Base bibliographique

Sommaire :

Circonstances de prescription de l'hormonothérapie chez des patients atteints de cancer de la prostate
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 313-320


But

Bien que le dépistage ait amélioré le diagnostic du cancer de la prostate, la prise en charge par hormonothérapie garde encore une place importante. Cet article a pour but d’évaluer les modalités de l’instauration de l’hormonothérapie en 2007.


Matériel

Étude observationnelle non interventionnelle conduite entre octobre 2006 et mars 2007 chez 208 urologues et radiothérapeutes. Cette étude a permis d’analyser les circonstances et raisons de prescription de l’hormonothérapie chez quatre à huit patients consécutifs.


Résultats

Les 1187 patients inclus avaient un âge moyen de 73,5±8 ans (médiane : 75 ans). Le cancer avait été diagnostiqué depuis 1,1±2,3 années. Le diagnostic avait généralement été porté au stade localisé (43,7 %, n =519), moins souvent au stade localement avancé (37,2 %, n =442) ou métastatique (15,4 %, n =183). La prescription d’analogue de la GnRH était principalement motivée par une récidive biologique (22,2 %, n =263), une présence de métastases osseuses ou viscérales au diagnostic (22,1 %, n =262) ou une contre-indication au traitement local dans un stade localisé (16,6 %).

La décision de prescription de l’hormonothérapie a été prise de façon conjointe entre le médecin et le patient dans 57 % des cas. La majorité des patients (92 %) a bénéficié d’une injection tous les trois mois.


Conclusion

L’hormonothérapie par analogue de la GnRH reste instaurée pour des cas de cancer métastatique ou en cas de récidive. Ce constat corrobore les recommandations scientifiques d’instauration des analogues de la GnRH.


Aims

Although screening has improved the diagnosis of prostate cancer, hormone therapy still plays an important role in its treatment. This article aims to evaluate the circumstances for the use of hormone therapy in 2007.


Material

Observational study, with no intervention, carried out between October 2006 and March 2007, on 208 urologists and radiotherapists. This study allowed for the analysis of the circumstances and reasons for the prescription of hormone therapy for four to eight consecutive patients.


Results

The 1187 patients included had an average age of 73.5±8 years (median: 75 years). The cancer had been diagnosed for 1.1±2.3 years. The diagnosis had generally been made at localized stage, less often at local advanced stage (37.2%, n =442) or metastasis (15.4%, n =183).

The prescription of GnRH analogues was principally motivated by a biological recurrence (22.2%, n =263), the presence of bone or visceral metastasis at time of diagnosis (22.1%, n =262) or a contraindication of local treatment at localized stage (16.6%).

The decision to use hormone therapy was taken jointly by the doctor and the patient in 57% of cases. The majority of patients (92%) benefited from an injection every three months.


Conclusion

Hormone therapy by GnRH analogues remains established for cases of cancer metastasis or in cases of recurrence. This observation corroborates scientific recommendations regarding the use of GnRH analogues.

Mots clés:
Cancer de la prostate / urologue / Hormonothérapie / Analogue de la GnRH
Mots-clés:
prostate cancer / Urologist / Hormonotherapy / GnRH analog
État des lieux et perspectives sur la démographie des internes en urologie en 2008
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 341-347


But

L’objectif était de recenser le nombre d’internes inscrits en diplôme d’étude spécialisée complémentaire (DESC) d’urologie en France en 2008, et d’établir une prévision du nombre de postes de chef de clinique (CCA) et d’assistant spécialisé (AS) disponibles à la fin de leur cursus.


Matériel

De janvier à février 2008, un questionnaire recensait dans tous les centres hospitalo-universitaires (CHU) français le nombre d’internes inscrits au DESC d’urologie, et le nombre de postes de CCA et d’AS d’urologie dans la région. L’année de fin de cursus a été déterminée pour chaque interne en fonction de son ancienneté, en tenant compte des prises de disponibilité. Le nombre de postes de CCA et d’AS disponibles à la même période a été estimé en considérant la durée prévue de chaque postinternat et toute modification prévue du nombre de postes.


Résultats

Notre recensement a comptabilisé 207 internes, 76 postes de CCA, dix postes d’AS. Sur les 207 internes, 29 termineront leur cursus en 2008, 57 en 2009, 60 en 2010, 61 en 2011. Suivant notre méthode de prévision, il existerait un manque de postes de CCA et d’AS disponibles dès novembre 2010 (−15 postes en 2010, −7 postes en 2011).


Conclusion

Notre étude a montré une augmentation du nombre d’internes inscrits au DESC d’urologie par année de promotion, engendrant un manque de poste de CCA et d’AS à partir de 2010. Outre la nécessité d’une ouverture de postes supplémentaires de CCA et d’AS à cette date, notre étude souligne l’intérêt à long terme d’une régulation des inscriptions au DESC d’urologie garantissant un postinternat de qualité.


Purpose

The objective was to identify the number of residents registered in the course of urology in France in 2008, and to make a forecast in the number of posts of fellow and specialist assistant available at the end of their course.


Material

From January to February 2008, a questionnaire identified in all French University Hospital the number of residents enrolled in the urology course, and the number of posts of fellow and specialist assistant in urology in the region. The year of the end of the course has been determined for each resident in compliance with seniority, and taking into account the availability. The number of fellow and specialist assistant posts available in the same period was estimated by considering the duration of each postinternship, and any change in the number of posts.


Results

Our census counted 207 residents, 76 fellow posts, 10 specialist assistant posts. Of the 207 residents, 29 completed their studies in 2008, 57 in 2009, 60 in 2010, 61 in 2011. Following our methodology, there was a lack of fellow and specialist assistant posts available from November 2010 (−15 posts in 2010, −7 posts in 2011).


Conclusion

Our study showed an increase in the number of residents enrolled in urology course by years of promotion, causing a lack of fellow and specialist assistant posts from 2010. Apart from an opening of additional fellows and specialist assistants at that time, our study highlights the long-term regulation of entries in the urology course ensuring a postinternship quality.

Mots clés:
Démographie / urologie / Médical / Formation / Spécialisation
Mots-clés:
Demography / Urology / Médical / Éducation / Specialism
Étude observationnelle nationale (Association française d'urologie) de l'impact de la nycturie sur le sommeil des patients porteurs d'une hyperplasie bénigne de la prostate
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 333-340


Objectif

Évaluer l’efficacité du sommeil des patients présentant une nycturie associée à une hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) symptomatique à travers d’une étude observationnelle pragmatique.


Matériel et méthode

Cent treize urologues ont évalué 1376 patients (âgés de 68,8±9,0 ans) vus en consultation pour HBP avec une nycturie supérieure à deux levers, avec un score I-PSS moyen de 15,5±6,4 (score supérieur à 19 [sévère] pour 26,9 % des patients). Le sommeil était évalué à partir de l’agenda du sommeil de la dernière nuit. L’index d’efficacité du sommeil (IES) est défini comme le rapport en pourcentage du temps de sommeil total sur la durée totale entre le coucher et le lever. Les troubles du sommeil sont définis à partir des réponses au questionnaire HD-43 basé sur les définitions des classifications internationales des troubles du sommeil.


Résultats

29,2 % des patients souffraient d’insomnie chronique dont 63,0 % pouvant être rapportée à l’HBP et 29,5 % d’insomnie primaire ; 12,5 % des patients présentant des ronflements/apnée du sommeil. L’IES moyen était de 87,2±13,7 % et apparaissait significativement diminué dans les insomnies secondaires à l’HBP. On retrouvait également une diminution significative de l’IES en fonction de la sévérité des symptômes de l’HBP (score I-PSS) (89,5±12,1 % pour HBP légères vs 84,0±15,6 % pour HBP sévères, p <0,001). L’IES diminuait avec l’importance de la nycturie, 89,8±11,3 % à 80,4±17,3 % de deux levers à cinq levers ou plus pour uriner (p <0,001) et la fréquence de l’insomnie chronique augmentait avec l’importance de la nycturie, de 21,4 % à 45,2 % de deux levers à cinq levers ou plus pour uriner (p <0,001).


Conclusions

L’insomnie était fréquente chez les patients présentant des troubles urinaires du bas appareil (TUBA) liés à l’HBP et semblait en majorité secondaire aux troubles prostatiques. Il y avait un lien significatif entre le niveau de la nycturie et la sévérité de l’insomnie.


Objective

To assess sleep efficiency in patients presenting with nocturia and symptomatic benign prostatic hypertrophy (BPH).


Material and methods

This prospective observational survey was carried out in France by 113 urologists. A total of 1376 patients (mean±SD age: 68.8±9.0years) consulting for BPH with greater than two nocturia episodes per 24hours were assessed with a mean I-PSS score of 15.5±6.4 (symptoms greater than 19 [severe] in 26.9% of cases). Patients used a sleep diary to record the previous night’s total; sleep efficiency is expressed as percentage ratio, representing the total amount of actual sleep between initial sleep onset and final awakening. Sleep disorders were assessed using HD-43 questionnaire based on International classification of sleep disorders.


Results

29.2% of the patients suffered from chronic insomnia, considered as primary insomnia (in 29.5% of cases) or related to either BPH (63.0%); snoring/sleep apnoea in 12.5% of cases. The mean sleep efficiency index was 87.2±13.7% and appeared to be significantly lower in BPH-related insomnia. Significantly lower sleep efficiency index values were observed as the severity (I-PSS score) of the BPH symptoms increased (89.5±12.1% for mildly symptomatic BPH vs. 84.0±15.6% for severely symptomatic BPH, P <0.001). Sleep efficiency index lowered with nocturia frequency (89.8±11.3% for two nocturia episodes vs. 80.4±17.3% for five nocturia episodes or more, P <0.001) and chronic insomnia frequency increased with nocturia frequency (21.4% for two nocturia episodes vs. 45.2% for five nocturia episodes or more, P <0.001).


Conclusions

Insomnia is frequent in patients presenting with BPH-related lower urinary tract symptoms (LUTS) and is mainly secondary to these LUTS. There is a significant correlation between the frequency of nocturia and the severity of insomnia.

Mots clés:
hyperplasie bénigne de la prostate / nycturie / Insomnie / sommeil / Enquête épidémiologique observationnelle
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Nocturia / Insomnia / Sleep
Facteurs associés à l'échec du diagnostic préopératoire des angiomyolipomes rénaux
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 301-306


But

Rechercher des critères permettant d’expliquer l’incidence élevée des échecs du diagnostic d’angiomyolipome (AML) en préopératoire.


Matériel

Entre 1989 et 2007, 2657patients ont été opérés d’une tumeur rénale au CHU Dupuytren de Limoges et au CHU de Cochin à Paris. Dans 85cas (3,2 %), ces tumeurs rénales étaient des AML sur l’analyse anatomopathologique. Le groupe dont le diagnostic d’AML avait été posé avant la chirurgie et celui dont le diagnostic préopératoire était ignoré ont été comparés.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 57ans et le sex-ratio de cinq femmes pour un homme. La taille moyenne des AML était de 5,4cm. Les patients étaient symptomatiques dans 46 % des cas (39/85). Le diagnostic d’AML était ignoré en préopératoire chez 62patients (73 %). En analyse multivariée, la faible taille de l’AML, sa faible proportion de graisse et le sexe masculin étaient des paramètres significativement associés à un échec du diagnostic préopératoire d’AML (respectivement, p <0,001, p <0,018 et p <0,008).


Conclusion

L’incidence des échecs du diagnostic d’AML en préopératoire est élevée. Le diagnostic paraît particulièrement difficile lorsque la tumeur est de petite taille ou si elle contient une faible proportion de graisse. En outre, cette étude montre que le diagnostic d’AML est trop souvent ignoré chez les hommes. L’augmentation de résolution des scanners et la réalisation de biopsies des tumeurs de moins de 4cm pourraient améliorer le diagnostique des AML et éviterait ainsi un recours inutile à la chirurgie.


Objectives

To explain the high incidence of misdiagnosis of angiomyolipoma (AML) prior to surgery.


Materials and methods

Between 1989 and 2007, 2657patients were operated for a renal tumor at Dupuytren hospital in Limoges and at Cochin hospital in Paris. In 85cases (3.2%), tumors were AMLs on pathology. The group of patients in which the diagnosis was done preoperatively was compared to the one in which the diagnosis was missed.


Results

Mean age of patients was 57-years-old and the sex-ratio was five women for one man. The mean size of AMLs was 5.4cm. The patients were symptomatic in 46% of cases (39/85). The diagnosis of AML was ignored preoperatively in 62patients (73%). In multivariate analysis, the small size of the AML, low proportion of fat and male sex were significantly associated with misdiagnosis of AML (p <0.001, p <0.018 and p <0.008, respectively).


Conclusions

The incidence of misdiagnosis of AML preoperatively is high. The diagnosis seems particularly difficult when the tumor is small or contains a small proportion of fat. In addition, this study highlights that the diagnosis of AML is frequently ignored in men. The increased resolution of CTscan and the use of preoperative biopsies for tumors less than 4cm could be helpful to decrease the incidence of useless surgery of AMLs.

Mots clés:
Angiomyolipome / Rein / Néphrectomie
Mots-clés:
Angiomyolipoma / kidney / nephrectomy
La thrombose de varicocèle : une étiologie rare de douleur testiculaire
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 351-352


La douleur testiculaire aiguë est un motif fréquent de consultation en urologie. Si les diagnostics de torsion testiculaire ou d’orchi-épididymite sont courants, d’autres sont plus anecdotiques comme ce cas de thrombose de varicocèle que nous rapportons ici.


Acute testicular pain is frequent in urology. If torsion of the spermatic cord and orchiepididymitis are usual, varicocele thrombosis is an unusual clinical entity we reported.

Mots clés:
Douleur testiculaire / thrombose / varicocèle
Mots-clés:
Testicular pain / thrombosis / varicocèle
La viabilité des reins marginaux testée par perfusion de gadolinium sous IRM pendant leur réanimation
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 307-312


Introduction

Les organes marginaux doivent être réanimés avant leur transplantation. Cette réanimation se fait par perfusion hypothermique pulsatile. Les tests généralement utilisés pour démontrer leur viabilité, notamment la résistance vasculaire ne sont pas totalement convaincants. Nous avons développé une machine de perfusion IRM compatible permettant de tester leur état de réanimation par la perfusion IRM de gadolinium (Gd).


Méthodes

Nos essais ont été conduits sur des reins de porc. Une perfusion pulsatile hypothermique de huit heures était conduite avant de soumettre les organes à une perfusion de Gd. On a recherché alors l’intégrité de l’anatomie vasculaire de l’organe, puis on a pratiqué une étude dynamique perfusionnelle, où T0 représentait le temps nécessaire pour l’arrivée du bolus de Gd dans le cortex rénal et TP le temps nécessaire à la saturation maximum du Gd dans l’organe.


Résultats

Cette étude nous a permis d’établir qu’un T0 normal devait être inférieur à 30s et un TP inférieur à uneminute. Nous avons comparés ces valeurs prédictives avec la présence d’ATP dans les organes par spectroscopie RMN du phosphore et on a trouvé une corrélation.


Conclusion

Nous pensons que cette technique d’analyse prédictive peut prendre toute son importance dans un contexte de manque d’organes à greffer où on pourrait être tenté de greffer des organes peut-être trop marginaux ou au contraire perdre de bons organes si on a recours aux concepts traditionnels maintenant souvent remis en question.


Introduction

Marginal kidneys must be reanimated before their transplantation. Reanimation is conduced with hypothermic pulsatile perfusion. The tests used generally to demonstrate the viability is the vascular resistance which is not convenient for everybody. We have developed a magnetic resonance compatible perfusional technology allowing us to test the organs during the perfusion by Gd-perfusion MRI.


Methods and results

We have used pigs’ kidneys with no warm ischemic time to establish the basis in a normal kidney. After an eight-hour hypothermic pulsatile perfusion, kidneys are submitted to a Gd perfusion. First, we measure the anatomy of the vessels, then the distribution of Gd in the kidney. We obtain simultaneously a dynamic study of the organs where T0 represents the Gd bolus arrival in the cortex and TP the maximum saturation time of Gd.


Conclusion

We have observed that a normal T0 is inferior to 30s and TP is inferior to oneminute. We have compared these values with ATP resynthesis in these organs and found that they correlate. We hope for the future through that predictive use of Gd-MRI to avoid the clinical use of “too” marginal kidneys or the discard of good kidneys but not corresponding with the vascular resistance theory.

Mots clés:
Perfusion hypothermique pulsatile des reins / Gadolinium IRM / Organes marginaux / Résistance vasculaire / Resynthèse de l’ATP
Mots-clés:
Hypothermic pulsatile kidney perfusion / Gadolinium-perfusion MRI / Marginal organs / Vascular resistance / ATP resynthesis
Métastase rénale d'un carcinome épidermoïde de l'œsophage
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 348-350


Les métastases rénales au cours de l’évolution des carcinomes épidermoïdes de l’œsophage semblent rares et sont le plus souvent multiples, bilatérales ou associées à d’autres métastases viscérales. L’originalité de notre observation a résidé dans le caractère unique de la métastase. L’intérêt de l’imagerie est discuté, ainsi que la prise en charge de la tumeur en fonction de l’envahissement locorégional.


Renal metastases in the evolution of an esophagus epidermoid carcinoma are rare and are frequently bilateral or associated with many other metastases. The authors present an original article of a single metastasis. They discuss the importance of imagery and locoregional status in the management of patient.

Mots clés:
Cancer de l’ / sophage / Métastase rénale / Néphrectomie élargie
Mots-clés:
Esophageal cancer / Renal metastasis / radical nephrectomy
Pourcentage de biopsies positives chez les patients traités par hormonothérapie pour cancer de la prostate : valeur pronostique
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 321-326


But

Nous avons émis l’hypothèse que le pourcentage de biopsies prostatiques positives (% BP) pourrait aussi améliorer la capacité à prédire le délai d’apparition de l’hormono-indépendance et la survie dans le cancer de la prostate des patients traités par hormonothérapie (HT).


Matériel

Nous avons utilisé les données cliniques de 403 hommes traités par HT pour un cancer de la prostate entre 1980 et 1999. L’analyse statistique a été faite en uni- et multivariée avec le modèle de Cox.


Résultats

La médiane du % BP a été de 83,3 % (16,7–100 %). La moyenne du suivi a été de 57,4mois. La survie chez les hommes avec 83,3 % ou moins de % BP a été respectivement de 62,3, 89,1 et 82,6 % pour la survie sans récidive, la survie spécifique et la survie globale, ce qui est significativement meilleur que celle des hommes ayant un % BP de plus de 83,3 % (32,2 ; 74,7 et 67,7 %, respectivement, p <0,004). Parmi les facteurs disponibles avant de débuter le traitement, à savoir l’âge, le stade clinique, le PSA, le score de Gleason, la scintigraphie osseuse et le % BP, ce dernier était associé indépendamment à la survie en analyse multivariée.


Conclusion

La proportion de biopsies positives est un paramètre qui pourrait améliorer la capacité à prévoir le délai d’apparition de l’hormonorésistance et la survie chez les patients traités par HT pour cancer de la prostate.


Introduction

We hypothesized that it would predict time to hormonal independence and survival in prostate cancer patients treated by androgen deprivation therapy (ADT).


Material and methods

We used clinical data from 403 men treated with ADT between 1980 and 1999 and focused on a subgroup of 220 patients treated with GnRH analogue. Percentage PBC was defined as the number of positive biopsy cores multiplied by 100 and divided by the total number of biopsy cores.


Results

Median percentage PBC was 83.3% (16.7–100%). Mean follow-up was 57.4months. Survival at 5years in men with 83.3% PBC or less was 62.3, 89.1 and 82.6% for recurrence-free, specific and overall survival respectively, significantly better than that of men with a percentage PBC of more than 83.3% (32.2, 74.7 and 67.7%, respectively; p <0.004). Among the factors available in the pretreatment setting, namely age, clinical stage, PSA, Gleason score, bone scan and percentage PBC, the latter was independently associated with survival in multivariate analysis.


Conclusions

Percentage PBC may improve the ability to predict time to hormonal resistance and survival in patients treated with ADT for prostate cancer. This finding warrants further investigation.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Nombre de biopsies de la prostate / Pourcentage de biopsies positives / Délai de survie
Mots-clés:
prostate cancer / Prostate biopsy / Number of prostate biopsy cores / Percentage of positive cores / Prédiction
Pourquoi et comment explorer la fonction érectile chez un patient à risque cardiovasculaire ?
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 291-296


La dysfonction érectile (DE) est un trouble fréquent, qui peut être souvent le premier symptôme d’une pathologie en cours telle qu’une affection cardiovasculaire, capable d’engager le pronostic vital ultérieur. Il est nécessaire d’encourager les patients à parler de ce problème, qu’il faudra ensuite explorer. L’existence d’une DE doit faire rechercher une pathologie cardiovasculaire, mais également des troubles de la miction, un déficit androgénique, des troubles de l’humeur et/ou relationnels ainsi qu’une étiologie iatrogène médicamenteuse. La découverte d’une DE représente donc une excellente opportunité pour effectuer un bilan de santé plus global, s’inscrivant dans une démarche de prise en charge et de prévention.


Erectile dysfunction (ED) is a frequent disorder, which can be the first symptom of an underlying pathology such as cardiovascular diseases. Doctors should have a good understanding of erectile dysfunction and must be aware of the importance of detecting and investigating any erectile disorders. Detection of an erectile dysfunction induces to search underlying cardiovascular diseases, but also urinary symptoms, hormonal deprivation, mood and relational alterations and iatrogenous complications. Determination of erectile disorders therefore represents an excellent opportunity to conduct a work-up of this symptom, as an integral part of health policy.

Mots clés:
dysfonction érectile / Maladie cardiovasculaire / symptôme sentinelle / Inhibiteur de la phosphodiestérase 5
Mots-clés:
erectile dysfunction / cardiovascular disease / sentinel symptom / PDE5 inhibitor
Pseudotumeur inflammatoire paratesticulaire iatrogène
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 353-355


Les auteurs rapportent le cas d’une pseudotumeur inflammatoire paratesticulaire d’origine probablement iatrogène. Le patient âgé de 33 ans avait une volumineuse tuméfaction des bourses dans les suites d’un sondage vésical laborieux. Un processus tumoral testiculaire était tout d’abord évoqué à l’échographie. À l’exploration chirurgicale, il existait une paroi scrotale épaissie et fibreuse, enveloppant une cavité pseudokystique contenant l’urine issue d’une rupture de l’urètre bulbaire. Les testicules étaient sans anomalie. Une urétrorraphie et une excision en totalité de la masse scrotale suspecte ont été pratiquées. L’histologie a confirmé le diagnostic. Les aspects diagnostiques et thérapeutiques sont discutés à travers une revue de la littérature.


Authors report a case of probably iatrogenic paratesticular fibrous pseudotumor. A 33-year-old man presented with a history of increased scrotal volume after laborious urethral catheterism. Ultrasound scanning first suggested testicular malignant lesion. Surgical findings showed thick and fibrous scrotal wall surrounding a pseudocystic cavity which contained urine coming from a bulbar urethral rupture. Testicles were normal. Urethral suture and total excision of the scrotal mass were performed. Diagnosis was histologically corrected. Diagnosis and management are discussed with a review of the literature.

Mots clés:
Cathéter / Tumeur / scrotum / Urètre
Mots-clés:
Cathéter / tumor / scrotum / urethra
Radiothérapie du cancer de prostate : ASTRO 2008
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 297-300


Le congrès de l’American Society for Therapeutic Radiology and Oncology (ASTRO) s’est tenu cette année à Boston du 21 au 25 septembre 2008. Ce congrès a fait le point sur les avancées cliniques de la cancérologie–radiothérapie et fait l’objet de communications susceptibles de modifier de façon significative les pratiques cliniques, en particulier dans la prise en charge des patients ayant un cancer de prostate localement avancé recevant un traitement non chirurgical ou des patients ayant eu une prostatectomie radicale et de stade pT3 et/ou R1. Des études randomisées étayant le rôle de l’escalade de dose ont également été actualisées.


The annual convention of the American Society for Therapeutic Radiology and Oncology (ASTRO) took place in Boston, MA, 21–25 September 2008. On the occasion of this meeting, in which the past year’s main advances in radiation oncology have been highlighted, results from clinical studies that may significantly impact the standard clinical practice were presented, particularly in the fields of locally advanced prostate cancer treated with non surgical approaches, and pT3 and/or R1 prostate cancer managed with radical prostatectomy. Randomized studies that emphasize the role of dose escalation have been updated.

Mots clés:
Cancers urologiques / cancer de prostate / radiothérapie / Hormonothérapie / Traitements adjuvants
Mots-clés:
Genitourinary cancers / prostate cancer / radiotherapy / Hormonal therapy / Adjuvant treatments
Résultats carcinologiques et fonctionnels de la prostatectomie totale dans les cancers de la prostate T3
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 285-290


D’après la littérature, le traitement actuel de référence du cancer de la prostate T3 est l’association combinée de la radiothérapie à une hormonothérapie prolongée. La stadification préopératoire fondée sur le seul toucher rectal semble dorénavant obsolète puisque d’après les séries, environ 20 % de T3 clinique sont surcotés à l’examen clinique. L’IRM prostatique devient de plus en plus nécessaire pour apprécier l’extension extraprostatique. Les guidelines de l’EAU sont de proposer la prostatectomie totale aux patients porteurs d’un cancer de la prostate inférieur ou égal à cT3a, avec un PSA inférieur à 20ng/ml et score de Gleason des biopsies inférieur ou égal à 8. Le contrôle carcinologique après prostatectomie totale est variable d’une série à l’autre avec des taux de survie sans récidive biologique à cinq, dix et 15 ans, respectivement, de 45 à 62 %, de 43 à 51 % et de 38 à 49 %. Les taux de survie spécifique à cinq, dix et 15 ans sont, respectivement, de l’ordre de 84 à 98 %, 85 à 91 % et 76 à 84 %. Le taux de marges chirurgicales positives varie de 22 à 61 % en fonction de la technique opératoire et de l’expérience de l’opérateur. Les résultats fonctionnels, en terme de continence, s’avèrent quasi-équivalents à ceux de la prostatectomie totale pour cancer localisé. Concernant la dysfonction érectile, les taux varient nettement en fonction du caractère extensif ou non de la chirurgie. Les traitements néoadjuvants n’ont pour le moment aucun impact démontré sur la survie globale et/ou spécifique. L’une des problématiques actuelles repose sur l’efficacité de la mise en place précoce de traitements adjuvants et, notamment, la radiothérapie externe. La prostatectomie totale associée à une lymphadénectomie extensive peut constituer une alternative thérapeutique de première ligne au traitement de référence. Cependant, les patients doivent être prévenus que la chirurgie n’est qu’une étape d’un traitement multimodal et de la possibilité d’instaurer un traitement adjuvant en postopératoire.


According to current literature, the gold standard treatment for T3 prostate cancer is the combination of radiotherapy and extended hormonotherapy. Clinical staging based on digital rectal examination seems useless nowadays, since 20% of T3 prostate cancer is overevaluated during physical examination. Prostatic MRI is extensively needed to evaluate extraprostatic extension during preoperative work-up. EAU guidelines recommend radical prostatecomy only in selected patients: less than or equal to cT3a, PSA less than 20ng/ml and biopsy Gleason score less than or equal to 8. Carcinologic control obtained after radical prostatectomy is variable from one series to another, with biochemical free survival rate at 5, 10 and 15 years that range from 45 to 62%, 43 to 51%, and 38 to 49%. Specific survival rates at 5, 10 and 15 years are, respectively, of 84 to 98%, 85 to 91% and 76 to 84%. Surgical margins rate differ from 22 up to 61% corresponding to several operative techniques and surgeon’s own experience. Regarding urinary continence, functional outcomes are in line with those of prostatectomy for localized prostate cancer. Considering erectile dysfunction, rates are linked with the type of surgery, which can be extensive or not. There is no impact on overall or specific survival of neoadjuvant treatments. One current question remains the efficacy of early adjuvant treatment after prostatectomy, especially adjuvant irradiation. Radical prostatectomy can be considered in selected cases as a viable alternative first-line treatment option. However, patients have to be warned that they may undergo complementary treatments during the postoperative course of the disease.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Localement avancé / Prostatectomie totale / Récidive biologique / Marges chirurgicales
Mots-clés:
prostate cancer / Locally advanced / radical prostatectomy / Biochemical recurrence / Surgical margins
Traitement de l'hypertrophie bénigne de prostate par radiofréquence (TUNA) : étude monocentrique à propos de 28 cas traités en chirurgie ambulatoire
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, 327-332


But

Évaluer la faisabilité en chirurgie ambulatoire du traitement de l’hypertrophie bénigne de prostate par radiofréquence (TUNA) et sa place en termes d’efficacité parmi les autres techniques chirurgicales mini-invasives.


Méthodes

Cinquante-quatre patients souffrant d’hypertrophie bénigne de prostate et en échec du traitement médical ont été traités par radiofréquence entre septembre 2004 et juin 2007. Parmi eux 28 patients, d’âge moyen 65,8 ans (52–82 ans), ont été retenus pour un traitement par Transurethral Needle Ablation (TUNA) en chirurgie ambulatoire. Le statut mictionnel a été évalué avant et après traitement par TUNA par le score international symptomatique de la prostate (IPSS), le score de qualité de vie (QDV) lié aux symptômes urinaires, la mesure du débit urinaire maximal et du résidu postmictionnel. La fonction érectile a été évaluée par l’index international de la fonction érectile (IIEF-5).


Résultats

Avec un recul moyen de 12,14 mois, une amélioration significative du statut mictionnel a été observée avec un score IPSS moyen passant de 22,4 à 9,75 et un score de QDV moyen passant de 4,9 à 1,9. Le débit maximal et le volume uriné moyens ont significativement augmenté de 8,66 à 14,6ml/s et de 202 à 248,4ml, respectivement. Le résidu postmictionnel moyen a diminué de 177,4 à 112,2ml (p <0,05). Le score IIEF-5 a augmenté de façon non significative (14,1 versus 12,8). Il n’y a eu aucune réhospitalisation. Une prostatite et six épisodes de rétention aiguë d’urine ont été observés en postopératoire. Le taux de retraitement a été de 21,4 %.


Conclusion

La TUNA-thérapie est une technique mini-invasive du traitement de l’hypertrophie bénigne de prostate réalisable en chirurgie ambulatoire et efficace sur la symptomatologie urinaire avec peu de morbidité. Elle est une alternative au traitement médical et ne se substitue pas au traitement chirurgical de référence.


Aim

To assess the feasibility of ambulatory surgery in the treatment of benign prostatic hyperplasia using radio frequency (TUNA) and evaluate its place in terms of efficiency among other minimally invasive surgical techniques.


Method

Fifty-four patients suffering from benign prostatic hyperplasia and for whom medical treatment was ineffective, were treated with radio frequency between September 2004 and June 2007. Among them, 28 patients, whose average age was 65.8 (aged 52–82), were selected for Transurethral Needle Ablation (TUNA) as outpatients.

Urine status was assessed before and after TUNA treatment using the International Prostate Score System, the Quality Of Life-score to urinary symptoms, the measures of the maximal flow rate and of the residual urine. The erectile function was assessed using the five-item version of the International Index of Erectile Function (IIEF-5).


Results

With an average regression of 12.14 months, a significant improvement in urine status was observed with an average IPSS score passing from 22.4 to 9.75 and an average quality of life score passing from 4.9 to 1.9. The maximum flow rate and average flow volume increased significantly from 8.66 to 14.6ml/s and from 202 to 248.4ml respectively. Average urine residue was reduced from 177.4 to 112.2ml (p <0.05). The IIEF-5 score did not increase significantly (14.1 versus 12.8). There were no cases of patients being rehospitalised. One case of prostatitis and six cases of acute urinary retention were observed at the postoperative stage. The rate of retreat was 21.4%.


Conclusion

TUNA treatment is a minimally invasive technique of benign prostatic hyperplasia which can be carried out in ambulatory surgery and which is effective for urinary symptoms with little risk of morbidity. It is an alternative to medical treatment and does not replace planned surgical treatment.

Mots clés:
Hypertrophie bénigne de prostate / Chirurgie / Ambulatoire
Mots-clés:
benign prostatic hyperplasia (BPH) / Surgery / Ambulatory
Actualités concernant la prise en charge non chirurgicale du cancer de la prostate localisé
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, S12, suppl. S1


Au cours de la dernière décennie, de nouvelles méthodes de traitement du cancer de prostate localisé ont émergé. La radiothérapie et la prostatectomie sont deux traitements qui ont fait la preuve de leur efficacité mais ne sont pas dénués de morbidité et d’effets secondaires. Des thérapeutiques moins invasives, tels que le traitement par ultrasons focalisés ou la curiethérapie, ont été proposées avec pour objectif de réduire le taux de complications avec la même efficacité carcinologique. Le concept de « surveillance active » a été développé pour permettre de différer un traitement agressif chez des patients avec une forme de cancer indolent. Toutefois, malgré des résultats encourageants, des études supplémentaires avec un recul plus important sont nécessaires pour évaluer de manière fiable les resultants carcinologiques et fonctionnels de ces traitements non chirurgicaux et pour pouvoir modifier leurs indications et les recommandations des experts quant à leur utilisation.


During the last decade, several new non-surgical treatments have emerged for the management of localized prostate cancer. External radiotherapy and radical prostatectomy are still gold-standard and effective treatments but often associated with morbidities and side-effects. Consequently, less invasive treatments such as high-intensity focused ultrasound and brachytherapy have been progressively developed in order to decrease the complication rate associated with standard therapies as well as developing an effective oncological treatment. Later on, concepts of « watchful waiting » and/or « active surveillance » have been proposed to decrease overtreatment for patients with indolent disease. Despite promising results, further studies with long term follow up are strongly needed to better evaluate the cancer control and the quality of outcomes afforded with theses new therapeutics and before considering to alter the current guidelines for localized prostate cancer.

Mots clés:
cancer de prostate / PSA / Curiethérapie / ultrasons focalisés / Surveillance active
Mots-clés:
prostate cancer / PSA / brachytherapy / High intensity focused ultrasound / watchful waiting
Éditorial
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, S1, suppl. S1


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Mots clés:
L.
Mots-clés:
Cathéter / tumor / scrotum / urethra
Épidemiologie, diagnostic et pronostic du cancer de prostate localisé : état des lieux
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, S3, suppl. S1


La détection et le diagnostic du cancer de la prostate sont des défis que chercheurs et cliniciens relèvent depuis des années. Les thérapeutiques se sont modifiées et les outils du diagnostic et du pronostic suscitent de plus en plus d’intérêt. En effet, il faut connaître au mieux le profil d’évolutivité tumorale afin de proposer les traitements le plus adaptés et de corréler ainsi le phénotype de l’individu au génotype tumoral. Le dépistage biologique repose actuellement sur le seul PSA mais évolue avec de nouveaux marqueurs, comme le gène PCA3 dans les urines, efficace dans la surveillance de patients ayant initialement des biopsies prostatiques négatives. Les techniques de biopsies et d’imagerie connaissent également des évolutions permettant d’accroître leur rentabilité diagnostique. L’optimisation de l’IRM permet d’affiner le diagnostic d’envahissement loco régional et la réalisation plus précise de biopsies prostatiques ciblées. Enfin de nouveaux marqueurs pronostiques tissulaires comme l’endothéline ou la sémaphorine 3A, dont l’expression varie en fonction du type anatomopathologique de cancer, permettent de préjuger de la gravité et l’évolution de la maladie. La compréhension des voies de la carcinogenèse ouvre la perspective vers de nouvelles thérapeutiques ciblées et plus précoces.


Detection and diagnosis of prostate cancer has challenged researchers and clinicians for several years, particularly with the increase of its incidence. With the advent of optimal treatments for each patient, diagnosis and prognostic tools arouse more and more interest. Effectively, it becomes necessary to assess even better the aggressiveness of the tumour in order to choose the most appropriate treatment and, thus to make a correlation between the phenotype and the genotype. The biological screening relies on PSA alone currently but should know another era soon with the advent of new markers, such as urinary gene PCA3, usefull for patients with previous negative biopsies. The techniques of biopsies and medical imaging are also going through multiple changes and evolutions that are about to increase their reliability. The optimization of MRI allows more precise diagnosis of local invasion and is usefull to optimize. Finally, the emergence of biological prognostic markers, such as endothelin or semaphorin 3A, whose expressions differ according to the type of cancer, should help to predict disease’s gravity and outcome. The comprehension and the understanding of carcinogenesis pathways leads to new perspectives for targeted and earlier cancer therapies.

Mots clés:
cancer de prostate / PSA / Épidémiologie / dépistage / Marqueurs moléculaires
Mots-clés:
prostate cancer / PSA / epidemiology / Screening / Molecular markers
Étude observationnelle CAPITAL et prescription de l'hormonotherapie par les urologues français dans la pratique quotidienne
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, S20, suppl. S1


Le cancer de la prostate est une maladie hétérogène composée de plusieurs stades évolutifs nécessitant des traitements différents adaptés au patient et à la maladie. La déprivation androgénique par l’hormonothérapie, développée pour le traitement des cancers métastatiques ou dans un cadre palliatif, est utilisée à tous les stades de la maladie. Pourtant la toxicité de l’hormonothérapie n’est pas négligeable, avec des effets secondaires cardiovasculaire, métabolique et osseux responsable d’une réduction des bénéfices du traitement. L’étude observationnelle CAPITAL a permis de définir les pratiques de 208 spécialistes (urologues et radiothérapeutes) et a concerné plus de mille patients. L’hormonothérapie a été principalement prescrite pour une récidive biologique après traitement de première ligne (32,2 %) ou des métastases (32,9 %). Au total, 83 % des patients sous traitement hormonal étaient satisfaits de leur traitement. La prescription de l’hormonothérapie doit donc être réfléchie chez l’homme jeune dont elle grèverait la qualité de vie. Elle doit s’accompagner d’une prise en charge globale qui vise à prévenir et réduire sa toxicité.


Prostate cancer is a heterogenous disease with different stages subject to a broad range of appropriate therapies to the patient or to the point in the disease course. Hormonotherapy has been developed for metastatic cancer and palliative therapy but is commonly used to treat all stages of prostate cancer nowadays. However its toxicity is not negligible and the cardiovascular, bone and metabolic side-effects are mainly responsible of a decrease of the benefits and in observance. The observational study CAPITAL has defined the conditions of prescriptions of androgen-deprivation therapy by physicians (n=208) in France (i.e., urologists and oncologists) and the effects of hormonotherapy in a population of more than 1000 patients. Androgen-deprivation therapy was mainly given in case of biochemical recurrence after first-line treatment (32.2 %) or for metastasis (32.9 %). Overall, 83 % patients were satisfied of LH-RH agonists. Hormone therapy might be debated especially in young men with prostate cancer whose quality of life should be reduced. The prescription has to be associated with a global personal and stringent follow-up to prevent and reduce the toxicity.

Mots clés:
cancer de prostate / PSA / Hormonothérapie / Agonistes de la LH-RH / effets secondaires
Mots-clés:
prostate cancer / PSA / Androgen deprivation therapy / LHRH agonists / Side effects
Indications de l'hormonotherapie dans le traitement du cancer de la prostate localement avancé ou metastatique
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, S15, suppl. S1


Les indications de l’hormonothérapie dans le traitement du cancer de la prostate sont en mutation. Initiée en 1941 dans les formes métastatiques du cancer de la prostate, la castration chimique trouve aujourd’hui également sa place dans les formes localement avancées. La prescription d’une hormonothérapie prolongée en combinaison avec la radiothérapie ou la chirurgie a prouvé un gain pour la survie sans progression. Dans les formes localisées, la place de l’hormonothérapie est encore débattue, que ce soit en cas de récidive biologique ou clinique après traitement de première ligne par irradiation externe conformationnelle ou prostatectomie totale ou même dans une indication néoadjuvante. Des essais complémentaires sont en cours et l’analyse de leurs résultats sera indispensable dans l’optique d’établir de nouvelles recommandations. L’hormonothérapie n’est désormais plus seulement un traitement palliatif du cancer de la prostate. Elle a sa place dans l’arsenal thérapeutique de l’urologue pour les formes localisées ou localement avancées à haut risque.


Indications for hormonotherapy in prostate cancer are in deep mutation and are constantly evolving. Used initially (1941) in metastatic stages, hormone therapy is used nowadays in locally advanced prostate cancer and aggressive localized disease. Its prescription in association with radiotherapy or surgery has provided a benefit regarding survival free progression. The place of hormone therapy in localized prostate cancer is not well defined and the debate is still ongoing, especially in case of biochemical recurrence after irradiation or radical prostatectomy and even in neoadjuvant cases. Additional and further studies are ongoing and are strongly needed to establish new guidelines. Nevertheless, hormone therapy is not restricted any more to palliative cases and is part of the current therapeutic arsenal of the urologist for high risk localized and/or locally advanced prostate cancers.

Mots clés:
cancer de prostate / PSA / Localement avancé / Métastatique / Hormonothérapie
Mots-clés:
prostate cancer / PSA / Locally advanced / Metastatic androgen deprivation therapy / LHRH agonist
Innovations chirurgicales et perspectives dans la prise en charge du cancer de la prostate localisé
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 5, 19, S8, suppl. S1


L’incidence du cancer de prostate est en augmentation et notamment les cancers localisés chez les hommes jeunes, conséquence du dépistage par le PSA. Les efforts des chercheurs et des cliniciens ont permis d’élargir le champ et les modalités des thérapeutiques disponibles pour ces patients:Au premier rang desquelles, la chirurgie. Le développement des techniques « mini-invasives », la confirmation de leur efficacité carcinologique et leurs résultats fonctionnels encourageants font partie des faits marquants l’évolution de la discipline. La prise en charge chirurgicale de l’incontinence post-opératoire, lorsqu’elle est nécessaire, est, dorénavant mieux codifiée pour la communauté urologique ce qui permet de proposer des solutions systématisées aux patients. L’émergence de nouvelles technologies innovantes, comme la coelioscopie à trocart unique multi entrées ou la coelioscopie en vision 3-D, confirme l’idée d’une mutation dans le domaine de la chirurgie prostatique et ouvre des perspectives pour l’avenir.


Incidence of prostate cancer is constantly increasing, notably localized cancer cases in young men:As a direct consequence of PSA-driven screening. Recent researchers and clinicians efforts have greatly improved the options and the indications of the treatment, particularly in surgery. The development of the video assisted technologies, with encouraging oncological outcomes and promising functional results are establishing evidences of the evolution of prostate surgery. In daily practice, the strategy for the surgical management of postoperative incontinence, when required, is also more established and represents another challenge took up by the urologists. Besides, the emergence of new innovations:As one-trocar sytem for laparoscopy or 3-D vision for laparoscopy, confirms the idea of a deep and perpetual mutation in the area of prostate cancer surgery.

Mots clés:
cancer de prostate / PSA / Marges chirurgicales / Prostatectomie / Coelioscopie
Mots-clés:
prostate cancer / PSA / Surgical margins / Prostatectomy / Laparoscopic