Base bibliographique

Étude algérienne des effets bénéfiques de la triptoréline sur les symptômes du bas appareil urinaire chez les patients atteints d’un cancer de la prostate non localisé
Study of the beneficial effects of triptorelin on lower urinary tract symptoms in Algeria in patients with non-localized prostate cancer
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 450-459


Introduction

Le but de cette étude est d’évaluer l’efficacité de la triptoréline sur les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) en pratique quotidienne chez des patients atteints du cancer de la prostate non localisé.


Matériels

Cette étude réalisée en Algérie est prospective, non-interventionelle, et multicentrique. Les patients inclus présentaient un cancer de la prostate localement avancé ou métastatique traité avec la triptoréline 11,25mg toutes les 12 semaines. Les patients ont été suivis pendant 48 semaines après le début du traitement et les SBAU évalués avec le questionnaire « International Prostate Symptom Score  » (IPSS). Un IPSS>7 indique des symptômes modérés à sévères. L’objectif principal était de déterminer la distribution de l’IPSS à la semaine 48.


Résultats

Cette étude a recruté 193 patients (21 centres). L’IPSS avant traitement et durant le suivi était disponible pour 144 participants (136 avec SBAU modérés à sévères et huit avec symptômes légers, avant traitement). À la semaine 48, parmi les 116 patients avec IPSS disponible et présentant des SBAU modérés à sévères avant traitement, 94 (81,0 %) avaient des SBAU modérés à sévères et 22 (19,0 %) des symptômes légers. Les huit patients avec des symptômes légers avant traitement sont restés dans cette catégorie. La proportion de patients avec des SBAU sévères a diminué de 53,7 % avant traitement à 12,1 % après 48 semaines. 22,9 % des participants ont rapporté des évènements indésirables.


Conclusion

Une réduction des SBAU est observée chez des patients avec un cancer de la prostate localement avancé ou métastatique recevant la triptoréline. Ceci est en accord avec les études observationnelles conduites dans d’autres pays.


Niveau de preuve

4.


Introduction

This study aims to assess the effectiveness of triptorelin on lower urinary tract symptoms (LUTS) in Algerian patients with non-localized prostate cancer in routine practice.


Materials

This prospective, observational, non-interventional, multicentre study was conducted in Algeria. Included patients who had locally advanced or metastatic prostate cancer and were treated with triptorelin 11.25mg given every 12 weeks. LUTS were evaluated with the International Prostate Symptom Score (IPSS) until week 48 after treatment initiation. An IPSS>7 indicated moderate to severe LUTS. The primary objective of the study was to determine the distribution of IPSS at week 48.


Results

This study enrolled 193 patients at 21 centres. A total of 144 participants had IPSS available at baseline and after baseline (136 patients had moderate to severe LUTS and eight had mild LUTS at baseline). At week 48, amongst the 116 patients with IPSS available and moderate to severe LUTS at baseline, 94 (81.0%) had moderate to severe LUTS and 22 (19.0%) had mild LUTS. At week 48, the eight patients with mild symptoms at baseline remained in this category. The proportion of patient with severe LUTS decreased from 53.7% at baseline to 12.1% at week 48. Adverse events were reported in 22.9% of participants.


Conclusion

A reduction of LUTS is observed in patients with locally advanced or metastatic prostate cancer treated with triptorelin in routine practice. This is in agreement with similar observational studies of triptorelin conducted in other countries.


Level of proof

4.

Mots clés:
Triptoréline / Symptômes du bas appareil urinaire / Néoplasie prostatique
Mots-clés:
Triptorelin / Lower urinary tract symptoms / Prostatic neoplasm
Exploring positive surgical margins after minimally invasive radical prostatectomy: Does body habitus really make a difference ?
Marges chirurgicales après prostatectomie radicale laparoscopique et robot assistée pour tumeur localisée à la glande : l’indice de masse corporelle fait il la différence ?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 434-441


Introduction


Mots clés:
body mass index / Laparoscopy / Robotic / Obesity / prostate cancer
Mots-clés:
S. / J. / F. / T. / A.
L’infectiologie urinaire, un métier d’avenir ?
Urinary tract infection, what else?
2018
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 405-406

Mots clés:
Infections urinaires / Microbiote urinaire / BLSE
Mots-clés:
urinary tract infection / Urinary microbiota / ESBL
Predictors of biochemical recurrence after radical prostatectomy in an Afro-Caribbean population in Guadeloupe (French West Indies)
Facteurs prédictifs de récidive biologique après prostatectomie radicale dans une population afro-caribéenne
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 442-449


Introduction


Mots clés:
Afro-Caribbean / Biochemical recurrence / Predictive factors / prostate cancer / radical prostatectomy
Mots-clés:
L. / E. / L. / P.
Résultats anatomopathologiques après prostatectomie totale pour cancer chez des patients éligibles à une surveillance active : apport de l’IRM multiparamétrique dans la décision de traitement
Pathology findings after radical prostatectomy for prostate cancer in patients eligible for active surveillance: Contribution of multiparametric MRI to treatment decision
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 425-433


Objectifs

Evaluer, chez les patients présentant un cancer de prostate potentiellement éligible à une surveillance active (SA), l’apport de l’IRM multiparamétrique pour prédire la présence de cancer significatif sur pièce de prostatectomie totale (PT).


Méthodes

Étude rétrospective de 77 patients potentiellement éligibles à une SA pour un cancer de prostate localisé (PSA≤15ng/mL, stade≤T2a, Gleason≤6,≤3 biopsies positives et une longueur tumorale maximale≤5mm) et traités par PT entre 01/2008 et 08/2015. Tous les patients ont eu une IRM (avec score de Likert de 1 à 5) et des biopsies systématisées±ciblées. Les facteurs prédictifs de la présence de cancer significatif sur les pièces de PT (Gleason≥7 et/ou diamètre tumoral maximal>10mm) étaient évalués par une régression logistique.


Résultats

L’âge médian était de 61 ans et le PSA médian de 6,7ng/mL. Au total, 49 (64 %) patients présentaient une IRM positive (score≥3). Un cancer significatif sur pièce opératoire était retrouvé chez 45 (58 %) patients (69 % avec une IRM positive vs 39 % avec une IRM négative). En analyse multivariée, une IRM positive était un facteur prédictif de la présence d’un cancer significatif sur pièce (OR=3,0 ; IC95 % [1,01–88] ; p =0,04), tout comme l’âge (OR=1,17 ; IC95 % [1,05–1,31] ; p =0,004) et la PSAD (OR=1,10 ; IC95 % [1,01–1,20] ; p =0,02).


Conclusion

Notre étude a montré que l’IRM est un examen utile pour sélectionner les patients éligibles à une SA même en cas de doute après réalisation de biopsies comprenant des biopsies ciblées. Après validation par d’autres études, cet examen pourrait constituer un critère à part entière en vue d’une inclusion en SA.


Niveau de preuve

4.


Objectives

To analyze, in patients with prostate cancer (PC) potentially eligible for active surveillance (AS), whether multiparametric-MRI (mp-MRI) predicts presence of clinically significant cancer on radical prostatectomy (RP) specimen.


Methods

We identified 77 men with PC eligible for AS (PSA15ng/mL, stageT2a, Gleason score6, up to 3 positive cores, maximal cancer core length≤5mm) who underwent RP between 01/2008 and 08/2015. All patients had prebiopsy mp-MRI followed by systematic±targeted biopsies. For each patient, the likelihood of the presence of cancer on mp-MRI was assigned using Likert scale (1 to 5). The predictive factors for the presence of significant cancer on RP specimen (Gleason score7 and/or tumoral maximal diameter>10mm) were evaluated using logistic regression.


Results

Median age was 61 and median PSA was 6.7ng/mL. Overall, 49 (64%) patients had a positive mp-MRI (score3). Clinically significant cancer on RP specimen was found in 45 (58%) patients (69% in MRI-positive patients vs 39% in MRI-negative patients). In multivariate analysis, a positive MRI was a predictive factor for the presence of significant cancer on the surgical specimen (OR=3.0; CI95% [1.01–8.88]; P =0.04), as was age (OR=1.17; CI95% [1.05–1.31]; P =0.004) and PSAD (OR=1.10; CI95% [1.01–1.20]; P =0.02).


Conclusion

Mp-MRI is a useful exam for selecting patients eligible for AS even if the situation remains unclear after prostate biopsies including targeted biopsies. Upon confirmation by further studies, mp-MRI should be considered as an independent criterion before entering an AS program.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Cancer de la prostate / IRM multiparamétrique / Biopsies ciblées / Tumeur significative
Mots-clés:
prostate cancer / Multiparametric MRI / Targeted biopsies / Significant tumor
Surveillance active dans le cancer de prostate : évaluation de l’IRM dans la sélection et le suivi des patients
Active surveillance in prostate cancer: Assessment of MRI in the selection and follow-up of patients
2018
- Article du mois
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 416-424


But

Évaluer l’apport du couple IRM multiparamétrique (IRMmp) et biopsies dirigées (BD) dans la sélection et le suivi des patients en SA.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique portant sur 131 patients en SA répondant aux critères suivants : stade≤cT2, PSA≤15 ng/mL, score de Gleason≤6,≤3 biopsies positives et une longueur tumorale maximale≤5mm. La sélection et le suivi des patients étaient réalisés par la combinaison biopsies systématisées (BS) et IRMmp±BD. La reclassification était définie par un score de Gleason>6 et/ou une longueur tumorale maximale>5mm.


Résultats

Au total, 29 patients (22,1 %) ont été reclassifiés. La survie sans reclassification était de 93 % et 70 % à 1 an et 4 ans. Les facteurs de risques d’indépendant de reclassification étaient : densité du PSA>0,15 ng/mL/cm3 (RR=2,75), temps de doublement du PSA<3 ans (RR=9,28), présence d’une lésion suspecte à l’IRM au diagnostic (RR=2,79) et apparition d’une progression à l’IRM au cours du suivi (RR=2). La sensibilité, la spécificité, la VPP et la VPN d’une progression à l’IRM pour la reclassification des patients étaient respectivement de 61 %, 69 %, 45 % et 81 %.


Conclusion

L’utilisation de l’IRMmp lors de la sélection des patients en vue d’une SA diminue le taux de reclassification dans le temps grâce à une meilleure détection initiale des cancers significatifs. Sa VPN élevée en fait un outil de suivi performant permettant de distinguer les patients à faible risque de reclassification.


Niveau de preuve

4.


Aim

To evaluate the contribution of multiparametric MRI (MRI) and targeted biopsies (TB) in the selection and follow-up of patients under active surveillance (AS).


Methods

A single-center, retrospective cohort study on 131 patients in AS, with following criteria:cT2 stage, PSA15ng/mL, Gleason score6,3 positive biopsies and maximum tumor length5mm. Patients’ selection and follow-up was performed by the combination of systemic biopsies (SB) and mpMRI±TB. Reclassification was defined by a Gleason score>6 and/or a maximum tumor length>5mm.


Results

Overall, 29 patients (22.1 %) were reclassified. Reclassification free survival rate was 93 % and 70 % at 1 year and 4 years respectively. Reclassification independent risk factors were: PSA density>0.15ng/mL/cm3 (RR=2.75), PSA doubling time<3 years (RR=9.28), suspicious lesion on MRI diagnosis (RR=2.79) and occurrence of MRI progression during follow-up (RR=2). Sensitivity, specificity, PPV and NPV of MRI to assess progression for reclassification were 61 %, 69 %, 45 % and 81 %, respectively.


Conclusion

For patients under AS, mpMRI decreases reclassification rates over time through better initial detection of significant cancers. Its high NPV makes it an efficient monitoring tool to distinguish patients with low risk of reclassification.


Level of evidence

4.

Mots clés:
cancer de prostate / Surveillance active / IRM de prostate / biopsies
Mots-clés:
prostate cancer / Active surveillance / Prostatic MRI / Biopsy
Tumeurs testiculaires non palpables chez l’adulte : vers une prise en charge guidée par l’imagerie ? Une mise au point du Groupe organe génitaux externes du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie
Non-palpable testicular tumors in adults: A management based on imaging? Issue from the French Urologic Association Genital Cancer committee's edit
2018
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2018, 8, 28, 407-415


Contexte

Aider à la prise en charge des lésions testiculaires non palpables. Mise au point du groupe organes génitaux externes du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie.


Objectifs

Faire le point sur la caractérisation par l’imagerie des lésions testiculaires non palpables.


Sources documentaires

Analyse de la littérature (PubMed, Medline, langue anglaise et française) des études urologiques et radiologiques portant sur la nature et la caractérisation des tumeurs testiculaires non palpables utilisant les mots clés : tumeur testiculaire non palpable ; écho-Doppler couleur ; élastographie ; imagerie par résonnance magnétique ; échographie de contraste ; chirurgie conservatrice.


Résultats

L’écho-Doppler reste la base de la caractérisation. La taille de la ou des lésions, la présence de microlithes/microlithiases/calcifications, l’architecture vasculaire en Doppler couleur sont des éléments sémiologiques important pour orienter vers la bénignité ou la malignité. D’autres techniques comme l’IRM multiparamétrique, l’échographie de contraste, l’élastographie ultrasonore sont en évaluation. La fréquence des tumeurs bénignes comme les tumeurs à cellules de Leydig justifie une démarche de préservation testiculaire, passant par l’amélioration de la caractérisation.


Limite du travail

Pas de séries randomisées incluses, peu de séries prospectives.


Conclusion

L’ère de l’orchidectomie totale pour toute lésion testiculaire « incertaine » est révolue. Nous devons relever le défi de la caractérisation, puis définir des algorithmes de prise en charge en fonction de la nature suspectée de la tumeur.


Background

Help in management of non-palpable testicular tumors. French Urologic Association Genital cancer committee's Edit.


Objectives

To review their characterization at imaging findings of non-palpable testicular tumors.


Documentary sources

Literature review (PubMed, Medline) of urological and radiological studies dealing with testicular tumors using keywords: non-palpable/incidental testicular tumors; color Doppler ultrasound; US elastography; magnetic resonance imaging; contrast enhanced sonography; partial surgery.


Results

Color Doppler is the basic exam. The size, the presence of microlithts/microlithiasis/macrocalcifications, the vascular architecture are major semiological findings to suggest the benign or the malignant nature of the lesion. Other techniques like multiparametric MRI, contrast-enhanced sonography, sonographic elastography are still in evaluation. The frequency of benign tumors such as Leydig cell tumors lead to preservation management, through improved characterization, monitoring or tumorectomy.


Limits

Non-randomized study – a very few prospective studies.


Conclusion

The era of total orchiectomy for any uncertain testicular lesion is over. We try the challenge of characterization, and define management's algorithms based on the suspected nature of the tumors.

Mots clés:
Tumeur testiculaire non palpable / Écho-Doppler couleur / Élastographie / Imagerie par résonance magnétique / Échographie de contraste
Mots-clés:
Non-palpable/incidental testicular tumors / Color Doppler ultrasound / US elastography / magnetic resonance imaging / Contrast-enhanced sonography