy (95%CI 0.58–0.94). A radical hysterectomy with nerve conservation would preserve urinary functions, unlike pelvic radiotherapy, which is responsible for irreversible nerve damage by demyelination and bladder fibrosis.

Place des alphabloquants chez la femme : revue de la littérature
Role of alphablockers in women: Systematic review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1078-1095


Introduction

L’AMM des alphabloquants se limite principalement à l’hypertrophie bénigne de la prostate. L’objectif de cette revue est d’évaluer le bénéfice clinique et urodynamique de l’utilisation des alphabloquants chez la femme.


Méthode

Une revue de la littérature a été réalisée sur l’ensemble des études prospectives rapportant l’utilisation des alphabloquants chez les femmes présentant des troubles mictionnels dont au moins un des bras comportait l’utilisation d’un alphabloquant seul.


Résultats

Dix-sept articles ont été inclus. Les articles sélectionnés ont été classés selon la population étudiée : troubles urinaires du bas appareil, troubles de la vidange vésicale sans précision sur le mécanisme, obstruction sous-vésicale, hypoactivité détrusorienne, hyperactivité vésicale. Quatre études ont été randomisées contre placebo. On retrouve une amélioration de l’IPSS dans 8 études, allant jusqu’à une diminution de 11,7 points (4,6 vs 16,3 p <0,05). Le sous score IPSS vidange était globalement amélioré dans 8 études avec une diminution allant jusqu’à 6,2 points (9,6±5,5 vs 14,8±4 p <0,01). Deux essais randomisés ont montré une meilleure amélioration versus placebo des scores cliniques avec une amélioration de l’IPSS de : −11,7 vs −9,5 (p <0,05) et −5,6 vs −2,6 (p <0,05). Les paramètres urodynamiques sont également améliorés avec une amélioration du Qmax allant jusqu’à+5,8mL/s (p <0,05), mais le bénéfice versus placebo était souvent non significatif. Les alphabloquants semblent également présenter un bénéfice pour les troubles de la vidange non obstructifs. Le bénéfice dans l’hyperactivité vésicale semble limité.


Conclusion

L’utilisation d’un alphabloquant chez la femme peut se justifier dans certains troubles de la vidange. Leur place précise reste à déterminer.


Introduction

Marketing authorization of alphablockers is limited principally to men with benign hypertrophy of prostate. The objective of this review is to evaluate clinical and urodynamic improvement of alphablockers in women.


Method

A review of the literature was carried out on all prospective studies about the use of alphablockers in women with urination disorders.


Results

Seventeen articles have been included. The selected articles were classified according to the studied population: lower urinary tract disorders, bladder emptying disorders without details on mechanism, bladder outlet obstruction, detrusor hypoactivity overactive bladder. Four studies were randomized against placebo. There was an improvement in the IPSS in 8 studies going as far as a decrease of 11,7 points (4.6 vs. 16.3 P <0.05). The voiding IPSS subscore was improved overall in 8 studies with a decrease of up to 6,2 points (9.6±5.5 vs. 14.8±4 P <0.01). Two trials showed an improvement of clinical scores versus placebo with an improvement of IPSS from −11.7 vs −9.5 (P <0.05) and −5.6 vs −2.6 (P <0.05). Urodynamic parameters were also often improved with a decrase of Qmax going to+5.8mL/s (P <0.05). Alphablocker also appear to improve non obstructive voiding disorders. The benefit in overactive bladder seems limited.


Conclusion

Alphablockers may be indicated in voiding disorders of women. Their exact role must be established.

Traitement de l’hyperactivité vésicale d’origine idiopathique chez la femme : électrostimulation transcutanée du nerf tibial postérieur transcutanée seule versus combinée à la rééducation périneale
Treatment of idiopathic overactive bladder in women: Transcutaneous tibial nerve stimulation alone versus combined with pelvic floor muscle training
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1126-1133


Introduction

Le traitement du syndrome d’hyperactivité vésicale (SHAV) par stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS) du nerf tibial postérieur est habituellement recommandé en troisième intention. Le but de ce travail était de comparer la TENS seule sur le SHAV d’origine idiopathique chez la femme contre un traitement combinant TENS et rééducation périnéale.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective comparative de 58 patientes, suivies à l’unité d’urodynamique. Trente patientes ont reçu une TENS seule et 28 ont eu une TENS+rééducation périnéale. Le critère principal d’évaluation s’est basé sur les données du calendrier mictionnel.


Résultats

L’âge moyen de nos patientes était de 55,2 ans. Dans le groupe TENS, on a objectivé une amélioration significative de la pollakiurie (6 mictions quotidiennes après TENS versus 10 avant, p <0,001), de la nycturie (1,08 levers nocturnes après TENS versus 1,75 avant, p =0,003), des urgenturies (7 épisodes quotidiens après TENS versus 11 avant (p <0,001) et du volume mictionnel maximum (378mL après TENS vs 306mL avant, p =0,004). Le score Ditrovie ainsi que les scores USP (HAV et IUE) ont diminué de façon significative. Dans le groupe TENS+rééducation, une amélioration significative a été notée pour les critères : pollakiurie (5,7 mictions quotidiennes après TENS+rééducation versus 7,56 avant, p <0,001), nycturie (1,4 levers nocturnes après TENS+rééducation versus 2,3 avant, p =0,001), nombre de mictions journalières (7 après TENS+rééducation versus 9 avant, p <0,001) et des urgenturies (4,5 épisodes quotidiens après TENS+rééducation versus 7 avant (p <0,01). Les scores USP (HAV et IUE) ainsi que le score Ditrovie ont diminué significativement après TENS+rééducation (score IUE de 1,2 après versus 3,4 avant [p <0,001], score HAV de 5,2 après versus 10,4 avant [p <0,001]). Il n’y avait pas de différence significative d’amélioration des paramètres du catalogue mictionnel et des scores USP (Dysurie, IUE et HAV et Ditrovie entre les deux groupes (TENS et TENS+rééducation).


Conclusion

Nous n’avons pas observé de différence de résultat entre un traitement par TENS et un traitement combiné avec TENS et rééducation périnéale pour des femmes ayant un SHAV.


Niveau de preuve

3.


Background

The treatment of overactive bladder syndrome (OABS) by percutaneous pelvic nerve stimulation (PTNS) is usually recommended as a third line treatment. The purpose of this work was to compare PTNS alone on idiopathic OABS in women against a treatment combining PTNS and pelvic floor muscle training (PFMT).


Methods

This was a retrospective comparative study of 58 patients, followed at the urodynamic unit. Thirty patients received PTNS alone and 28 PTNS+pelvic floor rehabilitation. The main instrument used to measure the outcomes was the voiding diary.


Results

The average age of our patients was 55.2 years. In the PTNS group, there was a significant improvement in daily micturitions (6 after PTNS vs. 10 before, P <0.001), nocturia (1.08 after PTNS vs. 1.75 before, P =0.003), urgency (7 daily before PTNS vs. 11 before (P <0.001) and maximum voided volume (378mL after PTNS vs. 306mL before, P =0.004). The Ditrovie score and USP scores showed a significant decrease. In the PTNS+PFMT group, a significant improvement was noted for the criteria: daily frequency episodes (5.7 after PTNS+PFMT vs. 7.56 before, P <0.001), nocturia (1.4 after PTNS+PFMT vs. 2.3 before, P =0.001), and daily urgency episodes (7 after PTNS+PFMT vs. 9 before, P <0.01). The OAB and SUI USP scores and the Ditrovie score decreased significantly (USP SUI score: 1.2 after PTNS+PFMT vs. 3.4 before (P <0.001) ; USP OAB score: 5.2 after PTNS+PFMT vs. 10.4 before, P <0.001). The comparison of the two groups (PTNS vs. PTNS+PFMT) did not show any significant difference in the voiding dairy outcomes and in the subjective scores outcomes (USP and Ditrovie).


Conclusion

No significant difference was observed concerning outcomes following PTNS alone and combined PTNS and PFMT in women presenting OABS.


Level of evidence

3.

Troubles urinaires et génito-sexuels dans le syndrome d’apnée obstructive du sommeil : revue de la littérature
Urinary tract symptoms and erectile dysfunction in obstructive sleep apnea: Systematic review
2020
- Revues de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 17, 30, 1069-1077


Objectifs

L’objectif de ce travail est de faire la revue des troubles urinaires et sexuels associés au syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) aussi bien en termes de physiopathologie que de traitement potentiel.


Méthodes

La recherche a été réalisée selon la stratégie PRISMA en utilisant la base de données Pubmed et les termes MeSH : sleep apnea , urinary incontinence , erectile dysfunction , sexuality . Tous les articles publiés jusqu’à 2020, en français ou en anglais, ont été examinés sans restriction temporelle.


Résultats

La recherche a identifié 240 articles desquels 30 ont été utiles. La revue des listes des références a permis l’inclusion de 26 articles supplémentaires. Les troubles identifiés sont la nycturie, l’hyperactivité vésicale (HAV) et la dysfonction érectile (DE). L’augmentation des taux des facteurs natriurétique est responsable de la nycturie. La nycturie est associée à un index d’apnées/hypopnées (IAH) significativement plus élevé (49±11 vs 24±8 épisodes par heure avec p =0,0001), avec une sévérité proportionnelle à celle du SAOS et une valeur prédictive positive de 71 %. L’hypoxémie intermittente récurrente entraîne une atteinte axonale périphérique et une urgenturie subséquente. Une corrélation positive existe entre l’HAV le SAOS, surtout lorsque ce dernier est modéré ou sévère. Les patients atteints de SAOS présentent un risque accru d’avoir une DE, avec un OR combiné de 0,45 (IC95 % : 0,18–0,71). L’hypoxémie intermittente nocturne, la diminution du monoxyde d’azote et l’augmentation de la pression artérielle et de l’endothéline 1 contribuent à la DE. Le traitement précoce du SAOS par pression positive continue (CPAP) permet l’amélioration partielle mais significative de la nycturie, des scores d’HAV et d’incontinence urinaire et de la DE.


Conclusion

Le SAOS est associé à des troubles urinaires (nycturie et HAV) et sexuels (DE) dont la gravité et la fréquence sont liées à la sévérité du syndrome. Ces troubles sont réversibles après le traitement du SAOS par CPAP. La recherche d’un SAOS est raisonnable en cas de nycturie pathologique ou d’impuissance avec perte de l’érection matinale.


Objective

The objective of this work was to make a review of urinary tract symptoms and erectile dysfunction involved in obstructive sleep apnea (OSA) but also to study their physiopathology and potential treatments.


Methods

We conducted a literature review in the Pubmed database using PRISMA guidelines and the MeSH terms: sleep apnea, urinary incontinence, erectile dysfunction, sexuality. All French and English articles published up to 2020 were evaluated.


Results

The initial evaluation identified 240 articles from which 30 were included. References lists review allowed the inclusion of 26 additional articles. Nocturia, overactive bladder (OAB) and erectile dysfunction (ED) were associated with OSA. Increased levels of natriuretic peptides are behind nocturia. Nocturia is associated with higher Apnea/Hypopnea Index (AHI) (49±11 vs 24±8 episodes/hour with P =0.0001). The severity of nocturia is proportional to the severity of OSA with a positive predictive value of 71%. Intermittent nocturnal hypoxemia causes peripheral axonal damage with subsequent urgency incontinence. There is correlation between severity of OAB and the severity of OSA especially when the latter is moderate or severe. An odds ratio of 0.45 (CI95%: 0.18–0.71) is found for ED in patients who don’t have OSA, associating the latter to an increased risk of ED. Intermittent nocturnal hypoxemia, the decrease in the levels of nitric oxide, and the increase in blood pressure and levels of endothelin 1 contribute to the development of ED. An early treatment of OSA with continuous positive airway pressure (CPAP) may allow a partial but significant control of urinary symptoms and erectile dysfunction associated with OSA.


Conclusion

OSA is associated with urinary tract symptoms (nocturia and OAB) and erectile dysfunction. The severity of associated symptoms is related to the severity of OSA. Urinary and sexual troubles are reversible after treatment of OSA by CPAP. OSA research is reasonable in case of pathologic nocturia or ED with loss of morning erections.

Actualisation 2020–2022 des recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – Éditorial
Update 2020–2022 of French ccAFU guidelines - Editorial
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S1, suppl. 12S
       

Définition, épidémiologie et retentissement du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale non neurologique
Definition, epidemiology and impact of non-neurogenic overactive bladder
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 866-872

Introduction

Le syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV) est une pathologie fréquente ayant un retentissement fonctionnel important chez les patients qui en souffrent.

Objectif

Effectuer une synthèse des connaissances actuelles sur la définition, l’épidémiologie et le retentissement du SCHV.

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de Pubmed , Embase , Google Scholar a été menée en juin 2020.

Résultats

Le SCHV est défini par la survenue d’urgenturies avec ou sans incontinence urinaire, habituellement associées à une pollakiurie ou une nycturie en l’absence d’infection urinaire ou de pathologie locale organique évidente (tumeur, infection, calcul). En France, le SCHV affecte 14 % de la population générale et cette prévalence augmente avec l’âge. Cette pathologie est une source d’altération majeure de la qualité de vie avec un retentissement physique (chutes, fractures, troubles du sommeil, fatigue), psychique (anxiété, dépression) social (limitation des loisirs, isolement) et économique.

Conclusion

Le SCHV est défini de manière standardisée. Il s’agit d’une pathologie fréquente ayant des conséquences fonctionnelles importantes avec une altération notable de la qualité de vie.

Introduction

Overactive bladder (OAB) is a common condition with a significant functional impact in patients.

Objective

To synthesize current knowledge on the definition, epidemiology and impact of OAB.

Method

A systematic literature review based on Pubmed, Embase, Google Scholar was conducted in June 2020.

Results

OAB is defined by urinary urgency, usually accompanied by frequency and nocturia, with or without urgency urinary incontinence, in the absence of urinary tract infection or other obvious pathology. In France, OAB affects 14 % of the general population and this prevalence increases with age. This condition is a source of major deterioration in patients’ quality of life with a physical (falls, fractures, sleep disorders, fatigue), psychic (anxiety, depression) social (limitation of leisure, isolation) and economic impact.

Conclusion

The definition of OAB is standardized. OAB is a frequent condition and has significant functional consequences with a notable deterioration in quality of life.

Évaluation d’un syndrome clinique d’hyperactivité vésicale non neurologique
Evaluation of non-neurogenic overactive bladder syndrome
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 895-903

Introduction

L’évaluation initiale des patients souffrant du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV) a fait l’objet de recommandations internationales.

Objectif

Faire une synthèse des connaissances actuelles sur l’évaluation du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale (SCHV).

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de PubMed , Embase et Google Scholar a été menée en juin 2020.

Résultats

Le recueil précis de l’anamnèse et l’évaluation des symptômes du bas appareil urinaire est la première étape de l’évaluation des patients ayant un SCHV. En outre, la recherche de facteurs, favorisants l’élimination de causes urologiques pouvant être responsables d’urgenturies et la recherche de contre-indications thérapeutiques, sont essentielles. L’examen clinique et le calendrier mictionnel d’une durée de 3 à 7 jours font partie de l’évaluation initiale. Les auto-questionnaires validés en français mesurent la gêne ressentie par le patient et l’impact sur la qualité de vie. La bandelette urinaire et l’examen cytobactériologique des urines permettent d’éliminer une infection urinaire. La cytologie urinaire et la cystoscopie cherchent une tumeur de vessie en cas de contexte évocateur. La mesure du résidu post-mictionnel évalue un trouble de vidange vésicale associé. Le bilan urodynamique et les examens d’imagerie ne sont pas des examens complémentaires de première intention.

Conclusion

Il est essentiel de bien connaître l’évaluation initiale du SCHV afin d’instaurer un traitement adapté à la gêne ressentie par les patients.

Introduction

International guidelines exist regarding the initial assessment of patients suffering from overactive bladder (OAB).

Objective

To synthesize current knowledge on the evaluation of OAB.

Method

A systematic literature review based on Pubmed, Embase, Google Scholar was conducted in June 2020.

Results

An accurate taking of history and assessment of lower urinary tract symptoms are the first steps of the evaluation of patients with OAB. In addition, the search of risk factors for OAB, the exclusion of urological causes which can be responsible for urgency and the identification of therapeutic contra-indications are essential. The clinical examination and a 3-to 7-day bladder diary are part of the initial assessment. Self-questionnaires validated in French measure patients’ bother and the impact on quality of life. The urine strip or culture eliminates a urinary tract infection. Urinary cytology and cystoscopy investigate a bladder tumor in case of risk factor. The post-void residual volume has to be measured in case of voiding symptoms. Urodynamics and imaging are not first-line tests.

Conclusion

The understanding of the initial evaluation of OAB is essential to introduce treatments adapted to patients’ bother.

Physiopathologie du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale
Pathophysiology of overactive bladder
2020
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2020, 14, 30, 873-879

Introduction

Les connaissances de la physiopathologie du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale ont beaucoup évolué au cours des 20 dernières années. L’objectif de ce travail était, à partir d’une revue de la littérature, de faire une synthèse des connaissances actuelles sur la physiopathologie du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale.

Méthode

Une revue systématique de la littérature à partir de Pubmed, Embase, Google Scholar, a été menée en février 2020 en utilisant les mots clés « overactive bladder  » et « pathophysiology  ».

Résultats

Quatre mécanismes physiopathologiques du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale peuvent être décrits. Il s’agit du dysfonctionnement du muscle détrusor, d’une origine urothéliale ou sous-urothéliale, d’une origine neurologique ou d’une modification du microbiome urinaire. Parallèlement, il est à noter que l’ensemble des mécanismes physiopathologiques décrits ci-dessus est favorisé par différentes situations cliniques que sont le vieillissement, l’ischémie, le syndrome métabolique, la ménopause et le dysfonctionnement des autres appareils abdomino-pelviens.

Conclusion

La physiopathologie du syndrome clinique d’hyperactivité vésicale est complexe et comprend plusieurs mécanismes le plus souvent associés.

Introduction

The pathophysiology knowledge of the overactive bladder syndrome has evolved considerably over the past 20 years. The objective of this work was, from a review of the literature, to synthesize current knowledge on the pathophysiology of the overactive bladder syndrome.

Method

A systematic review based on Pubmed, Embase, Google Scholar, was conducted in February 2020 using the keywords “overactive bladder” and “pathophysiology”.

Results

Four pathophysiological mechanisms involved in the overactive bladder syndrome development can be described. They include the detrusor muscle dysfunction, an urothelial or sub-urothelial origin, a neurological origin and a change in the urinary microbiome. At the same time, it should be noted that all of the pathophysiological mechanisms described above are favored by different clinical conditions such as aging, ischemia, metabolic syndrome, menopause and the dysfunction of other abdominopelvic systems.

Conclusion

The pathophysiology of the overactive bladder syndrome is complex and includes several mechanisms most often associated.

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU - actualisation 2020-2022 : bilan de malignité d’un incidentalome surrénalien
French ccAFU guidelines - update 2020-2022: malignancy assessment of an adrenal incidentaloma
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S331, suppl. 12S
       

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU - actualisation 2020-2022 : sarcomes rétropéritonéaux
French ccAFU guidelines – update 2020-2022: retroperitoneal sarcoma
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S314, suppl. 12S
       

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU - actualisation 2020–2022 : tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure
French ccAFU guidelines - update 2020–2022: upper urinary tract urothelial carcinoma
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S52, suppl. 12S
       

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU - actualisation 2020–2022: tumeurs germinales du testicule
French ccAFU guidelines - update 2020–2022: testicular germ cell tumors
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S280, suppl. 12S
       

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : cancer de la prostate
French ccAFU guidelines – update 2020–2022: prostate cancer
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S136, suppl. 12S

Résumé

Objectif. Le but du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie est de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge du cancer de la prostate.

Méthodes. Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2018 à 2020 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance du cancer de la prostate, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

Résultats. Les recommandations précisent la génétique, l’épidémiologie et les moyens diagnostiques du cancer de la prostate, les notions de dépistage et de détection précoce. L’imagerie par résonance magnétique (IRM), examen d’imagerie de référence du cancer localisé, est recommandée avant la réalisation de biopsies prostatiques. Les moyens thérapeutiques sont détaillés et recommandés en fonction des situations cliniques. La surveillance active est une option thérapeutique de référence pour les tumeurs de faible risque évolutif. La radiothérapie de rattrapage précoce est recommandée en cas de récidive biologique postprostatectomie totale. La suppression androgénique (SAd) reste le traitement de fond au stade métastatique. Le docétaxel associé à la SAd améliore la survie globale en première ligne du cancer de la prostate métastatique synchrone. Dans cette situation, l’association de la SAd à l’abiratérone est également un standard thérapeutique quel que soit le volume tumoral. Les données récentes amènent à recommander la SAd à une hormonothérapie de nouvelle génération (apalutamide ou enzalutamide) chez les patients métastatiques synchrones ou métachrones, quel que soit le volume tumoral. Le traitement local du cancer de la prostate par radiothérapie améliore la survie des patients oligométastatiques synchrones. Le traitement ciblé des métastases est en cours d’évaluation. Chez les patients présentant un cancer de la prostate résistant à la castration (CPRC), l’apport des nouvelles thérapies qui ont émergé ces dernières années aide à mieux contrôler la progression tumorale et à améliorer la survie.

Conclusion. Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer la prise en charge des patients porteurs d’un cancer de la prostate.

Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU – actualisation 2020–2022 : prise en charge du cancer du rein
French ccAFU guidelines - update 2020–2022: management of kidney cancer
2020
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2020, 12, 30, S2, suppl. 12S