Base bibliographique

La néphrectomie pour don vivant de rein par laparoscopie robot assistée
Robotical laparoscopic nephrectomy for living donors
2015
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 14, 892-899

La chirurgie robotique se développe depuis les années 2000. L’urologie est la discipline ayant bénéficié le plus largement de l’évolution de la chirurgie robotique notamment concernant grâce à la prostatectomie. Parallèlement, l’insuffisance rénale se développe et la transplantation rénale est hélas freinée par le nombre de greffons cadavériques disponibles. Le don vivant de rein prend tout son essor notamment pas le développement de la chirurgie mini-invasive dans laquelle la robotique a toute sa place. Nous décrivons l’environnement de ce développement ainsi que la technique et l’apport de l’aide opératoire dans le prélèvement de rein par voie robotique sur donneur vivant.

Robotic surgery has been developed since the 2000s. Urology is the discipline that received the widest of the evolution of robotic surgery especially due to prostatectomy. Meanwhile kidney failure develops and kidney transplantation is unfortunately hampered by the number of cadaveric grafts available. Kidney living donation takes its rise, not including the development of minimally invasive surgery in which robotics has its place. We describe the environment of this development as well as the technique and the contribution of the operating nurse in the removal of kidney with the robotic approach in living donors.

Les nouveaux greffons rénaux
New kidney transplants
2015
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 14, 888-891

Le nombre de patients insuffisants rénaux chroniques au stade d’hémodialyse est en constante augmentation, essentiellement à cause de la prévalence croissante des néphropathies diabétiques. La transplantation rénale est un traitement de suppléance de l’insuffisance rénale chronique à son stade terminal. Il existe actuellement en France et dans le monde une pénurie de transplants rénaux. L’évolution de la législation tente de répondre à cette pénurie par l’évolution du prélèvement chez le donneur vivant, puis les prélèvements maintenant possibles chez les donneurs après arrêt circulatoire, y compris après limitation et arrêt des thérapeutiques.

Chronic kidney failure and patients that require haemodialysis is increasing, mainly because of the increasing prevalence of diabetic nephropathy. Kidney transplantation is an alternative therapy for chronic renal failure in its terminal stage. Currently, in France and in the world, there is a shortage of kidney transplants. The evolution of the French legislation allows the organ donation from living donor, including awaiting cardiac arrest.

Rôle de la chimiothérapie dans le cancer de la vessie
The role of chemotherapy in bladder cancer
2015
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 14, 907-911

La prise en charge des cancers de vessie, initialement exclusivement chirurgicale, s’est enrichie grâce au développement de la chimiothérapie. Celle-ci peut ainsi être proposée en instillation endovésicale pour prévenir les récidives des tumeurs n’infiltrant pas la musculeuse (TVNIM), et par voie générale en cas de tumeur infiltrant le muscle vésical (TVIM). La chimiothérapie peut alors être administrée avant la chirurgie (néoadjuvante), en complément de la chirurgie (adjuvante), en alternative à la chirurgie dans le cadre de traitements multimodaux, et enfin seule à visée palliative en cas de cancer métastatique. La fonction rénale du patient et son état général aident à la prise de décision et au choix du protocole de chimiothérapie qui devra être validé en réunion de concertation pluridisciplinaire et exposé au patient au cours d’une consultation d’annonce médicale et paramédicale.

The management of bladder cancer, initially exclusively surgical, was recently improved by the development of chemotherapy. Chemotherapy can thus be proposed as bladder instillations in order to prevent recurrences of non-muscle-invasive cancer (NMIC), and systemically in case of muscle-invasive cancer (MIC). Chemotherapy can then be administered prior to surgery (neoadjuvant), as a complement to surgery (adjuvant), as an alternative to surgery as part of a multimodality treatment, and alone in palliative intent in case of metastatic cancer. Renal function and general health status of the patient help the decision-making and the choice of the chemotherapy regimen, which should be validated during a multidisciplinary meeting and presented to the patient during a dedicated medical and paramedical appointment.

Surveillance active du cancer de la prostate
Active surveillance for prostate cancer
2015
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 14, 884-887

La surveillance active fait partie des possibilités thérapeutiques du cancer de prostate localisé à faible risque de progression. Les patients sont éligibles à cette modalité de prise en charge s’ils répondent à des critères précis de cancer a priori indolent. Dans cette population, la surveillance active consistera en un examen clinique régulier, une surveillance du PSA et la répétition des biopsies prostatiques et/ou de l’IRM afin de vérifier l’absence d’évolution du cancer de prostate diagnostiqué. En cas de modification ou d’aggravation des critères de surveillance en faveur d’une évolution, le patient se verra proposer un traitement actif différé de type prostatectomie radicale, radiothérapie externe, curiethérapie ou traitement focal. Pour les patients sans modification des critères d’éligibilité, la surveillance active aura permis d’éviter un traitement inutile potentiellement responsable de séquelles urinaires et sexuelles.

Active surveillance is part of the therapeutic possibilities of localized prostate cancer at low-risk of progression. Patients are eligible for this support modality if they meet specific criteria of indolent cancer. In this population, active surveillance will consist of a regular physical examination, monitoring of PSA and repeating prostate biopsies and/or MRI to assess the absence of evolution of the diagnosed prostate cancer. In case of modification or worsening of the monitoring criteria in favor of evolution of the cancer, the patient will be offered a deferred active treatment such as radical prostatectomy, external beam radiotherapy, brachytherapy or focal treatment. For patients still meeting the eligibility criteria, active surveillance avoids an unnecessary treatment potentially responsible of genitourinary adverse events.

Prise en charge de l’hyperactivité vésicale chez la femme
Management of overactive bladder in women
2015
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2015, 25, 14, 877-883

L’hyperactivité vésicale est un syndrome clinique défini par l’existence d’urgenturies, avec ou sans incontinence urinaire, fréquemment associées à une nycturie et à une pollakiurie. Elle touche 9 à 43 % des femmes. Si elle est fréquemment idiopathique, elle impose d’éliminer une pathologie sous-jacente pouvant être à l’origine des symptômes (tumeur vésicale, cystite, calcul, maladie neurologique…). Le diagnostic est clinique mais pourra s’appuyer sur un calendrier mictionnel, un bilan urodynamique et des examens complémentaires visant à éliminer un diagnostic différentiel (cystoscopie, ECBU, échographie reno-vésicale). Le traitement de première intention repose sur la rééducation et les mesures hygiéno-diététiques. En cas d’échec, un traitement par anticholinergiques est recommandé en deuxième ligne. Trois modalités thérapeutiques sont possibles en cas d’hyperactivité vésicale résistante aux anticholinergiques : la neurostimulation tibiale postérieure, la neuromodulation des racines sacrées et les injections intra-détrusoriennes de toxine botulique. Le recours à l’entérocystoplastie pour hyperactivité vésicale idiopathique est devenu exceptionnel.

Overactive bladder (OAB) is defined as urgency, with or without urge incontinence, usually with frequency and nocturia. OAB has been reported in 9 to 43% of female patients. It is usually idiopathic. The diagnosis is clinical but an initial work-up may be needed to exclude an underlying cause (bladder tumor, stone, cystitis, neurological disorder…) using urinary tract ultrasound, urine culture or cystoscopy. The initial assessment may also include a frequency-volume chart and urodynamics. Behavioral therapy is the first line treatment. In case of failure, antimuscarinics are recommended. Nowadays, three treatment options are available for OAB refractory to antimuscarinics: sacral neuromodulation, peripheral tibial nerve stimulation and intra-detrusor injections of botulinum toxin. Surgical procedures such as augmentation cystoplasty are very rarely required.