Base bibliographique

Sommaire :

Administration de chimiothérapie néoadjuvante pour tumeur de vessie infiltrant le muscle en vie réelle : les urologues encore trop frileux ?
Administration of neoadjuvant chemotherapy for muscle-invasive bladder cancer in real life: Are urologists still too cautious?
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 6, 31, 332-339




 

Analyse des recoupes urétérales extemporanées lors de la cystectomie : pourquoi et pour qui ? (revue de la littérature)
Achieving disease free distal ureteral margin at the time of radical cystectomy: Why and for whom? (an overview of literature)
2021
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2021, 6, 31, 303-315




 

Corrigendum à « Recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU–actualisation 2020–2022: cancer de la prostate [Prog. Urol 30 (12 S) (2020), pp S136-S251]
Corrigendum to “French ccAFU guidelines–update 2020–2022: Prostate cancer” [Prog. Urol 30 (12 S) (2020), pp S136-S251]
2021
- Corrigendum
- Réf : Prog Urol, 2021, 6, 31, 381-382




 

L’irrigation continue de sérum salé après une resection transurétrale de tumeur de vessie à la lumière bleue augmente la survie sans récidive des tumeurs de vessie de risque faible à intermédiaire
Continuous saline bladder irrigation after blue light transurethral resection of bladder tumor increases recurrence-free survival in low- to intermediate-risk non-muscle invasive bladder cancer
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 6, 31, 316-323




 

Morbidité et résultats à long terme du pontage pyélo-vésical sous-cutané dans l’obstruction urétérale chronique
Morbidity and long-term results of subcutaneous pyelovesical bypass in chronic ureteral obstruction
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 6, 31, 348-356




 

Pénurie en souche de BCG entre 2012 et 2014 : évaluation de son impact sur la prise en charge des patients présentant une TVNIM de haut risque
BCG strain shortage from 2012 to 2014: Evaluation of its impact on the management of patients with high-risk NMIBC
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 6, 31, 324-331


Introduction

Les instillations endo-vésicales de BCG sont le traitement de référence des TVNIM de haut risque avec une diminution du risque de récidive tumorale et d’infiltration musculaire. De 2012 à 2014, une rupture de stock de la souche Connaught a conduit à l’arrêt de l’approvisionnement de l’immucyst en France. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact potentiel de cette pénurie de BCG sur la prise en charge de ces patients.


Patients et méthodes

Nous avons réalisé une étude monocentrique rétrospective incluant les patients suivis entre mai 2005 et mai 2015 pour une TVNIM de haut risque (primo-diagnostic). Les patients ont été séparés en deux groupes : non impactés par la pénurie (GNIP : 56 patients) et impactés par la pénurie (GIP : 53 patients). Les données de récidive tumorale (SSR), de progression musculaire (SSP) et de survie globale et spécifique (SG et SS) ont été analysées.


Résultats

Le traitement d’attaque recommandé n’a pas pu être réalisé pour 20,8 % des cas dans le GIP contre seulement 5,3 % des cas dans le GNIP (p =0,02). De même, le schéma d’entretien était incomplet 56,6 % des cas pour le GIP contre 37,5 % dans le GNIP (p =0,047). À noter que les TVNIM de très haut risque ont néanmoins le plus souvent reçu un schéma d’attaque complet. Le GIP semble avoir bénéficié avec l’évolution des recommandations d’une plus grande utilisation de la fluorescence vésicale, mais sans différence significative sur le taux de RTUV de « second look ». Le taux de cystectomie était plus important dans le GNIP. Pas de différence significative de la SSR, la SSP, la SG et la SS entre les deux groupes.


Conclusion

Dans notre expérience, la pénurie de BCG n’a pas donc impacté la SSR, la SSP, la SG ou la SS. Ces données peuvent s’expliquer par une meilleure sélection en période de pénurie des patients à très haut risque avec finalement un traitement d’attaque complet et une utilisation plus fréquente de la fluorescence vésicale.


Niveau de preuve

3.


Introduction

BCG instillations are the gold-standard treatment for high-risk non-muscle-invasive bladder cancer (NMIBC) with a decreased risk of tumor recurrence and muscle infiltration. From 2012 to 2014, a stock shortage of the Connaught strain has led to the cessation of supply for immucyst in France. The objective of this study was to evaluate the potential impact of BCG shortage on the management of patients with NMIBC.


Patients and methods

We conducted a retrospective single-center study including patients followed from May 2005 to May 2015 with a high-risk NMIBC (primo-diagnosis). Patients were separated into two groups: not impacted by the shortage (NISG: 56 patients) and impacted by the shortage (ISG: 53 patients). Data on tumour recurrence (RFS), muscle progression (PFS) and overall and specific survival (OS and SS) were also analysed.


Results

The BCG induction schedule could not be carried out in 20.8% of cases in the ISG compared to only 5.3% of cases in NISG (P =0.02). Similarly, the maintenance treatment was incomplete for 56.6% of cases versus 37.5% in NISG (P =0.047). Nevertheless, it should be underlined that very high-risk NMIBC received a complete induction BCG schedule. The ISG seems to have benefited with the evolution of the guidelines with the use of diagnosis bladder fluorescence but without significant difference on the rate of second look bladder trans-uretral resection. The cystectomy rate was higher in ISG. No significant difference in RFS, PFS, OS, and SS between the two groups.


Conclusion

In our experience, RFS, PFS, OS or SS were not impacted by the BCG shortage. These data may be explained by a better selection of very high-risk patients including the recommended BCG schedule and more frequently the use of diagnosis bladder fluorescence.


Level of evidence

3.

Survie et facteurs associes à la durée de vie des prothèses péniennes a long terme
Survival and associated factors with long-term survival of penile prosthesis
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 6, 31, 374-380


Introduction

La mise en place de prothèses péniennes est en perpétuelle croissance mais peu de données à long terme sont disponibles concernant les facteurs associés à la survie des prothèses. Notre objectif était de décrire la survie à long terme des prothèses péniennes et d’analyser les facteurs pouvant influencer sa durée de vie.


Matériel

Il s’agit une cohorte rétrospective, monocentrique, des patients ayant eu la primo-implantation d’une prothèse pénienne, entre mai 2000 et mars 2017, au CHU de Reims. La survie des prothèses a été calculée par la méthode de Kaplan–Meier. Une analyse univariée et multivariée pour estimer le risque d’ablation/reprise chirurgicale de la prothèse a été réalisée par un modèle de Cox.


Résultats

150 patients ont été inclus et 61 patients ont suivi une ablation/reprise chirurgicale de la prothèse (40,7 %). Le suivi moyen était de 76,12 mois (0-176 mois). La survie des prothèses était 69,7 % à 5 ans (IC 95 %, 62,2-77,3) et 58,5 % à 10 ans (IC 95 %, 50,0-66,9). En multivariée, les facteurs influençant la survie des prothèses étaient le type de prothèse (autres vs Coloplast TITAN®, HR 1,89, IC 95 %, 1,03-3,45) et la taille finale de la prothèse (20-29cm vs 12–17cm, HR 0,27, IC 95 %, 0,09-0,77).


Conclusion

À 10 ans, la survie des prothèses péniennes est proche de 60 %. Le type et la longueur finale de la prothèse semblent avoir une influence significative sur la survie des prothèses. Il serait utile de discuter le risque de révision chirurgicale chez les patients envisageant une chirurgie de prothèse pénienne.


Niveau de préuve

3.


Introduction

Implantation of penile prosthesis is constantly growing but little long-term data is available concerning the associated factors of prosthesis survival. Our aim was to describe the long-term survival of penile prostheses and to identify factors influencing long-term prosthesis survival.


Methods

This is a retrospective, monocentric cohort of patients who underwent their first implantation of a penile prosthesis, between May 2000 and March 2017, at the Reims University Hospital. Prosthesis survival was calculated by the Kaplan–Meier method. A univariate and multivariate analysis to estimate the risk of surgical removal/revision of the prosthesis was performed using a Cox model.


Results

150 patients were included, and 61 patients underwent surgical removal of the prosthesis (40.7%). Mean follow-up was 76.12 months (0-176 months). Prosthesis survival was 69.7% at 5 years (95% CI, 62.2-77.3) and 58.5% at 10 years (95% CI, 50.0-66.9). In multivariate analysis, the factors influencing prosthesis survival were: type of prosthesis (other vs. Coloplast TITAN®, HR 1.89, CI 95%, 1.03-3.45) and prosthesis final length (20-29cm vs. 12–17cm, HR 0.27, 95% CI, 0.09-0.77).


Conclusion

At 10 years, the penile prosthesis survival is close to 60%. Type of implant and final length of the prosthesis may have a significant influence in long-term prosthesis survival. Patients undergoing penile prosthesis implantation must be informed about the risk of surgical removal/revision of the prosthesis.


Level of evidence

3.

Une grande distance entre le domicile et l’hôpital ne contre-indique pas l’ambulatoire pour urétéroscopie en Guyane française
A long distance between home and hospital does not bother ambulatory surgery for ureteroscopy in French Guyana
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 6, 31, 340-347


Introduction

La Guyane française mesure 83 500 km2 (équivalent à 1/6 du territoire métropolitain). Les communes sont distantes. L’urologie hospitalière n’existe qu’à Kourou. Ces particularismes ont mené à développer la chirurgie urologique ambulatoire, y compris pour des patients habitant loin du centre de référence. Nous rapportons notre expérience de l’ambulatoire pour urétéroscopie (URS).


Matériel

L’étude est rétrospective (2018–2019), et inclut 125 patients. Parmi ces patients, 19,2 % habitaient Kourou, 71,1 % à 40–100km de l’hôpital et 9,7 % à plus de 100km. Tous les patients ont été traités en ambulatoire pour un calcul (38,4 % en calice inférieur [CI]) par URS souple et/ou rigide. L’ambulatoire a aussi été proposé aux malades habitant loin avec les restrictions habituelles. Les complications, résultats et transformations d’ambulatoire en hospitalisation complète (HC) ont été étudiés.


Résultats

La taille des calculs était de 10,5mm (4–30), leur densité de 1030 UH (470–1700). Le taux de complications postopératoires était de 4 %. Il y a eu 90,4 % de patients sans fragments résiduels (85,4 % en CI). Un patient a été réadmis dans les 48heures pour lombalgies et 9 patients ont eu l’ambulatoire transformé en HC : 6 pour un horaire tardif et 3 pour une complication (fièvre et/ou douleurs). La distance domicile/hôpital n’était pas liée au taux de complications ou de passage en HC.


Conclusion

L’ambulatoire pour URS est possible sans complications supplémentaires chez des patients sélectionnés habitant à plus de 100km de l’hôpital grâce à une organisation spécifique et une bonne formation des soignants participant à l’aval chirurgical.


Niveau de preuve

3.


Introduction

French Guyana is 83,500 km2 wide (equivalent to 1/6 of France). Communes are distant. Public urology is set in Kourou only. These particularities led to develop ambulatory urological surgery including for patients living far away from the reference centre. We report our experience with patient ureteroscopy (URS).


Material

The study is retrospective (2018–2019), and includes 125 patients. Among these patients, 19.2% live in Kourou, 71.1% live 40 to 100km from the hospital and 9.7% beyond 100km. Every patient had an outpatient procedure for rigid and/or flexible URS to treat stone disease, including in lower calyx [LC] (38.4%). Ambulatory surgery was also proposed to the patients living away with the usual restrictions. Complications, results and switch to conventional hospitalisation (CH) were studied.


Results

Mean stone size was 10,5mm (4–30), stone density was 1030 UH (470–1700). The postoperative complication rate was 4%. There were 90.4% ‘stone free’ patients (85.4% for LC). One patient was rehospitalised within 48hours for acute flank pain and 9 patients had a switch of ambulatory to CH: 6 for discharge too late and 3 for complication (fever and/or pain). Distance between home and hospital was linked neither to complication rate, nor to switch to CH.


Conclusion

Ambulatory URS is possible without further complications in selected patients living beyond 100km from the hospital, because of a specific organisation and an appropriate training of the caregivers involved in postoperative patient care.


Level of proof

3.

Urétéro-iléoplastie de substitution, morbidité précoce et résultats à long terme
Ileal ureter replacement: Early morbidity and long-term results
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 6, 31, 357-367




 

Urétéroscopie souple à usage unique et réutilisable pour le traitement des calculs urinaires : une étude comparative des complications péri-opératoire
Single use and reusable flexible ureteroscopies for the treatment of urinary stones: A comparative study of perioperative complications
2021
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2021, 6, 31, 368-373