Base bibliographique

Sommaire :

Comparaison rétrospective de la reproductibilité et des performances du R.E.N.A.L. score, du score 12 segments et du score UPRCC pour la néphrectomie partielle
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1050-1057


Introduction

Comparer trois scores morphométriques du rein sur la reproductibilité et la prédictibilité des complications per- et post-néphrectomie partielle.


Matériels et méthodes

Cette étude comparative a analysé une cohorte rétrospective monocentrique de 47 patients atteints d’une tumeur rénale unique et opérés par néphrectomie partielle par lombotomie excluant les maladies génétiques de janvier à décembre 2014. Les scanners préopératoires ont été relus en double insu par un radiologue et un interne en chirurgie qui ont classé chaque tumeur selon les trois classifications : le R.E.N.A.L. score, le score en 12 segments et la University Paris Renal Cancer Classification (UPRCC). Les critères de jugement ont été la durée opératoire et d’ischémie, les pertes sanguines, les lésions peropératoires, la durée d’hospitalisation et les complications postopératoires classées selon la classification de Clavien-Dindo. Le Kappa pondéré de Cohen et l’analyse de la variance à un facteur ont été utilisés respectivement pour comparer la reproductibilité inter-observateur et la prédictibilité des complications pour chaque classification.


Résultats

De janvier à décembre 2014, 44 patients atteints d’une tumeur rénale ont été analysés. La UPRCC a été la classification la plus reproductible avec 90 % de concordance inter-observateur contre 84 % pour le R.E.N.A.L. score et 72 % pour le score en 12 segments. La classification la plus prédictible de complications a été le score en 12 segments notamment grâce au sous-groupe comprenant le nombre de segments atteints qui permet de prédire significativement le risque d’une durée d’intervention, d’ischémie prolongée et le risque de perte sanguine (valeurs de p respectives=0,03 ; 0,06 et <0,001).


Conclusion

Le principal résultat de cette étude est que, comme dans la majorité des études précédentes sur les scores morphométriques, aucun score ne permet de prédire les complications postopératoires.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Compare three morphometrics scores of the kidney on the reproductibility and the predictability of complications per- and post-partial nephrectomy.


Materials and methods

This comparative study analyzed a monocentric retrospective cohort of 47 patients affected by a unique renal tumor and operated by partial nephrectomy by lumbotomy excluding the genetic diseases from January till December, 2014. The preoperative scanners were reviewed in double-blind by a radiologist and an internal surgeon who classified each tumor according to the three classifications: R.E.N.A.L. score, score in 12 segments and the University Paris Renal Cancer Classification (UPRCC). The judging criteria were the operative and ischemic duration, the blood loss, the preoperative injuries, the length of the hospital stay, the postoperative complications according to the Clavien-Dindo classification. The Cohen's kappa coefficient and the one-way analysis of variance were used respectively to compare the inter-observer reproducibility and the predictability of the complications for each classification.


Results

Forty-four tumors of which 30 (64%) were on the left kidney, with an average size of 55.19mm with 17 (39%) on the upper pole, 12 (27%) on the lower pole and 15 (34%) medio-renal. The UPRCC was the most reproductible classification with 90% inter-observer concordance against 84% for the R.E.N.A.L. score and 72% for the score in 12 segments. The most predictable classification of complications was the score in 12 segments in particular thanks to the subgroup including the number of segments reached which allows to predict significantly the risk of a duration of intervention, prolonged ischemia and the risk of blood loss (P =0.03, 0.06 and <0.001).


Conclusion

The main result of this study is that, as in the majority of the previous studies on morphometrics scores, no score allows to predict the postoperative complications.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Segmentation / score / Cancer / Rein / Néphrectomie
Mots-clés:
Segmentation / score / Cancer / kidney / nephrectomy
Détection du cancer de prostate par biopsies de saturation versus biopsies ciblées fusion d’image rigide
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1023-1030


Introduction

Le schéma optimal associant biopsies randomisées (BR) à biopsies ciblées (BC) reste à trouver dans le diagnostic du cancer de prostate (CP). Cette étude compare des protocoles à 6, 12 ou 18 BR associant ou non des BC fusion rigide.


Matériel et méthodes

Entre janvier 2014 et mai 2016, 120 patients ont eu des biopsies prostatiques associant BR et BC. Chaque patient avait 18 BR plus des BC. Les résultats comparaient les protocoles sextant (6 BR), standard (12 BR), étendu (18 BR), avec ou sans l’ajout de BC dans la détection du CP.


Résultats

Le toucher rectal était normal, le PSA moyen à 8,99ng/mL et le volume prostatique moyen à 54cm3. Il s’agissait d’une 1re série pour 48 % des patients. Au total, 44 CP étaient détectés par le groupe 18 BR+BC (témoin). La détection du CP pour respectivement 6, 12 et 18 BR était de 61 %, 82 % et 91 %. L’ajout des BC augmentait cette détection de +27 % pour 6 BR+BC, +13 % pour 12 BR+BC et de +9 % pour 18 BR+BC. Les BC diagnostiquait 70 % des cancers. Neuf pour cent des cancers étaient manqués que par les BR seules. Le diagnostic des CP significatifs (Gleason≥7) était équivalent pour 12 BR+BC et 18 BR+BC.


Conclusion

L’ajout des BC aux BR augmente le diagnostic du CP de 10 %. Douze BR+BC est le protocole optimal pour le diagnostic du CP permettant la détection de 95 % des CP et de 97 % des CP significatifs.


Niveau de preuve

4.


Introduction

Optimal diagram teaming up randomized biopsy (BR) to targeted biopsy (BC) is still missing for the diagnostic of prostate cancer (CP). This study compares diagram of 6, 12 or 18 BR with or without BC rigid.


Methods

Between January 2014 and May 2016, 120 patients had prostate biopsy BR and BC. Each patient had 18 BR and BC. Results compared sextant (6 BR), standard (12 BR) and saturation (18 BR) protocol with or without the adding of BC for the detection of CP.


Results

Rectal examination was normal, mean PSA at 8.99ng/mL and mean volume at 54cm3. It was first round for 48% of patients. Forty-four cancers were found by the group 18 BR+BC (control). The detection rate was respectively, for 6, 12 and 18 BR of 61%, 82% and 91%. The add of BC increased this detection of +27% for 6 BR+BC, +13% for 12 BR+BC and +9% for 18 BR+BC. BC found 70% of all CP. Nine percent of CP were missed by BR only. Significant CP (Gleason7) diagnostic was the same for 12 BR+BC and 18 BR+BC.


Conclusion

The add of BC to BR increase the detection of CP by 10%. Twelve BR+BC is the optimal diagram for the diagnostic of CP finding 95% of CP and 97% of significant CP.


Level of evidence

4.

Mots clés:
prostate / Cancer / Imagerie par résonance magnétique (IRM) / Biopsie ciblée / Biopsie saturation
Mots-clés:
prostate / Cancer / Magnetic resonance imaging (MRI) / Targeted biopsy / Saturation biopsy
Évaluation de l’effet antilithiasique, oxalo-calcique et phospho-ammoniaco-magnésien d’extrait aqueux d’ Erica multiflora L.
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1058-1067


Objectif

Au Maroc, comme dans beaucoup de pays, un grand nombre de malades utilisent les plantes médicinales dans le traitement de leurs maladies dont la lithiase urinaire. Le but de la présente étude est de tester l’effet antilithiasique de l’extrait aqueux d’Erica multiflora , réputée antilithiasique dans la région orientale du Maroc.


Méthodes

L’extrait aqueux d’E.  multiflora a été étudié dans deux modèles oxalo-calciques de rats rendus expérimentalement lithiasiques. Les paramètres biochimiques urinaires ont été mesurés et les coupes histologiques des reins ont été analysées. L’effet de l’extrait a été également testé dans un modèle de cristallisation de phospho-ammoniaco-magnésien in vitro. Le nombre de cristaux et leur taille en présence et absence d’extrait ont été comparés.


Résultats

E.  multiflora n’a pas inhibé le développement des calcifications parenchymateuses et papillaires et par conséquent elle n’a pas d’effet sur la prévention de développement des cristaux d’oxalate de calcium rénaux. Même s’il y a une augmentation du pH urinaire et une diurèse remarquable, l’extrait de la plante n’a pas présenté d’activité inhibitrice significativement importante sur la cristallisation de l’oxalate de calcium. Par contre, l’extrait de la plante s’est montrée plus efficace contre la lithiase phospho-ammoniaco-magnésienne en inhibant la formation des cristaux de struvite par diminution de leur taille et de leur nombre ainsi que leur agrégation.


Conclusion

L’extrait d’E.  multiflora doit être utilisé dans l’inhibition et l’élimination des cristaux de type phospho-ammoniaco-magnésien plutôt que ceux d’oxalate de calcium.


Niveau de preuve

3.


Objective

In Morocco, as in many countries, a large number of patients use medicinal plants to treat their disease including urinary lithiasis. The aim of the present work is to study the antilithiasic effect of Erica multiflora aqueous extract, purported for its antilithiasic effect in the oriental region of Morocco.


Methods

E.  multiflora aqueous extract was studied in two oxalo-calcic models of rats rendered experimentally lithiasic. Urinary biochemistry parameters were measured and histological slides of kidneys were analyzed. The effect of the extract was also tested in a magnesium ammonium phosphate crystallization model in vitro. The number of crystals and their size in presence and absence of extract were compared.


Results

E.  multiflora extract did not inhibit the development of parenchymal and papillary calcifications and therefore did not prevent calcium oxalate crystallization into kidneys. Even if there was an increase in urinary pH and diuresis, the plant extract did not show a significant inhibitory activity against calcium oxalate crystallization. However, the plant extract exerted an efficient antilithiasic activity toward struvite crystallization inhibiting the formation of crystals by reduction of their size and numbers as well as their aggregation.


Conclusion

E. multiflora aqueous extract need to be used in the inhibition and elimination of magnesium ammonium phosphate crystals rather than calcium oxalate ones.


Level of evidence

3.

Mots clés:
/ / oxalate de calcium / Struvite / Rats
Mots-clés:
/ / calcium oxalate / Struvite / Rats
Évaluation du coût en structure privée d’une ablation de sonde double J en externe à l’aide d’un fibroscope re-stérilisable
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1031-1035


Devant l’arrivée de nouveaux dispositifs destinés à simplifier l’extraction des sondes double J, il se pose le problème de la connaissance du réel coût d’une telle ablation dans les conditions actuelles de réalisation.


Matériels et méthodes

Il s’agit d’une évaluation monocentrique du coût par collecte des données et des rémunérations de cotation (CCAM, GHS/SE, …), estimation du coût lié à l’usure et l’amortissement des endoscopes et sources de lumière froide, estimation du coût de stérilisation, estimation du coût lié à l’intervention du personnel (Aide soignante [AS] et Infirmière [IDE]) avec chronométrage des différentes tâches.


Résultats

La cotation CCAM JCGE004 (48€) donne accès au forfait SE1 (73,71€ en privé, 75,89€ en public) sans nuit sans hospitalisation et sans anesthésie, correspondant aux conditions de réalisation en externe. Les coûts à l’acte des frais de matériel étaient : 4,42€HT pour les fibroscopes et la pince, le cable et la source de lumière. Les coûts de stérilisation à l’acte étaient de 17,95€HT et 7,61–9,51€ bruts de main d’œuvre. Les coûts à l’acte des frais de personnel IDE étaient de 9,92–10,84€ bruts. Le coût des consommables était de l’ordre de 1,37€HT, en excluant la base commune des extractions (1,876 €HT). Le coût total à l’acte en 2016, était donc de l’ordre de 47,4 à 50,496€TTC.


Conclusions

Cette estimation servira certainement de base de réflexion pour les investissements et les études futures de l’impact économique des nouveaux dispositifs d’extraction, en la corrélant biensûr aux différents contrats de maintenance des établissements.


Niveau de preuve

4.


In front of the arrival of new devices intended to simplify the removal of double J stent, it poses the problem of the knowledge of the real cost of such an ablation under the current conditions of realization.


Material and method

This is a monocentric economic evaluation of cost and remuneration needed data-gathering of quotation (CCAM, GHS/SE, …), estimate of the associated costs of wear and damping of the endoscopic equipments (endoscopes, cables, …), estimate of the cost of sterilization, estimate of the associated costs to the intervention of staff (Auxiliary nurse [AS] and Nurse [IDE]) with timing of the various tasks.


Results

Quotation CCAM JCGE004 (48€) gives access to fixed price SE1 (73.71€ for private clinic, and 75.89€ for public institution) without hospitalization nor anaesthesia. The costs were reported to an act of single double J removal. Concerning the equipments: 4.42€HT for the fibroscopes, graspers, cable and light. The costs of sterilization were: 17.95€HT. The timed workforce's costs were: 7.61–9.51€ for AS and 9.92–10.84€ for IDE. The cost of consumable was about 1.37 €HT, by excluding the common base from the extractions (1.876€HT). The total costs in France in 2016 were thus about 47.4 to 50.496€ including all taxes.


Conclusions

This estimate will be used certainly for reflection on the investments and the future studies of the economic impact of the new devices of extraction, by correlating it of course with the various maintenance contracts from each institution.


Level of proof

4.

Mots clés:
Coût / extraction / endoprothèse / Urétérale / Double J
Mots-clés:
cost / Removal / stent / Ureteral / Double J
Faisabilité de l’urétéroscopie souple en ambulatoire pour la prise en charge des calculs urinaires : une étude rétrospective monocentrique
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1043-1049


Objectif

La maladie lithiasique est fréquente et coûteuse. Sa prise en charge a évolué et la chirurgie ambulatoire est devenue un enjeu majeur de qualité de soins et de dépenses de santé. L’objectif était d’évaluer la faisabilité de l’urétéroscopie souple pour calcul en ambulatoire.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a été menée incluant tous les patients ayant eu une urétéroscopie souple pour calculs en ambulatoire entre janvier 2012 et décembre 2013. Était défini comme un échec de l’ambulatoire une durée d’hospitalisation de plus de 12heures ou la nécessité de ré-hospitaliser le patient dans les 48 premières heures. Une analyse univariée a été réalisée pour rechercher les facteurs prédictifs d’échec de l’ambulatoire.


Résultats

Cent cinquante-sept patients ont été inclus pour un total de 174 interventions. Il s’agissait majoritairement d’hommes (57,5 %), avec un indice de masse corporelle (IMC) moyen de 25,2kg/m2±4,3. Les calculs étaient majoritairement uniques (64,3 %), avec une taille moyenne de 14,2mm±11,2. Une sonde double J était présente en préopératoire pour 80 patients (46,5 %), et la durée opératoire moyenne était de 64,2 minutes±34,1. Une gaine d’accès était utilisée dans 39 interventions (22,4 %). Un drainage postopératoire par sonde double J était réalisé chez 103 patients (59,1 %). Au total, 165 interventions (94,8 %) ont pu être réalisées en ambulatoire avec succès. Sur l’imagerie de contrôle, 69,5 % des patients étaient sans fragment résiduel. Des complications étaient observées dans 3,4 % des cas, majoritairement Clavien 1–2 (83,3 %). Les facteurs prédictifs d’échec de la prise en charge ambulatoire en analyse univariée étaient le sexe masculin (p =0,04), l’IMC (p =0,03), et la prise d’anticoagulants (p =0,003).


Conclusion

Dans cette série, l’urétéroscopie souple pour calculs urinaires réalisée en ambulatoire apparaissait comme une méthode efficace et sûre, présentant peu de complications (3,4 %) et avec un faible taux d’échec (5,1 %).


Niveau de preuve

4.


Aim

Management of urolithiasis has changed over the past decades. Outpatient surgery has become a major issue for healthcare systems. The aim of this study was to assess the feasibility of outpatient flexible ureteroscopy.


Methods

A single-center retrospective study has been conducted including all patients who underwent an outpatient flexible ureteroscopy between January 2012 and December 2013. Failure of outpatient management was defined as length of hospital stay>12 hours or readmission within 48 hours after discharge. Univariate analysis was performed to seek for predictors of failure of outpatient management.


Results

One hundred and fifty-seven patients who underwent a total of 174 procedures were included. They were mostly men (57.5 %), with a mean body mass index of 25.2kg/m24.3). The stones were mostly unique (64.3 %), with a mean size of 14.2mm (±11.2). Eighty patients had a double J stent preoperatively (46.5 %), and mean operative time was 64.2 minutes (±34.1). An ureteral access sheath was used in 39 procedures (22.4 %). A double J stent was left postoperatively in 103 patients (59.1 %). In total, 165 procedures (94.8 %) were performed successfully as outpatient surgery. On postoperative imaging, the stone-free rate was 69.5 %. Postoperative complications occurred in 3.4 % of cases and were mostly minor (i.e. Clavien 1–2; 83.3 %). Predictive factors of failed outpatient management were male gender (P =0.04), BMI (P =0.03), and anticoagulants intake (P =0.003).


Conclusion

Outpatient flexible ureteroscopy for urinary stones is feasible and its low failure and complications rate may allow a wider spread of its use.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Urétéroscopie / Calcul / Ambulatoire / Lithiase urinaire
Mots-clés:
Flexible ureteroscopy / kidney stone / Outpatient / Urolithiasis
Intégrer la désinfection chirurgicale des mains comme indicateur de qualité dans un bloc opératoire d’urologie
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1015-1019


But

La désinfection chirurgicale des mains par friction (DCF) contribue à réduire le risque d’infections du site opératoire. Dans ce but et afin de favoriser une bonne observance des soins de qualité, le service d’urologie du GH Sud des hospices civils de Lyon (CHLS) a réalisé un audit interne continu visant à améliorer la qualité de la DCF.


Méthodes

Un audit interne réalisé par les externes du service d’urologie a été instauré en 2013. La population étudiée était l’ensemble des opérateurs, instrumentistes et aides opératoires du bloc d’urologie du CHLS. Chaque externe réalisait 5 à 10 observations au hasard, incluant tous les types de professionnels. Les critères mesurés par l’audit étaient des critères concernant la friction.


Résultats

L’évolution des indicateurs a été positive. L’augmentation de la durée des première et deuxième frictions était particulièrement statistiquement significative au cours du suivi (p =0,001). La durée totale de friction montre une tendance comparable pour toutes les professions.


Conclusion

La désinfection chirurgicale des mains par friction au bloc d’urologie du centre hospitalier Lyon sud s’est progressivement améliorée au cours des audits itératifs.


The surgical hand disinfection by friction (SDF) helps to reduce the risk of surgical site infections. For this purpose and in order to promote good compliance to quality care, the urology service of Centre Hospitalier Lyon Sud achieved a continuous internal audit to improve the quality of the SDF.


Methods

An internal audit executed by the medical students of urology was established in 2013. The study population was all operators, instrumentalists and operating aids of urology operating room (OR). Each student realized 5–10 random observations, of all types of professionals. The criteria measured by the audit were criteria for friction.


Results

The evolution of indicators was positive. Particularly, the increasing duration of the first and second friction was statistically significant during follow-up (P =0.001). The total duration of friction shows a similar trend for all professionals.


Conclusion

The surgical hand disinfection by friction in the urology OR of the Centre Hospitalier Lyon Sud has gradually improved over the iterative audits.

Mots clés:
Désinfection chirurgicale / Audit médical / Assurance qualité / Désinfection des mains
Mots-clés:
Surgical disinfection / Medical audit / Quality assurance / Hand disinfection
Intérêt de l’acide tranexamique dans les résections endoscopiques urologiques : étude prospective randomisée
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1036-1042


Introduction

Le saignement est une des complications les plus fréquentes des procédures de résection endoscopique d’adénome de la prostate (RTUP) et de tumeur de la vessie (RTUV). Le saignement peut provoquer une rétention sur caillot ou nécessiter des transfusions sanguines voire une réintervention. Le recours aux agents antifibrinolytiques, notamment l’acide tranexamique (ATX) constitue un des moyens efficaces pour réduire le saignement et la demande transfusionnelle en chirurgie. L’objectif primaire de l’étude était d’évaluer l’intérêt de l’ATX dans la diminution des besoins transfusionnels dans les procédures endoscopiques urologiques. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’efficacité de cet agent hémostatique sur la réduction des pertes sanguines et d’estimer le risque thrombotique artériel et veineux périopératoire.


Méthodes

Après accord du CPP, 131 patients âgés 18 ans et plus, ASA I/II et opérés d’une RTUP ou RTUV sous rachianesthésie ont été inclus. Les patients étaient randomisés en 2 groupes : le groupe TA recevait un bolus de 10mg/kg d’ATX 30minutes avant la résection suivi d’une perfusion continue de 1mg/kg/h pendant la résection et les 24heures postopératoires et le groupe P recevait du sérum salé isotonique au même débit.


Résultats

L’ATX n’avait pas réduit de façon significative le recours transfusionnel ni les pertes sanguines périopératoires évaluées par le Δ Hb dans la RTUP (Δ Hb moyen à 1,37±0,69 vs 1,72±1,23g/dL dans le groupe témoin) et dans la RTUV (1,15±0,95 vs 1,07±0,88g/dL dans le groupe témoin). Nous n’avons pas noté de différence entre les deux groupes en ce qui concerne les épisodes de rétention aiguë d’urine sur caillot. Aucune complication clinique d’ordre thromboembolique n’a été retrouvée jusqu’au 5e jour postopératoire.


Conclusion

Nous n’avons pas observé de bénéfice de l’ATX par rapport au placebo sur le recours transfusionnel ni sur la réduction du saignement périopératoire dans les procédures de résection endoscopique.


Enregistrement

ClinicalTrials.gov (NCT02653261).


Niveau de preuve

4.


Background

Endoscopic urological procedures (transurethral resection of the prostate TURP/transurethral resection of bladder tumor TURBT) are not without risk of significant bleeding. This risk is due to the vascular nature of the tissues and their high levels of fibrinolytic enzymes in the tissues and urine. This study was conducted to evaluate the safety and efficacy of the antifibrinolytic agent tranexamic acid (TXA) in reducing blood loss in patients undergoing TURP/TURBT and transfusion requirement.


Methods

This study was a prospective, randomized, double-blind, placebo controlled clinical trial. One hundred and thirty-one patients of ASA physical status I or II, undergoing TURP (60 patients) or TURBT (71 patients) were randomly allocated to receive IV TXA: bolus of 10mg/kg at the induction of anesthesia followed by infusion of 1mg/kg/h intraoperatively and for 24h postoperatively or an equal volume of saline (control group). Blood loss was evaluated in terms of reduction in the serum hemoglobin level (delta Hb=Hb H24−Hb H0).


Results

There was no difference between two groups in terms of transfusion requirements and episodes of retention. TXA did not significantly reduce mean blood loss compared with placebo during TURP (1.37±0.69 vs. 1.72±1.23g/dL respectively, P =0.256) or TURBT (1.15±0.95 vs. 1.07±0.88g/dL; P =0.532). No thrombotic complications were noted in any patient.


Conclusion

Tranexamic acid did not reduce transfusion requirements or perioperative blood loss in transurethral resection of the prostate or bladder tumor.


Level of evidence

4.

Mots clés:
Acide tranexamique / Résection endoscopique / hypertrophie bénigne de la prostate / tumeur de la vessie / Saignement
Mots-clés:
Tranexamic acid / Hemorrhage / transurethral résection of prostate / Bladder tumor
Triorchidisme : une cause rare de la masse scrotale ?
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 16, 27, 1020-1022

Mots clés:
Polyorchidisme / Triorchidisme / Testicules surnuméraires
Mots-clés:
Poiorchidism / Triorchidism / Supernumerary testis
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Cancer de la prostate
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S95, suppl. S1


Objectif

Le but du Comité de cancérologie de lʼAssociation française dʼurologie était de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge du cancer de la prostate (CaP).


Méthodes

Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2013 à 2016 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance du CaP, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.


Résultats

Les recommandations précisent la génétique, lʼépidémiologie et les moyens diagnostiques du CaP. Lʼimagerie par résonance magnétique (IRM) est lʼexamen dʼimagerie de référence du cancer localisé. Le score de Gleason a été redéfini par lʼInternational Society of Urological Pathology (ISUP) en cinq groupes pronostiques. Les moyens thérapeutiques ont été détaillés, puis recommandés en fonction des situations cliniques. La surveillance active (SA) est une option thérapeutique de référence pour les tumeurs de faible risque évolutif. La chirurgie reste une solution thérapeutique majeure du CaP localisé. Elle doit être envisagée dans un cadre multimodal pour les formes à haut risque. La radiothérapie doit utiliser une technique conformationnelle tridimensionnelle si possible en modulation dʼintensité à une dose > 76Gy. Lʼhypofractionnement modéré apporte un contrôle biochimique équivalent sans augmentation majeure de la toxicité. LʼHT courte peut être associée à lʼirradiation pour les tumeurs de risque intermédiaire « fort ». Pour les formes à haut risque, lʼassociation à une HT longue reste la référence. LʼHT est le traitement de fond au stade métastatique. La prévention des effets secondaires de lʼHT est fondamentale. Lʼhormonochimiothérapie de première ligne pour le traitement des CaP métastatiques hormono- et chimio-naïfs est le traitement standard en cas de cancer dʼemblée métastatique chez les patients dont lʼétat de santé est compatible avec lʼusage de docétaxel. Chez les patients présentant un cancer de prostate résistant à la castration (CPRC), lʼapport des nouvelles thérapies qui ont émergé ces dernières années aide à mieux contrôler la progression tumorale et à améliorer la survie.


Conclusions

Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer la prise en charge des patients porteurs dʼun CaP.

© 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés:
(MeSH) Cancer de la prostate / Diagnostic / Traitement / Recommandations / (MeSH) Prostate
Mots-clés:
F. / C. / J.-B. / P. / L.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Cancer du rein
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S27, suppl. S1


Les précédentes recommandations du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU) datent de 2013. Nous avons voulu cette nouvelle version résolument simple, claire et pragmatique. Les nouveautés significatives de la littérature sur le cancer du rein y ont été intégrées. Voici les principaux changements par rapport à 2013 :

• Nous avons ajouté une courte section d’épidémiologie : la prévalence du tabagisme reste très élevée en France et il nous est apparu fondamental que l’urologue sensibilise les patients avec un cancer du rein à l’importance d’arrêter de fumer
• Certaines classifications ont changé : la classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été revue en 2016 et le grade de Fuhrman a été remplacé par le grade nucléolaire de l’Internationel Society of Urological Pathology (ISUP).
• Les facteurs pronostiques restent essentiellement cliniques et histologiques ; les systèmes pronostiques sont surtout utiles chez les patients métastatiques ; la classification de l’International Metastatic Renal Cancer Database Concertium (IMDC) (ou de Heng) est maintenant celle qui prévaut sur celle du Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSKCC).
• Concernant le traitement du cancer du rein localisé : les bénéfices de la néphrectomie partielle (NP) sont clairement établis ; la voie d’accès robotique s’est beaucoup développée est a montré une morbidité moins importante que la voie ouverte ; elle peut maintenant être recommandée au même titre que la voie ouverte (qui était auparavant la voie de référence).
• Le traitement du cancer du rein localement avancé repose toujours sur la chirurgie ; les premiers essais de traitements adjuvants sont négatifs ; en attendant les résultats d’autres études en cours, les thérapies ciblées ne doivent être prescrites que dans le cadre d’essais cliniques.
• Le traitement du cancer du rein métastatique (CRM) s’est enrichi de deux molécules (lenivolumab et la cabozantinib) qui sont devenues, suite à des essais de phase III ayant montré un bénéfice en terme de survie, les molécules de référence en deuxième ligne .
• Enfin, les modalités de suivi après chirurgie du cancer du rein sont toujours imprécises ; en attendant les résultats d’études multicentriques de grande envergure, il faut adapter le suivi au risque d’agressivité tumorale ; les tumeurs de faible risque récidivent rarement et il est donc possible d’utiliser moins fréquemment les imageries irradiantes.

© 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés:
cancer du rein / Recommandations / Chirurgie / classification / Anti-angiogéniques
Mots-clés:
K. / L. / J.-C. / P. / T.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Sarcomes rétropéritonéaux
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S183, suppl. S1


Introduction

Lʼobjectif de cet article a été dʼétablir par le groupe Organes génitaux externes du Comité de cancérologie de lʼAssociation française dʼurologie (OGE-CC-AFU) des recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi des sarcomes rétropéritonéaux (SRP), à destination des chirurgiens urologues.


Matériel et méthodes

Le groupe de travail multidisciplinaire a remis à jour les recommandations de 2013 en sʼappuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve, afin dʼattribuer des grades de recommandation (voir Chapitre méthodologie).


Résultats

À partir dʼune suspicion clinique évoquant un SRP, la tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne (TDM TAP) est lʼexamen de référence. Lʼimagerie par résonance magnétique (IRM) est utile à la planification chirurgicale.

Avant la confirmation biopsique, lʼinclusion du dossier au sein du réseau français de référence en pathologie du sarcome doit être la règle. La biopsie sous scanner réalisée par voie rétropéritonéale est recommandée et doit être systématique avant toute prise en charge thérapeutique dʼune masse tissulaire suspecte du rétropéritoine.

Le traitement est avant tout chirurgical avec pour objectif principal une résection en marges saines (R0) obtenue par une chirurgie dʼexérèse compartimentale, techniquement complexe et exigeante. La place de la radiothérapie (RT) et de la chimiothérapie (CT) au sein dʼun traitement multimodal (néo-adjuvant ou adjuvant) est discutée en en fonction des risques évolutifs et des possibilités dʼexérèse. Le taux de rechute est lié au grade tumoral et aux marges chirurgicales. Le pronostic final est étroitement lié à la qualité de prise en charge initiale et au volume de cas traités par centre.


Conclusion

Les SRP ont un pronostic péjoratif. La qualité de la prise en charge initiale impacte directement la survie sans récidive et la survie globale. La prise en charge multidisciplinaire, coordonnée au sein dʼun réseau de soins référent en pathologie du sarcome, est une impérative nécessité. © 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

© 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés:
sarcome / Rétropéritoine / Diagnostic / Chirurgie / radiothérapie
Mots-clés:
T. / A. / L. / P. / N.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs de la vessie
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S67, suppl. S1


Objectif

Le but du Comité de cancérologie de l'Association française d'urologie (CCAFU) était de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge des tumeurs de la vessie n'infiltrant pas le muscle vésical (TVNIM) et infiltrant le muscle vésical (TVIM).


Méthodes

Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2013 à 2016 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVNIM et TVIM, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.


Résultats

Le diagnostic de TVNIM (Ta, T1, carcinome in situ [CIS]) se fait après une résection tumorale complète et profonde. L'utilisation de la fluorescence vésicale et l'indication d'un second look (4 à 6 semaines) contribuent à améliorer le diagnostic initial. Le risque de récidive et/ou progression tumorale est évalué en utilisant le score European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC). La stratification des patients en faible, intermédiaire et haut risque permet de proposer le traitement adjuvant : instillations endovésicales de chimiothérapie (postopératoire immédiate, schéma d'attaque) ou de bacille de Calmette et Guérin (BCG) (schéma d'attaque et d'entretien), voire l'indication d'une cystectomie pour les patients résistant au BCG. Le bilan d'extension d'une TVIM repose sur l'examen TDM abdomino-pelvien et thoracique ; l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et le Positron Emission Tomography (PET)-fluorodéoxyglucose (FDG) sont encore non-recommandés. La cystectomie associée à un curage ganglionnaire pelvien étendu est le traitement de référence des TVIM non métastatiques. Une entérocystoplastie est proposée chez l'homme et la femme en l'absence de contre-indication et lorsque la recoupe urétrale est négative à l'examen extemporané. L'intérêt de la chimiothérapie néo-adjuvante est reconnu pour toute TVIM quel que soit le stade ; celle-ci est recommandée dès lors que l'état général (PS < 2) et la fonction rénale (clairance de la créatinine > 60ml/mn) l'autorisent (patients « fit »). Pour les TVIM métastatiques, une première ligne de chimiothérapie à base de sels de platine (Gemcitabine and Cisplatin [GC] ou Methotrexate, Vinblastin, Doxorubicin and Cisplatin [MVAC]) est recommandée. En deuxième ligne de traitement, seule l'indication de la vinflunine est aujourd'hui validée, même si les résultats des essais cliniques concernant l'immunothérapie sont encourageants.


Conclusion

Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer non seulement la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVNIM et TVIM.

© 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés:
(MeSH) Carcinome urothélial / Cytologie urinaire / Tumeurs de la vessie / Cancer / BCG
Mots-clés:
M. / Y. / A. / P. / E.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs de la voie excrétrice supérieure
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S55, suppl. S1


Introduction

L'objectif était de proposer une mise à jour des recommandations du Comité de cancérologie de l'Association française d'urologie (CCAFU) dans la prise en charge des tumeurs de la voie excrétrice supérieure (TVES).


Méthodes

Une revue systématique de la littérature (Medline) de 2013 à 2016 sur les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVES en évaluant les références avec leur niveau de preuve.


Résultats

Le diagnostic de cette pathologie rare repose sur l'uro-tomodensimétrie (TDM) avec acquisition au temps excréteur et l'urétéroscopie avec prélèvements biop- siques. Le traitement chirurgical de référence est la néphro-urétérectomie totale (NUT), mais un traitement conservateur peut être discuté pour les lésions dites à bas risque : tumeur unifocale, résection complète potentielle, faible grade et absence d'infiltration sur l'imagerie, nécessitant alors une surveillance endoscopique (urétéroscopie souple) rapprochée chez un patient compliant. Une instillation postopératoire de chimiothérapie est recommandée et permet de diminuer le risque de récidive vésicale après NUT. La place des traitements systémiques (chimiothérapie néo-adjuvante ou adjuvante) reste à définir.


Conclusion

Ces nouvelles recommandations doivent contribuer à améliorer non seulement la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVES.

© 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés:
carcinome urothélial / Cytologie urinaire / Uretère / Bassinet / Rein
Mots-clés:
M. / P. / E. / E. / F.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs germinales testiculaires
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S147, suppl. S1


Introduction

L’objectif du groupe Organes génitaux externes du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (OGE-CCAFU) est de proposer des recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs germinales du testicule (TGT).


Matériel et méthodes

Le groupe OGE multidisciplinaire a remis à jour les recommandations de 2013 en s’appuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve afin d’attribuer des grades de recommandation (voir Chapitre méthodologie).


Résultats

Le bilan initial d’un cancer du testicule repose sur un bilan clinique, biologique par le dosage de marqueurs sériques (alpha-fœto-protéine [AFP], gonadotrophine chorionique humaine totale [HCGt], lactate déshydrogénase [LDH]) et d’imagerie radiologique (échographie scrotale et tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne [TDM TAP]). L’orchidectomie par voie inguinale est la première étape thérapeutique, permet le diagnostic histologique, définit le stade local et les facteurs de risque évolutifs pour les stades I.

La prise en charge des tumeurs de stade I repose sur la surveillance ou sur une attitude thérapeutique adaptée au risque en explicitant au patient le bénéfice/inconvénient d’un traitement adjuvant en fonction du risque de rechute.

Pour les tumeurs germinales séminomateuses (TGS) de stade I, le choix se fait entre : une surveillance, une chimiothérapie (1cycle de carboplatine), la radiothérapie lomboaortique trouve ici une indication limitée.

Pour les tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS) de stade I, le choix se fait entre : une surveillance, une chimiothérapie (1cycle de BEP). Le curage ganglionnaire rétropéritonéale de stadification a une place limitée.

Une surveillance rapprochée (TGNS), une radiothérapie (TGS), peut se discuter pour les faibles volumes métastatiques mais la prise en charge des tumeurs métastatiques repose essentiellement sur une chimiothérapie par 3 ou 4 cycles de BEP, ou d’un traitement intensifié en fonction du groupe pronostique IGCCCG.

La réévaluation est réalisée 3 à 4 semaines après la chimiothérapie par le dosage des marqueurs tumoraux et la TDM TAP.

En cas de TGNS, un curage ganglionnaire rétropéritonal est recommandé pour toutes les masses résiduelles > 1cm ainsi qu’une résection chirurgicale de tout autre site anatomique concerné.

En cas de TGS, une réévaluation à 6 semaines comportant une tomographie par émission de positons au 18-fluoro-desoxy-glucose (TEP-TDM au 18FDG) pour les masses résiduelles > 3cm permet de préciser la situation carcinologique avant éventuel curage.


Conclusions

L’excellent taux de survie spécifique (99% pour les stades I, 85% pour les stades métastatiques) des tumeurs germinales (TG) repose sur une classification initiale précise, un traitement adapté et codifié et une surveillance stricte.

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Mots clés:
Cancer du testicule / Marqueurs tumoraux / Orchidectomie / radiothérapie / Chimiothérapie BEP
Mots-clés:
X. / A. / T. / L. / P.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs malignes du pénis
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S167, suppl. S1


Introduction

L'objectif de cette publication est de proposer les recommandations du Comité de cancérologie de l'Association française de l'urologie (CCAFU) établies par le sous-groupe des organes génitaux externes pour le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs malignes du pénis.


Matériel et méthodes

Le groupe de travail multidisciplinaire a mis à jour les recommandations de 2013 en s'appuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve afin d'attribuer des grades de recommandation.


Résultats

Le carcinome épidermoïde est la tumeur maligne du pénis la plus fréquente. L'examen clinique du pénis est le plus souvent suffisant pour apprécier l'extension locale. Il peut être complété par une imagerie par résonance magnétique (IRM) pour une extension plus en profondeur. La palpation des aires ganglionnaires inguinales doit être systématique et bilatérale pour évaluer l'extension régionale. En cas d'adénopathie palpée, une tomodensitométrie abdomino-pelvienne et une TEP- TDM au 18F-FDG sont recommandées. En cas de tumeur pénienne à risque d'extension ganglionnaire sans adénopathie palpée, une recherche du ganglion sentinelle est recommandée.

Le traitement de la tumeur primitive est le plus souvent chirurgical. Il doit au maximum être conservateur avec un impératif d'être en marges saines. Dans certains cas, une curiethérapie ou un traitement local peut être proposé.

La prise en charge thérapeutique des aires ganglionnaires doit être systématique et bilatérale. Elle doit être faite lors du diagnostic de la maladie. La lymphadénectomie inguinale seule a un rôle curatif chez les patients ayant une atteinte métastatique d'un ganglion unique (stade pN1). En cas d'extension ganglionnaire plus étendue, une prise en charge multimodale associant chimiothérapie, chirurgie et éventuellement radiothérapie doit être discutée.


Conclusions

Le traitement des cancers du pénis est essentiellement chirurgical plus ou moins associé à une chimiothérapie en cas d'extension ganglionnaire. Le facteur pronostique principal est l'atteinte ganglionnaire justifiant une prise en charge adaptée dès le diagnostic.

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Mots clés:
cancer épidermoide / Pénis / Adénopathie inguinale / pénectomie / Lymphadénectomie
Mots-clés:
P. / L. / P.-H. / N. / A.
Référentiel national de bonnes pratiques cliniques du Comité de Cancérologie de l’AFU (CCAFU) 2016-2018 : Méthodologie
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S3, suppl. S1


Cet article décrit la méthodologie d’actualisation du référentiel national de bonne pratique clinique du comité de cancérologie de l’AFU dont la dernière version était parue en 2013, sur la prise en charge des cancers de l’appareil urinaire de l’homme et de la femme et des cancers de l’appareil génital de l’homme. Ce projet fait suite à un processus de veille scientifique systématique dont l’objectif était d’identifier les recommandations obsolètes et devant être mises à jour. Deux méthodes de recommandations de bonne pratique ont été employées : la méthode RPC qui s’appuie à la fois sur une revue systématique et sur le jugement argumenté des experts ainsi que la méthode ADAPTE lorsque des recommandations de bonne qualité sont identifiées. Une recherche sur Medline® de la littérature publiée depuis 2013 et sur les sites EBM a été conduite, puis complétée par une analyse critique des études sélectionnées, la rédaction de conclusions et des recommandations accompagnées de leur niveau de preuve et du jugement argumenté des membres de chacun des sous-comités du CCAFU constituant un groupe de travail multidisciplinaire (urologues, oncologues, radiologues, pathologistes,…). Le document a été ensuite relu par un comité indépendant ; les commentaires ont été colligés dans le document final. Ces recommandations actualisées seront soumises à une procédure de labellisation par l’INCa après une évaluation nationale selon la grille AGREE-II. Elles feront aussi l’objet d’une démarche d’implémentation, d’une étude d’impact (suivi adhésion via des indicateurs et critères d’évaluation partagés) et d’un processus de veille qui déclencheront une actualisation d’ici 1 à 3 ans.

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Mots clés:
Référentiel / Recommandation pour la pratique clinique / ADAPTE / Niveaux de preuve / Clinical practice guidelines (CPG)
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Cancer de la prostate
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S95, suppl. S1


Objectif

Le but du Comité de cancérologie de lʼAssociation française dʼurologie était de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge du cancer de la prostate (CaP).


Méthodes

Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2013 à 2016 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance du CaP, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.


Résultats

Les recommandations précisent la génétique, lʼépidémiologie et les moyens diagnostiques du CaP. Lʼimagerie par résonance magnétique (IRM) est lʼexamen dʼimagerie de référence du cancer localisé. Le score de Gleason a été redéfini par lʼInternational Society of Urological Pathology (ISUP) en cinq groupes pronostiques. Les moyens thérapeutiques ont été détaillés, puis recommandés en fonction des situations cliniques. La surveillance active (SA) est une option thérapeutique de référence pour les tumeurs de faible risque évolutif. La chirurgie reste une solution thérapeutique majeure du CaP localisé. Elle doit être envisagée dans un cadre multimodal pour les formes à haut risque. La radiothérapie doit utiliser une technique conformationnelle tridimensionnelle si possible en modulation dʼintensité à une dose > 76Gy. Lʼhypofractionnement modéré apporte un contrôle biochimique équivalent sans augmentation majeure de la toxicité. LʼHT courte peut être associée à lʼirradiation pour les tumeurs de risque intermédiaire « fort ». Pour les formes à haut risque, lʼassociation à une HT longue reste la référence. LʼHT est le traitement de fond au stade métastatique. La prévention des effets secondaires de lʼHT est fondamentale. Lʼhormonochimiothérapie de première ligne pour le traitement des CaP métastatiques hormono- et chimio-naïfs est le traitement standard en cas de cancer dʼemblée métastatique chez les patients dont lʼétat de santé est compatible avec lʼusage de docétaxel. Chez les patients présentant un cancer de prostate résistant à la castration (CPRC), lʼapport des nouvelles thérapies qui ont émergé ces dernières années aide à mieux contrôler la progression tumorale et à améliorer la survie.


Conclusions

Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer la prise en charge des patients porteurs dʼun CaP.

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Mots clés:
(MeSH) Cancer de la prostate / Diagnostic / Traitement / Recommandations / (MeSH) Prostate
Mots-clés:
F. / C. / J.-B. / P. / L.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Cancer du rein
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S27, suppl. S1


Les précédentes recommandations du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU) datent de 2013. Nous avons voulu cette nouvelle version résolument simple, claire et pragmatique. Les nouveautés significatives de la littérature sur le cancer du rein y ont été intégrées. Voici les principaux changements par rapport à 2013 :

• Nous avons ajouté une courte section d’épidémiologie : la prévalence du tabagisme reste très élevée en France et il nous est apparu fondamental que l’urologue sensibilise les patients avec un cancer du rein à l’importance d’arrêter de fumer
• Certaines classifications ont changé : la classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été revue en 2016 et le grade de Fuhrman a été remplacé par le grade nucléolaire de l’Internationel Society of Urological Pathology (ISUP).
• Les facteurs pronostiques restent essentiellement cliniques et histologiques ; les systèmes pronostiques sont surtout utiles chez les patients métastatiques ; la classification de l’International Metastatic Renal Cancer Database Concertium (IMDC) (ou de Heng) est maintenant celle qui prévaut sur celle du Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSKCC).
• Concernant le traitement du cancer du rein localisé : les bénéfices de la néphrectomie partielle (NP) sont clairement établis ; la voie d’accès robotique s’est beaucoup développée est a montré une morbidité moins importante que la voie ouverte ; elle peut maintenant être recommandée au même titre que la voie ouverte (qui était auparavant la voie de référence).
• Le traitement du cancer du rein localement avancé repose toujours sur la chirurgie ; les premiers essais de traitements adjuvants sont négatifs ; en attendant les résultats d’autres études en cours, les thérapies ciblées ne doivent être prescrites que dans le cadre d’essais cliniques.
• Le traitement du cancer du rein métastatique (CRM) s’est enrichi de deux molécules (lenivolumab et la cabozantinib) qui sont devenues, suite à des essais de phase III ayant montré un bénéfice en terme de survie, les molécules de référence en deuxième ligne .
• Enfin, les modalités de suivi après chirurgie du cancer du rein sont toujours imprécises ; en attendant les résultats d’études multicentriques de grande envergure, il faut adapter le suivi au risque d’agressivité tumorale ; les tumeurs de faible risque récidivent rarement et il est donc possible d’utiliser moins fréquemment les imageries irradiantes.

© 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés:
cancer du rein / Recommandations / Chirurgie / classification / Anti-angiogéniques
Mots-clés:
K. / L. / J.-C. / P. / T.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Sarcomes rétropéritonéaux
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S183, suppl. S1


Introduction

Lʼobjectif de cet article a été dʼétablir par le groupe Organes génitaux externes du Comité de cancérologie de lʼAssociation française dʼurologie (OGE-CC-AFU) des recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi des sarcomes rétropéritonéaux (SRP), à destination des chirurgiens urologues.


Matériel et méthodes

Le groupe de travail multidisciplinaire a remis à jour les recommandations de 2013 en sʼappuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve, afin dʼattribuer des grades de recommandation (voir Chapitre méthodologie).


Résultats

À partir dʼune suspicion clinique évoquant un SRP, la tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne (TDM TAP) est lʼexamen de référence. Lʼimagerie par résonance magnétique (IRM) est utile à la planification chirurgicale.

Avant la confirmation biopsique, lʼinclusion du dossier au sein du réseau français de référence en pathologie du sarcome doit être la règle. La biopsie sous scanner réalisée par voie rétropéritonéale est recommandée et doit être systématique avant toute prise en charge thérapeutique dʼune masse tissulaire suspecte du rétropéritoine.

Le traitement est avant tout chirurgical avec pour objectif principal une résection en marges saines (R0) obtenue par une chirurgie dʼexérèse compartimentale, techniquement complexe et exigeante. La place de la radiothérapie (RT) et de la chimiothérapie (CT) au sein dʼun traitement multimodal (néo-adjuvant ou adjuvant) est discutée en en fonction des risques évolutifs et des possibilités dʼexérèse. Le taux de rechute est lié au grade tumoral et aux marges chirurgicales. Le pronostic final est étroitement lié à la qualité de prise en charge initiale et au volume de cas traités par centre.


Conclusion

Les SRP ont un pronostic péjoratif. La qualité de la prise en charge initiale impacte directement la survie sans récidive et la survie globale. La prise en charge multidisciplinaire, coordonnée au sein dʼun réseau de soins référent en pathologie du sarcome, est une impérative nécessité. © 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

© 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés:
sarcome / Rétropéritoine / Diagnostic / Chirurgie / radiothérapie
Mots-clés:
T. / A. / L. / P. / N.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs de la vessie
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S67, suppl. S1


Objectif

Le but du Comité de cancérologie de l'Association française d'urologie (CCAFU) était de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge des tumeurs de la vessie n'infiltrant pas le muscle vésical (TVNIM) et infiltrant le muscle vésical (TVIM).


Méthodes

Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2013 à 2016 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVNIM et TVIM, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.


Résultats

Le diagnostic de TVNIM (Ta, T1, carcinome in situ [CIS]) se fait après une résection tumorale complète et profonde. L'utilisation de la fluorescence vésicale et l'indication d'un second look (4 à 6 semaines) contribuent à améliorer le diagnostic initial. Le risque de récidive et/ou progression tumorale est évalué en utilisant le score European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC). La stratification des patients en faible, intermédiaire et haut risque permet de proposer le traitement adjuvant : instillations endovésicales de chimiothérapie (postopératoire immédiate, schéma d'attaque) ou de bacille de Calmette et Guérin (BCG) (schéma d'attaque et d'entretien), voire l'indication d'une cystectomie pour les patients résistant au BCG. Le bilan d'extension d'une TVIM repose sur l'examen TDM abdomino-pelvien et thoracique ; l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et le Positron Emission Tomography (PET)-fluorodéoxyglucose (FDG) sont encore non-recommandés. La cystectomie associée à un curage ganglionnaire pelvien étendu est le traitement de référence des TVIM non métastatiques. Une entérocystoplastie est proposée chez l'homme et la femme en l'absence de contre-indication et lorsque la recoupe urétrale est négative à l'examen extemporané. L'intérêt de la chimiothérapie néo-adjuvante est reconnu pour toute TVIM quel que soit le stade ; celle-ci est recommandée dès lors que l'état général (PS < 2) et la fonction rénale (clairance de la créatinine > 60ml/mn) l'autorisent (patients « fit »). Pour les TVIM métastatiques, une première ligne de chimiothérapie à base de sels de platine (Gemcitabine and Cisplatin [GC] ou Methotrexate, Vinblastin, Doxorubicin and Cisplatin [MVAC]) est recommandée. En deuxième ligne de traitement, seule l'indication de la vinflunine est aujourd'hui validée, même si les résultats des essais cliniques concernant l'immunothérapie sont encourageants.


Conclusion

Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer non seulement la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVNIM et TVIM.

© 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés:
(MeSH) Carcinome urothélial / Cytologie urinaire / Tumeurs de la vessie / Cancer / BCG
Mots-clés:
M. / Y. / A. / P. / E.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs de la voie excrétrice supérieure
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S55, suppl. S1


Introduction

L'objectif était de proposer une mise à jour des recommandations du Comité de cancérologie de l'Association française d'urologie (CCAFU) dans la prise en charge des tumeurs de la voie excrétrice supérieure (TVES).


Méthodes

Une revue systématique de la littérature (Medline) de 2013 à 2016 sur les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVES en évaluant les références avec leur niveau de preuve.


Résultats

Le diagnostic de cette pathologie rare repose sur l'uro-tomodensimétrie (TDM) avec acquisition au temps excréteur et l'urétéroscopie avec prélèvements biop- siques. Le traitement chirurgical de référence est la néphro-urétérectomie totale (NUT), mais un traitement conservateur peut être discuté pour les lésions dites à bas risque : tumeur unifocale, résection complète potentielle, faible grade et absence d'infiltration sur l'imagerie, nécessitant alors une surveillance endoscopique (urétéroscopie souple) rapprochée chez un patient compliant. Une instillation postopératoire de chimiothérapie est recommandée et permet de diminuer le risque de récidive vésicale après NUT. La place des traitements systémiques (chimiothérapie néo-adjuvante ou adjuvante) reste à définir.


Conclusion

Ces nouvelles recommandations doivent contribuer à améliorer non seulement la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVES.

© 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

Mots clés:
carcinome urothélial / Cytologie urinaire / Uretère / Bassinet / Rein
Mots-clés:
M. / P. / E. / E. / F.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs germinales testiculaires
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S147, suppl. S1


Introduction

L’objectif du groupe Organes génitaux externes du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (OGE-CCAFU) est de proposer des recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs germinales du testicule (TGT).


Matériel et méthodes

Le groupe OGE multidisciplinaire a remis à jour les recommandations de 2013 en s’appuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve afin d’attribuer des grades de recommandation (voir Chapitre méthodologie).


Résultats

Le bilan initial d’un cancer du testicule repose sur un bilan clinique, biologique par le dosage de marqueurs sériques (alpha-fœto-protéine [AFP], gonadotrophine chorionique humaine totale [HCGt], lactate déshydrogénase [LDH]) et d’imagerie radiologique (échographie scrotale et tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne [TDM TAP]). L’orchidectomie par voie inguinale est la première étape thérapeutique, permet le diagnostic histologique, définit le stade local et les facteurs de risque évolutifs pour les stades I.

La prise en charge des tumeurs de stade I repose sur la surveillance ou sur une attitude thérapeutique adaptée au risque en explicitant au patient le bénéfice/inconvénient d’un traitement adjuvant en fonction du risque de rechute.

Pour les tumeurs germinales séminomateuses (TGS) de stade I, le choix se fait entre : une surveillance, une chimiothérapie (1cycle de carboplatine), la radiothérapie lomboaortique trouve ici une indication limitée.

Pour les tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS) de stade I, le choix se fait entre : une surveillance, une chimiothérapie (1cycle de BEP). Le curage ganglionnaire rétropéritonéale de stadification a une place limitée.

Une surveillance rapprochée (TGNS), une radiothérapie (TGS), peut se discuter pour les faibles volumes métastatiques mais la prise en charge des tumeurs métastatiques repose essentiellement sur une chimiothérapie par 3 ou 4 cycles de BEP, ou d’un traitement intensifié en fonction du groupe pronostique IGCCCG.

La réévaluation est réalisée 3 à 4 semaines après la chimiothérapie par le dosage des marqueurs tumoraux et la TDM TAP.

En cas de TGNS, un curage ganglionnaire rétropéritonal est recommandé pour toutes les masses résiduelles > 1cm ainsi qu’une résection chirurgicale de tout autre site anatomique concerné.

En cas de TGS, une réévaluation à 6 semaines comportant une tomographie par émission de positons au 18-fluoro-desoxy-glucose (TEP-TDM au 18FDG) pour les masses résiduelles > 3cm permet de préciser la situation carcinologique avant éventuel curage.


Conclusions

L’excellent taux de survie spécifique (99% pour les stades I, 85% pour les stades métastatiques) des tumeurs germinales (TG) repose sur une classification initiale précise, un traitement adapté et codifié et une surveillance stricte.

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Mots clés:
Cancer du testicule / Marqueurs tumoraux / Orchidectomie / radiothérapie / Chimiothérapie BEP
Mots-clés:
X. / A. / T. / L. / P.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs malignes du pénis
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S167, suppl. S1


Introduction

L'objectif de cette publication est de proposer les recommandations du Comité de cancérologie de l'Association française de l'urologie (CCAFU) établies par le sous-groupe des organes génitaux externes pour le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs malignes du pénis.


Matériel et méthodes

Le groupe de travail multidisciplinaire a mis à jour les recommandations de 2013 en s'appuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve afin d'attribuer des grades de recommandation.


Résultats

Le carcinome épidermoïde est la tumeur maligne du pénis la plus fréquente. L'examen clinique du pénis est le plus souvent suffisant pour apprécier l'extension locale. Il peut être complété par une imagerie par résonance magnétique (IRM) pour une extension plus en profondeur. La palpation des aires ganglionnaires inguinales doit être systématique et bilatérale pour évaluer l'extension régionale. En cas d'adénopathie palpée, une tomodensitométrie abdomino-pelvienne et une TEP- TDM au 18F-FDG sont recommandées. En cas de tumeur pénienne à risque d'extension ganglionnaire sans adénopathie palpée, une recherche du ganglion sentinelle est recommandée.

Le traitement de la tumeur primitive est le plus souvent chirurgical. Il doit au maximum être conservateur avec un impératif d'être en marges saines. Dans certains cas, une curiethérapie ou un traitement local peut être proposé.

La prise en charge thérapeutique des aires ganglionnaires doit être systématique et bilatérale. Elle doit être faite lors du diagnostic de la maladie. La lymphadénectomie inguinale seule a un rôle curatif chez les patients ayant une atteinte métastatique d'un ganglion unique (stade pN1). En cas d'extension ganglionnaire plus étendue, une prise en charge multimodale associant chimiothérapie, chirurgie et éventuellement radiothérapie doit être discutée.


Conclusions

Le traitement des cancers du pénis est essentiellement chirurgical plus ou moins associé à une chimiothérapie en cas d'extension ganglionnaire. Le facteur pronostique principal est l'atteinte ganglionnaire justifiant une prise en charge adaptée dès le diagnostic.

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Mots clés:
cancer épidermoide / Pénis / Adénopathie inguinale / pénectomie / Lymphadénectomie
Mots-clés:
P. / L. / P.-H. / N. / A.
Référentiel national de bonnes pratiques cliniques du Comité de Cancérologie de l’AFU (CCAFU) 2016-2018 : Méthodologie
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S3, suppl. S1


Cet article décrit la méthodologie d’actualisation du référentiel national de bonne pratique clinique du comité de cancérologie de l’AFU dont la dernière version était parue en 2013, sur la prise en charge des cancers de l’appareil urinaire de l’homme et de la femme et des cancers de l’appareil génital de l’homme. Ce projet fait suite à un processus de veille scientifique systématique dont l’objectif était d’identifier les recommandations obsolètes et devant être mises à jour. Deux méthodes de recommandations de bonne pratique ont été employées : la méthode RPC qui s’appuie à la fois sur une revue systématique et sur le jugement argumenté des experts ainsi que la méthode ADAPTE lorsque des recommandations de bonne qualité sont identifiées. Une recherche sur Medline® de la littérature publiée depuis 2013 et sur les sites EBM a été conduite, puis complétée par une analyse critique des études sélectionnées, la rédaction de conclusions et des recommandations accompagnées de leur niveau de preuve et du jugement argumenté des membres de chacun des sous-comités du CCAFU constituant un groupe de travail multidisciplinaire (urologues, oncologues, radiologues, pathologistes,…). Le document a été ensuite relu par un comité indépendant ; les commentaires ont été colligés dans le document final. Ces recommandations actualisées seront soumises à une procédure de labellisation par l’INCa après une évaluation nationale selon la grille AGREE-II. Elles feront aussi l’objet d’une démarche d’implémentation, d’une étude d’impact (suivi adhésion via des indicateurs et critères d’évaluation partagés) et d’un processus de veille qui déclencheront une actualisation d’ici 1 à 3 ans.

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Mots clés:
Référentiel / Recommandation pour la pratique clinique / ADAPTE / Niveaux de preuve / Clinical practice guidelines (CPG)
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Cancer de la prostate
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S95, suppl. S1

Objectif

Le but du Comité de cancérologie de lʼAssociation française dʼurologie était de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge du cancer de la prostate (CaP).

Méthodes

Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2013 à 2016 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance du CaP, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

Résultats

Les recommandations précisent la génétique, lʼépidémiologie et les moyens diagnostiques du CaP. Lʼimagerie par résonance magnétique (IRM) est lʼexamen dʼimagerie de référence du cancer localisé. Le score de Gleason a été redéfini par lʼInternational Society of Urological Pathology (ISUP) en cinq groupes pronostiques. Les moyens thérapeutiques ont été détaillés, puis recommandés en fonction des situations cliniques. La surveillance active (SA) est une option thérapeutique de référence pour les tumeurs de faible risque évolutif. La chirurgie reste une solution thérapeutique majeure du CaP localisé. Elle doit être envisagée dans un cadre multimodal pour les formes à haut risque. La radiothérapie doit utiliser une technique conformationnelle tridimensionnelle si possible en modulation dʼintensité à une dose > 76Gy. Lʼhypofractionnement modéré apporte un contrôle biochimique équivalent sans augmentation majeure de la toxicité. LʼHT courte peut être associée à lʼirradiation pour les tumeurs de risque intermédiaire « fort ». Pour les formes à haut risque, lʼassociation à une HT longue reste la référence. LʼHT est le traitement de fond au stade métastatique. La prévention des effets secondaires de lʼHT est fondamentale. Lʼhormonochimiothérapie de première ligne pour le traitement des CaP métastatiques hormono- et chimio-naïfs est le traitement standard en cas de cancer dʼemblée métastatique chez les patients dont lʼétat de santé est compatible avec lʼusage de docétaxel. Chez les patients présentant un cancer de prostate résistant à la castration (CPRC), lʼapport des nouvelles thérapies qui ont émergé ces dernières années aide à mieux contrôler la progression tumorale et à améliorer la survie.

Conclusions

Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer la prise en charge des patients porteurs dʼun CaP.

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Mots clés:
(MeSH) Cancer de la prostate / Diagnostic / Traitement / recommandations / (MeSH) Prostate
Mots-clés:
F. / C. / J.-B. / P. / L.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Cancer du rein
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S27, suppl. S1

Les précédentes recommandations du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CCAFU) datent de 2013. Nous avons voulu cette nouvelle version résolument simple, claire et pragmatique. Les nouveautés significatives de la littérature sur le cancer du rein y ont été intégrées. Voici les principaux changements par rapport à 2013 :

• Nous avons ajouté une courte section d’épidémiologie : la prévalence du tabagisme reste très élevée en France et il nous est apparu fondamental que l’urologue sensibilise les patients avec un cancer du rein à l’importance d’arrêter de fumer • Certaines classifications ont changé : la classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été revue en 2016 et le grade de Fuhrman a été remplacé par le grade nucléolaire de l’Internationel Society of Urological Pathology (ISUP). • Les facteurs pronostiques restent essentiellement cliniques et histologiques ; les systèmes pronostiques sont surtout utiles chez les patients métastatiques ; la classification de l’International Metastatic Renal Cancer Database Concertium (IMDC) (ou de Heng) est maintenant celle qui prévaut sur celle du Memorial Sloan Kettering Cancer Center (MSKCC). • Concernant le traitement du cancer du rein localisé : les bénéfices de la néphrectomie partielle (NP) sont clairement établis ; la voie d’accès robotique s’est beaucoup développée est a montré une morbidité moins importante que la voie ouverte ; elle peut maintenant être recommandée au même titre que la voie ouverte (qui était auparavant la voie de référence). • Le traitement du cancer du rein localement avancé repose toujours sur la chirurgie ; les premiers essais de traitements adjuvants sont négatifs ; en attendant les résultats d’autres études en cours, les thérapies ciblées ne doivent être prescrites que dans le cadre d’essais cliniques. • Le traitement du cancer du rein métastatique (CRM) s’est enrichi de deux molécules (lenivolumab et la cabozantinib) qui sont devenues, suite à des essais de phase III ayant montré un bénéfice en terme de survie, les molécules de référence en deuxième ligne . • Enfin, les modalités de suivi après chirurgie du cancer du rein sont toujours imprécises ; en attendant les résultats d’études multicentriques de grande envergure, il faut adapter le suivi au risque d’agressivité tumorale ; les tumeurs de faible risque récidivent rarement et il est donc possible d’utiliser moins fréquemment les imageries irradiantes.

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Mots clés:
cancer du rein / recommandations / Chirurgie / classification / Anti-angiogéniques
Mots-clés:
K. / L. / J.-C. / P. / T.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Sarcomes rétropéritonéaux
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S183, suppl. S1

Introduction

Lʼobjectif de cet article a été dʼétablir par le groupe Organes génitaux externes du Comité de cancérologie de lʼAssociation française dʼurologie (OGE-CC-AFU) des recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi des sarcomes rétropéritonéaux (SRP), à destination des chirurgiens urologues.

Matériel et méthodes

Le groupe de travail multidisciplinaire a remis à jour les recommandations de 2013 en sʼappuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve, afin dʼattribuer des grades de recommandation (voir Chapitre méthodologie).

Résultats

À partir dʼune suspicion clinique évoquant un SRP, la tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne (TDM TAP) est lʼexamen de référence. Lʼimagerie par résonance magnétique (IRM) est utile à la planification chirurgicale.

Avant la confirmation biopsique, lʼinclusion du dossier au sein du réseau français de référence en pathologie du sarcome doit être la règle. La biopsie sous scanner réalisée par voie rétropéritonéale est recommandée et doit être systématique avant toute prise en charge thérapeutique dʼune masse tissulaire suspecte du rétropéritoine.

Le traitement est avant tout chirurgical avec pour objectif principal une résection en marges saines (R0) obtenue par une chirurgie dʼexérèse compartimentale, techniquement complexe et exigeante. La place de la radiothérapie (RT) et de la chimiothérapie (CT) au sein dʼun traitement multimodal (néo-adjuvant ou adjuvant) est discutée en en fonction des risques évolutifs et des possibilités dʼexérèse. Le taux de rechute est lié au grade tumoral et aux marges chirurgicales. Le pronostic final est étroitement lié à la qualité de prise en charge initiale et au volume de cas traités par centre.

Conclusion

Les SRP ont un pronostic péjoratif. La qualité de la prise en charge initiale impacte directement la survie sans récidive et la survie globale. La prise en charge multidisciplinaire, coordonnée au sein dʼun réseau de soins référent en pathologie du sarcome, est une impérative nécessité. © 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.

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Mots clés:
sarcome / Rétropéritoine / Diagnostic / Chirurgie / radiothérapie
Mots-clés:
T. / A. / L. / P. / N.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs de la vessie
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S67, suppl. S1

Objectif

Le but du Comité de cancérologie de l'Association française d'urologie (CCAFU) était de proposer une mise à jour des recommandations dans la prise en charge des tumeurs de la vessie n'infiltrant pas le muscle vésical (TVNIM) et infiltrant le muscle vésical (TVIM).

Méthodes

Une revue systématique (Medline) de la littérature de 2013 à 2016 a été conduite par le CCAFU concernant les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVNIM et TVIM, en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

Résultats

Le diagnostic de TVNIM (Ta, T1, carcinome in situ [CIS]) se fait après une résection tumorale complète et profonde. L'utilisation de la fluorescence vésicale et l'indication d'un second look (4 à 6 semaines) contribuent à améliorer le diagnostic initial. Le risque de récidive et/ou progression tumorale est évalué en utilisant le score European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC). La stratification des patients en faible, intermédiaire et haut risque permet de proposer le traitement adjuvant : instillations endovésicales de chimiothérapie (postopératoire immédiate, schéma d'attaque) ou de bacille de Calmette et Guérin (BCG) (schéma d'attaque et d'entretien), voire l'indication d'une cystectomie pour les patients résistant au BCG. Le bilan d'extension d'une TVIM repose sur l'examen TDM abdomino-pelvien et thoracique ; l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et le Positron Emission Tomography (PET)-fluorodéoxyglucose (FDG) sont encore non-recommandés. La cystectomie associée à un curage ganglionnaire pelvien étendu est le traitement de référence des TVIM non métastatiques. Une entérocystoplastie est proposée chez l'homme et la femme en l'absence de contre-indication et lorsque la recoupe urétrale est négative à l'examen extemporané. L'intérêt de la chimiothérapie néo-adjuvante est reconnu pour toute TVIM quel que soit le stade ; celle-ci est recommandée dès lors que l'état général (PS < 2) et la fonction rénale (clairance de la créatinine > 60ml/mn) l'autorisent (patients « fit »). Pour les TVIM métastatiques, une première ligne de chimiothérapie à base de sels de platine (Gemcitabine and Cisplatin [GC] ou Methotrexate, Vinblastin, Doxorubicin and Cisplatin [MVAC]) est recommandée. En deuxième ligne de traitement, seule l'indication de la vinflunine est aujourd'hui validée, même si les résultats des essais cliniques concernant l'immunothérapie sont encourageants.

Conclusion

Cette actualisation des recommandations françaises doit contribuer à améliorer non seulement la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVNIM et TVIM.

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Mots clés:
(MeSH) Carcinome urothélial / Cytologie urinaire / Tumeurs de la vessie / Cancer / BCG
Mots-clés:
M. / Y. / A. / P. / E.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs de la voie excrétrice supérieure
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S55, suppl. S1

Introduction

L'objectif était de proposer une mise à jour des recommandations du Comité de cancérologie de l'Association française d'urologie (CCAFU) dans la prise en charge des tumeurs de la voie excrétrice supérieure (TVES).

Méthodes

Une revue systématique de la littérature (Medline) de 2013 à 2016 sur les éléments du diagnostic, les options de traitement et la surveillance des TVES en évaluant les références avec leur niveau de preuve.

Résultats

Le diagnostic de cette pathologie rare repose sur l'uro-tomodensimétrie (TDM) avec acquisition au temps excréteur et l'urétéroscopie avec prélèvements biop- siques. Le traitement chirurgical de référence est la néphro-urétérectomie totale (NUT), mais un traitement conservateur peut être discuté pour les lésions dites à bas risque : tumeur unifocale, résection complète potentielle, faible grade et absence d'infiltration sur l'imagerie, nécessitant alors une surveillance endoscopique (urétéroscopie souple) rapprochée chez un patient compliant. Une instillation postopératoire de chimiothérapie est recommandée et permet de diminuer le risque de récidive vésicale après NUT. La place des traitements systémiques (chimiothérapie néo-adjuvante ou adjuvante) reste à définir.

Conclusion

Ces nouvelles recommandations doivent contribuer à améliorer non seulement la prise en charge des patients, mais aussi le diagnostic et la décision thérapeutique des TVES.

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Mots clés:
carcinome urothélial / Cytologie urinaire / Uretère / Bassinet / Rein
Mots-clés:
M. / P. / E. / F. / N.
Recommandations en onco-urologie 2016-2018 du CCAFU : Tumeurs germinales testiculaires
2016
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2016, 16, 27, S147, suppl. S1

Introduction

L’objectif du groupe Organes génitaux externes du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (OGE-CCAFU) est de proposer des recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs germinales du testicule (TGT).

Matériel et méthodes

Le groupe OGE multidisciplinaire a remis à jour les recommandations de 2013 en s’appuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve afin d’attribuer des grades de recommandation (voir Chapitre méthodologie).

Résultats

Le bilan initial d’un cancer du testicule repose sur un bilan clinique, biologique par le dosage de marqueurs sériques (alpha-fœto-protéine [AFP], gonadotrophine chorionique humaine totale [HCGt], lactate déshydrogénase [LDH]) et d’imagerie radiologique (échographie scrotale et tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne [TDM TAP]). L’orchidectomie par voie inguinale est la première étape thérapeutique, permet le diagnostic histologique, définit le stade local et les facteurs de risque évolutifs pour les stades I.

La prise en charge des tumeurs de stade I repose sur la surveillance ou sur une attitude thérapeutique adaptée au risque en explicitant au patient le bénéfice/inconvénient d’un traitement adjuvant en fonction du risque de rechute.

Pour les tumeurs germinales séminomateuses (TGS) de stade I, le choix se fait entre : une surveillance, une chimiothérapie (1cycle de carboplatine), la radiothérapie lomboaortique trouve ici une indication limitée.

Pour les tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS) de stade I, le choix se fait entre : une surveillance, une chimiothérapie (1cycle de BEP). Le curage ganglionnaire rétropéritonéale de stadification a une place limitée.

Une surveillance rapprochée (TGNS), une radiothérapie (TGS), peut se discuter pour les faibles volumes métastatiques mais la prise en charge des tumeurs métastatiques repose essentiellement sur une chimiothérapie par 3 ou 4 cycles de BEP, ou d’un traitement intensifié en fonction du groupe pronostique IGCCCG.

La réévaluation est réalisée 3 à 4 semaines après la chimiothérapie par le dosage des marqueurs tumoraux et la TDM TAP.

En cas de TGNS, un curage ganglionnaire rétropéritonal est recommandé pour toutes les masses résiduelles > 1cm ainsi qu’une résection chirurgicale de tout autre site anatomique concerné.

En cas de TGS, une réévaluation à 6 semaines comportant une tomographie par émission de positons au 18-fluoro-desoxy-glucose (TEP-TDM au 18FDG) pour les masses résiduelles > 3cm permet de préciser la situation carcinologique avant éventuel curage.

Conclusions

L’excellent taux de survie spécifique (99% pour les stades I, 85% pour les stades métastatiques) des tumeurs germinales (TG) repose sur une classification initiale précise, un traitement adapté et codifié et une surveillance stricte.

© 2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés .

<p><span class="textenormal"><b>Introduction</b></span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">L’objectif du groupe Organes génitaux externes du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (OGE-CCAFU) est de proposer des recommandations pour le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs germinales du testicule (TGT).</span></p>

<p><span class="textenormal"><b>Matériel et méthodes</b></span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">Le groupe OGE multidisciplinaire a remis à jour les recommandations de 2013 en s’appuyant sur une revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed, évalué les références, leur niveau de preuve afin d’attribuer des grades de recommandation (voir Chapitre méthodologie).</span></p>

<p><span class="textenormal"><b>Résultats</b></span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">Le bilan initial d’un cancer du testicule repose sur un bilan clinique, biologique par le dosage de marqueurs sériques (alpha-fœto-protéine [AFP], gonadotrophine chorionique humaine totale [HCGt], lactate déshydrogénase [LDH]) et d’imagerie radiologique (échographie scrotale et tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne [TDM TAP]). L’orchidectomie par voie inguinale est la première étape thérapeutique, permet le diagnostic histologique, définit le stade local et les facteurs de risque évolutifs pour les stades I.</span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">La prise en charge des tumeurs de stade I repose sur la surveillance ou sur une attitude thérapeutique adaptée au risque en explicitant au patient le bénéfice/inconvénient d’un traitement adjuvant en fonction du risque de rechute.</span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">Pour les tumeurs germinales séminomateuses (TGS) de stade I, le choix se fait entre : une surveillance, une chimiothérapie (1cycle de carboplatine), la radiothérapie lomboaortique trouve ici une indication limitée.</span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">Pour les tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS) de stade I, le choix se fait entre : une surveillance, une chimiothérapie (1cycle de BEP). Le curage ganglionnaire rétropéritonéale de stadification a une place limitée.</span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">Une surveillance rapprochée (TGNS), une radiothérapie (TGS), peut se discuter pour les faibles volumes métastatiques mais la prise en charge des tumeurs métastatiques repose essentiellement sur une chimiothérapie par 3 ou 4 cycles de BEP, ou d’un traitement intensifié en fonction du groupe pronostique IGCCCG.</span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">La réévaluation est réalisée 3 à 4 semaines après la chimiothérapie par le dosage des marqueurs tumoraux et la TDM TAP.</span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">En cas de TGNS, un curage ganglionnaire rétropéritonal est recommandé pour toutes les masses résiduelles &gt; 1cm ainsi qu’une résection chirurgicale de tout autre site anatomique concerné.</span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">En cas de TGS, une réévaluation à 6 semaines comportant une tomographie par émission de positons au 18-fluoro-desoxy-glucose (TEP-TDM au 18FDG) pour les masses résiduelles &gt; 3cm permet de préciser la situation carcinologique avant éventuel curage.</span></p>

<p><span class="textenormal"><b>Conclusions</b></span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">L’excellent taux de survie spécifique (99% pour les stades I, 85% pour les stades métastatiques) des tumeurs germinales (TG) repose sur une classification initiale précise, un traitement adapté et codifié et une surveillance stricte.</span></p>

<p class="textenormal" style="text-align:justify;"><span class="textenormal">© <i>2016 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés</i> .</span></p>
 

Mots clés:
Cancer du testicule / Marqueurs tumoraux / Orchidectomie / radiothérapie / Chimiothérapie BEP
Mots-clés:
X. / A. / T. / L. / P.