Base bibliographique

Bases anatomiques des algies périnéales
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Progrès FMC, 2006, 16, 4, 9-14

La connaissance des voies de la douleur guide le thérapeute pour la prise en charge des patients douloureux. Il faut tout d'abord identifier ce qui est une douleur pelvienne et ce qui est une douleur périnéale. C'est relativement facile lorsque seul le périnée est douloureux .
Après avoir éliminé une pathologie tumorale par exemple, la responsabilité du nerf pudendal doit être évoquée. Devant un tableau typique de douleurs positionnelles (en position assise), l'examen neurologique étant normal, on évoque un syndrome canalaire.
L'EMG peut aider lorsqu'il retrouve une augmentation de la latence distale. Associées au traitement médical des douleurs neuropathiques, les infiltrations constituent un test diagnostique et une arme thérapeutique. La diffusion des douleurs dans le pelvis et /ou dans les membres inférieurs fait évoquer une réaction musculaire réflexe ou une participation végétative.
Les douleurs pelviennes doivent faire rechercher une pathologie dont le traitement peut être spécifique (kyste de l'ovaire, endométriose, cystite interstitielle, vestibulite vulvaire, etc) .
Si aucune cause n'est retrouvée, il faut se résoudre à traiter la douleur en tant que telle. Les neurostimulations, les blocs pluri étagés sont guidés par la distribution des fibres orthosympathiques. Le traitement peut être la destruction de ces voies en restant le moins agressif possible.
Les rameaux communicants sont une cible encore à l'étude. Leur destruction n'entraine a priori aucune conséquence ni somatique ni végétative. Leur infiltration radioguidée commence à se codifier. L'important est de penser à un processus neurologique comme cause de la douleur et d'arrêter de sacrifier chirurgicalement des organes qui ne sont que des victimes, alors à double titre.

Mots clés:
algie / périnée / anatomie
Intérêt clinique de la corrélation phénotype/génotype pour la prise en charge des carcinomes urothéliaux de la voie excrétrice supérieure (CUVES)
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Progrès FMC, 2006, 16, 4, 15-20
  • Les cancers de la vessie (90-95%) et les CUVES (5-10%) sont des carcinomes urothéliaux dont les mécanismes de carcinogenèse sont distincts.
  • Les instabilités microsatellites (MSI) sont un indicateur de l'expansion clonale des cancers, initialement identifié dans le syndrome "Hereditary Non Polyposis Colorectal Carcinoma" (HNPCC).
  • Les CUVES sont présentes chez 5% des patients HNPCC. On retrouve un statut MSI élevé dans 20% des CUVES sporadiques.
  • En présence d'un statut MSI élevé une prédisposition au cancer héréditaire doit être recherchée, notamment en cas de CUVES survenant à un âge inférieur à 60 ans ou lorsqu'il existe un antécédent personnel ou familial de cancer du spectre HNPCC.
  • Le risque génétique de développer une UUT-TCC est multifactorielle. Certains facteurs génétiques de susceptibilité (polymorphisme génétique) font varier les capacités d'activation du métabolisme des carcinogènes environnementaux entre les individus.
  • Les CUVES invasives ont un mauvais pronostic. La survie à 5 ans est inférieure à 50% pour les stades T2-T3 et inférieure à 10% pour les T4 ou N+/M+. Les principaux facteurs pronostics sont l'âge, le grade et le stade tumoral.
  • Un statut MSI élevé est prédictif d'une meilleure survie notamment chez les patients avec un CUVES invasif.
  • L'étude immunohistochimique de la E-Cadherin est utile pour déterminer le potentiel de récidive du CUVES.
Mots clés:
phénotye / génotype / Cancer / Carcinome / urothélial
L'amylose vésicale primitive. Une cause rare d'hématurie macroscopique
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Progrès FMC, 2006, 16, 4, 21-23
  • L'amylose vésicale primitive est une maladie rare, révélée par une hématurie macroscopique, et dont l'aspect cystoscopique évoque une tumeur de vessie.
  • Seul l'examen anatomopathologique des biopsies permet d'affirmer le diagnostic d'amylose.
  • Une analyse immunohistochimique devra déterminer le type de dépôts amyloïdes. L'origine primitive ne pourra être retenue qu'après élimination des étiologies d'amylose secondaire, -essentiellement l'amylose AL secondaire à une gammapathie monoclonale, l'amylose AA secondaire aux inflammations chroniques- ainsi que l'amylose héréditaire.
  • La prise en charge thérapeutique sera aussi conservatrice que possible : la seule complication retrouvée à ce jour, en dehors de l'hématurie, est la récidive des lésions. Aucun cas de transformation maligne locale, ou de survenue de maladie systémique n'a été rapporté à ce jour, ce qui encourage à espacer la surveillance cystoscopique.
Mots clés:
Amylose vésicale / hématurie
La rédaction du compte rendu opératoire
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Progrès FMC, 2006, 16, 4, 28
Mots clés:
compte rendu opératoire / actualité juridique
Le grade nucléaire de Fuhrman, facteur pronostique du cancer du rein depuis 25 ans
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Progrès FMC, 2006, 16, 4, 5-8
  • Le grade de Fuhrman est basé uniquement sur la morphologie et la taille des noyaux et des nucléoles en microscopie optique
  • Le grade de Fuhrman est le facteur pronostique le plus utilisé dans le cancer du rein en association avec le stade TNM
  • Le grade nucléaire le plus élevé est déterminant même s'il est minoritaire et quelque soit son % dans la tumeur
  • Le grade nucléaire de Fuhrman s'applique à tous les sous-types histologiques de carcinomes à cellules rénales selon la classification OMS 2004
  • La présence d'une composante sarcomatoïde classe la tumeur en grade IV de Fuhrman
  • La réalisation d'un nombre de prélèvements suffisants par rapport au diamètre tumoral et des prélèvements centrés sur les zones macroscopiquement suspectes sont nécessaires pour garantir une fiabilité du grade de Fuhrman
  • Mots clés:
    Rein / Cancer / Anatomopathologie
    Toxine botulique en pratique en Urologie
    2007
    - Synthèse thématique
    - Réf : Progrès FMC, 2006, 16, 4, 24-27

    La toxine botulique fait partie désormais de l'arsenal théra-peutique de la prise en charge de la dyssynergie vésico-sphinctérienne neurogène et de l'hyperactivité détrusorienne neurogène. Même si son utilisation reste encore limitée à des centres spécialisés, elle devrait progressivement s'étendre.
    Parallèlement, d'autres indications en Urologie sont en cours d'évaluation : l'hyperactivité vésicale idiopathique, la cystite interstitielle, l'hypertrophie bénigne de la prostate, les sténoses de l'urèthre.

    Mots clés:
    Toxine botulique
    Editorial
    2006
    - Point de vue, interview
    - Réf : Progrès FMC, 2006, 16, 4, 1
    Questions d'Actualité - Cystites Récidivantes et Cranberry : Qui, Quand, Comment ?
    2006
    - Article original
    - Réf : Progrès FMC, 2006, 16, 4, 3-4

    La cranberry peut donc être proposée en traitement préventif des infections urinaires, en particulier chez la femme jeune sous réserve d'une absorption quotidienne de 36 mg de proanthocyanidine et ceci semble t-il, quelque soit la forme (jus, concentré, poudre ou gélule).
    L'utilisation de ce produit peut avoir le bénéfice de limiter une antibiothérapie prolongée mais doit s'accompagner d'une absorption hydrique importante en raison d'une augmentation du risque lithiasique probablement liée à la quantité importante d'oxalate contenue dans cette baie.