Base bibliographique

Facteurs associés à l'échec du diagnostic préopératoire des angiomyolipomes rénaux
Preoperative factors of misdiagnosis of renal angiomyolipoma
2009
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 5, 301-306

But : Rechercher des critères permettant d’expliquer l’incidence élevée des échecs du diagnostic d’angiomyolipome (AML) en préopératoire.
Matériel : Entre 1989 et 2007, 2657 patients ont été opérés d’une tumeur rénale au CHU Dupuytren de Limoges et au CHU de Cochin à Paris. Dans 85 cas (3,2 %), ces tumeurs rénales étaient des AML sur l’analyse anatomopathologique. Le groupe dont le diagnostic d’AML avait été posé avant la chirurgie et celui dont le diagnostic préopératoire était ignoré ont été comparés.
Résultats : L’âge moyen des patients était de 57 ans et le sex-ratio de cinq femmes pour un homme. La taille moyenne des AML était de 5,4 cm. Les patients étaient symptomatiques dans 46 % des cas (39/85). Le diagnostic d’AML était ignoré en préopératoire chez 62 patients (73 %). En analyse multivariée, la faible taille de l’AML, sa faible proportion de graisse et le sexe masculin étaient des paramètres significativement associés à un échec du diagnostic préopératoire d’AML (respectivement, p < 0,001, p < 0,018 et p < 0,008).
Conclusion : L’incidence des échecs du diagnostic d’AML en préopératoire est élevée. Le diagnostic paraît particulièrement difficile lorsque la tumeur est de petite taille ou si elle contient une faible proportion de graisse. En outre, cette étude montre que le diagnostic d’AML est trop souvent ignoré chez les hommes. L’augmentation de résolution des scanners et la réalisation de biopsies des tumeurs de moins de 4 cm pourraient améliorer le diagnostique des AML et éviterait ainsi un recours inutile à la chirurgie.

Objectives: To explain the high incidence of misdiagnosis of angiomyolipoma (AML) prior to surgery.
Materials and methods: Between 1989 and 2007, 2657 patients were operated for a renal tumor at Dupuytren hospital in Limoges and at Cochin hospital in Paris. In 85 cases (3.2%), tumors were AMLs on pathology. The group of patients in which the diagnosis was done preoperatively was compared to the one in which the diagnosis was missed.
Results: Mean age of patients was 57-years-old and the sex-ratio was five women for one man. The mean size of AMLs was 5.4 cm. The patients were symptomatic in 46% of cases (39/85). The diagnosis of AML was ignored preoperatively in 62 patients (73%). In multivariate analysis, the small size of the AML, low proportion of fat and male sex were significantly associated with misdiagnosis of AML (p < 0.001, p < 0.018 and p < 0.008, respectively).
Conclusions: The incidence of misdiagnosis of AML preoperatively is high. The diagnosis seems particularly difficult when the tumor is small or contains a small proportion of fat. In addition, this study highlights that the diagnosis of AML is frequently ignored in men. The increased resolution of CTscan and the use of preoperative biopsies for tumors less than 4 cm could be helpful to decrease the incidence of useless surgery of AMLs.

Mots clés:
Angiomyolipome / Rein / Néphrectomie
Mots-clés:
Angiomyolipoma / Kidney / nephrectomy
La thrombose de varicocèle : une étiologie rare de douleur testiculaire
Varicocele thrombosis: A rare etiology of testicular pain
2009
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 5, 351-352

La douleur testiculaire aiguë est un motif fréquent de consultation en urologie. Si les diagnostics de torsion testiculaire ou d’orchi-épididymite sont courants, d’autres sont plus anecdotiques comme ce cas de thrombose de varicocèle que nous rapportons ici.

Acute testicular pain is frequent in urology. If torsion of the spermatic cord and orchiepididymitis are usual, varicocele thrombosis is an unusual clinical entity we reported.

Mots clés:
Douleur testiculaire / thrombose / varicocèle
Mots-clés:
Testicular pain / thrombosis / Varicocele
La viabilité des reins marginaux testée par perfusion de gadolinium sous IRM pendant leur réanimation
The viability of kidneys tested by gadolinium-perfusion MRI during ex vivo perfusion
2009
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 5, 307-312

Introduction : Les organes marginaux doivent être réanimés avant leur transplantation. Cette réanimation se fait par perfusion hypothermique pulsatile. Les tests généralement utilisés pour démontrer leur viabilité, notamment la résistance vasculaire ne sont pas totalement convaincants. Nous avons développé une machine de perfusion IRM compatible permettant de tester leur état de réanimation par la perfusion IRM de gadolinium (Gd).
Méthodes : Nos essais ont été conduits sur des reins de porc. Une perfusion pulsatile hypothermique de huit heures était conduite avant de soumettre les organes à une perfusion de Gd. On a recherché alors l’intégrité de l’anatomie vasculaire de l’organe, puis on a pratiqué une étude dynamique perfusionnelle, où T0 représentait le temps nécessaire pour l’arrivée du bolus de Gd dans le cortex rénal et TP le temps nécessaire à la saturation maximum du Gd dans l’organe.
Résultats : Cette étude nous a permis d’établir qu’un T0 normal devait être inférieur à 30 s et un TP inférieur à une minute. Nous avons comparés ces valeurs prédictives avec la présence d’ATP dans les organes par spectroscopie RMN du phosphore et on a trouvé une corrélation.
Conclusion : Nous pensons que cette technique d’analyse prédictive peut prendre toute son importance dans un contexte de manque d’organes à greffer où on pourrait être tenté de greffer des organes peut-être trop marginaux ou au contraire perdre de bons organes si on a recours aux concepts traditionnels maintenant souvent remis en question.

Introduction: Marginal kidneys must be reanimated before their transplantation. Reanimation is conduced with hypothermic pulsatile perfusion. The tests used generally to demonstrate the viability is the vascular resistance which is not convenient for everybody. We have developed a magnetic resonance compatible perfusional technology allowing us to test the organs during the perfusion by Gd-perfusion MRI.
Methods and results: We have used pigs’ kidneys with no warm ischemic time to establish the basis in a normal kidney. After an eight-hour hypothermic pulsatile perfusion, kidneys are submitted to a Gd perfusion. First, we measure the anatomy of the vessels, then the distribution of Gd in the kidney. We obtain simultaneously a dynamic study of the organs where T0 represents the Gd bolus arrival in the cortex and TP the maximum saturation time of Gd.
Conclusion: We have observed that a normal T0 is inferior to 30 s and TP is inferior to one minute. We have compared these values with ATP resynthesis in these organs and found that they correlate. We hope for the future through that predictive use of Gd-MRI to avoid the clinical use of “too” marginal kidneys or the discard of good kidneys but not corresponding with the vascular resistance theory.

Mots clés:
Perfusion hypothermique pulsatile des reins / Gadolinium IRM / Organes marginaux / Résistance vasculaire / Resynthèse de l'ATP
Mots-clés:
Hypothermic pulsatile kidney perfusion / Gadolinium-perfusion MRI / Marginal organs / Vascular resistance / ATP resynthesis
Métastase rénale d'un carcinome épidermoïde de l'oesophage
Renal metastasis of an esophagus epidermoid carcinoma
2009
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 5, 348-350

Les métastases rénales au cours de l’évolution des carcinomes épidermoïdes de l’œsophage semblent rares et sont le plus souvent multiples, bilatérales ou associées à d’autres métastases viscérales. L’originalité de notre observation a résidé dans le caractère unique de la métastase. L’intérêt de l’imagerie est discuté, ainsi que la prise en charge de la tumeur en fonction de l’envahissement locorégional.

Renal metastases in the evolution of an esophagus epidermoid carcinoma are rare and are frequently bilateral or associated with many other metastases. The authors present an original article of a single metastasis. They discuss the importance of imagery and locoregional status in the management of patient.

Mots clés:
Cancer de l'oesophage / Métastase rénale / Néphrectomie élargie
Mots-clés:
Esophageal cancer / Renal metastasis / Radical nephrectomy
Pourcentage de biopsies positives chez les patients traités par hormonothérapie pour cancer de la prostate : valeur pronostique
Percentage of positive biopsy cores at the onset of hormone therapy for prostate cancer: prognostic significance
2009
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 5, 321-326

But : Nous avons émis l’hypothèse que le pourcentage de biopsies prostatiques positives (% BP) pourrait aussi améliorer la capacité à prédire le délai d’apparition de l’hormono-indépendance et la survie dans le cancer de la prostate des patients traités par hormonothérapie (HT).
Matériel : Nous avons utilisé les données cliniques de 403 hommes traités par HT pour un cancer de la prostate entre 1980 et 1999. L’analyse statistique a été faite en uni- et multivariée avec le modèle de Cox.
Résultats : La médiane du % BP a été de 83,3 % (16,7–100 %). La moyenne du suivi a été de 57,4 mois. La survie chez les hommes avec 83,3 % ou moins de % BP a été respectivement de 62,3, 89,1 et 82,6 % pour la survie sans récidive, la survie spécifique et la survie globale, ce qui est significativement meilleur que celle des hommes ayant un % BP de plus de 83,3 % (32,2 ; 74,7 et 67,7 %, respectivement, p < 0,004). Parmi les facteurs disponibles avant de débuter le traitement, à savoir l’âge, le stade clinique, le PSA, le score de Gleason, la scintigraphie osseuse et le % BP, ce dernier était associé indépendamment à la survie en analyse multivariée.
Conclusion : La proportion de biopsies positives est un paramètre qui pourrait améliorer la capacité à prévoir le délai d’apparition de l’hormonorésistance et la survie chez les patients traités par HT pour cancer de la prostate.

Introduction: We hypothesized that it would predict time to hormonal independence and survival in prostate cancer patients treated by androgen deprivation therapy (ADT).
Material and methods: We used clinical data from 403 men treated with ADT between 1980 and 1999 and focused on a subgroup of 220 patients treated with GnRH analogue. Percentage PBC was defined as the number of positive biopsy cores multiplied by 100 and divided by the total number of biopsy cores.
Results: Median percentage PBC was 83.3% (16.7–100%). Mean follow-up was 57.4 months. Survival at 5 years in men with 83.3% PBC or less was 62.3, 89.1 and 82.6% for recurrence-free, specific and overall survival respectively, significantly better than that of men with a percentage PBC of more than 83.3% (32.2, 74.7 and 67.7%, respectively; p < 0.004). Among the factors available in the pretreatment setting, namely age, clinical stage, PSA, Gleason score, bone scan and percentage PBC, the latter was independently associated with survival in multivariate analysis.
Conclusions: Percentage PBC may improve the ability to predict time to hormonal resistance and survival in patients treated with ADT for prostate cancer. This finding warrants further investigation.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Nombre de biopsies de la prostate / Pourcentage de biopsies positives / Délai de survie
Mots-clés:
Prostate cancer / Prostate biopsy / Number of prostate biopsy cores / Percentage of positive cores / Prediction
Pourquoi et comment explorer la fonction érectile chez un patient à risque cardiovasculaire ?
Why and how to explore erectile function in patient with cardiovascular risk?
2009
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 5, 291-296

La dysfonction érectile (DE) est un trouble fréquent, qui peut être souvent le premier symptôme d’une pathologie en cours telle qu’une affection cardiovasculaire, capable d’engager le pronostic vital ultérieur. Il est nécessaire d’encourager les patients à parler de ce problème, qu’il faudra ensuite explorer. L’existence d’une DE doit faire rechercher une pathologie cardiovasculaire, mais également des troubles de la miction, un déficit androgénique, des troubles de l’humeur et/ou relationnels ainsi qu’une étiologie iatrogène médicamenteuse. La découverte d’une DE représente donc une excellente opportunité pour effectuer un bilan de santé plus global, s’inscrivant dans une démarche de prise en charge et de prévention.

Erectile dysfunction (ED) is a frequent disorder, which can be the first symptom of an underlying pathology such as cardiovascular diseases. Doctors should have a good understanding of erectile dysfunction and must be aware of the importance of detecting and investigating any erectile disorders. Detection of an erectile dysfunction induces to search underlying cardiovascular diseases, but also urinary symptoms, hormonal deprivation, mood and relational alterations and iatrogenous complications. Determination of erectile disorders therefore represents an excellent opportunity to conduct a work-up of this symptom, as an integral part of health policy.

Mots clés:
dysfonction érectile / Maladie cardiovasculaire / symptôme sentinelle / Inhibiteur de la phosphodiestérase 5
Mots-clés:
Erectile dysfunction / cardiovascular disease / sentinel symptom / PDE5 inhibitor
Pseudotumeur inflammatoire paratesticulaire iatrogène
Iatrogenic paratesticular fibrous pseudotumor
2009
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 5, 353-355

Les auteurs rapportent le cas d’une pseudotumeur inflammatoire paratesticulaire d’origine probablement iatrogène. Le patient âgé de 33 ans avait une volumineuse tuméfaction des bourses dans les suites d’un sondage vésical laborieux. Un processus tumoral testiculaire était tout d’abord évoqué à l’échographie. À l’exploration chirurgicale, il existait une paroi scrotale épaissie et fibreuse, enveloppant une cavité pseudokystique contenant l’urine issue d’une rupture de l’urètre bulbaire. Les testicules étaient sans anomalie. Une urétrorraphie et une excision en totalité de la masse scrotale suspecte ont été pratiquées. L’histologie a confirmé le diagnostic. Les aspects diagnostiques et thérapeutiques sont discutés à travers une revue de la littérature.

Authors report a case of probably iatrogenic paratesticular fibrous pseudotumor. A 33-year-old man presented with a history of increased scrotal volume after laborious urethral catheterism. Ultrasound scanning first suggested testicular malignant lesion. Surgical findings showed thick and fibrous scrotal wall surrounding a pseudocystic cavity which contained urine coming from a bulbar urethral rupture. Testicles were normal. Urethral suture and total excision of the scrotal mass were performed. Diagnosis was histologically corrected. Diagnosis and management are discussed with a review of the literature.

Mots clés:
Cathéter / Tumeur / scrotum / Urètre
Mots-clés:
catheter / tumor / Scrotum / Urethra
Radiothérapie du cancer de prostate : ASTRO 2008
Radiotherapy in prostate cancer: Data from ASTRO 2008
2009
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 5, 297-300

Le congrès de l’American Society for Therapeutic Radiology and Oncology (ASTRO) s’est tenu cette année à Boston du 21 au 25 septembre 2008. Ce congrès a fait le point sur les avancées cliniques de la cancérologie–radiothérapie et fait l’objet de communications susceptibles de modifier de façon significative les pratiques cliniques, en particulier dans la prise en charge des patients ayant un cancer de prostate localement avancé recevant un traitement non chirurgical ou des patients ayant eu une prostatectomie radicale et de stade pT3 et/ou R1. Des études randomisées étayant le rôle de l’escalade de dose ont également été actualisées.

The annual convention of the American Society for Therapeutic Radiology and Oncology (ASTRO) took place in Boston, MA, 21–25 September 2008. On the occasion of this meeting, in which the past year's main advances in radiation oncology have been highlighted, results from clinical studies that may significantly impact the standard clinical practice were presented, particularly in the fields of locally advanced prostate cancer treated with non surgical approaches, and pT3 and/or R1 prostate cancer managed with radical prostatectomy. Randomized studies that emphasize the role of dose escalation have been updated.

Mots clés:
Cancers urologiques / cancer de prostate / radiothérapie / Hormonothérapie / Traitements adjuvants
Mots-clés:
Genitourinary cancers / Prostate cancer / radiotherapy / Hormonal therapy / Adjuvant treatments
Résultats carcinologiques et fonctionnels de la prostatectomie totale dans les cancers de la prostate T3
Oncologic and functional outcomes after radical prostatectomy in T3 prostate cancer
2009
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 5, 285-290

D’après la littérature, le traitement actuel de référence du cancer de la prostate T3 est l’association combinée de la radiothérapie à une hormonothérapie prolongée. La stadification préopératoire fondée sur le seul toucher rectal semble dorénavant obsolète puisque d’après les séries, environ 20 % de T3 clinique sont surcotés à l’examen clinique. L’IRM prostatique devient de plus en plus nécessaire pour apprécier l’extension extraprostatique. Les guidelines de l’EAU sont de proposer la prostatectomie totale aux patients porteurs d’un cancer de la prostate inférieur ou égal à cT3a, avec un PSA inférieur à 20 ng/ml et score de Gleason des biopsies inférieur ou égal à 8. Le contrôle carcinologique après prostatectomie totale est variable d’une série à l’autre avec des taux de survie sans récidive biologique à cinq, dix et 15 ans, respectivement, de 45 à 62 %, de 43 à 51 % et de 38 à 49 %. Les taux de survie spécifique à cinq, dix et 15 ans sont, respectivement, de l’ordre de 84 à 98 %, 85 à 91 % et 76 à 84 %. Le taux de marges chirurgicales positives varie de 22 à 61 % en fonction de la technique opératoire et de l’expérience de l’opérateur. Les résultats fonctionnels, en terme de continence, s’avèrent quasi-équivalents à ceux de la prostatectomie totale pour cancer localisé. Concernant la dysfonction érectile, les taux varient nettement en fonction du caractère extensif ou non de la chirurgie. Les traitements néoadjuvants n’ont pour le moment aucun impact démontré sur la survie globale et/ou spécifique. L’une des problématiques actuelles repose sur l’efficacité de la mise en place précoce de traitements adjuvants et, notamment, la radiothérapie externe. La prostatectomie totale associée à une lymphadénectomie extensive peut constituer une alternative thérapeutique de première ligne au traitement de référence. Cependant, les patients doivent être prévenus que la chirurgie n’est qu’une étape d’un traitement multimodal et de la possibilité d’instaurer un traitement adjuvant en postopératoire.

According to current literature, the gold standard treatment for T3 prostate cancer is the combination of radiotherapy and extended hormonotherapy. Clinical staging based on digital rectal examination seems useless nowadays, since 20% of T3 prostate cancer is overevaluated during physical examination. Prostatic MRI is extensively needed to evaluate extraprostatic extension during preoperative work-up. EAU guidelines recommend radical prostatecomy only in selected patients: less than or equal to cT3a, PSA less than 20 ng/ml and biopsy Gleason score less than or equal to 8. Carcinologic control obtained after radical prostatectomy is variable from one series to another, with biochemical free survival rate at 5, 10 and 15 years that range from 45 to 62%, 43 to 51%, and 38 to 49%. Specific survival rates at 5, 10 and 15 years are, respectively, of 84 to 98%, 85 to 91% and 76 to 84%. Surgical margins rate differ from 22 up to 61% corresponding to several operative techniques and surgeon's own experience. Regarding urinary continence, functional outcomes are in line with those of prostatectomy for localized prostate cancer. Considering erectile dysfunction, rates are linked with the type of surgery, which can be extensive or not. There is no impact on overall or specific survival of neoadjuvant treatments. One current question remains the efficacy of early adjuvant treatment after prostatectomy, especially adjuvant irradiation. Radical prostatectomy can be considered in selected cases as a viable alternative first-line treatment option. However, patients have to be warned that they may undergo complementary treatments during the postoperative course of the disease.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Localement avancé / Prostatectomie totale / Récidive biologique / Marges chirurgicales
Mots-clés:
Prostate cancer / Locally advanced / radical prostatectomy / Biochemical recurrence / Surgical margins
Traitement de l'hypertrophie bénigne de prostate par radiofréquence (TUNA) : étude monocentrique à propos de 28 cas traités en chirurgie ambulatoire
Treatment of benign prostatic hyperplasia by radiofrequency (TUNA): A monocentric study of 28 cases treated in ambulatory surgery
2009
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 5, 327-332

But : Évaluer la faisabilité en chirurgie ambulatoire du traitement de l’hypertrophie bénigne de prostate par radiofréquence (TUNA) et sa place en termes d’efficacité parmi les autres techniques chirurgicales mini-invasives.
Méthodes : Cinquante-quatre patients souffrant d’hypertrophie bénigne de prostate et en échec du traitement médical ont été traités par radiofréquence entre septembre 2004 et juin 2007. Parmi eux 28 patients, d’âge moyen 65,8 ans (52–82 ans), ont été retenus pour un traitement par Transurethral Needle Ablation (TUNA) en chirurgie ambulatoire. Le statut mictionnel a été évalué avant et après traitement par TUNA par le score international symptomatique de la prostate (IPSS), le score de qualité de vie (QDV) lié aux symptômes urinaires, la mesure du débit urinaire maximal et du résidu postmictionnel. La fonction érectile a été évaluée par l’index international de la fonction érectile (IIEF-5).
Résultats : Avec un recul moyen de 12,14 mois, une amélioration significative du statut mictionnel a été observée avec un score IPSS moyen passant de 22,4 à 9,75 et un score de QDV moyen passant de 4,9 à 1,9. Le débit maximal et le volume uriné moyens ont significativement augmenté de 8,66 à 14,6 ml/s et de 202 à 248,4 ml, respectivement. Le résidu postmictionnel moyen a diminué de 177,4 à 112,2 ml (p < 0,05). Le score IIEF-5 a augmenté de façon non significative (14,1 versus 12,8). Il n’y a eu aucune réhospitalisation. Une prostatite et six épisodes de rétention aiguë d’urine ont été observés en postopératoire. Le taux de retraitement a été de 21,4 %.
Conclusion : La TUNA-thérapie est une technique mini-invasive du traitement de l’hypertrophie bénigne de prostate réalisable en chirurgie ambulatoire et efficace sur la symptomatologie urinaire avec peu de morbidité. Elle est une alternative au traitement médical et ne se substitue pas au traitement chirurgical de référence.

Aim: To assess the feasibility of ambulatory surgery in the treatment of benign prostatic hyperplasia using radio frequency (TUNA) and evaluate its place in terms of efficiency among other minimally invasive surgical techniques.
Method: Fifty-four patients suffering from benign prostatic hyperplasia and for whom medical treatment was ineffective, were treated with radio frequency between September 2004 and June 2007. Among them, 28 patients, whose average age was 65.8 (aged 52–82), were selected for Transurethral Needle Ablation (TUNA) as outpatients. Urine status was assessed before and after TUNA treatment using the International Prostate Score System, the Quality Of Life-score to urinary symptoms, the measures of the maximal flow rate and of the residual urine. The erectile function was assessed using the five-item version of the International Index of Erectile Function (IIEF-5).
Results: With an average regression of 12.14 months, a significant improvement in urine status was observed with an average IPSS score passing from 22.4 to 9.75 and an average quality of life score passing from 4.9 to 1.9. The maximum flow rate and average flow volume increased significantly from 8.66 to 14.6 ml/s and from 202 to 248.4 ml respectively. Average urine residue was reduced from 177.4 to 112.2 ml (p < 0.05). The IIEF-5 score did not increase significantly (14.1 versus 12.8). There were no cases of patients being rehospitalised. One case of prostatitis and six cases of acute urinary retention were observed at the postoperative stage. The rate of retreat was 21.4%.
Conclusion: TUNA treatment is a minimally invasive technique of benign prostatic hyperplasia which can be carried out in ambulatory surgery and which is effective for urinary symptoms with little risk of morbidity. It is an alternative to medical treatment and does not replace planned surgical treatment.

Mots clés:
Hypertrophie bénigne de prostate / Chirurgie / Ambulatoire
Mots-clés:
benign prostatic hyperplasia (BPH) / surgery / Ambulatory