Base bibliographique

À propos des recommandations actualisées pour le diagnostic et l’antibiothérapie des infections urinaires bactériennes de l’adulte
About the new guidelines for diagnosis and treatment of urinary tract infections in adults
2015
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2015, 4, 25, F99


Objectifs

Réaliser une information sur les recommandations actualisées du CIAFU pour le diagnostic et l’antibiothérapie des infections urinaires (IU) bactériennes de l’adulte.


Méthodes

Résumé des recommandations du CIAFU effectuées sur analyse de la littérature et rédigées selon les recommandations de la HAS.


Résultats

Les mises à jour des recommandations concernent la définition des IU et les critères diagnostiques, la définition des risques de complication, des critères de gravité, de la colonisation bactérienne. Les recommandations prennent en compte l’évolution des résistances bactériennes aux antibiotiques, en particulier aux fluoroquinolones.


Conclusions

Compte tenu du niveau scientifique des recommandations et de l’évolution préoccupante des résistances bactériennes, leur diffusion est un enjeu majeur pour la communauté urologique. L’enjeu est non seulement celui du traitement individuel optimal des patients mais aussi celui de la limitation de la progression des résistances, notamment par l’arrêt des traitements antibiotiques injustifiés.


Objectives

To make information on the updated CIAFU guidelines for diagnosis and antibiotic treatment of urinary tract infections (UTI) in adults.


Methods

CIAFU guidelines are based on literature analysis and drafted according to the recommendations of the HAS.


Results

The updated recommendations concern the definition of IU and diagnostic criteria, the definition of risks of complications, severity criteria, bacterial colonization. The recommendations take into account the evolution of bacterial resistance to antibiotics, especially fluoroquinolones.


Conclusions

According to their level of evidence and the worrying evolution of bacterial resistance, the diffusion of the CIAFU guidelines is a major challenge for the urological community. The challenge is not only that of the optimal treatment of individual patients but also of limiting the progression of resistance, particularly by stopping unjustified antibiotic treatments.

FMC urologie : what else  ?…
Urology in house training: What else?…
2015
- Éditorial
- Réf : Progrès FMC, 2015, 4, 25, F87




 

La place des anticholinergiques dans le traitement de l’HBP
The role of anticholinergics in the treatment of BPH
2015
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2015, 4, 25, F106


Objectif

Chez l’homme, l’hyperactivité vésicale peut soit être idiopathique, soit liée à une pathologie vésicale ou neurologique, soit enfin être la conséquence d’une obstruction sous-vésicale (OSV). Cette OSV est le plus souvent secondaire à une hyperplasie bénigne de la prostate (HBP). L’objectif de ce travail était de définir la place des anticholinergiques (ACh) dans la prise en charge de l’HBP.


Méthode

Analyse des intitulés des autorisations de mise sur le marché (AMM) délivrées par les autorités de santé, revue de littérature et analyse des recommandations nationales et internationales de bonne pratique.


Résultats

Les ACh ont une AMM dans l’hyperactivité vésicale chez l’homme et la femme. La rétention d’urine en est la principale contre-indication. La littérature et les recommandations qui en découlent s’accordent sur une utilisation possible des ACh chez l’homme en cas d’hyperactivité vésicale isolée. En présence d’une d’hyperactivité vésicale associée à une obstruction sous-vésicale par HBP, les ACh peuvent être utilisés en association aux alpha-bloquants et de préférence après avoir constaté une persistance des symptômes de la phase de remplissage malgré une monothérapie par alpha-bloquant. Quelques études ont aussi évalué positivement l’association des ACh aux inhibiteurs de la 5 alpha réductase.


Conclusion

Les anticholinergiques peuvent être utilisés dans le traitement de l’HBP en association aux alpha-bloquants, en prenant soin de vérifier l’absence de rétention chronique d’urine.


Aim

In men, overactive bladder (OAB) might be either idiopathic, secondary to neurological or bladder disease. Bladder outlet obstruction (BOO) due to benign prostatic hyperplasia (BPH) might also lead to OAB. The aim of this work was to define the role of anticholinergic agents (ACh) in the management of BPH.


Method

Analysis of drug guidelines delivered by health authorities, of literature, and of national and international practice guidelines.


Results

ACh have marketing authorization for men and women suffering OAB. Urinary retention is its main contra-indication. Regarding literature and practice guidelines, ACh can be used in men with isolated OAB. In case of OAB combined with BPH related BOO, ACh can be used in association with alpha-blockers, preferably when storage symptoms persist under alpha-blocker therapy alone. The association of 5 alpha reductase inhibitors with ACh was reported in several studies.


Conclusions

ACh might be used for BPH treatment in association with alpha-blockers, after verifying for the absence of urinary retention.

Les symptômes du bas appareil urinaire peuvent-ils prédire le risque cardiovasculaire ?
2015
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2015, 4, 25, F110


Mise au point sur le traitement d’entretien par bacille de Calmette-Guérin en 2015
Focus on maintenance Calmette-Guérin bacillus immunotherapy in 2015
2015
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2015, 4, 25, F88


Introduction

Un traitement adjuvant par instillations de bacille de Calmette-Guérin (BCG) est recommandé pour les tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM) de HR et optionnel pour les tumeurs de risque intermédiaire (RI) dans le but de réduire le risque de récidive et de progression. Nous rapportons dans cette mise au point les modalités du traitement d’entretien, la population cible, les moyens pour améliorer son observance ainsi que la gestion de la pénurie.


Matériel et méthodes

Une revue de la littérature et des documents disponibles concernant le traitement d’entretien par BCG a été effectuée.


Résultats

De nombreuses études ont été menées dans le but de réduire la toxicité du traitement par une diminution de la dose ou du nombre d’instillations. À ce jour, aucun essai randomisé n’a permis de décrire un schéma de traitement d’entretien apportant des résultats oncologiques identiques ou supérieurs à celui décrit par Lamm et al. Les résultats de l’essai prospectif et randomisé de l’EORTC a montré que les tumeurs de HR nécessitaient un traitement d’entretien à pleine dose pendant 3ans, alors que pour les tumeurs de RI, le traitement à pleine dose pendant 1an était suffisant. Les études récentes ont confirmé la nécessité d’un traitement d’entretien chez les patients de plus de 70ans. La réduction de la dose et/ou du nombre d’instillations n’a pas été associée à une diminution significative des effets indésirables. En revanche, une meilleure connaissance du traitement (information, prévention et gestion des effets indésirables) améliorait la tolérance et l’observance.


Conclusion

Pour les TVNIM de HR et de RI, le traitement d’entretien doit être maintenu à pleine dose respectivement pendant 3 et 1ans. La nécessité de ce traitement chez les patients de plus de 70ans est confirmée. Enfin, une meilleure connaissance du traitement améliorait la tolérance et l’observance.


Introduction

To reduce the risk of recurrence and progression, adjuvant instillation of Calmette-Guérin bacillus (BCG) is recommended for high-risk (HR) non-muscle invasive bladder cancer (NIMBC) and optional for intermediate risk (IR). We report in this focus modalities of maintenance therapy, the target population, the means to improve its compliance and the management of the shortage.


Material and methods

A review of literature and available documents concerning the maintenance treatment with BCG was performed.


Results

The maintenance schedule described by Lamm et al. was associated with a significant reduction in risk of recurrence and progression for HR and RI NMIBC. This treatment was associated with significant toxicity. Thus, studies were performed in order to reduce treatment toxicity by decreasing dose or number of instillations. To date, none randomized trials have described a maintenance schedule providing oncological outcomes better than outcomes of Lamm et al.’s study. The results of the prospective, randomized EORTC trial confirmed that HR and IR NIMBC require a full dose maintenance treatment for 3years and for 1year, respectively. Finally, recent studies confirm the need for maintenance therapy in patients over 70years because treatment outcomes were favorable despite the worst oncological prognosis of this population. Decreasing dose or number of instillations was not associated with a significant decrease of adverse events. Nevertheless, the treatment toxicity as described in recent studies was lower than that reported by Lamm et al. Better knowledge of this treatment (information, prevention and management of side effects) improves its tolerance.


Conclusion

Maintenance treatment should be maintained at full dose, for 3years and 1year in case HR and IR NIMBC. In patients older than 70years, the need of this treatment was confirmed. Finally, a better knowledge of this treatment had improved its tolerance and its compliance.

Quels biomarqueurs pour le cancer de la prostate pourraient nous aider en 2015 ?
Which prostate cancer biomarkers could help us in 2015?
2015
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2015, 4, 25, F94


Objectif

Faire le point sur les biomarqueurs potentiellement utilisables en pratique quotidienne pour le diagnostic précoce du cancer de la prostate.


Méthode

Analyse de la littérature (PubMed, Medline) de 3 outils actuellement disponibles, PCA3, PHI PSA et les plateformes de génomique Oncotype/Prolaris/Decipher.


Résultats

Le PSA sérique, outil actuel du diagnostic précoce du cancer de la prostate (CaP), manque de spécificité et des marqueurs plus spécifiques de l’agressivité et de l’évolutivité du cancer sont donc nécessaires pour mieux indiquer la surveillance active et définir les patients à risque de décès spécifique. Cette revue de la littérature souligne l’intérêt du PCA3 urinaire et du PHI PSA comme outils de diagnostic, ainsi que l’intérêt des plateformes génomiques utilisées sur les biopsies de la prostate ou les pièces de prostatectomie totale afin de mieux identifier les patients à risque de progression.


Conclusion

Ces tests prometteurs combinent l’avantage d’être peu invasifs et relativement simples. Cependant, la grande hétérogénéité du cancer de la prostate associée aux variations individuelles imposent de valider ces outils prospectivement sur de larges cohortes de patients.


Objective

To review the potential use biomarkers in clinical practice for early diagnosis of prostate cancer.


Method

Literature review (PubMed, Medline) of 3 tools are currently available, PCA3, PSA IHP and genomics platforms Oncotype/Prolaris/Decipher.


Results

Serum PSA, routinely used for prostate cancer (PCa) screening, lacks specificity. Development of more specific non-invasive biomarkers aims to target clinically significant PCa screening, to identify low risk indolent PCa to better select indications for active surveillance, and to identify, among patients with biochemical recurrence, those at risk for death from PCa. This present review emphasizes PCA3 and PSA IHP interest as diagnostic tools, and genomic plateforms interest to identify patients at high risk for disease progression.


Conclusion

These promising tests combine the advantage of being minimally invasive and relatively simple. However, the heterogeneity of prostate cancer associated with individual variations needed to validate these tools prospectively on large cohorts of patients.