Base bibliographique

Complications urologiques après transplantation de reins issus de donneurs à critères étendus : anastomoses urétéro-vésicales versus anastomoses pyélo-urétérales
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 6, 26, 375-382


Introduction

L’utilisation de transplants issus de donneurs à critères étendus entraîne une augmentation du nombre de complications urologiques après transplantation rénale. Deux techniques différentes d’anastomose utilisées afin de rétablir la continuité urinaire sont comparées dans cette étude.


Patients et méthodes

Étude rétrospective, bicentrique sur une période de 5ans. Cent soixante-seize patients opérés aux hospices civils de Lyon ont bénéficié d’une anastomose urétéro-vésicale selon De Campos-Freire (groupe 1) et 167 patients opérés à l’hôpital Necker à Paris ont eu une anastomose pyélo-urétérale (groupe 2). Les différentes complications urologiques (fistules, sténoses, lymphocèles, hématomes et reflux vésico-urétéraux) et leur prise en charge ont été comparées. Les facteurs de risque ont été recherchés.


Résultats

Les délais d’attente avant la transplantation étaient plus longs dans le groupe 2 que dans le groupe 1 (51.0 et 33.8 mois) ainsi que le pourcentage de patients anuriques. (52,9 % contre 32,9 %) (p <0,001). Le temps d’ischémie froide était plus court dans le groupe 1 (939,3minutes en moyenne contre 1325,3minutes pour le groupe 2) (p <0,001). Une sonde double J était mise en place dans 97,6 % des cas pour le groupe 2 contre 84,2 % pour le groupe 1 (p <0,001). On ne retrouvait pas de différence significative dans la survenue de fistules et de sténoses (complications majeures) entre les 2 groupes. Il existait plus de complications mineures (hématomes, lymphocèles et reflux vésico-urétéral) dans le groupe 1 (p =0,033). Il y avait une différence dans la prise en charge de ces complications, en particulier des sténoses (p =0,024) avec une approche significativement plus conservatrice dans le groupe 2. L’analyse multivariée retrouvait l’anurie, le sexe des receveurs et l’âge des donneurs comme facteurs de risque indépendants dans la survenue de complications et la sonde double J comme facteur protecteur.


Conclusion

Cette étude ne permet pas de mettre en évidence la supériorité d’une technique d’anastomose urinaire. La mise en place d’une sonde JJ limite le risque de complication. L’analyse des facteurs de risque permet de proposer un arbre décisionnel afin de guider la stratégie chirurgicale, en particulier dans la population de receveurs anuriques.


Niveau de preuve

5.


Introduction

The use of transplants from extended criteria donors increases the number of urological complications after renal transplantation. Two different anastomosis techniques used to restore urinary continuity are compared in this study.


Patients and methods

Retrospective study, bi-center over a period of 5 years. One hundred and seventy six patients operated at Hospices Civils de Lyon benefited from ureteroneocystostomy according to De Campos-Freire (group 1) and 167 patients operated at the Necker Hospital in Paris had a pyelo-ureterostomy (group 2). The various urological complications (fistulas, strictures, seromas, haematomas and vesico-ureteric reflux) and their care were compared. Risk factors were sought.


Results

The waiting time before transplantation was longer in group 2 than in group 1 (51 and 33.84 months) as the percentage of anuric patients (52.9 % against 32.9 %) (P <0.001). The cold ischemic time was shorter in group 1 (939.3minutes on average against 1325.3minutes for group 2) (P <0.001). A double J stent was put in place in 97.6 % of cases in group 2 against 84.2 % for group 1 (P <0.001). We did not find any significant difference in the occurrence of stenosis and fistulas (major complications) between the 2 groups. There were more minor complications (hematoma, seroma and vesico-ureteric reflux) in group 1 (P =0.033). There was a difference in the treatment of these complications, especially stenosis (P =0.024) with a significantly more conservative approach in group 2. Multivariate analysis found anuria, sex of recipients and donor age as independent risk factors in the onset of complications and the double J stent as a protective factor.


Conclusion

This study does not demonstrate the superiority of a urinary anastomosis technique. The establishment of a double J stent reduces the risk of complications. Analysis of risk factors allows to propose a decision tree to guide the surgical strategy, particularly in the population of anuric recipients.


Level of evidence

5.

Mots clés:
Transplantation rénale / Anastomoses chirurgicales / Complications chirurgicales / Anurie
Mots-clés:
Kidney transplantation / Surgical anastomosis / Surgical complications / Anuria
Épidémiologie des calculs urinaires dans le Sud de la France : étude rétrospective monocentrique
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 6, 26, 339-345


Introduction

L’incidence de la lithiase urinaire est en augmentation dans les pays industrialisés. Cette modification peut s’expliquer entre autres par des modifications alimentaires. De plus en plus de jeunes patients présentent des lithiases urinaires. L’objectif de cette étude était d’analyser et de mettre à jour l’épidémiologie des calculs dans le Sud de la France selon l’âge et le sexe.


Matériel et méthodes

Une étude monocentrique rétrospective de 2009 à juin 2015 a inclus tous les calculs urinaires analysés par spectrophotométrie infrarouge. Des groupes ont été composés selon la teneur en minéraux (oxalocalciques avec sous-type whewellite, weddellite, calculs phosphocalciques, acide urique…).


Résultats

Un total de 749 calculs ont été analysés. Le sex-ratio était de 1,96 tout âge confondu. Les calculs les plus fréquents étaient oxalocalciques (51,3 %), puis mixtes (21,2 %) et phosphocalciques (11,9 %). Les calculs oxalocalciques sont majoritairement composés de whewellite (42 %) et les calculs phosphocalciques de carbapatite (18,6 %). Les calculs de whewellite étaient plus fréquents chez les hommes (p =0,0009), de même que les calculs d’acide urique (p =0,01) et les calculs mixtes chez les femmes (p =0,00003), de même que les phosphocalciques (p =0,0005).


Conclusions

L’épidémiologie de la lithiase urinaire a changé avec une augmentation de l’incidence chez les femmes, avec des patients plus âgés. Un changement dans le type de calcul a été observé avec une augmentation de la proportion des calculs mixtes, surtout chez les femmes. Des études nutritionnelles et métaboliques sont nécessaires pour déterminer les étiologies de ce changement de composition.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Incidence of urolithiasis is increasing in industrialized countries. Amendments can be explained among others by dietary changes. More and more young patients have urolithiasis. The objective of this study was to analyze and update the epidemiology of stones in south of France about age and gender.


Material and methods

A retrospective single-center study from 2009 to June 2015 included all urolithiasis analyzed by infrared spectroscopy. Groups were composed according to the mineral content (oxalocalcic with whewellite and weddelite, calcium phosphate stones, uric acid stones…).


Results

A total of 749 stones were analyzed. The sex ratio was 1.96 all aged confused. The most common stones were oxalocalcic (51.3 %), followed mixed stones (21.2 %) and calcium phosphate stones (11.9 %). The calcium oxalate stones are mainly composed of whewellite (42 %) and calcium phosphate stones of carbapatite (18.6 %). The stones of whewellite were more frequent in men (P =0.0009), as well as uric acid stones (P =0.01) and mixed stones in women (P =0.00003), as well as calcium phosphate (P =0.0005).


Conclusions

Epidemiology of stones has changed with an increased incidence in women, and nephrolithiasis patients getting older. A change in the type of stones is observed with increasing the proportion of mixed stones especially among women. Nutritional and metabolic studies are needed to find the etiology of the change in the epidemiology of urolithiasis.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Lithiase urinaire / Épidémiologie / spectrophotométrie infrarouge
Mots-clés:
infrared spectroscopy / Urolithiasis / epidemiology
Facteurs prédictifs et conséquences pronostiques des complications périopératoires lors des cystectomies totales pour carcinome urothélial chez des patients de 80 ans ou plus
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 6, 26, 331-338


Objectif

Définir les facteurs prédictifs et les conséquences pronostiques de la survenue de complications périopératoires au décours de cystectomies totales pour traitement d’un carcinome urothélial chez des patients âgés de 80ans ou plus.


Matériel et méthode

Analyse rétrospective des données cliniques et biologiques pré-opératoires et du devenir de quatre-vingt patients âgés de 80ans ou plus traités par cystectomie totale entre 1990 et 2010 dans un centre. Les complications périopératoires ont été gradées selon la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Vingt-huit patients (35 %) ont eu une seule complication périopératoire et dix-neuf (24 %) ont eu plusieurs (≥2) complications périopératoires. La survie globale des patients ayant eu plusieurs complications périopératoires a été significativement inférieure à celle des patients n’ayant pas eu de complication (Log-rang p =0,0004). La survenue de complications périopératoires multiples a été associée aux scores Charlson et ASA, aux antécédents d’irradiation pelvienne et de chimiothérapie d’induction. Cependant, en analyse multivariée, seule l’existence d’une comorbidité respiratoire a été un facteur de risque indépendant de survenue de plusieurs complications périopératoires.


Conclusions

La survenue de complications périopératoires multiples a été associée à une réduction de la survie globale des patients âgés au décours de cystectomies totale. L’existence d’une comorbidité respiratoire a été le seul facteur de risque indépendant de survenue de complications périopératoires multiples.


Niveau de preuve

5.


Objective

To define the predictive factors and the prognostic consequences of perioperative complications occurrence while radical cystectomies for urothelial carcinoma treatment in patients older than 80 years.


Material and method

Retrospective analysis of clinical and biological preoperative data and outcome of eighty patients of 80 years or more, treated with radical cystectomy between 1990 and 2010 in one centre. Perioperative complications were graded according to the classification from Clavien-Dindo.


Results

Twenty-eight patients (35%) had a single perioperative complication and nineteen (24%) had multiple (≥2) perioperative complications. Overall survival of patients with multiple perioperative complications was significantly lower than that of patients who had no complications (Log-rank P =0.0004). The occurrence of multiple perioperative complications was associated with Charlson and ASA scores, with pelvic irradiation and induction chemotherapy histories. However, in multivariate analysis, only the existence of respiratory comorbidity was an independent risk factor for the occurrence of multiple perioperative complications.


Conclusions

The occurrence of multiple perioperative complications was associated with reduced overall survival in elderly patients after radical cystectomy. The existence of respiratory comorbidity was the only independent risk factor for the occurrence of multiple perioperative complications.


Level of evidence

5.

Mots clés:
Cystectomie / Gérontologie / Complications / Facteurs prédictifs / Pronostic
Mots-clés:
Cystectomy / Gerontology / Complications / Predictive factors / prognosis
La néovessie iléale en W : résultats fonctionnels et qualité de vie à long terme
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 6, 26, 367-374


But

Évaluer les résultats fonctionnels de la néovessie iléale en W selon Hautmann et la qualité de vie des patients, plus de dix ans après l’intervention.


Patients et méthodes

Entre 1994 et 2004, 87 patients ont subi une cystoprostatectomie pour cancer de vessie avec remplacement iléal orthotopique en W dans le service. Parmi eux, 31 patients (35,6 %) ont été évalués. Le recul moyen était de 158 mois, l’âge moyen de 72ans. Une évaluation des résultats fonctionnels (recours aux protections, score USP, débitmétrie, mesure du résidu postmictionnel), de la qualité de vie globale des patients (score SF-36) et du retentissement des troubles mictionnels sur leur qualité de vie (échelle Ditrovie) a été réalisée.


Résultats

La continence diurne était satisfaisante chez 29 patients (96,8 %). La continence nocturne était satisfaisante chez 27 patients (87,1 %). Les scores moyens d’incontinence diurne, d’hyperactivité et de dysurie du questionnaire USP étaient respectivement de 1,5/9 ; 3,2/21 et 2/9. Le débit maximum était en moyenne de 18mL/s pour un volume mictionnel moyen de 324mL et un résidu postmictionnel médian de 70mL. Les 8 dimensions du SF-36 étaient comparables aux valeurs de la population française. Selon l’échelle Ditrovie, dont la valeur moyenne était de 1,83, la qualité de vie était inchangée ou peu modifiée par les troubles urinaires chez 28 (90,3 %) des patients.


Conclusion

Nos résultats suggèrent que le statut mictionnel et la qualité de vie des patients avec néovessie iléale orthotopique restent satisfaisants à long terme.


Niveau de preuve

5.


Purpose

To evaluate functional outcomes and patients’ health-related quality of life over ten years after a W-shaped ileal neobladder urinary diversion.


Patients and methods

From 1994 to 2004, 87 patients with bladder cancer underwent a cystoprostatectomy with a W-shaped ileal neobladder. Among them, 31 patients (35.6%) were evaluated. The average follow-up was 158months, average age was 72years. We assessed functional outcomes (use of protections, USP score, uroflowmetry, postvoid residual volume), overall health-related quality of life (SF-36 score), and specific urinary-related quality of life (Ditrovie scale).


Results

Daytime continence was satisfactory in 29 patients (96.8%). Night-time continence was satisfactory in 27 patients (87.1%). Mean daytime continence, hyperactivity and dysuria scores of the USP were respectively 1.5/9, 3.2/21 and 2/9. Mean value of the maximum flow rate was 18mL/s for an average voiding volume of 324mL and an average postvoid residual volume of 70mL. The 8 dimensions of the SF-36 were all comparable with the French population's values. According to the Ditrovie scale whose average value was 1.83, the health-related quality of life was unchanged or little changed by urinary disorders in 28 patients (90.3%).


Conclusions

Our results suggest that voiding status and health-related quality of life remain satisfactory over ten years after an orthotopic ileal neobladder derivation.


Level of evidence

5.

Mots clés:
Néovessie iléale / Hautmann / Dérivation urinaire / continence / Résultats fonctionnels
Mots-clés:
Ileal neobladder / Hautmann / urinary diversion / continence / Functional outcomes
La sensibilité aux antibiotiques des bactéries uropathogènes dans la ville de Nouakchott – Mauritanie
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 6, 26, 346-352


Introduction

L’infection urinaire (IU) est une pathologie fréquente aussi bien en communauté qu’à l’hôpital. Au cours de ces dernières années, on a assisté à une augmentation de l’incidence des résistances aux antibiotiques des germes responsables d’IU, notamment à cause de l’émergence des entérobactéries ayant une bêtalactamase à spectre étendu (BLSE).


But

Le but de ce travail était d’étudier l’épidémiologie des germes responsables des infections urinaires, ainsi que leur sensibilité aux antibiotiques au niveau de 3 laboratoires d’analyses médicales dans la ville de Nouakchott (Mauritanie) chez tous les patients se présentant à ces laboratoires pour ECBU durant une période de six mois.


Matériels et méthodes

Il s’agit d’une étude prospective réalisée au niveau de trois laboratoires d’analyses médicales à Nouakchott, sur une période de six mois allant du début janvier à fin juin 2014 chez tous les patients se présentant à ces structures pour ECBU durant cette période. La culture a été faite selon les techniques usuelles, et l’antibiogramme a été réalisé selon les recommandations du Comité de l’antibiogramme de la Société française de microbiologie (CA-SFM). L’analyse statistique a été effectuée à l’aide du logiciel SPSS Statistics 20.


Résultats

Sur 3082 prélèvements d’urine, 568 répondaient aux critères d’infection urinaire, soit 18,4 % de positivité. Ces infections ont concerné des patients hospitalisés (17,8 %) et surtout des consultants externes (82,2 %). Le sex-ratio F/H était 1,6. L’épidémiologie des infections urinaires au niveau de ces 3 laboratoires d’analyses médicales est globalement comparable aux données de la littérature en ce qui concerne l’âge, le sexe, le terrain, et le germe le plus fréquemment responsable (Escherichia coli 64,4 %). Mais, des différences sur les résistances sont observées : résistances plus élevées aux bêtalactamines, aux quinolones de 1re génération, aux fluoroquinolones et au cotrimoxazole. L’IU était fréquente chez les patients sondés (64,9 %), les diabétiques (52,4 %), les hospitalisés (49,3 %), et chez les femmes enceintes (38,7 %). La prévalence des infections urinaires à entérobactéries productrices des BLSE dans notre étude était de 12,8 %, parmi toutes les infections urinaires à entérobactéries. Les souches d’E. coli et de Klebsiella spp isolées ont exprimé une BLSE respectivement dans 10,4 et 20,4 % des cas.


Conclusion

La répartition des souches dans notre étude est comparable à la littérature, en revanche, la résistance aux antibiotiques est plus importante dans notre série, conséquence probablement de l’usage inapproprié de ces molécules dans notre pays, d’où l’intérêt de prévoir une bonne stratégie d’approvisionnement et de dispensation de ces molécules ainsi que la révision du traitement empirique des IU dans notre pays.


Niveau de preuve

4.


Introduction

A urinary tract infection (UTI) is a frequent pathology in outpatients and admitted patients as well. In recent years, there has been an increase in the resistance of germs responsible for UTI to tested antibiotics, particularly because of the emergence of Enterobacteria secreting extended-spectrum beta-lactamase (ESBL).


Objective

The aim of this work was to study the epidemiology of germs responsible for urinary tract infections and their antibiotic sensitivity at three clinical laboratories in the city of Nouakchott (Mauritania) in all patients presenting to these laboratories for urine culture during a period of six months.


Methods

This is a prospective study conducted at three clinical laboratories in Nouakchott, over a period of six months from January 1st to June 30th 2014 for all patients coming to these laboratories for urinalysis test during this period. The culture was performed according to the usual techniques, and the antibiogram was done according to the recommendations of the Antibiogram Committee of the French Society of Microbiology. The statistical analysis was performed using SPSS Statistics 20.


Results

From 3082 urine exam, 568 were positive, which means 18.4%. These infections were for hospitalized patients (17.8%) and outpatients in particular (82.2%). Sex ratio F/M was 1.6. The epidemiology of urinary tract infections in these three medical analysis laboratories is comparable to the past studies data regarding age, sex, and the bacteria, the most frequently responsible (Escherichia coli 64.4%). But differences in the resistance of E. coli are observed: higher resistance to beta-lactam antibiotics, the quinolones, the fluoroquinolones, and cotrimoxazol. UTI was common in patients with urinary catheter (64.9%), diabetics (52.4%), hospitalized patients (49.3%) and pregnant women (38.7%). The prevalence of urinary tract infections caused by Enterobacteria ESBL in our study was 12.8%, of all urinary tract infections caused by Enterobacteria; 10.4 and 20.4% of the E. coli and Klebsiella spp , respectively produced a ESBL.


Conclusion

The distribution of germs in our study is comparable to the literature, however, antibiotic resistance is higher in our study, which is probably a result of the inappropriate use of these drugs in our country, therefore it is important for us to create a good strategy to supply and distribute these drugs, as well as the review of the empirical treatment of UTI in our country.


Level of evidence

4.

Mots clés:
infection urinaire / Examen cytobactériologique des urines / Antibiogramme / BLSE / Nouakchott
Mots-clés:
urinary tract infection / Urine culture / Antibiogram / ESBL / Nouakchott
Prise en charge endoscopique des plaies urétérales de découverte postopératoire. Étude rétrospective unicentrique d’octobre 2003 à juin 2014
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 6, 26, 360-366


Contexte

Les plaies urétérales sont rares avec une incidence entre 0,5 et 1 % des chirurgies pelviennes. Leurs prises en charges et leurs pronostics restent très dépendants du délai de découverte et du niveau lésionnel urétéral. L’importance d’une prise en charge précoce diminue la morbidité et améliore le pronostic du patient.


Matériel et méthodes

Une étude rétrospective a été réalisée d’octobre 2003 à juin 2014 dans un centre hospitalier universitaire à l’aide d’une revue systématique des dossiers de patients d’urologie, de chirurgie digestive, de chirurgie vasculaire et de gynécologie.


Résultats

Quarante-six plaies ont été retrouvées chez 43 patients. La majorité de ces plaies urétérales a été retrouvée au niveau de l’uretère pelvien, soit 69,6 % de la population étudiée (n =32). La cause principale était la chirurgie gynécologique (n =25). Dans le groupe plaie simple, le traitement endoscopique a été efficace dans près de 90 % des cas (n =6). Dans les deux autres groupes, l’efficacité n’a été que de 30 % et a imposé une prise en charge chirurgicale en seconde intention.


Conclusion

La prise en charge repose essentiellement sur un dépistage précoce, voire peropératoire, ainsi que sur une connaissance initiale correcte de la localisation et de la taille de la lésion. Le traitement endoscopique peut dans la majorité des cas traiter de manière simple et peu invasive la plaie urétérale avec près de 90 % de réussite. Dans les plaies plus complexes, l’endoscopie reste une étape dans la prise en charge avec environ 30 % de réussite dans notre étude.


Niveau de preuve

5.


Background

Ureteral wounds are rare with an incidence of 0.5 to 1% of pelvic surgeries. Their supports and their prognosis remain dependant of the period of support and the level of ureteral lesion. The importance of early treatment reduces morbidity and improves patient prognosis.


Methods

A retrospective study from October 2003 to June 2014 was performed in a university hospital using a systematic chart review of patients’ urology, digestive surgery, vascular surgery and gynecology.


Results

Forty-six wounds were found in 43 patients. The majority of the ureteral wound was found at the pelvic ureter, i.e. 69.6% of the study population (n =32). The main cause was gynecological surgery (n =25). In the simple wound group, endoscopic treatment was effective in nearly 90% of cases (n =6). In the other two groups, the efficacy was only 30% and imposed a surgical treatment as second-line.


Conclusion

The management is based primarily on early detection or intraoperative, and on a correct initial knowledge of the location and size of the lesion. Endoscopic treatment can in most cases treated with a simple and minimally invasive operation an ureteral wound with nearly 90% success rate. In more complex wounds, endoscopy remains a step in the management with about 30% success rate in our study.


Level of evidence

5.

Mots clés:
Plaie / Uretère / Postopératoire / Endoscopie
Mots-clés:
Wound / ureter / Postoperative / endoscopy
Radiation exposure of patient and surgeon in minimally invasive kidney stone surgery
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 6, 26, 353-359


Introduction


Mots clés:
PNL / RIRS / Radiation exposure / PNL / RIRS
Mots-clés:
A. / O. / F. / O. / C.