Base bibliographique

Analgésie postopératoire par infiltration continue cicatricielle : pour qui et comment ?
Continuous wound infusion for postoperative analgesia: Which patients and how to manage?
2013
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2013, 4, 23, F133


Introduction

Le but de cet article de faire le point sur l’intérêt de l’utilisation de cathéter péri-cicatriciel pour l’analgésie postopératoire en chirurgie urologique.


Méthodes

Étude des articles publiés sur le thème dans la base de données Medline et sélectionnés par l’auteur en fonction de leur pertinence.


Résultats

Cette technique est sous utilisée en raison de la crainte de l’infection du site opératoire et du surcoût lié à la mise en œuvre de cette procédure d’analgésie. Pourtant la reprise du transit intestinal est plus précoce la durée de séjour hospitalier est réduite, ainsi que le travail du personnel paramédical et la réhabilitation postopératoire est facilitée.


Discussion et conclusions

L’utilisation de cathéter péri-cicatriciel pour l’analgésie postopératoire est peu documentée en urologie. Néanmoins, cette technique est simple à mettre en place et présente une grande innocuité. À l’heure du développement de l’ambulatoire et des techniques mini-invasives, l’utilisation de cathéter péri-cicatriciel pour l’analgésie devrait être encouragée dans la discipline.


Continuous wound catheter to deliver local anesthetic for postoperative analgesia in urology is few reported in the literature. That technique is underutilized because of fear of infection, the cost of the postoperative analgesia procedure but the duration of stay in hospital is decreased, the resumption of intestinal transit is shortened, the work of the nurse is reduced and the postoperative rehabilitation and clinical outcome are improved. The review of articles reported in Pubmed showed that the technique is safe and easy to implement. Continuous wound catheter should be promoted in urology.

Mots clés:
Douleur postopératoire / Anesthésie et analgésie / Chirurgie / urologie
Mots-clés:
Postoperative pain / Analgesia and anesthesia / Surgery / Urology
Cicatrisation dirigée par pression négative avec le système VAC : principes, techniques et indications
Negative-pressure wound therapy using vacuum assisted closure: Principles, techniques and indications
2013
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2013, 4, 23, F106


Le système Vacuum Assisted Closure (VAC) permet une cicatrisation efficace en cas de plaie étendue avec perte de substance cutanéo-musculaire. L’efficacité de ce traitement obéit cependant à des règles strictes de procédure et d’évaluation clinicobiologique préthérapeutique et au cours de la phase des pansements par VAC. Le succès de ce type de cicatrisation par pression négative aboutit à une réépithélialisation complète dans le meilleur des cas, mais un recours à une fermeture secondaire de la plaie ou à une greffe de peau peut être parfois nécessaire.


The Vacuum Assisted Closure therapy (VAC) is an efficient treatment in case of large wound defects with extensive loss of muscular and cutaneous tissues. The success of this therapy is based on strict rules of procedure and regular clinicobiological evaluation before and during treatment. The negative-pressure therapy can lead to a total healing of the defect but a secondary surgical closure or a skin graft can be necessary in some cases.

Mots clés:
VAC / Cicatrisation dirigée / Perte de substance
Mots-clés:
VAC therapy / Wound healing / Wound defect
Comment je pose une chambre implantable (CIP)
How I implant a central venous access (IVAS)
2013
- technique chirurgicale
- Réf : Progrès FMC, 2013, 4, 23, F129


Introduction

Le but de cet article est de présenter une technique simple et fiable de pose de système implantable dans le réseau veineux profond.


Matériel et méthode

Ce geste concerne pratiquement tous les patients relevants d une chimiothérapie au long cours. La pose par voie jugulaire interne droite, dans le système cave supérieur, doit rester un geste ambulatoire, réalisé sous anesthésie locale.


Résultats

C’est pour nous la technique la plus simple. Sont rappelées, ses variantes, ses contre-indications et ses complications possibles.


Discussion – Conclusion

Il existe d’autres voies d abord, mais qui selon nous exposent à plus d échecs (céphalique) et de complications pulmonaires (sous-clavière). Souvent délégué, ce geste utile doit être enseigné méthodiquement.


Objective

The aim of this article is to present a simple and accurate technique for positioning Implantable Venous Access System (IVAS).


Material and method

Indication is mainly for long-term chemotherapy in cancer. The implantation of the system in the internal jugular vein to superior vena cava should remain a day case surgery under local anesthesia.


Results

This technique is for our team the simplest one. Herein, we describe the different ways of implantation, its contraindications and potential complications.


Conclusion

Different techniques are also described using the cephalic or the subclavian vein approach but with higher rate of failure or lung complications. Young practicians is frequently involved in this procedure, which mandate good and efficient training and learning.

Mots clés:
Cathéter implantable / Technique / Ambulatoire
Mots-clés:
Central venous access / Technique / Outpatients
Complications des urétéro-rénoscopies souples : mieux vaut prévenir que guérir
Complications of flexible uretero-renoscopies: Prevention is better than cure
2013
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2013, 4, 23, F124


Introduction

L’objectif de cet article était de faire le point sur les complications des urétéro-rénoscopies souples.


Matériels et méthodes

Une revue de la littérature via Pubmed a été pratiquée en utilisant le mot-clé flexible ureteroscopy . Parmi les 483 articles recensés, et après lecture de tous les abstracts , seules les séries de plus de 100 procédures – ou celles rapportant des complications non décrites ailleurs – et distinguant les urétéroscopies souples et rigides ont été retenues pour estimer la fréquence de chaque complication.


Résultats

Les complications étaient rares et généralement mineures. La complication peropératoire la plus fréquente était la survenue d’une lésion urétérale, le plus souvent liée à l’insertion d’une gaine d’accès. Les complications postopératoires principales étaient une fièvre, une douleur ou une hématurie macroscopique le plus souvent résolutive sous traitement médical. La seule complication à distance était la sténose urétérale.


Conclusion

Les complications des urétéro-rénoscopies souples sont rares et le plus souvent mineures.


Introduction

The aim of this article was to review the complications of flexible ureteroscopy.


Materials and methods

A review of the literature was performed via Pubmed using the keyword “Flexible Ureteroscopy.” Of the 483 articles identified, and after reading all the abstracts, only series of more than 100 procedures – or reporting complications not described previously – and which made distinction between flexible and rigid ureteroscopies were selected to estimate the frequency of each complication.


Results

Complications were rare and usually minor. The most frequent intraoperative complication was the occurrence of an ureteral injury, most often related to the insertion of an ureteral access sheath. The main postoperative complications were fever, pain or hematuria most often resolved under medical treatment. The only long-term complication was ureteral stenosis.


Conclusion

The complications of flexible ureteroscopy are rare and usually minor.

Mots clés:
Complications / Urétéroscopie souple / Classification de Clavien
Mots-clés:
Complications / Flexible ureteroscopy / Clavien classification
Cryothérapie focale pour cancer localisé de la prostate : principes, indications, résultats
Focal cryotherapy for localized prostate cancer: Principles, indications, results
2013
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2013, 4, 23, F111


Avec la généralisation du dosage des PSA, les cancers de prostate diagnostiqués à l’heure actuelle chez un nombre de plus en plus important d’hommes, sont localisés, de faible volume et de bas grade. L’évolution de ces cancers serait moins péjorative, n’affecterait pas la survie globale et ainsi des traitements conservateurs, comme la surveillance active, ont été imaginés. L’approche focale a également été décrite pour permettre de traiter ces faibles volumes tumoraux. Cette approche mini-invasive est proposée à des patients refusant une surveillance active ou des traitements plus agressifs (prostatectomie radicale, radiothérapie, curiethérapie). Cet article se propose de faire le point sur l’approche focale de la cryothérapie prostatique, qui permet de traiter les cancers de prostate localisés avec une morbidité faible et des résultats encourageants, malgré le faible recul des études cliniques à l’heure actuelle.


With increased use of PSA testing, more men are diagnosed with localized prostate cancer of lower volume and grade. Such cancers will be less pejorative and may not adversely affect the individual's overall survival, allowing conservative management like active surveillance as a treatment option. Focal therapy was also described to care such low-volume prostate cancer. This minimally invasive treatment option is proposed for men who refused active surveillance or radical therapies more aggressive (like radical prostatectomy, external beam radiotherapy or brachytherapy). This article will make a review of focal cryotherapy in the management of localized prostate cancer, which is a reliable therapeutic alternative that allows low morbidity and reasonable oncological results, but limited in short-term clinical studies outcomes.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Cryothérapie / Thérapies focales / Traitements focaux
Mots-clés:
cryotherapy / Focal therapies / Focal treatments / prostate cancer
Douleur épididymo-testiculaire chronique et syndrome de la charnière dorso-lombaire de Maigne
Chronic epididymo-testicular pain and posterior ramus syndrom
2013
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2013, 4, 23, F119


Introduction et objectif

Mise au point sur les douleurs épididymo-testiculaires projetées dans le cadre du syndrome de la charnière dorso-lombaire de Maigne.


Matériel et méthodes

Recherche bibliographique à l’aide de la base de données Medline en utilisant les mots clés : abdominal pain, epididymis, low back pain, pelvic pain, referred pain, testis .


Résultats

Les douleurs projetées sont ressenties à distance de la lésion causale. En urologie, une douleur projetée sur la région épididymo-testiculaire peut être d’origine vertébrale dans le cadre du syndrome de la charnière dorso-lombaire décrit par Robert Maigne. Dans ce syndrome, la douleur ne se situe pas au niveau de la charnière dorso-lombaire mais plus bas, dans la région lombosacrée ou sacro-iliaque. Ce syndrome peut également être responsable de douleurs abdominales basses pseudo-viscérales et d’infiltrats cellulalgiques dans un territoire métamérique concerné. La cause habituelle du syndrome de Maigne est un dérangement intervertébral mineur au niveau articulaire postérieur, le plus souvent sur le segment T12-L1. Seul un examen clinique attentif permet la mise en évidence d’un segment vertébral douloureux.


Conclusion

La topographie d’une douleur n’est pas toujours un indicateur fiable de l’organe ou de la région qui souffre. Face à des douleurs épididymo-testiculaires chroniques, l’interrogatoire et un examen clinique attentif permettent le diagnostic de douleurs projetées et notamment, dans le syndrome de Maigne, orientent vers le segment vertébral dorso-lombaire en souffrance.


Objective

To review epididymo-testicular referred pain and posterior ramus syndrome.


Material and methods

Review of the literature performed by searching the Medline database using keywords, abdominal pain, epididymis, low back pain, pelvic pain, referred pain, testis.


Results

Referred pain is perceived in zones situated away from the causal lesion. In urology, pain referred to the epididymo-testicular zone can be due to vertebral disease during the posterior ramus or thoraco-lumbar junction syndrome described by Robert Maigne. In this syndrome, pain is not perceived at the thoraco-lumbar junction, but more distally in the lumbosacral or sacroiliac region. This syndrome can also be responsible for pseudovisceral lower abdominal pain and painful bands in a given dermatome. The usual cause of posterior ramus syndrome is minor intervertebral dysfunction involving a posterior facet joint, usually at T12-L1. Only a thorough physical examination can demonstrate the painful vertebral segment.


Conclusion

The site of the pain is not always a reliable indicator of the organ or region responsible for the pain. In chronic epididymo-testicular pain, clinical interview and thorough physical examination can allow the diagnosis of referred pain and, especially in posterior ramus syndrome, guide the physician to the origin of the pain in the thoraco-lumbar junction.

Mots clés:
Douleur abdominale / Douleur pelvienne / Douleur projetée / épididyme / Lombalgie
Mots-clés:
Abdominal pain / Epididymis / Low back pain / Pelvic pain / Referred pain
Éditorial
2013
- Éditorial
- Réf : Progrès FMC, 2013, 4, 23, F105

Mots clés:
X.
Mots-clés:
Spermatic cord block / Chronic scrotal content pain