Base bibliographique

Sommaire :

Enquête observationnelle, transversale de l’Association française d’urologie (AFU) sur la pratique du traitement hormonal intermittent dans le cancer de la prostate en France
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 6, 24, 367-373


Objectifs

Évaluer les pratiques des urologues membres de l’Association française d’urologie (AFU) du traitement hormonal intermittent (THI).


Méthodes

Enquête observationnelle transversale portant sur les modalités de pratique du THI dans le cancer de la prostate (CaP) réalisée chez 941 urologues interrogés par questionnaire début 2011.


Résultats

Deux cent soixante-neuf urologues ont participé à l’enquête (taux de réponse 28,6 %) et 90,3 % prescrivaient le THI. Les principales raisons de pratique du THI étaient l’amélioration de la qualité de vie pour 94,2 % des urologues, la tolérance clinique pour 73,7 %, le coût et l’efficacité carcinologique pour 44 %. Les indications étaient le CaP localisé (risque faible 22,6 %, intermédiaire 19,8 %, haut 14 %), localement avancé (59,7 %), métastatique (63,4 %), récidives biologiques après traitement local (prostatectomie 62,1 %, radiothérapie 73,7 %). Un taux de PSA inférieur à 2ng/mL était considéré comme valeur seuil de pause thérapeutique dans 70 % des cas quelles que soient les indications du THI. Le seuil du PSA sélectionné pour la reprise de l’hormonothérapie était est de 4ng/mL dans 37,9 % et de 10ng/mL dans 36,6 % des cas. Le cycle du traitement dans le cadre du THI était de 6 mois dans 60 % des cas.


Conclusion

Cette enquête a permis d’obtenir une photographie de la pratique du THI en France. Même en l’absence de données de niveau de preuve 1 dans la littérature, la majorité des urologues utilisait donc le THI dans leur pratique clinique, et ce, dans de nombreuses indications, notamment en cas de récidive biologique après traitement local.


Niveau de preuve

3.


Objective

To assess clinical practice of intermittent hormone therapy (IHT) among urologists members of the French Association of Urology.


Methods

Internet-based observational survey evaluating IHT modalities in prostate cancer using questionnaire sent to 941 urologists.


Results

Two hundred and sixty nine urologists participated in the survey (response rate 28.6 %) including 90.3 % prescribing IHT. The main reasons for IHT were improvement of quality of life in 94.2 %, clinical tolerance in 73.7 %, decreased costs and oncological equivalence in 44 %. The indications were localized prostate cancer (low risk 22.6 %, intermediate 19.8 %, high 14 %), locally advanced (59.7 %), metastatic (63.4 %), biochemical recurrence after local treatment (prostatectomy 62.1 %, radiotherapy 73.7 %). A PSA <2ng/mL was considered as the threshold for androgen deprivation therapy break in 70 % of cases regardless of the IHT indication. The PSA threshold selected for the re-initiation of treatment was 4ng/mL in 37.9 % and 10ng/mL in 36.6 % of cases. The cycle of IHT was 6 months in 60 % of cases.


Conclusion

This survey provided a snapshot of the practice of IHT in France. Even in the absence of level of evidence 1 trials in the literature, most urologists used IHT in their clinical practice, for many indications, especially in case of biochemical recurrence after local treatment.


Level of proof

3.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Traitement hormonal intermittent / Résultats / Qualité de vie
Mots-clés:
prostate cancer / Intermittent hormonal treatment / Outcomes / Quality of life
Étude comparée des résultats histologiques de résection et de biopsies de prostate
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 6, 24, 374-378


Objectif

Évaluer les corrélations histologiques entre copeaux de résection de prostate et carottes biopsiques dans une population de patients ayant eu une résection de prostate (RTUP) et des biopsies de prostate (BEGP).


Patients et méthodes

Les données cliniques et tumorales de 77 patients ayant eu ces interventions simultanément ou en léger différé ont été recueillies. En fonction de l’existence de cancer de prostate (CaP), 4 groupes ont été définis : groupe 1 (BEGP et RTUP négatives), groupe 2 (RTUP positive et BEGP négatives), groupe 3 (RTUP négative et BEGP positives) et groupe 4 (BEGP et RTUP positives). Les moyennes et proportions ont été comparées selon Anova et le test du &khgr;2, respectivement.


Résultats

L’âge et le PSA moyen étaient plus élevés dans les groupes 3 et 4 sans que la différence soit significative (p =0,65 et p =0,23, respectivement). Le nombre de biopsies positives était plus élevé dans le groupe 4 que dans le groupe 3 (5,6 vs 4,6, p <0,0001), les copeaux étaient plus envahis dans le groupe 4 que le groupe 2 (41 % vs 11 % p <0,0001), le score de Gleason des copeaux était plus élevé dans le groupe 4 que le groupe 2 (7,5 vs 6,2 p <0,0001).


Conclusion

Les CaP des zones de transition et périphériques semblent avoir des caractéristiques distinctes. Lorsque des copeaux et les BEGP étaient tous les deux envahis, c’était en général par un CaP potentiellement agressif. La décision d’explorer la zone périphérique en cas de RTUP positive doit donc tenir compte du contexte clinique.


Niveau de preuve

5.


Purpose

To evaluate the histological correlation between transuretral resection chips and biopsy cores within a population of patients who underwent resection of prostate (TURP) and prostate biopsies (BPx).


Patients and methods

Clinical and tumoral data of 77 patients who had both procedures simultaneously or with a slight delay were collected. According to the presence of prostate cancer (Pca), 4 groups were defined: group 1 (TURP and BPx negative), group 2 (TURP positive, BPx negative), group 3 (TURP negative, BPx positive), group 4 (TURP and BPx positive). Means and proportions were compared using Anova and &khgr;2 test, respectively.


Results

The patients were older in groups 3 and 4 (79 and 76 respectively, P =0.65). The PSA was higher in the groups 3 and 4 (64 and 55ng/mL) than the groups 1 and 2 (10.6 et 16 respectively, P =0.23). The number of positive biopsy was higher in the group 4 than the group 3 (5.6 vs. 4.6, P <0.0001), the chips were more invaded in the group 4 than the group 2 (41% vs. 11% P <0.0001), the Gleason score at TURP was higher in the group 4 than the group 2 (7.5 vs. 6.2 P <0.0001).


Conclusion

Our study underlines that the Pca of transition and peripheral zones seems to have distinct characteristics. When chips of TURP and BPx were both invaded, it was due to an aggressive cancer. The decision to explore the peripheral zone in the case of positive TURP must take clinical context into consideration.

Mots clés:
cancer de prostate / Biopsie de prostate / Résection de prostate / Anatomopathologie
Mots-clés:
Prostatic neoplasm / Prostate biopsy / Transurethral resection of the prostate
Évaluation de l’utilisation de la simulation dans la formation des jeunes urologues français : une enquête de l’association française des urologues en formation (AFUF)
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 6, 24, 390-396


Objectifs

Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer la place de la simulation dans la formation initiale des jeunes urologues français.


Matériels et méthodes

Un questionnaire électronique a été diffusé à l’ensemble des internes et chefs de clinique, membres de l’AFUF entre février et mai 2013. Les résultats sont présentés sous forme de médiane (écart interquartile).


Résultats

Les réponses de 125 urologues en formation ont été analysées (taux de réponse 38 %). Il s’agissait d’internes dans 90 cas (72 %), et de chefs de clinique ou assistants dans 35 cas (28 %). L’âge médian était de 29ans (27–30), la proportion masculine de 77 %. Tous les CHU étaient représentés. Quatre-vingt-dix (72 %) d’entre eux avaient accès à un pelvi-trainer et 66 (53 %) à des modèles animaux ou cadavériques, mais ne l’utilisaient jamais ou moins d’une fois par mois dans 83 et 97 % des cas, respectivement. Soixante-douze (58 %) avaient utilisé au moins une fois un simulateur utilisant la réalité virtuelle et 38 (30 %) y avaient accès régulièrement, mais sans encadrement dans 64 % des cas. Les facteurs limitant l’entraînement sur simulateur étaient l’absence de simulateur à disposition (70 %), le manque de temps (58 %), d’incitation (34 %) et d’encadrement (20 %). Si ces conditions étaient réunies, 86 % des jeunes urologues seraient prêts à consacrer plus d’une heure par semaine à l’entraînement sur simulateur.


Conclusion

Cette étude a révélé parmi l’échantillon interrogé une sous-utilisation de la simulation dans la formation pratique. Cela était expliqué par un manque d’accessibilité, mais surtout d’utilisation des moyens à disposition.


Niveau preuve

3


Objectives

To study the place of simulation in the training curriculum of French urologists-in-training.


Materials and methods

An online questionnaire was sent to all residents and fellows members of the AFUF between February and May, 2013. Results are presented as the median (interquartile range).


Results

The answers of 125 urologists-in-training were computed (response rate 38%). They were residents in 90 cases (72%), and fellows in 35 cases (28%). Median age was 29 (27–30), male proportion 77%. All French academic urology departments were represented. Ninety of them (72%) had access to a pelvi-trainer and 66 (53%) to animal or cadaveric models, although they never used them or less than once a month in 83 and 97% of cases, respectively. Seventy-two (58%) had used a virtual-reality based simulator at least once and 38 (30%) had regular access to one, but without supervision in 64% of cases. Factors limiting simulation-based training were the lack of available simulators (70%), the lack of time (58%), the absence of incitement (34%) and supervision (20%). If these conditions were met, 86% of urologists-in-training would be ready to spend more than one hour a-week training on a simulator.


Conclusion

This study revealed among the sample of respondents a limited use of simulation tools for skills aquisition. This was explained by a limited availability of these tools but also by an insufficient use of the tools when available.

Mots clés:
simulation / Formation / Pédagogie / Robotique
Mots-clés:
simulation / Training / Éducation / Robotics
Intérêt de la densité du PSA comme facteur prédictif chez les patients afro-caribéens éligibles à la surveillance active du cancer de prostate selon les critères du protocole français
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 6, 24, 327-333


Objectifs

Étudier l’intérêt de l’ajout de la densité du PSA (PSAD), aux critères de sélection du protocole français, pour l’inclusion de patients afro-caribéens en surveillance active d’un cancer de prostate.


Méthodes

L’analyse rétrospective de 1505 patients ayant eu, consécutivement, une prostatectomie totale pour cancer entre 2000 et 2012, dans un unique centre de référence, a permis d’identifier 141 patients ayant, au moment de leur diagnostic, les critères de surveillance active du protocole français. Cette population a été divisée en 2 groupes selon que l’analyse histologique de la pièce de prostatectomie confirmait l’indolence du cancer ou l’infirmait. La médiane des PSAD de chacun de ces groupes a été calculée pour être comparée. Secondairement, le PSAD le plus discriminant a été recherché par la méthode de courbe ROC après constitution de tableaux de validité intrinsèque, dans cette population. Cette valeur seuil a permis la réalisation secondaire d’une analyse comparative de la sous-estimation du cancer en termes d’agressivité et/ou d’extension, entre les patients sélectionnés selon les critères du protocole français et les patients « sur-sélectionnés » en fonction de ces mêmes critères et de leur PSAD.


Résultats

Parmi les 141 patients recensés pour l’analyse, l’examen histologique de la pièce de prostatectomie a permis de mettre en évidence que : 42 patients (29,7 %) avaient en réalité un cancer plus agressif (20,6 % de Gleason≥7), plus étendu (4,2 %≥pT3), ou plus étendu et plus agressif (4,9 %) que ne le laissaient présager les critères du protocole français. La médiane de PSAD de ces 42 patients étaient significativement plus élevée que la médiane de PSAD des patients correctement estimé (0,18 vs 0,14, valeur p =0,046). L’application de la valeur seuil la plus discriminante : 0,15ng/mL/cm3, à cette population, permettait d’améliorer significativement la sélection des candidats : parmi les 79 patients « sur-sélectionnés », 16 (20,2 %) avaient en réalité un cancer plus agressif (13,9 % de Gleason≥7), plus étendu (2,5 %≥pT3), ou plus étendu et plus agressif (3,8 %)


Conclusion

Les critères du protocole français pour la surveillance active, appliqués à la population antillaise sous-estimaient 29 % de cancers non latents. Ainsi, des critères adjuvants qui doivent être peu onéreux, sensibles et spécifiques semblent nécessaires dans cette population. Un PSAD<0,15ng/mL/cm3 pourrait être l’un de ces critères.


Niveau preuve

5.


Objectives

Study the interest of addition of PSA density (PSAD), to the selection criteria of the French protocol for inclusion patients Afro-Caribbean on active surveillance prostate cancer.


Methods

A retrospective analysis of 1505 patients who had, in turn, a radical prostatectomy for cancer between 2000 and 2012, in a single reference center. One hundred and forty-one patients was eligible, at the time of their diagnosis, for active surveillance by the criteria of the French protocol. This population was divided into 2 groups according to the histological analysis of the prostatectomy specimen confirmed indolent cancer or overturned. The median PSAD of each group was calculated to be compared. Secondarily, the most discriminating PSAD was investigated by the method of ROC after constitution tables intrinsic validity in this population. This threshold has secondary conducting a comparative analysis of the underestimation of cancer in terms of aggressiveness and/or extension between patients selected according to the criteria of the French protocol and “on-selected” patients according to these criteria and their PSAD.


Results

Of the 141 patients identified for analysis, histological examination of the prostatectomy specimen has to show that 42 patients (29.7 %) were actually more aggressive cancer (20.6 % of Gleason7), wider (4.2 %pT3) or larger and more aggressive (4.9 %) than foreshadowed criteria French protocol. The median PSAD these 42 patients were significantly higher than the median PSAD patients correctly estimated (0.18 vs. 0.14, p -value=0.046). The application of the most discriminating threshold: 0.15ng/ml/cm3 in this population allowed to significantly improve the selection of candidates of the 79 “on-selected” patients, six (20.2 %) were actually more aggressive cancer (13.9 % of Gleason7), wider (2.5 %pT3) or larger and more aggressive (3.8 %).


Conclusion

The criteria for the French protocol for active surveillance, applied to the Caribbean population underestimate 29 % of non-latent cancers. Adjuvants criteria that must be inexpensive, sensitive and specific seem necessary in this population. A PSAD<0.15ng/ml/cm3 could be one of these criteria.

Mots clés:
Surveillance active / cancer de prostate / densité du PSA
Mots-clés:
Active surveillance / prostate cancer / PSA density
La calcinose scrotale : aspects cliniques et thérapeutiques à propos de 5 cas
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 6, 24, 346-348


La calcinose scrotale est une affection rare et d’étiologie encore très discutée. Nous rapportons cinq cas chez des patients sans antécédent pathologique particulier. Cliniquement, les bourses étaient parsemées de nodules indolores de taille variable produisant une substance blanchâtre, pâteuse. Le bilan phosphocalcique était normal chez tous les patients. Ils ont tous eu une exérèse des lésions associée à une plastie de recouvrement des bourses. L’étude histopathologique a mis en évidence des kystes épidermoïdes calcifiés dans 4 cas.


Scrotal calcinosis is a rare pathology and etiology still discussed. We report five cases in patients without particular history of another disease. Clinical examination revealed scrotal wall with painless nodules of various sizes producing a whitish substance, pasty. The phosphate levels were normal in all patients. They all had a resection of the lesions associated with scholarships plasty recovery. Histopathological study revealed calcified epidermoid cysts in 4 cases.

Mots clés:
Calcinose scrotale / Kyste épidermoide / traitement chirurgical
Mots-clés:
Scrotal calcinosis / Epidermal cyst / Surgical treatment
Les marges chirurgicales dans le cancer de la prostate. CCAFU revue de la littérature
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 6, 24, 334-345


Objectifs

La littérature a confirmé l’impact pronostique significatif du statut des marges chirurgicales au décours de la prostatectomie totale. Le statut des marges est un critère d’autoévaluation des pratiques facile à mesurer. L’objet de cet article était de : définir la marge chirurgicale positive (MCP), énoncer les moyens de l’éviter, préciser l’impact sur les survies (biologique, spécifique et globale) et détailler la prise en charge.


Méthode

Une revue de la littérature à partir de Pubmed a été réalisée jusqu’en 2012, ainsi qu’une analyse des communications lors des principaux congrès avec comité de sélection et abstracts publiés.


Résultats

La MCP est définie par l’existence de cellules tumorales arrivant directement au contact de la limite d’exérèse chirurgicale encrée. Les chiffres de 15 à 20 % de MCP sont les plus souvent rapportés. Le statut des marges chirurgicales est l’un des facteurs majeurs de récidive biologique qui détermine l’intérêt ou non d’un traitement adjuvant après chirurgie. La radiothérapie postopératoire avec les techniques actuelles n’altère que très peu la qualité de vie. La radiothérapie adjuvante sur les cancers de la prostate marge positive apporte un bénéfice sur la survie « biologique » mais au prix d’un surtraitement. La radiothérapie de rattrapage en cas de récidive doit, si elle est choisie, être effectuée précocement (Prostate Specific Antigen [PSA]<1ng/mL voire<0,5ng/mL).


Conclusion

Le taux de MCP doit être connu dans sa propre expérience. Cette revue n’a pas permis pas de conclure sur la supériorité d’une voie d’abord ou d’une technique par rapport à l’autre. Même si la conservation du col, la préservation des bandelettes ne modifient pas clairement le taux de marge, il est certain que le type de dissection doit être adapté aux caractéristiques de la tumeur, en fonction des groupes à risque de D’Amico, orienté par l’IRM multiparamétrique. Il est préférable de réserver la dissection intrafasciale aux tumeurs de faible risque. Le débat primordial, radiothérapie adjuvant versus différée est ouvert.


Objective

Literature showed the impact of surgical margin status on prognosis after radical prostatectomy (mostly on biochemical survival). Margin status is an easy self-evaluation of surgical practice to assess. The aim of this paper was to define what a positive surgical margin (PSM) is and how to prevent the occurrence, to precise the impact on survival and how to treat.


Method

A literature analysis with Pubmed has been performed to 2012, furthermore conclusions of the main congresses with selection committee and review publication have also been studied.


Results

PSM is defined as “tumor cells touching the ink on the specimen edge”. The most frequent reported incidence is between 15 to 20%. Margin status remains one of the major criteria to determine the need of adjuvant radiotherapy after surgery. Quality of life is not or only lightly modified by radiotherapy with the current techniques. Adjuvant radiotherapy improves biological survival but is synonymous with overtreatment in many times. Salvage radiotherapy has to be quickly performed after Prostate Specific Antigen (PSA) relapse (PSA<1ng/mL even<0.5ng/mL).


Conclusion

This literature review did not allow to suggest superiority of one surgical technique over another. In the same way, the kind of dissection i.e. bladder neck or neurovascular bundle preservation does no clearly modify PSM rate. However, it seems logical to “customize” dissection according to prostate cancer characteristics (D’Amico criteria for instance) guided with multiparametric MRI. Intrafascial dissection has to be applied only to low risk. Lastly, the debate between adjuvant or salvage radiotherapy is always ongoing.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Marge chirurgicale / Survie
Mots-clés:
prostate cancer / Surgical margin / survival
L’adénomectomie selon Millin à l’heure de l’énucléation laser : résultats d’une série de 240 cas
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 6, 24, 379-389


Introduction

Des nouvelles techniques sont proposées pour le traitement chirurgical de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) : l’énucléation laser et l’adénomectomie par laparoscopie. Le but de cette étude rétrospective était la comparaison des résultats de la technique d’adénomectomie selon Millin réalisée dans des conditions d’environnement médical contemporain aux résultats publiés avec les nouvelles techniques d’énucléation laser ou d’adénomectomie par laparoscopie.


Patients et méthodes

Deux cent quarante cas consécutifs d’adénomectomie réalisés selon la technique de Millin entre janvier 2004 et décembre 2008 ont été analysés. Chaque patient était évalué en préopératoire par un score IPSS, un score de qualité de vie (SQV), un débit maximum (Qmax), un résidu post-mictionnel (RPM), un volume prostatique total (VPT) mesuré par échographie endo-rectale. La durée opératoire, le poids de la pièce d’adénomectomie, le volume des pertes sanguines peropératoires, le taux de transfusion sanguine, la durée de sondage, la durée de séjour, les complications postopératoires immédiates ont été également rapportées selon la classification de Clavien. Chaque patient était revu en consultation à 3 mois puis était reconvoqué en 2012. Lors de chacun des deux contrôles, un score IPSS, un SQV, une débitmétrie, un résidu post-mictionnel étaient réalisés. Les résultats étaient comparés à ceux de la littérature concernant l’adénomectomie réalisée par voie ouverte ou par les nouvelles techniques chirurgicales.


Résultats

L’âge moyen était de 69ans, le volume prostatique total préopératoire moyen 111 cc, le poids moyen de la pièce d’adénomectomie 82gr, les pertes sanguines peropératoires moyennes 246mL, le taux de transfusion 6 %, la durée moyenne de l’intervention 88min, la durée moyenne de sondage 3,8jours, et la durée moyenne de séjour (DMS) 5,6jours. Les résultats fonctionnels à 3 mois mettaient en évidence une baisse du score IPSS de 25 à 5 points et du score de qualité de vie de 5 à 0,7 points, une augmentation du Qmax de 6,5 à 22mL/sec, une baisse du RPM de 115 à 7,5mL. Selon la classification classique ou de Clavien utilisée, le taux de complications précoces variait de 36 % à 49 %. Aucune complication de Clavien de Grade 4 ou 5 n’était observée. Les résultats à long terme chez 137 (57 %) patients avec un âge moyen de 80ans, revus avec un recul moyen de 5ans, mettaient en évidence, un score IPSS variant de 2,5 à 6,6 points, un score de gène de 0 à 1,2, un Qmax de 13 à 23mL/sec, un RPM de 0 à 25mL.


Conclusion

Le manque d’exhaustivité des résultats et l’absence d’utilisation de la classification de Clavien rendait délicate la comparaison des résultats des différentes techniques. La motivation d’une équipe en faveur d’une technique représentait un biais difficile à éviter, même par la réalisation d’une étude randomisée comparant deux techniques. L’adénomectomie selon Millin était encore à ce jour la référence pour l’évaluation des nouvelles techniques chirurgicales dans le traitement des HBP de gros volume.


Niveau de preuve

5.


Introduction

New techniques have been proposed for the surgical treatment of benign prostatic hypertrophy (BPH): laser enucleation and laparoscopic adenomectomy. The objective of this retrospective study was the comparison of the results of Millin adenomectomy realized under contemporary medical conditions, with the results of laser enucleation and laparoscopic adenomectomy.


Method

Two hundred and forty consecutive Millin adenomectomy cases performed between January 2004 and December 2008 were analyzed. Patient evaluation before operation consisted in IPSS score, quality of life score, maximum flow rate (Qmax), post-void residual volume (PRV), total prostate volume (TPV) performed under trans-rectal ultrasound. Operation duration, adenoma weight, blood loss during operation, transfusion rate, duration of Foley catheterization, duration of hospital stay, and immediate postoperative complications according to Clavien classification were reported. Each patient was systematically controlled at 3 months and was invited by mail for a second control in 2012. Each of the two outpatient controls consisted in the realization of an IPSS, quality of life score, Qmax and PRV. Our results were compared to contemporary results published concerning open adenomectomy and new techniques of adenomectomy.


Results

Mean age was 69 years, TPV before operation 111cc, adenomectomy specimen weight 82gr, blood loss during operation 246mL, transfusion rate 6 %, operation duration 88min, Foley catheterization duration 3.8 days, mean hospital stay 5.6 days. Clinical results at 3 months were: IPSS decrease from 25 to 5 points, quality of life score decrease from 5 to 0.7points, Qmax increase from 6.5 to 22mL/sec, PRV decrease from 115 to 7.5mL. According to the use of either the classical classification or of Clavien classification, the rate of early complications varied respectively from 36 to 49 %. No Clavien grade 4 or 5 complication was observed. Long-term results in 137 (57 %) of the patients with a mean age of 80 years, 5 years medial control (4; 8) after adenomectomy showed an IPSS varying from 2.5 to 6.6 points according to follow-up length, quality of life score varying from 0 to 1.2 points, Qmax varying from 13 to 23mL/sec, PRV varying from 0 to 25mL.


Conclusion

The lack of exhaustivity of the results and the absence of use of Clavien classification rendered difficult any comparison between the different techniques. Urologist motivation in favor of a given technique represented a bias difficult to bypass, even with the realization of a randomized study comparing two techniques. Today, Millin operation still represented the gold standard for the evaluation of new techniques in the surgical treatment of large volume BPH.


Level of evidence

5.

Mots clés:
hypertrophie bénigne de la prostate / Millin / Adénomectomie sus-pubienne / Énucléation laser / laparoscopie
Mots-clés:
Benign prostatic hypertrophy / Millin operation / Suprapubic adenomectomy / Laser enucleation / Laparoscopy
Place du Master 2 recherche dans la formation des jeunes urologues français : une étude de l’AFUF
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 6, 24, 359-366


Objectif

Évaluer les motivations, l’organisation pratique et le financement du Master 2 chez les jeunes urologues français.


Matériels et méthodes

Un questionnaire électronique a été diffusé aux membres de l’AFUF ainsi qu’aux participants du séminaire de formation à la recherche « Graines et Sol » de l’AFU, entre juillet et septembre 2013. Les résultats sont présentés sous forme de médiane (écart interquartile).


Résultats

Soixante réponses sur 115 étudiants ayant fait un Master 2 (52 %) ont été analysées. L’âge médian était de 29ans (28–30) lors de la réalisation du Master 2 et la proportion masculine de 75 %. La bourse de l’AFU était obtenue par 57,4 % des postulants, 56,4 % pour les diverses bourses et 47,6 % pour la bourse année recherche. Le montant médian brut annuel était de 29870€ (22710–30195) sans différence significative entre les subdivisions. Les compléments financiers provenaient essentiellement de gardes (26,2 %), d’astreintes (28,6 %) et de remplacements (25 %). L’année de Master 2 était le plus souvent réalisée entre la quatrième et la cinquième année d’internat (53 %), pour une durée d’un an (96,7 %) et en France (86,6 %). La cancérologie urologique (60 %) était la thématique la plus étudiée. Le Master 2 était réalisé dans un projet de carrière hospitalo-universitaire (31,7 %) ou dans l’attente d’un post-internat (20,8 %). Environ un quart se voyait proposer un poste de CCA avant le Master 2. Cette année était source de publication pour 76,7 %. La thèse de Sciences intéressait 63,3 % des répondants.


Conclusion

Cette étude confirmait l’intérêt des jeunes urologues français pour une année de Master 2. Le financement grâce aux bourses facilitait le déroulement de cette année dans l’optique d’une carrière universitaire pour nombre d’entre eux.


Niveau de preuve

Niveau 3.


Objectives

To assess motivations, the practical organization and the funding of a research fellowship in the training curriculum of French urologists-in-training.


Materials and methods

An online questionnaire was sent to members of the AFUF and to participants of a research training seminar “Graines et Sol” organised by the AFU, between July and September 2013. Results are presented as the median (interquartile range).


Results

Sixty answers out of 115 research fellows (response rate 52%) were computed. Median age was 29years (28–30) during the research year and male proportion 75%. The AFU grant was obtained by 57.4% of applicants, 56.4% for various grants and 47.6% for the research fellowship university grant. The annual gross amount was 29,870€ (22,710–30,195), without any significant difference between residency subdivisions. Financial supplements were obtained by being on-duty (26.2%), on-call (28.6%) and replacements (25%). The research fellowship year was done between 4th and 5th years of residency (53%), for a one-year length (96.7%) and in France (86.6%). Urologic cancerology was the thematic the most studied (60%). The research fellowship was done in view of an academic career (31.7%) or was done to wait for a post-residency position (20.8%). About a quarter was being proposed a chief-residency position before the beginning of the research year. During this year, 76.7% published. About 63% were interested in pursuing with a PhD.


Conclusion

This study confirmed the interest for a research fellowship by French urologists-in-training. Financial support thanks to grants facilitated the conduct of a research fellowship in the aim of an academic career for most of them.

Mots clés:
Année de recherche et scolarité / Deuxième et troisième cycle médical / recherche / enseignement / urologie
Mots-clés:
Fellowships and scholarships / internship and residency / research / teaching / Urology
Sclérothérapie percutanée à l’éthanol des kystes rénaux symptomatiques : résultats à 4 ans
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 6, 24, 353-358


But

L’objectif principal a été d’étudier l’efficacité clinique et radiologique à long terme de la sclérothérapie par éthanol dans le traitement des kystes simples du rein ainsi que son innocuité. L’objectif secondaire a été d’évaluer l’efficacité d’une deuxième alcoolisation après un drainage de 24heures en cas de kyste volumineux.


Patients

Étude rétrospective de janvier 2005 à mars 2012 portant sur 24 patients ayant des kystes simples du rein traités par sclérothérapie percutanée à l’éthanol en chirurgie ambulatoire. Le succès thérapeutique était défini par la disparition des symptômes et une régression de la taille du kyste>60 %. Une régression incomplète était définie par une régression comprise entre 50 et 60 % et une récidive par une taille résiduelle>50 %. Le drainage a été laissé en place 24heures pour les patients ayant un kyste>900cm3 et une deuxième alcoolisation réalisée le lendemain. Tous les patients ont été convoqués pour un contrôle échographique dans le cadre de l’étude.


Résultats

Un succès thérapeutique a été observé chez 91,6 % des patients. Deux patients ont eu une régression incomplète. Aucune récidive n’a été observée. Aucune complication per- ou postopératoire n’a été relevée.


Conclusion

La sclérothérapie des kystes simples du rein a été une méthode sûre et efficace pouvant être réalisée sous anesthésie locale, dans le cadre d’une hospitalisation ambulatoire dans la grande majorité des cas. Une deuxième alcoolisation et un drainage systématique pendant 24heures pourraient diminuer le risque de récidive pour les kystes volumineux.


Niveau de preuve

5.


Objectives

The main objective was to investigate the long-term clinical and radiological effectiveness/safety of ethanol sclerotherapy for treating simple kidney cysts.The secondary objective was to evaluate the effectiveness of a second alcohol treatment after 24hours of drainage for large cysts.


Patients

A retrospective study was carried out from January 2005 to March 2012 on 24 patients with simple kidney cysts treated by percutaneous ethanol sclerotherapy during ambulatory surgery. Therapeutic success was defined as symptom resolution and regression of cyst size by>60%. Incomplete regression was defined as a decrease between 50 and 60% and a recurrence as a residual size>50%. Drainage was left in place for 24hours for patients with a cyst>900cm3 and a second alcohol treatment was performed the next day. All patients were invited for ultrasound follow up as part of the study.


Results

Treatment success was observed in 91.6% of patients. Two patients had incomplete regression. No recurrence was observed. No intraoperative or postoperative complications were found.


Conclusion

Sclerotherapy for simple kidney cysts is a safe and effective procedure that can be performed under local anesthesia and an outpatient setting in most cases. Systematic drainage for 24hours followed by a second alcohol treatment may reduce the risk of recurrence for large cysts.

Mots clés:
Kystes rénaux / Ponction percutanée / Alcoolisation / Sclérothérapie
Mots-clés:
Sclerotherapy / Renal cysts / Alcohol / Percutaneous puncture
Simulation pour l’apprentissage de la chirurgie : une nouvelle panacée pour la formation de nos futurs confrères ?
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 6, 24, 397-398


Les auteurs de l’article [1 Évaluation de l’utilisation de la simulation dans la formation des jeunes urologues français : une enquête de l’Association française des urologues en formation (AFUF). Prog Urol, doi:10.1016/j.purol.2013.10.013.

Mots clés:
A.
Mots-clés:
simulation / Training / Éducation / Robotics
Traitement par radiofréquence d’une tumeur de l’appareil juxta-glomérulaire sécrétant de la rénine. À propos d’un cas
2014
- Réf : Prog Urol, 2014, 6, 24, 349-352


Les tumeurs de l’appareil juxta-glomérulaire sécrétant de la rénine sont des tumeurs rares, d’évolution bénigne, survenant chez des sujets jeunes et dont le traitement de référence est la néphrectomie partielle. Nous rapportons le cas d’une jeune patiente de 22ans ayant une tumeur sécrétant de la rénine découverte lors d’une exploration d’une hypertension artérielle sévère associée à une hypokaliémie que nous avons traitée par radiofréquence.


Juxtaglomerular cell tumors are rare and benign tumors, occurring in young patients. The standard treatment is partial nephrectomy. We report the case of a young 22-year-old patient with a renin-secreting tumor diagnosed during an exploration of severe hypertension associated with hypokalemia that we treated by radiofrequency ablation.

Mots clés:
Tumeur de l’appareil juxta-glomérulaire / tumeur à rénine / Radiofréquence / Tumeur du rein / Tumeur bégnine du rein
Mots-clés:
Juxtaglomerular cell tumor / Renal tumor / Radiofrequency / Benign renal tumor / Secondary arterial hypertension