Base bibliographique

Sommaire :

Effets cardio-vasculaires des traitements anticholinergiques à visée vésicale chez la personne âgée : une revue
Cardiovascular adverse effects of antimuscarinics used in the treatment of overactive bladder in the elderly : A review
2018
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 361-369, suppl. 7


Objectif

L’objectif de cet article était d’effectuer une revue des données de la littérature concernant les effets cardiovasculaires des traitements anticholinergiques à visée urinaire chez la personne âgée.


Méthodes

Une revue de la littérature a été effectuée en octobre 2017 à l’aide de la base de données Medline/Pubmed en limitant la recherche aux travaux en anglais ou en français.


Résultats

Au total, 602 articles de mars 1964 à octobre 2017 ont été relevés, 60 articles ont été analysés et 19 essais prospectifs ont été sélectionnés. Plus de 20 % de la population gériatrique présente une hyperactivité vésicale dont 41,4 % serait traité par anticholinergiques. La prévalence des comorbidités cardiovasculaires est élevée avec 24,4 % de cardiopathies chez les 65–74 ans et 36,9 % chez les ≥75 ans. L’évaluation des effets cardiovasculaires des anticholinergiques dans la population gériatrique est rendue difficile par l’exclusion dans cette population au cours des essais des comorbidités cardiovasculaires. Néanmoins, certains évènements cardiovasculaires sévères sont rapportés comme la survenue d’une fibrillation auriculaire, d’un bloc auriculo-ventriculaire ou de syncopes sur torsades de pointe. Des études complémentaires semblent nécessaires tout particulièrement dans la « vraie vie » avec suivi longitudinal des patients âgés traités par anticholinergiques pour préciser l’impact cardiovasculaire de ces prescriptions.


Conclusion

En l’absence de données d’évidence, et compte tenu du tropisme cardiovasculaire des anticholinergiques, même à visée spécifiquement vésicale en raison de leur manque de sélectivité, il semble raisonnable d’introduire avec précaution un traitement anticholinergique dans la population gériatrique, et ce au-delà des effets indésirables notamment cognitifs déjà connus.


Aim

The aim of this study was to review the evidence regarding the cardiovascular effects of urinary anticholinergic drugs in the elderly.


Methods

A literature review was conducted in October 2017 using the Medline/Pubmed database limiting the search to works in English or French.


Results

In total, 602 articles between March 1964 and October 2017 have been reported, 60 studies were analyzed, 19 were prospective trials.

Geriatric population has a high prevalence of cardiovascular diseases (24.4% of heart diseases on 65–74years and 36.9% on ≥75years). More than 20% of the geriatric population has overactive bladder history and 41.43% of them use of antimuscarinic drugs. Evaluating the cardiovascular adverse effects of antimusarinics in the geriatric population is not easy because of exclusion of high-risk patients in trials. However, serious cardiovascular adverse effects were reported like atrial fibrillation, atrioventricular block or torsade de pointe. Further studies are needed especially in the “real life” in order to precise the exact prevalence of such cardiovascular alterations.


Conclusion

Without conclusive evidence, potential cardiovascular adverse effects of anticholinergic agents used in overactive bladder must lead to a cautious prescription.

Mots clés:
Population gériatrique / Syndrome d’hyperactivité vésicale / anticholinergiques / Système cardiovasculaire / effets secondaires
Mots-clés:
Aged / Elderly / Overactive bladder / Cholinergic antagonists / Antimuscarinic
Efficacité des injections intra-sphinctériennes de toxine botulique dans la facilitation technique à la réalisation des auto-sondages
Efficacy of botulinum toxin A injections in the urethral sphincter in patients with difficulties to perform self-intermittent catherization
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 370-376, suppl. 7


But

Étudier l’efficacité des injections de toxine botulinique A dans le sphincter strié urétral pour faciliter la réalisation des auto-sondages intermittents (AS) chez les patients présentant des difficultés au cours de leur auto-cathétérisme.


Matériel et méthodes

Dans cette étude prospective, 12 patients atteints de pathologie neurologique centrale (8 scléroses en plaques, 2 myélites, 1 traumatisme crânien, 1 atrophie multi-systématisée) et ayant des difficultés à la réalisation des AS, la difficulté étant définie par un score ICDQ>1 (Intermittent Catheterization Difficulty Questionnaire ), ont bénéficié d’une injection intrasphinctérienne de 100U Botox® par voie transpérinéale sous guidage électromyographique, pour un total de 15 injections. Une deuxième évaluation était effectuée à j30 par l’ICDQ et un score PGI (Patient Global Improvement).


Résultats

À j30 après l’injection, le score ICDQ était toujours amélioré, avec une diminution moyenne de 7,8 points (DS=5,9, p <0,001). Tous les patients étaient améliorés sur le score PGI-A qui était inférieur ou égal à 4 dans tous les cas, avec un score moyen de 2,3. Dans 73,3 % des cas le score PGI-A était égal à 2 (amélioration=beaucoup mieux), et dans 20 % il était égal à 3 (amélioration=un peu mieux).


Conclusions

Il apparaît que les injections intra sphinctériennes de toxine botulique A pourraient être efficaces dans la facilitation de la réalisation des AS chez les patients neurologiques masculins présentant des difficultés au cours de leur auto-cathétérisme.


Niveau de preuve

4.


Purpose

To evaluate safety and efficacy of botulinum toxin A injections in the urethral striated sphincter in patients with difficulties to perform self-intermittent catherization.


Methods

In this prospective study, 12 patients suffering from upper motor neuron diseases (8 multiple sclerosis, 2 myelitis, 1 brain injury, 1 multi system atrophy) and with difficulties to perform self-intermittent catherization, defined by a ICDQ score>1 (Intermittent Catheterization Difficulty Questionnaire) have had injections of 100U BOTOX® under EMG guidance in the urethral striated sphincter, for a total of 15 injections. Evaluations consisted of two questionnaires (ICDQ and PGI-A, Patient Global Improvement) 30 days after the injection.


Results

30 days after the injection, ICDQ was improved with a mean decrease of the total score of 7.8 (SD=5.9, P <0,001). In the same manner, all the patients were improved with a mean PGI-A score of 2.3. In 73.3 % of cases, the PGI-A score was equal to 2 (improvement=much better), and in 20 % it was equal to 3 (improvement=a little better).


Conclusions

Botulinum toxin A injections in the urethral striated sphincter in patients with difficulties to perform self-intermittent catherization seem to safe and effective.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Auto-sondage urinaire / Toxine botulique / Sphincter strié uréthral
Mots-clés:
Self-intermittent catherization / Botulinum toxin A / Urethral striated sphincter
Évaluation de l’adhérence et de la satisfaction aux sondages intermittents chez l’enfant : étude de faisabilité et premières étapes de validation d’InCaSaQ et ICAS dans la population pédiatrique
Evaluation of adherence and satisfaction with intermittent catheterization in children: Feasibility and first steps of validation of InCaSaQ and ICAS in the pediatric population
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 396-404, suppl. 7


Introduction

En neuro-urologie pédiatrique, la mise en place des sondages intermittents puis l’apprentissage des auto-sondages sont des étapes importantes pour les enfants présentant une vessie neurologique. Il n’existe pas d’échelle d’évaluation spécifique de l’enfant de l’adhérence et de la satisfaction aux sondages (auto- ou hétéro-). L’objectif de cet article est d’étudier la faisabilité de l’InCaSaQ (Intermittent Catheterization Satisfaction Questionnaire) et de l’ICAS (Intermittent Catheterization Adherence Scale) chez l’enfant, et d’en réaliser les premières étapes de validation.


Matériel et méthodes

Étude monocentrique de validation d’échelle. Les critères d’inclusion étaient la présence chez les patients d’une vessie neurologique, la réalisation régulière de sondages intermittents (auto- ou hétéro-) et un âge inférieur à 18 ans. Les questionnaires InCaSaQ et ICAS étaient envoyés à deux reprises entre mars et avril 2017, puis remplis par l’enfant ou ses parents selon qui effectuait les sondages. La consistance interne (alpha de Cronbach) mesurait la validité de construit. La reproductibilité était mesurée par le cœfficient de corrélation (CCI) et les tests de Wilcoxon et de McNemar. La pertinence et la facilité de remplissage étaient évaluées pour chaque score (évaluation sur une échelle de 0 à 10 par la personne remplissant le questionnaire).


Résultats

Vingt deux patients ont été inclus, et 50 questionnaires ont été récupérés (25 ICAS et 25 InCaSaQ), à deux reprises. La consistance interne est satisfaisante pour InCaSaQ (alpha de Cronbach>0,7) et la reproductibilité est bonne pour les deux questionnaires (CCI>0,7 pour la majorité des items). Les patients sous auto-sondages avaient une moins bonne adhérence que les parents réalisant des hétéro-sondages (ICAS à 3,25 contre 0,70 chez les enfants sous hétéro-sondages). L’item le plus abaissé dans l’InCaSaQ était la manière de se débarrasser de la sonde.


Conclusions

L’InCaSaQ et l’ICAS sont des outils qui peuvent être utilisés chez l’enfant sous auto-sondages ou hétéro-sondages. Des études de plus grande ampleur seront nécessaires pour en finaliser la validation.


Niveau de preuve

4.


Introduction

In pediatric neurourology, clean intermittent catheterization (CIC) setting, and then self catheterization learning are important steps for children with neurogenic bladder. There is no adherence and satisfaction evaluation scale for children who are using self or hetero CIC. The aim of this article is to study the feasibility of using InCaSaQ (Intermittent Catheterization Satisfaction Questionnaire) and ICAS (Intermittent Catheterization Adherence Scale) in children, and to validate the first steps.


Patients and methods

Scale validation monocentric study. Inclusion criterias were patients with neurogenic bladder, under the age of 18, using CIC (auto or hetero). The questionnaires ICAS and InCaSaQ were sent twice between 2017 March and April, and then filled by the child or his parents depending on who was doing the CIC. The internal concistency (Cronbach's alpha) measured the construct validity. The reproductibility was measured by the intraclass correlation cœfficient (ICC) and the Wilcoxon and McNemar tests. Filling facility was evaluated for each score (evaluation with a 0 to 10 scale from the person who filled the questionnaire).


Results

Twenty two patients were included, and 50 questionnaires filled (25 ICAS and 25 InCaSaQ), twice each. Internal consistency was good for InCaSaQ (Cronbach's alpha>0,7) and so was ICAS and InCaSaQ reproductibility (ICC>0,7 for most of the questions). Patients under hetero-CIC had a worse adherence than parents of children under hetero-CIC (ICAS 3,25 versus 0,7 for children under hetero-CIC). The lowest InCaSaQ item was the way of throwing away their catheter.


Conclusions

ICAS and InCaSaQ are interesting tools which can be used for children under auto and hetero-CIC. Studies with more patients will be necessary for finalizing the validation of these scales in the pediatric population.


Level of proof

4.

Mots clés:
Sondages intermittents / Satisfaction / adhérence / Vessie neurogénique / Dysraphisme
Mots-clés:
Clean intermittent catheterization / Satisfaction / adhérence / Neurogenic bladder / children
Le diméthyl sulfoxide (DMSO) sous anesthésie générale : une alternative après échec du DMSO sans anesthésie dans le syndrome de la douleur vésicale ?
The dimethyl sulfoxide under general anesthesia: An alternative after failure without anesthesia in the painful bladder syndrome/interstitial cystitis?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 382-386, suppl. 7


Introduction

L’instillation vésicale de diméthyl sulfoxide (iDMSO), réalisée sans anesthésie, fait partie des options thérapeutiques du syndrome de la douleur vésicale (SDV). Certains patients sont réfractaires à ces iDMSO par mauvaise tolérance. Notre étude évalue la tolérance et les résultats des iDMSO sous anesthésie générale (AG) après échec des iDMSO mal tolérées sans anesthésie.


Patients et méthodes

De mai 2013 à avril 2016, 11 patients avec un SDV, dont 9 femmes (81,8 %), ont été traités par iDMSO sans anesthésie et étaient en échec par mauvaise tolérance empêchant un temps de contact souhaité entre DMSO et vessie de 1 heure. Les 11 patients étaient évalués par catalogue mictionnel et score Sant O’Leary. Tous avaient eu un test d’hydrodistension vésicale sous AG et un traitement per os sans impact significatif sur leurs symptômes.


Résultats

Une série de 6 nouvelles iDMSO était réalisée pour les 11 patients sous AG en ambulatoire et était bien tolérée. Les moyennes d’intervalle mictionnel diurne et pollakiurie nocturne pré-iDMSO sans anesthésie et post-iDMSO sous AG étaient de 32,2minutes [15 ; 60] et 6,3 levers [3 ; 10] et de 126,9minutes [25 ; 240] et de 3 levers [2 ; 6] ; soit une variation de respectivement 96,4minutes [0 ; 180] et de 3,75 levers [2 ; 6]. Les scores symptômes et gène de Sant O’Leary étaient de 17,5 [13 ; 20] et 15,5 [13 ; 16] et de 13,5 [4 ; 20] et 12 [1 ; 16] ; soit une variation de 3,2 [0 ; 9] et 4 [0 ; 12].


Conclusion

Les iDMSO sous AG semblent améliorer subjectivement et objectivement les patients réfractaires aux instillations sans anesthésie par mauvaise tolérance.


Niveau de preuve

4.


Introduction

The intravesical instillation of dimethyl sulfoxide (iDMSO), performed without anesthestic, is a therapeutic option for the painful bladder syndrome/interstial cystitis (PBS/IC). Some patients are against those iDMSO because of bad tolerance. Our study evaluates the tolerance and the outcome of the iDMSO under general anesthetic (GA) after the failure of the iDMSO without anesthetic.


Patients and methods

From May 2013 to April 2016, 11 patients with a PBS, 9 women (81.8 %), have been treated by iDMSO without anesthetic, without improvement because of bad tolerance and no possibility to have a one hour contact between the bladder and the DMSO. The 11 patients were evaluated by mictional calendar and Sant O’Leary score. All the patients had a hydrodistension and a per os treatment without improvement.


Outcomes

Six new iDMSO were performed under general anesthetic in ambulatory surgery with good tolerance for the 11 patients. The frequency and the nocturia before iDMSO without anesthetic and after iDMSO under general anesthetic were 32.2minutes [15; 60] and 6.3 per night [3; 10] and 126.9minutes [25; 240] and 3 per night [2; 6], so a variation respectively of 96.4minutes [0; 180] and of 3.75 per night [2; 6]. The symptom score and the problem index were 17.5 [13; 20] and 15.5 [13; 16] before and 13.5 [4; 20] and 12 [1; 16] after iDMSO under general anesthetic; a variation of 3.2 [0; 9] and 4 [0; 12].


Conclusion

The iDMSO under general anesthetic seems to improve objectively and subjectively the patients who are not improved by the instillations without anesthetic because of bad tolerance.


Level of evidence

4.

Mots clés:
cystite interstitielle / Syndrome de la douleur vésicale / Diméthyl sulfoxide / Instillation vésicale
Mots-clés:
interstitial cystitis / Painful bladder syndrome / Diméthyl sulfoxide / Intravesical instillation
Reproductibilité du calendrier mictionnel chez les patients atteints de sclérose en plaques. Étude prospective monocentrique
Reproducibility of bladder diary in patients with multiple sclerosis
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 387-395, suppl. 7


Introduction

L’importante variabilité des symptômes dans la sclérose en plaques (SEP) interroge sur la reproductibilité du calendrier mictionnel (CM) dans cette population. L’objectif de cette étude est d’évaluer la stabilité intra individuelle des résultats du CM dans la SEP et ses facteurs d’influence.


Matériel et méthodes

Un CM de 21jours précisant la fréquence mictionnelle (FM) par jour a été rempli par des patients atteints de SEP. Le critère de jugement principal était la stabilité de la FM quotidienne sur les 21jours, exprimée par le coefficient de variation (CV=écart-type/moyenne) distinguant 2 groupes : le groupe stable (CV≤15 %) et le groupe instable (CV>15 %). Les critères de jugement secondaires étaient le remplissage complet ou partiel du CM et la variation de la FM entre le week-end et la semaine.


Résultats

Trente et un patients ont été inclus (âge moyen 51 ans, DS 11,3) dont 65 % de femmes. Le CM est rempli en moyenne 19,35jours (DS 3,99). Le CV moyen est de 23 % (DS 0,1). Huit patients présentent un CV≤15 %. Hormis un âge plus élevé dans le groupe stable (p =0,03), il n’existe pas de différence significative entre les groupes. La FM du week-end est fortement corrélée à celle de la semaine (ρ=0,94, p <0,05). Plus la durée du CM est longue moins il apparaît stable.


Conclusion

Le CM dans la SEP n’est guère reproductible. Il reste à savoir s’il s’agit d’une véritable fluctuation des TVS de la SEP et/ou d’un manque de stabilité en lien avec la durée et le remplissage du CM.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Multiple sclerosis (MS) is a neurological condition characterized by variable levels of symptoms. This variability could also affect bladder dysfunction and impact on the reproducibility or stability of bladder diary (BD). The aim of the study is to investigate the reproducibility and reliability of BD in MS, and then determine its linked factors.


Methods

The MS patient provided a 21 days BD and they documented the time of every void. The main criterion was assessed by voiding frequency, represented by the coefficient of variation (CV=average/standard deviation), expressed as a percentage. Two groups were described: stable BD group (CV15 %) and instable BD group (CV>15 %). Secondary criteria were completion of BD (complete or not) and the difference of voiding frequency variation between weekend and week.


Results

Thirty-one patients were included (mean age 51.06 years, SD 11.33) with 65 % of women. Mean CV is 23 % (SD 0.11). The mean completion of BD was 19.35 days (SD 3.99). 8 patients had a CV15 %. Stable group was older than instable group (P =0.03). There was no other difference between the 2 groups. There is a strong correlation between mean voiding frequency weekend and week (ρ=0.94, P <0.05). The longer duration of BD, the less reliability is notified.


Conclusion

BD is not a stable reproducible in MS population. Both lack of compliance or variability of LUTS in MS may explain the unreliability of BD. However, BD utility should be discussed in this population.


Level of evidence

4.

Mots clés:
sclérose en plaques / Catalogue mictionnel / calendrier mictionnel / Reproductibilité / vessie neurologique
Mots-clés:
Multiple sclerosis / Bladder diary / Micturition flow chart / Reproducibility / Neurogenic urinary bladder
Résultats de l’urétroplastie anastomotique pour rétrécissement de l’urètre masculin
Results of anastomotic urethroplasty for male urethral stricture disease
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 377-381, suppl. 7


Buts

Évaluer les résultats et identifier les facteurs déterminants la réussite de l’urétroplastie anastomotique (UA) pour rétrécissement urétral (RU) dans notre institution.


Patients et méthodes

Nous avons effectué une étude rétrospective sur une période de 4 ans et 6 mois (juillet 2012 à décembre 2016). Tout recours ultérieur à une urétrotomie endoscopique ou à une nouvelle urétroplastie a été considéré comme un échec.


Résultats

Quarante-huit cas ont été retenus. L’âge moyen des patients était de 53,5±17,3 ans (23–87 ans). La rétention complète d’urine était le motif de consultation dans 42 cas (87,5 %). L’urètre bulbaire était le siège préférentiel du RU (n =45). La longueur moyenne du rétrécissement était de 1,23±0,62cm (0,5 à 3cm) avec une médiane de 1cm. L’étiologie était post-infectieuse dans 56,3 % des cas. Plus de la moitié (58,3 %) des patients avaient déjà subi au moins une manipulation urétrale. Après un suivi moyen de 21,1±12,6 mois (1 à 52 mois), le taux global de réussite était de 77,1 %. En analyse univariée, la longueur du rétrécissement, l’âge du patient, les circonstances de découverte du rétrécissement, la cause et le siège du rétrécissement, les antécédents de manipulation urétrale préalable et l’expérience du chirurgien n’avaient pas significativement d’impact sur la réussite de l’urétroplastie anastomotique à un an et à deux ans.


Conclusion

L’UA avait donné de bons résultats dans notre pratique. L’origine infectieuse du rétrécissement et la manipulation urétrale préalable n’avaient pas significativement influé sur le résultat de cette technique opératoire.


Niveau de preuve

4.


Objective

To report our experience with anastomotic uretroplasty (AU) due to male urethral stricture disease (USD) and to identify factors affecting the results.


Patients and methods

We conducted a retrospective study over a period of 4 years and 6 months (July 2012 to December 2016). Any subsequent use of endoscopic urethrotomy or new urethroplasty was considered a failure.


Results

Forty-eight cases were included. The mean age of patients was 53.5±17.3 years (23–87 years). Urinary retention was the reason for consultation in 42 cases (87.5%). The most common localization of USD was the bulbar urethra (n =45). The mean length of USD was 1.23±0.62cm (0.5–3cm) with a median length of 1cm. The etiology was post-infectious in 56.3% of cases. More than half (58.3%) of patients had already undergone at least one urethral manipulation. After an average follow-up of 21.1±12.6 months (1 to 52 months), the overall success rate was 77.1%. In univariate analysis, length, cause and location of the stricture, age of patient, the presenting symptoms of the stricture, previous urethral manipulation and surgeon experience did not significantly impact on the success rate of anastomotic urethroplasty at one and two years follow-up.


Conclusion

The AU had provided good results in our practice. The infectious origin of the stricture and previous urethral manipulation did not significantly impact the result of this surgical technique.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Rétrécissement urétral / Post-infectieux / Urétroplastie anastomotique / Résultats
Mots-clés:
Urethral stricture / Post-infectious / Anastomotic uretroplasty / results
Risky business: Adjusting the pressure of the artificial urinary sphincter reservoir
Ajuster la pression du réservoir d’un sphincter artificiel urinaire n’est pas sans risque
2018
- Commentaire à...
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 359-360, suppl. 7


Dear Editor ,


Mots clés:
B. / X. / D.S.
Effets cardio-vasculaires des traitements anticholinergiques à visée vésicale chez la personne âgée : une revue
Cardiovascular adverse effects of antimuscarinics used in the treatment of overactive bladder in the elderly : A review
2018
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 361-369, suppl. 7


Objectif

L’objectif de cet article était d’effectuer une revue des données de la littérature concernant les effets cardiovasculaires des traitements anticholinergiques à visée urinaire chez la personne âgée.


Méthodes

Une revue de la littérature a été effectuée en octobre 2017 à l’aide de la base de données Medline/Pubmed en limitant la recherche aux travaux en anglais ou en français.


Résultats

Au total, 602 articles de mars 1964 à octobre 2017 ont été relevés, 60 articles ont été analysés et 19 essais prospectifs ont été sélectionnés. Plus de 20 % de la population gériatrique présente une hyperactivité vésicale dont 41,4 % serait traité par anticholinergiques. La prévalence des comorbidités cardiovasculaires est élevée avec 24,4 % de cardiopathies chez les 65–74 ans et 36,9 % chez les ≥75 ans. L’évaluation des effets cardiovasculaires des anticholinergiques dans la population gériatrique est rendue difficile par l’exclusion dans cette population au cours des essais des comorbidités cardiovasculaires. Néanmoins, certains évènements cardiovasculaires sévères sont rapportés comme la survenue d’une fibrillation auriculaire, d’un bloc auriculo-ventriculaire ou de syncopes sur torsades de pointe. Des études complémentaires semblent nécessaires tout particulièrement dans la « vraie vie » avec suivi longitudinal des patients âgés traités par anticholinergiques pour préciser l’impact cardiovasculaire de ces prescriptions.


Conclusion

En l’absence de données d’évidence, et compte tenu du tropisme cardiovasculaire des anticholinergiques, même à visée spécifiquement vésicale en raison de leur manque de sélectivité, il semble raisonnable d’introduire avec précaution un traitement anticholinergique dans la population gériatrique, et ce au-delà des effets indésirables notamment cognitifs déjà connus.


Aim

The aim of this study was to review the evidence regarding the cardiovascular effects of urinary anticholinergic drugs in the elderly.


Methods

A literature review was conducted in October 2017 using the Medline/Pubmed database limiting the search to works in English or French.


Results

In total, 602 articles between March 1964 and October 2017 have been reported, 60 studies were analyzed, 19 were prospective trials.

Geriatric population has a high prevalence of cardiovascular diseases (24.4% of heart diseases on 65–74years and 36.9% on ≥75years). More than 20% of the geriatric population has overactive bladder history and 41.43% of them use of antimuscarinic drugs. Evaluating the cardiovascular adverse effects of antimusarinics in the geriatric population is not easy because of exclusion of high-risk patients in trials. However, serious cardiovascular adverse effects were reported like atrial fibrillation, atrioventricular block or torsade de pointe. Further studies are needed especially in the “real life” in order to precise the exact prevalence of such cardiovascular alterations.


Conclusion

Without conclusive evidence, potential cardiovascular adverse effects of anticholinergic agents used in overactive bladder must lead to a cautious prescription.

Mots clés:
Population gériatrique / Syndrome d’hyperactivité vésicale / anticholinergiques / Système cardiovasculaire / effets secondaires
Mots-clés:
Aged / Elderly / Overactive bladder / Cholinergic antagonists / Antimuscarinic
Efficacité des injections intra-sphinctériennes de toxine botulique dans la facilitation technique à la réalisation des auto-sondages
Efficacy of botulinum toxin A injections in the urethral sphincter in patients with difficulties to perform self-intermittent catherization
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 370-376, suppl. 7


But

Étudier l’efficacité des injections de toxine botulinique A dans le sphincter strié urétral pour faciliter la réalisation des auto-sondages intermittents (AS) chez les patients présentant des difficultés au cours de leur auto-cathétérisme.


Matériel et méthodes

Dans cette étude prospective, 12 patients atteints de pathologie neurologique centrale (8 scléroses en plaques, 2 myélites, 1 traumatisme crânien, 1 atrophie multi-systématisée) et ayant des difficultés à la réalisation des AS, la difficulté étant définie par un score ICDQ>1 (Intermittent Catheterization Difficulty Questionnaire ), ont bénéficié d’une injection intrasphinctérienne de 100U Botox® par voie transpérinéale sous guidage électromyographique, pour un total de 15 injections. Une deuxième évaluation était effectuée à j30 par l’ICDQ et un score PGI (Patient Global Improvement).


Résultats

À j30 après l’injection, le score ICDQ était toujours amélioré, avec une diminution moyenne de 7,8 points (DS=5,9, p <0,001). Tous les patients étaient améliorés sur le score PGI-A qui était inférieur ou égal à 4 dans tous les cas, avec un score moyen de 2,3. Dans 73,3 % des cas le score PGI-A était égal à 2 (amélioration=beaucoup mieux), et dans 20 % il était égal à 3 (amélioration=un peu mieux).


Conclusions

Il apparaît que les injections intra sphinctériennes de toxine botulique A pourraient être efficaces dans la facilitation de la réalisation des AS chez les patients neurologiques masculins présentant des difficultés au cours de leur auto-cathétérisme.


Niveau de preuve

4.


Purpose

To evaluate safety and efficacy of botulinum toxin A injections in the urethral striated sphincter in patients with difficulties to perform self-intermittent catherization.


Methods

In this prospective study, 12 patients suffering from upper motor neuron diseases (8 multiple sclerosis, 2 myelitis, 1 brain injury, 1 multi system atrophy) and with difficulties to perform self-intermittent catherization, defined by a ICDQ score>1 (Intermittent Catheterization Difficulty Questionnaire) have had injections of 100U BOTOX® under EMG guidance in the urethral striated sphincter, for a total of 15 injections. Evaluations consisted of two questionnaires (ICDQ and PGI-A, Patient Global Improvement) 30 days after the injection.


Results

30 days after the injection, ICDQ was improved with a mean decrease of the total score of 7.8 (SD=5.9, P <0,001). In the same manner, all the patients were improved with a mean PGI-A score of 2.3. In 73.3 % of cases, the PGI-A score was equal to 2 (improvement=much better), and in 20 % it was equal to 3 (improvement=a little better).


Conclusions

Botulinum toxin A injections in the urethral striated sphincter in patients with difficulties to perform self-intermittent catherization seem to safe and effective.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Auto-sondage urinaire / Toxine botulique / Sphincter strié uréthral
Mots-clés:
Self-intermittent catherization / Botulinum toxin A / Urethral striated sphincter
Évaluation de l’adhérence et de la satisfaction aux sondages intermittents chez l’enfant : étude de faisabilité et premières étapes de validation d’InCaSaQ et ICAS dans la population pédiatrique
Evaluation of adherence and satisfaction with intermittent catheterization in children: Feasibility and first steps of validation of InCaSaQ and ICAS in the pediatric population
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 396-404, suppl. 7


Introduction

En neuro-urologie pédiatrique, la mise en place des sondages intermittents puis l’apprentissage des auto-sondages sont des étapes importantes pour les enfants présentant une vessie neurologique. Il n’existe pas d’échelle d’évaluation spécifique de l’enfant de l’adhérence et de la satisfaction aux sondages (auto- ou hétéro-). L’objectif de cet article est d’étudier la faisabilité de l’InCaSaQ (Intermittent Catheterization Satisfaction Questionnaire) et de l’ICAS (Intermittent Catheterization Adherence Scale) chez l’enfant, et d’en réaliser les premières étapes de validation.


Matériel et méthodes

Étude monocentrique de validation d’échelle. Les critères d’inclusion étaient la présence chez les patients d’une vessie neurologique, la réalisation régulière de sondages intermittents (auto- ou hétéro-) et un âge inférieur à 18 ans. Les questionnaires InCaSaQ et ICAS étaient envoyés à deux reprises entre mars et avril 2017, puis remplis par l’enfant ou ses parents selon qui effectuait les sondages. La consistance interne (alpha de Cronbach) mesurait la validité de construit. La reproductibilité était mesurée par le cœfficient de corrélation (CCI) et les tests de Wilcoxon et de McNemar. La pertinence et la facilité de remplissage étaient évaluées pour chaque score (évaluation sur une échelle de 0 à 10 par la personne remplissant le questionnaire).


Résultats

Vingt deux patients ont été inclus, et 50 questionnaires ont été récupérés (25 ICAS et 25 InCaSaQ), à deux reprises. La consistance interne est satisfaisante pour InCaSaQ (alpha de Cronbach>0,7) et la reproductibilité est bonne pour les deux questionnaires (CCI>0,7 pour la majorité des items). Les patients sous auto-sondages avaient une moins bonne adhérence que les parents réalisant des hétéro-sondages (ICAS à 3,25 contre 0,70 chez les enfants sous hétéro-sondages). L’item le plus abaissé dans l’InCaSaQ était la manière de se débarrasser de la sonde.


Conclusions

L’InCaSaQ et l’ICAS sont des outils qui peuvent être utilisés chez l’enfant sous auto-sondages ou hétéro-sondages. Des études de plus grande ampleur seront nécessaires pour en finaliser la validation.


Niveau de preuve

4.


Introduction

In pediatric neurourology, clean intermittent catheterization (CIC) setting, and then self catheterization learning are important steps for children with neurogenic bladder. There is no adherence and satisfaction evaluation scale for children who are using self or hetero CIC. The aim of this article is to study the feasibility of using InCaSaQ (Intermittent Catheterization Satisfaction Questionnaire) and ICAS (Intermittent Catheterization Adherence Scale) in children, and to validate the first steps.


Patients and methods

Scale validation monocentric study. Inclusion criterias were patients with neurogenic bladder, under the age of 18, using CIC (auto or hetero). The questionnaires ICAS and InCaSaQ were sent twice between 2017 March and April, and then filled by the child or his parents depending on who was doing the CIC. The internal concistency (Cronbach's alpha) measured the construct validity. The reproductibility was measured by the intraclass correlation cœfficient (ICC) and the Wilcoxon and McNemar tests. Filling facility was evaluated for each score (evaluation with a 0 to 10 scale from the person who filled the questionnaire).


Results

Twenty two patients were included, and 50 questionnaires filled (25 ICAS and 25 InCaSaQ), twice each. Internal consistency was good for InCaSaQ (Cronbach's alpha>0,7) and so was ICAS and InCaSaQ reproductibility (ICC>0,7 for most of the questions). Patients under hetero-CIC had a worse adherence than parents of children under hetero-CIC (ICAS 3,25 versus 0,7 for children under hetero-CIC). The lowest InCaSaQ item was the way of throwing away their catheter.


Conclusions

ICAS and InCaSaQ are interesting tools which can be used for children under auto and hetero-CIC. Studies with more patients will be necessary for finalizing the validation of these scales in the pediatric population.


Level of proof

4.

Mots clés:
Sondages intermittents / Satisfaction / adhérence / Vessie neurogénique / Dysraphisme
Mots-clés:
Clean intermittent catheterization / Satisfaction / adhérence / Neurogenic bladder / children
Le diméthyl sulfoxide (DMSO) sous anesthésie générale : une alternative après échec du DMSO sans anesthésie dans le syndrome de la douleur vésicale ?
The dimethyl sulfoxide under general anesthesia: An alternative after failure without anesthesia in the painful bladder syndrome/interstitial cystitis?
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 382-386, suppl. 7


Introduction

L’instillation vésicale de diméthyl sulfoxide (iDMSO), réalisée sans anesthésie, fait partie des options thérapeutiques du syndrome de la douleur vésicale (SDV). Certains patients sont réfractaires à ces iDMSO par mauvaise tolérance. Notre étude évalue la tolérance et les résultats des iDMSO sous anesthésie générale (AG) après échec des iDMSO mal tolérées sans anesthésie.


Patients et méthodes

De mai 2013 à avril 2016, 11 patients avec un SDV, dont 9 femmes (81,8 %), ont été traités par iDMSO sans anesthésie et étaient en échec par mauvaise tolérance empêchant un temps de contact souhaité entre DMSO et vessie de 1 heure. Les 11 patients étaient évalués par catalogue mictionnel et score Sant O’Leary. Tous avaient eu un test d’hydrodistension vésicale sous AG et un traitement per os sans impact significatif sur leurs symptômes.


Résultats

Une série de 6 nouvelles iDMSO était réalisée pour les 11 patients sous AG en ambulatoire et était bien tolérée. Les moyennes d’intervalle mictionnel diurne et pollakiurie nocturne pré-iDMSO sans anesthésie et post-iDMSO sous AG étaient de 32,2minutes [15 ; 60] et 6,3 levers [3 ; 10] et de 126,9minutes [25 ; 240] et de 3 levers [2 ; 6] ; soit une variation de respectivement 96,4minutes [0 ; 180] et de 3,75 levers [2 ; 6]. Les scores symptômes et gène de Sant O’Leary étaient de 17,5 [13 ; 20] et 15,5 [13 ; 16] et de 13,5 [4 ; 20] et 12 [1 ; 16] ; soit une variation de 3,2 [0 ; 9] et 4 [0 ; 12].


Conclusion

Les iDMSO sous AG semblent améliorer subjectivement et objectivement les patients réfractaires aux instillations sans anesthésie par mauvaise tolérance.


Niveau de preuve

4.


Introduction

The intravesical instillation of dimethyl sulfoxide (iDMSO), performed without anesthestic, is a therapeutic option for the painful bladder syndrome/interstial cystitis (PBS/IC). Some patients are against those iDMSO because of bad tolerance. Our study evaluates the tolerance and the outcome of the iDMSO under general anesthetic (GA) after the failure of the iDMSO without anesthetic.


Patients and methods

From May 2013 to April 2016, 11 patients with a PBS, 9 women (81.8 %), have been treated by iDMSO without anesthetic, without improvement because of bad tolerance and no possibility to have a one hour contact between the bladder and the DMSO. The 11 patients were evaluated by mictional calendar and Sant O’Leary score. All the patients had a hydrodistension and a per os treatment without improvement.


Outcomes

Six new iDMSO were performed under general anesthetic in ambulatory surgery with good tolerance for the 11 patients. The frequency and the nocturia before iDMSO without anesthetic and after iDMSO under general anesthetic were 32.2minutes [15; 60] and 6.3 per night [3; 10] and 126.9minutes [25; 240] and 3 per night [2; 6], so a variation respectively of 96.4minutes [0; 180] and of 3.75 per night [2; 6]. The symptom score and the problem index were 17.5 [13; 20] and 15.5 [13; 16] before and 13.5 [4; 20] and 12 [1; 16] after iDMSO under general anesthetic; a variation of 3.2 [0; 9] and 4 [0; 12].


Conclusion

The iDMSO under general anesthetic seems to improve objectively and subjectively the patients who are not improved by the instillations without anesthetic because of bad tolerance.


Level of evidence

4.

Mots clés:
cystite interstitielle / Syndrome de la douleur vésicale / Diméthyl sulfoxide / Instillation vésicale
Mots-clés:
interstitial cystitis / Painful bladder syndrome / Diméthyl sulfoxide / Intravesical instillation
Reproductibilité du calendrier mictionnel chez les patients atteints de sclérose en plaques. Étude prospective monocentrique
Reproducibility of bladder diary in patients with multiple sclerosis
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 387-395, suppl. 7


Introduction

L’importante variabilité des symptômes dans la sclérose en plaques (SEP) interroge sur la reproductibilité du calendrier mictionnel (CM) dans cette population. L’objectif de cette étude est d’évaluer la stabilité intra individuelle des résultats du CM dans la SEP et ses facteurs d’influence.


Matériel et méthodes

Un CM de 21jours précisant la fréquence mictionnelle (FM) par jour a été rempli par des patients atteints de SEP. Le critère de jugement principal était la stabilité de la FM quotidienne sur les 21jours, exprimée par le coefficient de variation (CV=écart-type/moyenne) distinguant 2 groupes : le groupe stable (CV≤15 %) et le groupe instable (CV>15 %). Les critères de jugement secondaires étaient le remplissage complet ou partiel du CM et la variation de la FM entre le week-end et la semaine.


Résultats

Trente et un patients ont été inclus (âge moyen 51 ans, DS 11,3) dont 65 % de femmes. Le CM est rempli en moyenne 19,35jours (DS 3,99). Le CV moyen est de 23 % (DS 0,1). Huit patients présentent un CV≤15 %. Hormis un âge plus élevé dans le groupe stable (p =0,03), il n’existe pas de différence significative entre les groupes. La FM du week-end est fortement corrélée à celle de la semaine (ρ=0,94, p <0,05). Plus la durée du CM est longue moins il apparaît stable.


Conclusion

Le CM dans la SEP n’est guère reproductible. Il reste à savoir s’il s’agit d’une véritable fluctuation des TVS de la SEP et/ou d’un manque de stabilité en lien avec la durée et le remplissage du CM.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Multiple sclerosis (MS) is a neurological condition characterized by variable levels of symptoms. This variability could also affect bladder dysfunction and impact on the reproducibility or stability of bladder diary (BD). The aim of the study is to investigate the reproducibility and reliability of BD in MS, and then determine its linked factors.


Methods

The MS patient provided a 21 days BD and they documented the time of every void. The main criterion was assessed by voiding frequency, represented by the coefficient of variation (CV=average/standard deviation), expressed as a percentage. Two groups were described: stable BD group (CV15 %) and instable BD group (CV>15 %). Secondary criteria were completion of BD (complete or not) and the difference of voiding frequency variation between weekend and week.


Results

Thirty-one patients were included (mean age 51.06 years, SD 11.33) with 65 % of women. Mean CV is 23 % (SD 0.11). The mean completion of BD was 19.35 days (SD 3.99). 8 patients had a CV15 %. Stable group was older than instable group (P =0.03). There was no other difference between the 2 groups. There is a strong correlation between mean voiding frequency weekend and week (ρ=0.94, P <0.05). The longer duration of BD, the less reliability is notified.


Conclusion

BD is not a stable reproducible in MS population. Both lack of compliance or variability of LUTS in MS may explain the unreliability of BD. However, BD utility should be discussed in this population.


Level of evidence

4.

Mots clés:
sclérose en plaques / Catalogue mictionnel / calendrier mictionnel / Reproductibilité / vessie neurologique
Mots-clés:
Multiple sclerosis / Bladder diary / Micturition flow chart / Reproducibility / Neurogenic urinary bladder
Résultats de l’urétroplastie anastomotique pour rétrécissement de l’urètre masculin
Results of anastomotic urethroplasty for male urethral stricture disease
2018
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 377-381, suppl. 7


Buts

Évaluer les résultats et identifier les facteurs déterminants la réussite de l’urétroplastie anastomotique (UA) pour rétrécissement urétral (RU) dans notre institution.


Patients et méthodes

Nous avons effectué une étude rétrospective sur une période de 4 ans et 6 mois (juillet 2012 à décembre 2016). Tout recours ultérieur à une urétrotomie endoscopique ou à une nouvelle urétroplastie a été considéré comme un échec.


Résultats

Quarante-huit cas ont été retenus. L’âge moyen des patients était de 53,5±17,3 ans (23–87 ans). La rétention complète d’urine était le motif de consultation dans 42 cas (87,5 %). L’urètre bulbaire était le siège préférentiel du RU (n =45). La longueur moyenne du rétrécissement était de 1,23±0,62cm (0,5 à 3cm) avec une médiane de 1cm. L’étiologie était post-infectieuse dans 56,3 % des cas. Plus de la moitié (58,3 %) des patients avaient déjà subi au moins une manipulation urétrale. Après un suivi moyen de 21,1±12,6 mois (1 à 52 mois), le taux global de réussite était de 77,1 %. En analyse univariée, la longueur du rétrécissement, l’âge du patient, les circonstances de découverte du rétrécissement, la cause et le siège du rétrécissement, les antécédents de manipulation urétrale préalable et l’expérience du chirurgien n’avaient pas significativement d’impact sur la réussite de l’urétroplastie anastomotique à un an et à deux ans.


Conclusion

L’UA avait donné de bons résultats dans notre pratique. L’origine infectieuse du rétrécissement et la manipulation urétrale préalable n’avaient pas significativement influé sur le résultat de cette technique opératoire.


Niveau de preuve

4.


Objective

To report our experience with anastomotic uretroplasty (AU) due to male urethral stricture disease (USD) and to identify factors affecting the results.


Patients and methods

We conducted a retrospective study over a period of 4 years and 6 months (July 2012 to December 2016). Any subsequent use of endoscopic urethrotomy or new urethroplasty was considered a failure.


Results

Forty-eight cases were included. The mean age of patients was 53.5±17.3 years (23–87 years). Urinary retention was the reason for consultation in 42 cases (87.5%). The most common localization of USD was the bulbar urethra (n =45). The mean length of USD was 1.23±0.62cm (0.5–3cm) with a median length of 1cm. The etiology was post-infectious in 56.3% of cases. More than half (58.3%) of patients had already undergone at least one urethral manipulation. After an average follow-up of 21.1±12.6 months (1 to 52 months), the overall success rate was 77.1%. In univariate analysis, length, cause and location of the stricture, age of patient, the presenting symptoms of the stricture, previous urethral manipulation and surgeon experience did not significantly impact on the success rate of anastomotic urethroplasty at one and two years follow-up.


Conclusion

The AU had provided good results in our practice. The infectious origin of the stricture and previous urethral manipulation did not significantly impact the result of this surgical technique.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Rétrécissement urétral / Post-infectieux / Urétroplastie anastomotique / Résultats
Mots-clés:
Urethral stricture / Post-infectious / Anastomotic uretroplasty / results
Risky business: Adjusting the pressure of the artificial urinary sphincter reservoir
Ajuster la pression du réservoir d’un sphincter artificiel urinaire n’est pas sans risque
2018
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- Réf : Prog Urol, 2018, 7, 28, 359-360, suppl. 7


Dear Editor ,


Mots clés:
B. / X. / D.S.