Base bibliographique

Facteurs pronostiques d’urétéro-hydronéphrose (UHN) chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP)
Prognostics factors of renal failure in multiple sclerosis
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 16, 1026-1032

Objectifs : Évaluer les facteurs de risque d’atteinte du haut appareil urinaire (UHN) chez les patients atteints de SEP.
Patients et méthodes : Étude monocentrique concernant sur une cohorte longitudinale consécutive de 121 patients suivis prospectivement (61 hommes et 60 femmes) entre 1995 et 2009. L’ensemble des patients a été adressé pour troubles urinaires du bas appareil à la consultation d’urologie (TUBA : pollakiurie, dysurie, urgenturies, fuites). Tous ont eu une évaluation clinique et fonctionnelle (mesure du handicap urinaire [MHU], International Consultation on Incontinence Questionnaire [ICIQ], Ditrovie, Expanded Disability Status Scale [EDSS]). Une créatininémie plasmatique et une échographie réno-vésicale étaient pratiquées annuellement. Pour chaque patient était colligé : la durée d’évolution de la SEP, la durée du suivi urologique, l’EDSS initial et à chaque évaluation clinique, la forme de SEP, le sexe, les différents scores MHU et ICIQ lors de l’évolution, les caractéristiques des examens urodynamiques effectués (contractions vésicales désinhibées, dyssynergie vésicosphinctérienne, compliance vésicale, pression détrusorienne au débit maximal).
Résultats : La maladie évoluait en moyenne depuis 13,8 ans (1–50). L’âge moyen au diagnostic était de 36,9 ans (15,6–63,8). Les formes de SEP observées étaient : 21 primaires progressives, 59 rémittentes, 41 secondaires progressives (SP). Au total, 3,3 % des patients (trois hommes et une femme) ont présenté une UHN. Seules la forme de SEP (SP), la durée d’évolution de la SEP et l’hypocompliance vésicale, étaient des facteurs pronostiques d’UHN (p = 0,03 ; p = 0,02 ; p = 0,05). La durée moyenne d’évolution était de 30 ans (12–48). La compliance vésicale moyenne était de 17 (7–23). Le score EDSS moyen était supérieur à 6,5 (4/41).
Conclusion : L’UHN était un évènement rare dans le suivi de la SEP (3 % dans notre expérience), dans les formes évoluées avec troubles de compliance vésicale.

Introduction: Urinary symptoms occur in 50 to 80% of patients with Multiple Sclerosis (MS). This study was conducted to determine prevalence of renal failure during MS follow-up and to investigate the correlation of these complications with disease characteristics and urodynamic findings.
Methods: One hundred and twenty-one consecutive patients have been followed for (MS) (61 men and 60 women) between 1995 and 2009 in our institution. The demographic findings of patients were documented. The history was obtained and a detailed neurological and urological physical examination was performed for all patients. Urological symptoms (urgency, frequency, urge incontinence, dysuria), urinary scores (UPS and International Consultation on Incontinence Questionnaire [ICIQ]) and renal failure were recorded. All patients underwent ultrasound imaging of the bladder during their follow-up and on the last evaluation. Expanded Disability Status Scale (EDSS) was evaluated during neurologic follow-up. For each patient mean onset age of disease, mean onset age of micturation disorders, mean illness duration and mean urological follow-up duration were recorded. Urodynamic investigation was performed for all patients. Urodynamic assessment was carried out according to the International Continence Society (ICS) standards (detrusor overactivity, detrusor/sphincteric dyssynergia and low bladder compliance).
Results: Mean illness duration was 13.8 years (1–50). According to the history and clinical findings, 21 patients had primary-progressive (PPMS), 59 relapsing-remitting (RRMS) and 41 secondary-progressive multiple sclerosis (SPMS). Four patients have shown renal failure during their follow-up (3.3% - three men and one woman). Renal failure was associated with disease characteristic (SPMS - EDSS score > 6.5), mean illness duration (30 years [12–48]) and low bladder compliance (17 [7–23]) (P = 0.03; P = 0.02; P = 0.049).
Conclusion: Relationship between renal failure, disease characteristics and urodynamic findings was suggested in our study. More accurate follow-up might be used for SPMS (EDSS > 6.5), longer mean illness duration (> 30 years), and low bladder compliance (< 30).

Mots clés:
sclérose en plaques / hyperactivité vésicale / Urétéro-hydronéphrose / Urodynamique
Mots-clés:
Multiple sclerosis / Overactive bladder syndrome / Hydronephrosis / renal failure / urodynamics
Kyste hydatique du rein : aspects radiologiques et thérapeutiques
Renal hydatid cyst: Radiology and therapeutic
2011
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 16, 999-1003

L’hydatidose est une affection parasitaire rare qui sévit à l’état endémique dans certains pays du bassin méditerranéen. La localisation rénale est rare et n’existe que dans 2 à 3 % des formes viscérales. Le diagnostic de kyste hydatique du rein est suspecté devant des arguments épidémiologiques, cliniques, radiologiques et biologiques. La symptomatologie clinique est variable et dépend du stade évolutif du kyste. L’échographie permet de suspecter la nature hydatique de la lésion dans plus de 50 % des cas ; la tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique sont utiles en cas de doute diagnostique. Le traitement de référence du kyste hydatique rénal est la résection du dôme saillant ; une néphrectomie est indiquée en cas de rein détruit.

Hydatid disease is endemic in some Mediterranean countries. Kidney is a relatively rare site, representing 2 to 3 % of all visceral sites. The diagnosis of hydatid cyst of the kidney is suspected in epidemiological, clinical, radiological and biological arguments. It remains clinically silent for a long time and only presents at the stage of complications. Ultrasound can suspect the hydatid nature of the lesion in 50 % of cases. Computed tomography and magnetic resonance imaging are helpful in the event of problem of differential diagnosis. The standard treatment for renal hydatid cyst is resection of the prominent dome and nephrectomy is indicated in cases of destroyed kidney.

Mots clés:
kyste hydatique / Rein / imagerie / échographie / TDM
Mots-clés:
Hydatic cyst / Kidney / imaging / US / CT
La pyéloplastie à ciel ouvert selon Anderson-Hynes : quelles indications devant le développement de la laparoscopie ?
Anderson-Hynes open pyeloplasty: Which indications in the area of laparoscopic surgery?
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 16, 1010-1014

Buts : Évaluer les résultats et les complications de la pyéloplastie à ciel ouvert selon la technique d’Anderson-Hynes. Ensuite les comparer avec ceux de la voie laparoscopique et en déduire ce que pourraient être les indications actuelles de la pyéloplastie à ciel ouvert.
Patients et méthodes : Nous avons effectué une étude rétrospective portant sur 30 cas de syndrome de la jonction pyélo-urétérale (SJPU) traités par chirurgie ouverte selon la technique d’Anderson-Hynes. La dilatation pyélocalicielle (DPC) était de type II dans huit cas (26,7 %), de type III dans dix cas (33,3 %), de type IV dans quatre cas (13,3 %) et dans huit cas (26,7 %) il s’agissait d’une hydronéphrose géante. La durée de l’intervention, la durée d’hospitalisation, les résultats fonctionnels et les complications opératoires ont été étudiés et comparés avec ceux de la pyéloplastie laparoscopique rapportées dans la littérature.
Résultats : La durée moyenne des interventions chirurgicales était de 115 ± 33,4 minutes (90–230 min). La durée moyenne d’hospitalisation était de 10,4 ± 5,1 jours. Les patients ont été suivis pendant un recul moyen de 28 ± 13,7 mois (13–48 mois). Six patients (20 %) avaient eu des complications postopératoires. Le taux de réussite de la pyéloplastie en première main était de 90 % (n = 27).
Conclusion : La PCO selon Anderson-Hynes donne des résultats satisfaisants. Mais actuellement, avec le développement de la chirurgie laparoscopique, ses indications peuvent être réservées aux SJPU avec une DPC importante (type IV ou hydronéphrose géante) ou aux reprises de pyéloplastie.

Objectives: To evaluate the results of Anderson-Hynes open pyeloplasty in our institution. And then to compare them to those of laparoscopic procedure and identify what can be considered now as the indications of the open procedure.
Patients and methods: It was a retrospective study on 30 cases of ureteropelvic junction syndrome managed by Anderson-Hynes open procedure. The clinical, biological and radiologic characteristics of the patients as well as the surgical technique and its results were taken into account. The patients were classified, according to Valdeyer and Cendron classification as type II in eight cases (26.7%), type III in ten cases (33.3%) and type IV in four cases (13.3%). There were also eight cases of giant hydronephrosis (26.7%). The operating time, the length of hospital stay and the outcomes were studied and compared with those of the laparoscopic pyeloplasty found in the medical literature.
Results: The mean operating time was 115 ± 33.4 minutes (90–230 min). The mean length of hospital stay was 10.4 ± 5.1 days. Six patients (20%) had postoperative complications. After a mean follow-up of 28 ± 13.7 months (13–48 months), our first-hand success rate was 90% (n = 27).
Conclusion: Anderson-Hynes open pyeloplasty reached good results but nowadays its indications can be limited to laparoscopic contraindications, severe hydronephrosis (grade IV or giant hydronephrosis) and second-hand cases. The two latter indications depend on the surgeon experience in laparoscopic surgery.

Mots clés:
Hydronéphrose / Pyéloplastie selon Anderson-Hynes / Chirurgie ouverte
Mots-clés:
Hydronephrosis / Anderson-Hynes pyeloplasty / open surgery
Migration des stades pathologiques après prostatectomie totale vers des tumeurs à plus haut risque de récidive : étude bicentrique comparative entre 2005 et 2010
Migration of pathological stage after radical prostatectomy to higher risk tumors of relapse: Comparative two-center study between 2005 and 2010
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 16, 1015-1020

Objectif : Depuis l’utilisation du dosage du PSA, l’incidence du cancer de la prostate a augmenté, l’âge au diagnostic et le stade clinique ont diminué, conséquence d’un diagnostic plus précoce. Dans ce contexte, le risque de surtraitement chirurgical peut être important. L’objectif était d’évaluer l’évolution des stades pathologiques des prostatectomies totales (PT) à cinq ans d’intervalle.
Méthodes : Au total, 906 PT ont été réalisées dans deux centres français (503 en 2005 et 403 en 2010). Les données préopératoires (âge, PSA, stade clinique, nombre de biopsies, score de Gleason) et postopératoires (pTNM, score de Gleason, poids de la prostate) ont été analysées et comparées (test de Student et Chi2).
Résultats : En 2005 et en 2010, l’âge médian était respectivement de 62,85 et 62,52 ans (NS). Le PSA médian était de 8,55 et 8,99 ng/mL (NS). Le nombre de biopsies positives a augmenté significativement (2,29 à 2,86, p < 0,0003), mais pas le score de Gleason biopsique (6,34 à 6,43, NS). Le stade clinique était modifié de façon significative avec T1c : 77,8 à 73 %, T2a : 16,6 à 14,2 %, T2b : 4 à 7,8 %, T2c : 0 à 1 %, T3 : 1 à 3,9 %, T4 : 0,4 à 0 % en 2005 et 2010 (p < 0,0006). Le score de Gleason pathologique n’était pas modifié (6,86 versus 6,80, NS) alors que le stade pathologique a évolué significativement vers des tumeurs de plus hauts stades avec pT2 : 66,5 à 51,8 % et pT3 33,5 à 48,1 % (+15 %) (p = 0,02).
Conclusion : Ces résultats ont montré que le nombre de PT réalisées pour des tumeurs pT3 sur pièce a augmenté. Cette augmentation des patients ayant une maladie à risque élevé a probablement été due à des modifications dans la sélection des patients (surveillance active comme alternative pour les bas risques) et permet d’envisager la PT comme un traitement des tumeurs à haut risque.

Objective: With PSA screening, the incidence of prostate cancer (PCa) has increased. Moreover, age and clinical stage have decreased as a result of earlier diagnosis. In this context, the risk of over-treatment including surgery may be important. The objective was to assess the evolution of pathological stages of radical prostatectomy (PR) to 5 years apart.
Materials and methods: Nine hundred and six PR were conducted in two French centers (503 in 2005 and 403 in 2010). Preoperative data (age, PSA, clinical stage, number of biopsies, Gleason score) and postoperative (pTNM, Gleason score, prostate weight) were analyzed and compared (Student test and Chi2).
Results: In 2005 and 2010, the median age was respectively 62.85 and 62.52 years (NS). The median PSA was 8.55 and 8.99 ng/ml (NS). The number of positive biopsies increased significantly (2.30 to 2.88, P < 0.0001), but not the biopsy Gleason score (6.34 to 6.43, NS). Clinical stage was significantly changed with T1c: 77.8 to 73%, T2a: 16.6 to 14.2%, T2b: 4 to 7.8%, T2c: 0 to 1%, T3: 1 to 3.9% T4: 0.4 to 0% in 2005 and 2010, respectively (P < 0.0006). The average weight of prostate decreased significantly (55.6 g versus 48.8 g, P < 0.0001), pathological Gleason score was unchanged (6.86 versus 6.80, NS). However, the pathological stage has changed significantly to tumours with higher stages pT2: 66.5 to 51.8% and pT3 33.5 to 48.1% (15%) (P = 0.02).
Conclusion: These results have shown that the number of PT performed for pT3 tumours has increased. This increase in patients with high-risk disease has been probably due to change in the selection of patients (surgery for more advanced clinical stages) and allows to consider the radical prostatectomy as a treatment of high risk PCa.

Mots clés:
Stade pathologique / cancer de prostate / Prostatectomie totale
Mots-clés:
Prostate cancer / Pathological stage migration / radical prostatectomy
Place du traitement ablatif dans le traitement du cancer du rein de la personne âgée
Indications of ablative therapies in the treatment of kidney cancer in the elderly
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 16, 1004-1009

Introduction : Environ 30 % des cancers du rein sont diagnostiqué chez des patients de plus de 75 ans, le plus souvent fortuitement. Cette revue de la littérature a déterminé les indications des traitements ablatifs parmi les options thérapeutiques du cancer du rein chez ces patients âgés.
Matériel et méthode : Une recherche bibliographique en langue française et anglaise par Medline® en utilisant les mots clés « tumeurs » ; « rein » ; « radiofréquence » et « cryoablation » a été effectuée.
Résultats : Les bénéfices attendus ont été une moindre morbidité, une réduction de la durée d’hospitalisation et la préservation de la fonction rénale. Les techniques ablatives ont permis un contrôle carcinologique satisfaisant mais inférieur à celui obtenu par l’exérèse chirurgicale au prix d’une morbidité faible. La cryoablation a donné de meilleurs résultats oncologiques que la radiofréquence. Un arbre décisionnel pour la prise en charge des petites tumeurs du rein chez les patients âgés définissant une place pour ces traitements en fonction de l’espérance de vie du patient, de ses comorbidités (indice de Charlson) et de la taille tumorale a été proposé.
Conclusion : Les indications des traitements par cryoablation et radiofréquence chez les patients âgés sont préférentiellement les tumeurs de moins de 3 cm et de moins de 4 cm respectivement, lorsque l’espérance de vie est comprise entre trois et sept ans.

Introduction: Approximately, 30% of kidney cancers are diagnosed in patients over 75 years, mostly by fortuitously. This review had identified the indications of ablative treatment among others options for kidney cancer in these elderly patients.
Materials and methods: A bibliographic research in French and English using Medline® with the keywords “tumor”; “kidney”; “radio frequency” and “cryoablation” was performed.
Results: The expected benefits were less morbidity, reduced hospital stay and preservation of renal function. Ablative techniques have allowed a satisfactory cancer control but lower than that obtained by surgical excision at the cost of a lower morbidity. Cryoablation has allowed better oncological results than the radiofrequency. A decision tree for management of small renal tumors in patients defining a role for these treatments depending on the patient's life expectancy, its comorbidities (Charlson index) and tumor size was proposed.
Conclusion: The preferential indications for cryoablation and radiofrequency treatments in elderly patients are tumors under 3 cm and less than 4 cm respectively, when life expectancy is between 3 and 7 years.

Mots clés:
Traitement ablatif / cancer du rein / Patient âgé / Cryoablation / Radiofréquence
Mots-clés:
Renal cancer / Ablative treatment / Elderly / Cryoablation / Radiofrequency
Plicature de la bandelette sous-urétrale comme traitement de l’incontinence urinaire d’effort persistante ou récidivante
Plication of suburethral slings as treatment of persisting or recurring stress urinary incontinence
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 16, 1033-1038

Objectifs : Évaluer la faisabilité et l’efficacité de la remise en tension des bandelettes sous-urétrales par une plicature étagée en cas d’incontinence urinaire d’effort persistante ou récidivante après pose d’une bandelette sous-urétrale (BSU).
Méthode : Étude rétrospective monocentrique incluant des patientes ayant un échec ou une récidive après pose d’une BSU. L’éligibilité était faite d’après un bilan clinique et paraclinique complet prouvant le mécanisme et la récidive de l’IUE. La chirurgie a consisté en une plicature en paletot de la bandelette.
Résultats : Dix-neuf patientes ont été incluses. Le délai moyen entre les deux chirurgies était de 23,4 mois (ds = 25,5). Les résultats ont été évalués de façon subjective sur le questionnaire MHU et objectivement avec le bilan urodynamique. Le suivi moyen était de 27,2 mois (ds = 37,3). La durée de l’intervention était de 30 minutes. Selon le MHU, 73,7 % des patientes étaient guéries et 10,3 % étaient améliorées, IC 95 % [0,52–0,95]. La différence entre le score MHU de l’IUE avant et après la plicature était significative (p = 0,0005) et passait de 2,31 (ds = 0,75) à 0,56 (ds = 0,92) en moyenne. Il n’y a eu aucune complication peropératoire. Il y a eu deux rétentions aiguës d’urine postopératoire avec reprise chirurgicale et section d’un fil permettant de détendre la bandelette sous-urétrale sans perdre le bénéfice de la plicature. Il n’y a pas eu d’augmentation significative des urgenturies ou de la dysurie de novo.
Conclusion : Les résultats de cette étude ont confirmé la faisabilité, l’efficacité et la morbidité faible de la remise en tension de la BSU.

Objective of the study: Feasibility and efficiency study of mesh readjustment in suburethral slings by overcoat plication in case of persisting of recurring stress urinary incontinence in patients with suburethral slings.
Methods: Retrospective and monocentric study including patients that present with a failure or recurring incontinency after suburethral slings surgery. The eligibility was evaluated after a complete clinical and paraclinical statement, proving the recurrence of the incontinence and its mechanism. Surgery consisted in a plication in an overcoat.
Results: Nineteen patients were included. The medium delay between initial surgery and the plication was 23.4 months (ds = 25.5). Results were evaluated subjectively by the MHU questionnaire and objectively by the urodynamic appraisal. The medium survey was 27.2 months (ds = 37.3). The procedure lasts about 30 minutes. According to MHU, 73.7% of patients were cured and for 10.3% the symptoms were lessened. The difference in the MHU score of stress urinary incontinence before and after mesh readjustment was significant (P = 0.0005) and get down from 2.31 (ds = 0.75) to 0.56 (ds = 0.92) as an average. There was no complication during surgery. There were two cases of postoperative acute urinary retention which were reoperated by simply cutting a thread allowing the sling to relax without losing the benefit of the plicature. There was no significant increase in urge incontinence or dysuria.
Conclusion: The results of this study confirmed the feasibility, the efficiency and the low morbidity of mesh readjustment for the suburethral sling.

Mots clés:
Récidive de l’incontinence urinaire d’effort / Repositionnement de la bandelette / Incontinence urinaire d’effort / Bandelette sous-urétrale
Mots-clés:
Recurrent stress urinary incontinence / Mesh readjustment / Stress urinary incontinence / Suburethral slings
Un cas de cryptorchidie associée à un îlot surrénalien ectopique du cordon spermatique chez un homme de 51 ans
Cryptorchidism associated with ectopic adrenal cortical tissue in the spermatic cord in a 51-year-old male
2011
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 16, 1039-1042

Ce cas clinique décrit un cas exceptionnel de cryptorchidie associée à un îlot de tissu ectopique corticosurrénalien (TECS) du cordon spermatique diagnostiqué chez un quinquagénaire ayant des douleurs inguinales. Le traitement chirurgical réalisé avait permis de mettre en évidence un testicule cryptorchide comportant un îlot de TECS le long du cordon spermatique. Le cordon spermatique est un site habituel de TECS et l’association TECS–cryptorchidie est une anomalie congénitale fréquente du jeune garçon. Cependant, le diagnostic à l’âge adulte de l’une ou de ces deux anomalies est exceptionnel. Cet article décrit cette association suivie d’une brève revue de la littérature.

This case report describes an exceptional case of ectopic adrenal cortex tissue (EACT) in the spermatic cord associated with ipsilateral cryptorchidism in an adult. While both EACT and cryptorchidism are fairly common congenital anomalies in boys, adult cases are uncommon. Although the spermatic cord is a known site of EACT, the reports of its association with cryptorchidism have been limited to child cases. During surgery, undescended testis was discovered and incidentally ectopic adrenal tissue along the spermatic cord was also identified. This combination of developmental aberrations in the adult has not been described, and the clinicopathological findings are reported with a brief literature review.

Mots clés:
Canal inguinal / cordon spermatique / Cortex surrénalien ectopique / cryptorchidie
Mots-clés:
cryptorchidism / Ectopic adrenal cortex / Inguinal canal / Spermatic cord