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Sommaire :

Ablation d’une prothèse de cystocèle voie basse ulcérée dans la vessie avec réimplantation urétéro-vésicale par voie coelioscopique robot-assistée
2020
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 851-852


Objectifs

Nous présentons le cas d’une patiente de 63 ans ayant bénéficié d’une cure de cystocèle et de rectocèle par voie basse 15 ans auparavant. Elle présente des infections urinaires depuis 12 mois avec une hyperactivité vésicale et un handicap fonctionnel notable. En échographie, il existe un calcul vésical immobile sur la face postérieure, latéralisé à gauche. En cystoscopie, on visualise de la prothèse et le calcul au contact de l’orifice urétéral gauche.


Méthodes

Après un premier traitement endoscopique par lithotritie laser et extraction de la partie visible de la bandelette, récidive douloureuse et infectieuse rapide pour lequel une tentative de 2e traitement endoscopique est réalisé. Persistance de la symptomatologie et absence de cicatrisation de la vessie. On propose une ablation de la prothèse par voie coelioscopique robot assistée.


Résultats

L’intervention comprend une ablation de la prothèse inter-vésico-vaginale, avec suture de la vessie et réimplantation urétéro-vésicale. La durée opératoire était de 115minutes, les pertes sanguines étaient nulles. La sonde vésicale a été retirée au 5ème jour post-opératoire. Les suites ont été marquées par une fièvre post-opératoire avec des prélèvements bactériologiques négatifs et un scanner abdominal n’objectivant pas de complications post-opératoires. La sonde JJ a été retirée à 1 mois post-opératoire.


Conclusion

La voie coelioscopique robot-assistée est une alternative intéressante pour une ablation de prothèse de cystocèle compliquée. Elle permet d’allier une voie d’abord mini-invasive avec la précision de la dissection et la facilité de reconstruction inhérentes aux instruments articulés et la vision 3D.

Adénocarcinome localisé de la prostate : résultats carcinologiques de la prise en charge de 182 patients par Focal One
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 835


Objectifs

Un adénocarcinome prostatique localisé (ISUP 1 ou 2) peut – lorsque la surveillance active n’est pas ou plus adaptée – bénéficier d’un traitement conformationnel conservateur par Hifu. L’objectif principal de cette étude est de décrire les résultats carcinologiques de cette stratégie, en termes de contrôle ou d’escalade thérapeutique.


Méthode

s Étude prospective d’une cohorte exhaustive de 219 patients traités de février 2015 à février 2020, pour un adénocarcinome prostatique par HIFU (Focal one, Edap tms, Vaux-en-Velin). Cent quatre-vingt-deux patients ont eu un primo-traitement pour adénocarcinome prostatique localisé (ISUP 1=89, ISUP 2=90, ISUP 3=3) et 37 patients un traitement de rattrapage après échec de radiothérapie (17 %). Pour les primo-traitements : âge médian 71 ans (±6,3), les patients de moins de 70 ans ont signé un consentement. PSA pré-thérapeutique médian 5,8ng/mL (45 RTUP préalables). Trois biopsies positives (±2 ;>3mm ; maximum 4 sextants) ; mpIRM positive : 74 %. Des critères composites de contrôle de la maladie ont été définis : PSA stable, pas de cible IRM, biopsies négatives. L’objectif principal était l’absence de recours à un traitement de rattrapage. Les objectifs secondaires étaient l’absence de progression carcinologique et la survie spécifique.


Résultats

Cent vingt-deux traitements partiels (de 4,9cm3 à 29,7cm3) et 60 traitements subtotaux (>70 % du volume de la glande) ont été réalisés. Vingt-cinq patients ont eu 2 sessions d’HIFU. Six perdus de vue (suivi<1 an). La médiane des PSAnadir fut de 1,56 (±1) ng/mL. Avec un recul médian de 33 mois, 28/182 (15,3 %) 12 ISUP 1 vs 16 ISUP2-3 ont nécessité un traitement radical de rattrapage (15 prostatectomies, 13 radiothérapies). Un traitement partiel a permis 82 % de contrôle vs 92 % pour un traitement subtotal. Pas de métastase, pas de décès spécifique.


Conclusion

Le traitement par Focal One permet respectivement 87 % et 83 % de contrôle des adénocarcinomes prostatiques localisés ISUP1 et ISUP2-3 (ayant au maximum quatre sextants envahis). Il permet de préserver la prostate de 84,3 % des patients sélectionnés, sans empêcher un traitement radical de rattrapage éventuel dont l’indication dépend des données de la surveillance active post-HIFU. Le repérage conformationnel peropératoire, basé sur l’IRM pré-thérapeutique, est un avantage technique incontestable qui devrait améliorer les résultats du traitement partiel mais dont on peut encore espérer une optimisation grâce aux progrès attendus de l’imagerie.

Amélioration de la classification du risque intermédiaire du cancer de la prostate avec les données IRM et anatomopathologiques standards
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 776


Objectifs

Le cancer de la prostate de risque intermédiaire est désormais classé en pronostic favorable et défavorable, en fonction du score ISUP, du PSA, du toucher rectal et du pourcentage de biopsies positives. Notre objectif était d’évaluer l’apport de l’imagerie et des biopsies ciblées pour améliorer cette classification à partir de l’analyse du stade histopathologique après prostatectomie totale.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective unicentrique ayant inclus les patients avec un CaP de risque intermédiaire traités par prostatectomie radicale (PR) entre janvier 2016 et décembre 2019. Une imagerie prostatique par résonance magnétique (IRM) 1,5T préopératoire était réalisée. Le CaP avec des critères histopathologiques défavorables (CHD) a été défini par tout pT3-4 et/ou pN1 et/ou de grade (ISUP) ≥3 sur la pièce de prostatectomie. Les performances de la classification standard du risque intermédiaire et de différents modèles basés sur les données cliniques, d’imagerie, anatomopathologiques et radiomiques pour la prédiction de CHD ont été évaluées par régression logistique binaire.


Résultats

Au total, 419 patients ont été analysés. Le risque intermédiaire défavorable était associés aux CHD du CaP (p <0,001). En analyse multivariée, le pourcentage de grade 4 des biopsies systématiques, un score de PI-RADS ≥4 et le volume prostatique étaient des facteurs prédictifs indépendants de CHD (OR=1,03, p <0,001 ; OR=2,88, p =0,004 et OR=0,9, p =0,002 respectivement) étaient utilisés pour créer un modèle prédictif de CHD. Dans notre étude, ces critères étaient seulement significatifs en analyse univariée (p <0,001 et p =0,008, respectivement). Un modèle comprenant le pourcentage de grade 4 sur les biopsies systématiques, un score ISUP ≥3 sur les biopsies ciblées, et un score PI-RADS ≥4 et l’extension extra prostatique à l’IRM permettait de prédire la présence de CHD avec une AUC de 0,81 vs une AUC de 0,62 avec la classification standard du risque intermédiaire.


Conclusion

L’intégration des caractéristiques d’imagerie et des biopsies standards et ciblées permet d’améliorer la sous-classification standard du risque intermédiaire et de mieux prédire la présence de critères défavorables sur la pièce de prostatectomie.

Analyse comparative de la prostatectomie totale par cœlioscopie assistée par robot (PTLRA) versus cœlioscopie standard (PTL)
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 730


Objectifs

Nous présentons les résultats fonctionnels urinaires et oncologiques d’une étude comparative monocentrique mono-opérateur entre robot et cœlioscopie classique.


Méthodes

Entre mai 2015 et septembre 2018, 168 prostatectomies consécutives ont été réalisées par le même opérateur dans un même centre.

Deux groupes de patients ont été identifiés : PTL n =78 et PTLRA n =90. Une lymphadénectomie ilio-obturatrice a été réalisée lorsque le taux de PSA était ≥10ng/mL et/ou que le Gleason 4 figurait comme contingent majoritaire sur les biopsies.

Rétrospectivement, les groupes de patients ont été comparés quant à leur âge, les caractéristiques biopsiques et cliniques de leur cancer prostatique (âge, IMC, PSA préopératoire, IRM préopératoire, score de Gleason, pourcentage de biopsies positives/nombre biopsies totales, pTNM).

Les données per- et postopératoires prises en compte ont été : le temps opératoire, les pertes sanguines, les complications per- et postopératoires. Les résultats carcinologiques pris en compte ont été : l’existence de marges positives sur la pièce, les taux de PSA à un, six mois et un an. Les résultats fonctionnels ont pris en compte la continence à un mois, six mois et un an colligée par un auto-questionnaire ICIQ.


Résultats

Les patients du groupe PTL étaient significativement plus jeunes (63,5 vs 67,2 ans ; p <0,001).

Aucune différence significative n’a été mise en évidence par l’analyse des taux de PSA préopératoire (p =0,27) ainsi que le volume prostatique (p =0,77). Les scores de Gleason moyen sur la pièce opératoire étaient sans différence significative entre les deux groupes. La répartition des tumeurs selon la classification pTNM est détaillée pour chacun des groupes, il n’existait pas de différence significative dans la répartition T2/T3 dans les deux groupes étudiés (21 % pT3 pour PTL vs 18 % pour PTLRA ; p =0,12). Pas de différence significative aussi du temps opératoire moyen entre les deux groupes (105min PTL et 115min PTLRA ; p =1,2).

Les pertes sanguines durant la PTLRA étaient moins importantes (320mL vs 570mL ; p <0,001).

Le taux de marge positive était significativement plus élevé pour les stades pT2 dans le groupe PTLRA (14 vs 2 ; p <0,001), sans différence significative pour les pT3 (17 % vs 15 %). Les taux de récidive biologique étaient comparables à 3, 12 et 24 mois postopératoires.

Pas de différence significative de l’ICIQ à 1 et 6 mois entre PTLRA et PTL (moyenne de 6,5 et 4,9 respectivement à 1 mois ; p =0,62 et moyenne de 4,9 et 4,1 à 6 mois ; p =0,86).

Ni l’IMC, ni l’âge, ni le poids prostatique influençaient la continence urinaire dans les deux groupes.


Conclusion

Les études randomisées comparant les techniques chirurgicales de prostatectomies totales sont rares.

Dans cette étude, les patients opérés en laparoscopie semblent satisfaits plus précocement de leur fonction urinaire. Les résultats anatomopathologiques sont plus nuancés : le taux de marge positive dans le groupe PTLRA est plus élevé, en particulier rapporté aux pT2 mais sans augmenter le taux de récidive biologique. Les études ultérieures devront définir si les marges sont un artéfact de manipulation peropératoire ou imputables directement à la procédure chirurgicale.

Analyse comparative entre l’énucléation endoscopique de la prostate et l’adénomectomie prostatique robot-assistée : résultats d’une base de données nationale américaine
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 825-826


Objectifs

L’énucléation endoscopique de la prostate (EEP) et l’adénomectomie prostatique robot-assistée (APR) sont deux traitements réservés aux adénomes prostatiques obstructifs de gros volumes. Peu de données sont disponibles comparant les deux procédures. Dans cette étude, nous comparons les résultats périopératoire de l’EEP et l’APR utilisant une grande base de données nationale américaine.


Méthodes

Nous avons utilisé la base de données du programme national d’amélioration de la qualité chirurgicale du Collège américain des chirurgiens (ACS-NSQIP) pour sélectionner les deux procédures (EEP ou APR) entre 2008 et 2017. Nous avons comparé les complications chirurgicales classées par système d’organes, la durée d’hospitalisation, le temps opératoire, le taux de réintervention, et le taux de mortalité entre les deux procédures. Pour évaluer l’effet du choix de la procédure sur les résultats opératoires, nous avons effectué une régression logistique multiple et une analyse utilisant le score de propension pour mieux évaluer l’effet individuel du traitement.


Résultats

L’analyse a été conduite sur 2867 patients qui ont subi une EEP et 234 patients qui ont reçu une APR. Les caractéristiques démographiques et les comorbidités étaient identiques entre les deux groupes. D’après l’analyse de régression multiple, l’APR était associée à un temps opératoire>90minutes et une durée d’hospitalisation>1 jour avec des coefficients de probabilités de [12,78 ; (7,37–22,17)] et [11,46 (8,37–15,70)], respectivement. En comparaison à l’EEP, l’APR était liée à plus de thrombose veineuse profonde [4,48 ; (1,13–17,74)] et de transfusion sanguine en périopératoire [5,94 (3,01–11,76)]. En outre, le score de propension a révélé plus de complications cardiovasculaires et de mortalité parmi ceux qui ont subi une APR (p =0,009 et p =0,036, respectivement) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

L’EEP et l’APR sont deux techniques dédiées au traitement de larges adénomes prostatiques. Notre étude est la plus grande comparant ces deux procédures. Les résultats indiquent que l’EEP possède un profil plus sûr pour le traitement de l’obstruction urinaire.

Analyse in vitro de l’efficacité de la lithotritie laser : quel modèle utiliser ?
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 709-710


Objectifs

L’étude in vitro de la lithotritie laser (LL) utilise des calculs humains (CH) ou synthétiques (CS). Devant l’augmentation de la pulvérisation laser (Dusting ), peu d’échantillons humains sont disponibles. Les CS sont donc privilégiés, confectionnés par mélange d’eau et de plâtre, avec la problématique de leur réhydratation lors des LL. L’objectif était de comparer les volumes d’ablation (VA) entre CS homogènes (CSHo) ou hétérogènes(CSHe), et par rapport au poids ablaté (PA).


Méthodes

Les CSHo et CSHe durs (COM) ou tendre (UA) étaient confectionnés par mélange de BégostonePlus (Bégo®) et brassage lent ou rapide avec exsufflation, respectivement. Des fibres laser (Boston Scientific®) connectées au TFL (IPG Photonics®) 50W (272μm ou 150μm) ou au MH1 Ho :YAG 30W (Rocamed®) (272μm) ont été utilisées selon trois paramètres laser (« fine dusting » [FD : 0,15J/100Hz], « dusting » [D : 0,5J/30Hz] et « fragmentation » [Fr : 1J/15Hz]). Une émission laser de vingt secondes était réalisée respectant une spirale de rayon 4mm en contact avec les CS cubiques de 10mm, préalablement pesés et immergés. Après séchage, les calculs étaient pesés et scannés (Quantum FX, Perkin Elmer). Les volumes d’ablation étaient mesurés par segmentation (3DSlicer [NIH]) (Fig. 1). La corrélation PA-VA (cPA-VA) était évaluée pour chaque groupe.


Résultats

Avec les CSHe, les VA en Dusting étaient quatre et trois fois supérieurs avec le TFL par rapport au Ho :YAG contre COM (p <0,05) et UA (p <0,05). En Fragmentation, les VA étaient deux fois supérieurs avec le TFL par rapport au Ho :YAG contre COM (p <0,05) et UA (p <0,05) respectivement (Tableau 1). Avec les CSHo cette différence n’était plus significative contre UA en Dusting (p =0,08) et Fragmentation (p =0,09). L’utilisation des CSHo était associée à des différences non significatives entre TFL-150μm et TFL-272μm, et entre TFL-150μm et Ho :YAG-272μm. La cPA-VA était supérieure en cas de CSHo par rapport au CSHe (0,853 versus 0,428, p <0,0001). Cette différence était également retrouvée pour les COM et UA (Tableau 2). Si la cPA-VA était acceptable en cas de COM (CSHo ou CSHe), il n’est pas possible d’utiliser l’approximation du VA par le PA en cas d’UA.


Conclusion

L’efficacité in vitro d’une LL est plus précise en utilisant les VA plutôt que les PA. L’approximation du VA par le PA est acceptable et moins coûteuse en cas de CSHo et dur (COM) bien que les calculs urinaires ressemblent plus aux CSHe (COM ou UA).

Anastomose gonado-iliaque dans le cadre d’un nutcracker syndrome
2020
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 849


Objectifs

Le traitement du Nutcracker Syndrome (NS) ou syndrome de casse-noisettes est mal codifié. Il peut aller du traitement symptomatique à la néphrectomie en fonction de l’intensité de la symptomatologie. La possibilité d’un traitement chirurgical conservateur peu invasif est à investiguer. Ce travail consiste à évaluer l’efficacité d’une anastomose gonado-iliaque à gauche pour diminuer l’hyperpression et ainsi améliorer la symptomatologie.


Méthodes

La patiente présentait un NS marqué avec une veine gonadique dilatée engendrant des varices pelviennes importante engendrant ses douleurs. L’intervention réalisée est une anastomose gonado-iliaque gauche latéro-latérale robot assistée. L’anastomose est réalisée au Prolène 4-0.


Résultats

La patiente était apyrétique et non douloureuse dans les suites. Elle est sortie d’hospitalisation au 2e jour post opératoire avec une thromboprophylaxie de 15jours. Elle sera revue à 6 mois de son intervention afin de s’assurer de l’absence de récidive des douleurs.


Conclusion

L’anastomose gonado-iliaque latéro-latérale dans la prise en charge d’un NS avec une veine gonadique dilatée est une technique simple et peu invasive comparée à une auto-transplantation, sans toutefois rendre impossible la réalisation de cette intervention en cas d’échec.

Apport prédictif d’une signature moléculaire à la classification pronostique CAPRA des cancers de prostate avant prostatectomie radicale
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 775


Objectifs

Le score pronostique de CAPRA est clinicobiologique et permet d’estimer le risque de récidive d’un cancer de prostate (CaP) après traitement. Des récentes études préliminaires ont mis en évidence l’existence de sous-groupes moléculaires pronostiques dans les CaP. L’objectif de cette étude était d’évaluer le risque de récidive du CaP après prostatectomie radicale (PR) à partir de données moléculaires issues de biopsies de prostate.


Méthodes

À partir de la cohorte ProGene ont été inclus des patients ayant eu une PR entre 2008 et 2011 dans 2 hôpitaux universitaires. Les données suivantes ont été recueillies : âge, facteurs de risque de CaP, grade ISUP de la biopsie, caractéristiques IRM, CAPRA préopératoire, récidive après prostatectomie. Une extraction de l’ARN à partir des biopsies de prostate a été réalisée ainsi qu’une étude quantitative d’expression de 37 gênes d’intérêt à l’aide du système multiplex Nanostring nCounter©. Le critère de jugement principal était la survenue d’une récidive biologique. Un score moléculaire (Nano) prédictif a été calculé pour chaque patient et évalué par courbes ROC.


Résultats

Au total, 121 patients ont été inclus dans l’étude. L’âge moyen au diagnostic était 62 ans (SD=5,8), 12 patients (9,9 %) avaient un antécédent familial de CaP et 70 (57,9 %) avaient un score de CAPRA préopératoire<3. La durée moyenne du suivi était de 7,5 ans (SD=3) et 25 patients (20,7 %) ont récidivé. L’analyse exploratoire a révélé 3 groupes Nano distincts. Deux patients du groupe Nano 0 ont récidivé (5,4 %) tandis que 12 patients du groupe Nano 2 ont récidivé (50 %). La courbe de Kaplan–Meier (Fig. 1) montrait une différence de survie sans récidive significative en faveur du groupe Nano 0 (10,8 années) comparé au groupe Nano 2 (8,2 années, p =0,001). L’aire sous la courbe du score Nano pour la récidive était de 0,81 contre 0,72 pour le score de CAPRA.


Conclusion

L’utilisation d’un score reposant sur l’expression de 37 biomarqueurs sur des biopsies de prostate est un outil efficace d’estimation du risque de récidive après PR pour un CaP. Son coût modéré ainsi que le faible nombre de biomarqueurs à tester en font un outil qui pourrait être déployé à plus large échelle.

Approche chirurgicale multidisciplinaire conservatrice d’une tumeur rectale envahissant la prostate
2020
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 853


Objectifs

Les cancers du rectum peuvent être diagnostiqués à un stade localement avancé avec atteinte des organes de voisinage. Sur le plan urologique, les uretères, la vessie et la prostate peuvent être concernés. Un groupe multidisciplinaire a été constitué au sein de notre établissement pour envisager ces chirurgies complexes avec un objectif de conservation d’organes et des fonctions urinaires et digestives.


Méthodes

Cette vidéo chirurgicale propose l’exérèse monobloc d’une tumeur rectale envahissant la prostate. Il s’agissait d’un patient âgé de 50 ans ayant eu une première chirurgie rectale pour une GIST de 4cm. Une récidive locale précoce a été mise en évidence après 12 mois et traitée par Imatinib sans réponse significative. La tumeur était située sur la paroi antérieure du rectum et infiltrait la partie postérieure de la prostate pouvant justifier d’une indication de pelvectomie totale avec double dérivation, urinaire et digestive. Une approche conservatrice a été proposée en combinant un abord cœlioscopique trans-anal et un abord cœlioscopique abdominal robot-assisté.


Résultats

En fin d’intervention, une anastomose vésico-urétrale est réalisée, puis la pièce est extraite par voie trans-anale avant confection d’une anastomose colo-anale différée. Le patient quitte le bloc opératoire après 4h30 d’intervention sans stomie ni incision abdominale. L’analyse anatomopathologique a confirmé la présence d’une GIST rectale de 4cm envahissant la prostate avec résection en marge saine et le patient est resté hospitalisé pendant 13jours. Avec un recul de 18 mois, le patient n’a pas présenté de récidive et a récupéré une continence complète sur le plan urinaire et fécal. Depuis 2017, nous avons proposé ce type d’approche conservatrice à 10 patients présentant une tumeur rectale envahissant la prostate. Les taux de marges positives étaient de 20 % et la survie spécifique de 90 % avec un recul médian de 13,3 mois.


Conclusion

Ce type d’approche conservatrice a également été proposée pour des tumeurs envahissant la face postérieure de la vessie ou la région du trigone mettant en évidence l’intérêt de ces collaborations multidisciplinaires dans les prises en charges oncologiques modernes.

Audit portant sur l’antibioprophylaxie en urologie et facteurs prédictifs de non-conformité
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 808


Objectifs

Les infections postopératoires augmentent la morbi-mortalité avec un impact socioéconomique important. L’antibioprophylaxie est essentielle pour la maîtrise du risque infectieux postopératoire si elle est bien appliquée selon un protocole conforme aux recommandations pratiques des sociétés savantes. Le but de cette étude est d’évaluer lors d’un audit la compliance aux recommandations des pratiques d’antibioprophylaxie en chirurgie urologique et identifier les facteurs prédictifs de non-conformité.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective observationnelle déroulée entre décembre 2019 et février 2020. Les patients pour lesquels une antibiothérapie à visée curative était prescrite n’ont pas été inclus. Nous avons étudié la conformité de l’indication (recommandée et prescrite ou non recommandée et non prescrite), de l’administration (molécule, dose et horaire d’injection) ainsi que la conformité globale (indication et administration) de l’antibioprophylaxie pour l’ensemble des patients inclus par rapport aux règles d’antibioprophylaxie de la SFAR de 2018. Les données ont été recueillies et analysés par le logiciel SPSS 23.0. Les facteurs prédictifs de non-conformité globale ont été estimés à partir d’analyse de régression logistique univariée.


Résultats

Au total, 179 pratiques ont été évaluées. Les caractéristiques démographiques des patients inclus sont résumées dans le Tableau 1. La conformité de l’indication a été de 96,6 %. La conformité du choix de la molécule, de la posologie et de l’heure de l’injection a été respectivement de 89,4 %, 95 % et de 34,1 %. La conformité de l’administration a été de 32,4 % et la conformité globale a été de 32,4 %. Apres analyse univariée, le caractère urgent de l’intervention était corrélé à la non-conformité de l’indication (p =0,004). La classe d’ASA (p =0,002) et la durée d’intervention inférieure à 2heures (p =0,000) étaient prédictifs de la non-conformité de l’administration et de la conformité globale. Les facteurs prédictifs de conformité globale sont résumés dans le Tableau 2.


Conclusion

Cette étude a mis en évidence un certain nombre de discordances entre la pratique et les recommandations, surtout en ce qui concerne le respect de l’heure du début d’injection. Une pratique régulière de cet audit sensibiliserait l’ensemble des médecins anesthésistes prescripteurs et permettrait de veiller à un meilleur respect des règles élémentaires d’antibioprophylaxie dans les milieux chirurgicaux.

Auto-évaluation de professionnels de santé concernant la prise en charge des patient.e.s transgenres
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 737


Objectifs

Les personnes trans sont moins bien prises en charge par la communauté médicale que la population cisgenre probablement à cause d’un manque de connaissance, d’enseignement et de confort de la part des professionnels de santé. Le but de cette étude était d’évaluer les connaissances et le confort ressentis par les professionnels de santé dans la prise en charge des personnes transgenres dans un CHU français.


Méthodes

Un auto-questionnaire a été envoyé par mail à des professionnels de santé travaillant dans des services habituellement impliqués dans la prise en charge de personnes transgenres dans un CHU français « non spécialisé » dans la transition hormono-chirurgicale trans. Le questionnaire portait sur des questions démographiques et sur des échelles de Likert concernant leur connaissance et leur confort ressentis. Les réponses des échelles de Likert de 7 degrés étaient réparties selon des groupes « faible », « moyen » et « élevé » et celles de 5 degrés étaient réparties selon des groupes « en faveur », « neutre » et « en défaveur ».


Résultats

Quatre-vingt-huit (25 %) professionnels ont répondu au questionnaire. La moitié travaillaient en chirurgie (urologie, chirurgie plastique, gynécologie), 25 % travaillaient en médecine (endocrinologie, PMA, cytogénétique) et 25 % travaillaient en psychiatrie. Soixante et un pour cent évaluaient leurs connaissances comme « faible », 39 % comme « moyen ». Dix-sept pour cent évaluaient leur niveau de confort comme « faible », 70,5 % comme « moyen » et 12,5 % comme « élevé ».

Une majorité (78,4 %) étaient en faveur d’une prise en charge par la sécurité sociale de la transition hormonale, chirurgicale ou d’un soutien psychologique, 14,9 % étaient neutres et 6,7 % étaient en défaveur. Les sentiments concernant la transition hormono-chirurgicale étaient très majoritairement (≥95 %) en faveur ou neutre. Quatre-vingt-douze pour cent souhaitaient plus de formation (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

Le manque de confort des professionnels de santé dans la prise en charge des personnes transgenres semble être en rapport avec un manque de connaissance et de formation et non pas avec un désaccord concernant la nécessité de l’offre de soins aux personnes transgenres.

Auto-transplantation rénale robot-assistée comme future approche de chirurgie à visée d’épargne néphronique : étude d’une série de 19 cas
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 765


Objectifs

L’auto-transplantation rénale robot-assistée (ATRRA) est une technique opératoire employée en ultime recours à visée d’épargne néphronique, dans de nombreuses indications : rénovasculaire, urétérales et tumorales. Contrairement à l’urétéro-iléoplastie, elle a l’avantage d’une approche mini-invasive. L’objectif de cette étude était de décrire les résultats périopératoires et fonctionnels précoces des patients ayant eu une ATRRA.


Méthodes

Il s’agit d’une une étude rétrospective qui a inclus tous les patients ayant eu une ATRRA entre mars 2017 et février 2020 dans deux centres hospitaliers universitaires. Les données concernant l’indication opératoire, la technique chirurgicale, les complications, la durée d’hospitalisation et les résultats à moyen terme ont été recueillis.


Résultats

Dix-neuf patients ont eu une ATRRA (sept hommes et douze femmes). L’âge médian était de 40 ans (IQR : 26–47). Les indications étaient : sténose de l’uretère (n =13), douleurs lombaires chronique (n =5), syndrome de nutcracker (n =1). La durée médiane opératoire était de 350minutes (IQR : 260–394) avec une ischémie chaude de 4min et « tiède » (rewarming time ) de 51min (43–74). Les pertes sanguines étaient estimées à 50 cm3 (2–150). Le taux de complications globales était de 10 %, la durée médiane d’hospitalisation de 5jours. La créatininémie médiane à la sortie et à trois mois a été respectivement de 76 et 70μmol/L. À 3 mois, tous les patients ont été sevrés de sonde urétérale et ne présentaient pas de douleurs.


Conclusion

L’ATRRA est un traitement efficace chez des patients avec des lésions de l’uretère ou des anomalies vasculaires complexes, avec de bons résultats fonctionnels à moyen terme.

Ballons ACT® (adjustable continence therapy) comme traitement de l’incontinence urinaire d’effort : comparaison entre les femmes neurologiques et non neurologiques
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 753-754


Objectifs

Comparer l’efficacité et la tolérance entre les femmes neurologiques et non neurologiques après implantation de ballons ACT® (Adjustable Continence Therapy) comme traitement de l’incontinence urinaire à l’effort (IUE) secondaire à une insuffisance sphinctérienne (IS).


Méthodes

Toutes les femmes ayant eu une implantation de ballons ACT® comme traitement de l’IUE entre 2000 et 2018 étaient éligibles. L’efficacité était comparée un an après l’implantation entre les patientes neurologiques et non neurologiques. Les femmes étaient réparties en trois groupes distincts : succès – au maximum une protection par jour et une impression d’amélioration rapportée par patiente, évaluée à l’aide d’une échelle verbale simple (EVS)≥8/10. Amélioration – diminution de l’utilisation quotidienne de protections et/ou EVS≥5/10. Échec – augmentation ou stabilité de l’utilisation quotidienne de protections ou EVS<5/10. Le taux de complications chirurgicales et d’explantations étaient aussi comparées.


Résultats

Parmi les 277 femmes incluses, 51 présentaient une maladie neurologique sous-jacente. L’âge moyen au moment de l’implantation était de 68,5 ans. Il n’y avait pas de différence significative en termes d’efficacité entre les femmes neurologiques et non neurologiques, avec un taux de succès de 39,2 % et 36,3 %, respectivement (p =0,69). De même, le taux d’amélioration était de 31,4 % et 33,6 % chez les femmes neurologiques et non neurologiques, respectivement (p =0,92). Le taux global de complications chirurgicales (24 % contre 34,5 %, p =0,15) et le taux d’explantation (19,6 % contre 28,8 %, p =0,18) n’étaient pas significativement différents dans les deux groupes (Fig. 1 et Tableau 1).


Conclusion

Les ballons ACT® semblent présenter des profils d’efficacité et de tolérance similaires chez les femmes neurologiques et non neurologiques et pourraient donc être proposés dans les deux groupes pour traiter l’IUE secondaire à une IS.

Ballons ACT® (Adjustable Continence Therapy) et incontinence urinaire d’effort chez la femme : efficacité, tolérance et facteurs de risque d’échec et de complications
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 759-760


Objectifs

Évaluer l’efficacité, la tolérance ainsi que les facteurs de risque d’échec et de complication associés aux ballons ACT® (Adjustable Continence Therapy) chez la femme.


Méthodes

Les femmes ayant eu une implantation de ballons ACT® comme traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) avec insuffisance sphinctérienne (IS) entre 2000 et 2018 étaient éligibles. L’efficacité était évaluée un an après l’implantation, les femmes étaient réparties en trois groupes : succès – maximum une protection par jour et amélioration rapportée par la patiente, évaluée à l’aide d’une échelle verbale simple (EVS), ≥8/10. Amélioration – diminution des protections quotidiennes et/ou EVS ≥5/10. Échec – augmentation ou stabilité des protections quotidiennes ou EVS<5/10. Les complications étaient évaluées à un an et classées en complications chirurgicales peropératoires et en complications postopératoires précoces ou tardives.


Résultats

Parmi les 281 femmes incluses, 104 (37,0 %) et 94 (33,5 %) rapportaient respectivement un succès ou une amélioration, tandis que 83 (29,5 %) étaient en échec. Des complications chirurgicales peropératoires ainsi que des complications postopératoires précoces et/ou tardives sont survenues chez 99 femmes (36,1 %) ; et 75 femmes (26,7 %) ont finalement eu une explantation uni- ou bilatérale. Aucune complication majeure n’a été rapportée. Aucun des facteurs de risque étudiés n’était statistiquement associé à un échec ou à une complication (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Aucun facteur de risque d’échec ou de complication à court terme des ballons ACT® chez la femme n’a été identifié. Ce dispositif mini-invasif, même si limité en efficacité, pourrait ne pas être réservé à une population sélectionnée, et être proposé en toute sécurité à toutes les patientes présentant une IUE secondaire à une IS.

Biomarqueurs urinaires pour le diagnostic des tumeurs vésicales en primo diagnostic et récidive : évaluation de la mutation TERT, du Xpert Bladder Test©, de leur association et comparaison à la cytologie urinaire
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 791-792


Objectifs

Le diagnostic et la surveillance des tumeurs de vessie reposent sur l’association de la cystoscopie et la cytologie urinaire qui sont peu sensibles et invasifs. Des biomarqueurs urinaires pourraient améliorer le diagnostic des tumeurs vésicales. L’objectif de notre étude était d’évaluer deux biomarqueurs urinaires : mutation TERT et Xpert Bladder Test©.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude monocentrique prospective incluant tous les patients devant être opérés d’une résection transurétrale de vessie. Sur le prélèvement de la cytologie urinaire préopératoire étaient réalisées la recherche de la mutation TERT et le test Xpert Bladder. Les résultats des tests étaient comparés à l’anatomopathologie définitive de la RTUV. L’association des tests (Xpert Bladder et mutation TERT) était également évaluée et comparée à la cytologie urinaire.


Résultats

Au total, 126 patients ont été inclus (Tableau 1). La recherche de la mutation TERT dans les urines tumorales (positif dans 66/93 cas, 71 %) étaient significativement supérieurs à ceux de la cytologie urinaire (positive dans 22/93 cas, 23, 7 %, p <0,001) (Tableau 2). Dans le groupe non tumoral, le nombre de faux positifs Xpert était significativement supérieur aux faux positifs de la cytologie urinaire (19/33 vs 4/33 ; p <0,001) et à ceux de la mutation TERT (19/33 vs 9/33, p =0,02). Il n’y avait pas de différence significative lorsque l’on comparait l’association Xpert/Tert à la cytologie urinaire, que ce soit dans les urines tumorales (p =3,3) ou non tumorales (p =1).


Conclusion

La mutation TERT et le test Xpert Bladder© semblent être des biomarqueurs sensibles et spécifiques pour la détection des tumeurs vésicales dans les urines, que ce soit en primodiagnostic ou en récidive. L’association de ces tests de dépistage semble améliorer leur efficacité et augmenter la valeur prédictive positive et négative globale. Ceci pourrait diminuer le nombre de cystoscopies qui sont coûteuses et invasives.

Biopsies de fusion IRM/TRUS par voie transpérinéale sous anesthésie locale en ambulatoire. Une étude de faisabilité sur deux centres
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 742-743


Objectifs

Les biopsies de la prostate par voie transpérinéale (TPBx) sont généralement effectuées sous anesthésie générale sans fusion d’image. L’objectif de cette étude est d’évaluer la faisabilité, le taux de détection du cancer (CDR) de la prostate (PCa), la douleur et les effets indésirables associés aux biopsies transpérinéales par fusion élastique imagerie résonance magnétique (IRM) et d’images échographiques transrectales (TRUS) sous anesthésie locale.


Méthodes

Cette étude rétrospective a été conduite dans deux centres sur la période de 10/2017 à 01/2020 incluant 377 patients, d’âge moyen 67 ans (IC95 % : 66–68), ayant une augmentation de l’antigène spécifique de la prostate (PSA) (valeur médiane PSA=7,2ng/mL [IQR : 4,8–11]). L’IRM a été effectué chez tous les patients et positif chez 355 patients (97 %). Le volume prostatique médian à l’IRM est de 43mL (IQR : 31–60), et le volume médian de lésion index de 0,9mL (IQR : 0,5–2,1) pour lesquelles au moins 2 TPBx ciblées ont été effectuées. Chez les patients ayant un IRM normal, des TPBx systématiques randomisées ont été effectuées. Le système de fusion IRM/TRUS et navigation 3D Trinity®Perine (Koelis, France) a été utilisé en ambulatoire pour effectuer les biopsies sous anesthésie locale. Une prophylaxie antibiotique a été utilisée chez 145 (38 %) patients. La douleur et les effets indésirables associés aux biopsies ont été signalés.


Résultats

Le nombre de TPBx médian est de 4 (IQR : 3–4). Le CDR est de 64 % (242/377) pour tous les cancers et de 52 % (192/377) pour les cancers cliniquement significatifs. La longueur médiane maximale du noyau cancéreux est de 9mm (IQR : 5–12). Le CDR de tous les cancers correspondant aux PIRADS 3, 4 et 5 est respectivement de 30 % (29/97), 70 % (99/142) et 94 % (108/115). Le score médian de douleur (échelle de 0 à10) est de 2 (IQR : 1–3). Trois patients ont développés une infection post-biopsie et 2 d’entre eux (0,5 %) ont eu une urosepsie. Aucune hématurie ou rétention urinaire nécessitant une transfusion ne s’est produite.


Conclusion

La réalisation de biopsies ciblées et systématiques randomisées par voie transpérinéale sous anesthésie locale par fusion IRM/TRUS « free-hand » est une technique réalisable, sûre et bien tolérée pour le diagnostic du cancer de la prostate.

Cancer de la prostate de la zone transition : détection par micro-échographie de seconde intention après IRM biparamétrique
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 741


Objectifs

L’IRM de la prostate localise avec précision le cancer de la zone transition (ZT) diagnostiqué ensuite par des biopsies ciblées avec fusion d’images ou des biopsies guidées par IRM, avec les limites d’utilisation propres à chaque technique. La résolution spatiale élevée de la micro-échographie, qui utilise une sonde de très haute fréquence (29MHz) pourrait pallier les inconvénients des deux techniques pour guider les prélèvements.


Méthodes

Une IRM biparamétrique a été réalisée avant biopsie chez 61 patients consécutifs présentant une lésion de score PI-RADS>2 dans la ZT. L’examen, réalisé à 1,5T avec une antenne pelvienne de 60 éléments (Aera 64, Siemens Healthineers), comportait une séquence T2-3D et une séquence de diffusion avec trois valeurs de b acquises (b50, 500, 1000 s/mm2) et trois calculées (b2000, 4000, 6000 s/mm2). Une fusion d’images était disponible, mais non activée d’emblée, pour évaluer la fiabilité de la micro-échographie sans fusion dans la détection des cancers significatifs (sCaP) de la ZT visibles à l’IRM (présence de grade de Gleason 4 et/ou longueur maximale de cancer [LMCa]>3mm sur une carotte).


Résultats

L’âge moyen, le taux moyen de PSA et le volume prostatique étaient respectivement de 65±9,8 [SD]ans (extrêmes : 50–80), de 10,6±[SD]8,5ng/mL (extrêmes : 2–55) et de 57±30[SD]mL (extrêmes : 25–160). L’IRM montrait 64 lésions focales PI-RADS 3, 4, 5 dans respectivement 21 (21/64,33 %), 27 (27/64,42 %) et 16 (16/64,25 %) d’entre elles. La micro-échographie a visualisé 52 lésions (52/64, 81 %), sans fusion d’images pour 42 (42/52,81 %), après activation de la fusion d’images pour 10 d’entre elles (10/52,19 %) et manquait 12 lésions (12/64, 19 %). Le taux de détection global des sCaP était de 48,3 % (31/64) et de 0,9 % (2/21), 59 % (16/27), 81 % (13/16), en cas de PI-RADS respectivement 3, 4, 5. Sur les 43 lésions PI-RADS 4 et 5, la lésion était visualisée 30 fois (30/43,70 %) par micro-échographie sans fusion, 7 fois (7/43,16 %) après fusion et restait 6 fois non détectable (6/43,14 %).


Conclusion

La micro-échographie peut visualiser la majorité des lésions PI-RADS>2 de la ZT. Les lésions PI-RADS 3 sont en grande majorité des lésions bénignes. La micro-échographie pourrait être réservée aux lésions PI-RADS 4 et 5, mais la fusion d’images reste nécessaire pour réaliser la biopsie des lésions non visualisées.

Cancer de prostate localisé de haut risque : résultats à long terme de la prostatectomie
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 729-730


Objectifs

Les cancers de prostate localisés de haut risque représentent environ 15 % des formes au diagnostic. Pourtant, le traitement optimal de ces formes défavorables n’est pas totalement défini et leur prise en charge est devenue multimodale, en raison d’un taux de récidive important.

Notre étude s’intéresse aux résultats oncologiques à long terme après prostatectomie.


Méthodes

Nous avons mené une étude observationnelle, rétrospective, monocentrique sur l’hôpital Henri-Mondor portant sur une série consécutive de patients opérés entre 2008 et 2018.

Cent soixante-dix cas ont ainsi été identifiés comme appartenant au groupe de haut risque histopronostique selon de D’Amico et traités par prostatectomie avec curage ganglionnaire.

Le critère principal de l’étude était la survie sans récidive biologique (SSRB).

Les caractéristiques préopératoires (PSA, score de Gleason [SG], statut IRM) et les données histologiques définitives (stade pTNM) ont ainsi été analysées en termes de facteur pronostique de la récidive biochimique.


Résultats

La SSRB globale était de 69,2 % à 5 mois, 58,1 % à 1 an, 48 % à 2 ans et 40,8 % à 4 ans.

L’analyse en sous-groupes de la SSRB à 2 ans a montré des différences significatives ; notamment le nombre de critères de haut risque (48 % de SSRB si 1, 27,5 % si 2 et 16,5 % si 3 critères, p =0,002) et le PSA (52,5 % si<20 et 21,7 % si>20, p =0,00012).

Les données postopératoires ont montrés des différences significatives concernant la SSRB à 4 ans en fonction du SG (79,2 % si 7, 32,5 % si 8 et 19,5 % si>8, p <0,0012), du stade pT (75 % si pT2, 52,5 % si pT3a et 11,5 % si pT3b, p <0,001), des marges (55,7 % vs 23,8 % si R+, p <0,0001) et du stade pN (54,1 % vs 10,2 % si pN+, p <0,001) (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

La définition du traitement local dans le cancer de prostate de haut risque et/ou localement avancé laisse d’importantes perspectives à la chirurgie. Les marqueurs génomiques et l’imagerie moléculaire pourraient faire avancer le débat, ainsi que le premier essai randomisé sur le sujet (SPCG15). La diversification des traitements systémiques (nouvelles hormonothérapies) offre par ailleurs de nouvelles stratégies à évaluer.

Caractérisation moléculaire par marqueurs urinaires de l’insuffisance sphinctérienne neurogène des patients spina bifida
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 799-800


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre 6 marqueurs urinaires (NGF, BDNF, TIMP-2, TGF-B1 et PGE2) et l’insuffisance sphinctérienne chez les adultes spina bifida.


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a été menée entre mars 2015 et mars 2017 incluant tous les patients spina bifida adultes ayant consulté consécutivement pour examen urodynamique. Une imagerie de l’appareil urinaire était également effectuée chez tous les patients. À la fin de la période d’inclusion, les prélèvements urinaires étaient décongelés pour réalisation des dosages de NGF, BDNF, TIMP-2, PGE2, TGF-B1 à l’aide de kits ELISA dédiés et de MMP-2 par zymographie. L’association entre taux de marqueurs urinaires et signe clinique (incontinence urinaire d’effort) et urodynamique (pression de clôture urétrale maximale [PCUM] abaissée) était recherchée.


Résultats

Quarante patients ont été inclus. Parmi eux, 17 avaient une IUE (42,5 %). La PCUM moyenne était de 56,7 cmH2 O Le TIMP-2/Cr et le BDNF/Cr urinaires étaient les deux seuls marqueurs corrélés à la PCUM (r =−0,37 ; p =0,02 dans les deux cas, Fig. 1). Le TIMP-2/Cr était significativement plus élevé dans le groupe IUE (p =0,003 ; Fig. 2) de même que le BDNF/Cr (p =0,02 ; Fig. 2). Le NGF/Cr, le TGF-B1/Cr et le MMP2 urinaires ne différaient pas significativement entre les groupes IUE et pas d’IUE.


Conclusion

Le TIMP-2 et le BDNF urinaires pourraient être associés à l’insuffisance sphinctérienne chez les adultes spina bifida. Ces résultats suggèrent une implication physiopathologique du remodelage de la matrice extracellulaire et donc une composante de fibrose dans l’insuffisance sphinctérienne des adultes spina bifida, ainsi qu’une composante neurogène en tant que telle.

Caractéristiques cliniques, radiologiques et anatomopathologiques des patients récidivants après néphrectomie partielle pour carcinome rénal
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 818


Objectifs

Étudier les caractéristiques cliniques, radiologiques et anatomopathologiques des patients ayant une récidive locale (RL) après néphrectomie partielle (NP) pour un cancer du rein.


Méthodes

Étude descriptive rétrospective multicentrique réalisée dans le cadre du réseau Uro-CCR qui a inclus les patients ayant eu une RL après NP pour un carcinome rénal localisé. Les patients ayant une progression métastatique synchrone de la RL et un antécédent de néphrectomie pour cancer ont été exclus. Les résultats sont exprimés en médiane pour les variables quantitatives et en fréquence pour les variables qualitatives. La survie sans métastase était estimée par la méthode de Kaplan–Meier. Une analyse multivariée selon le modèle de Cox a été réalisée pour rechercher les facteurs associés à l’évolution métastatique après la RL.


Résultats

Au total, 73 patients ont été inclus. Le délai entre la NP et la RL était de 19 mois. La taille des tumeurs initiale était de 40mm et le RENAL score était de 7. Soixante-dix pour cent des tumeurs étaient des T1. Le type histologique les plus fréquent était le carcinome à cellules claires (83 %). Le grade de Furhman était de 3–4 dans 48 % des cas. Le taux de composante sarcomatoïde (CS) et de marge chirurgicale positive étaient de 10 % et de 14 %, respectivement. Le suivi médian après la récidive était de 21 mois. Le taux de métastase était de 30 % après traitement de la RL. La présence d’une CS sur la pièce de NP était le seul facteur associé à une progression métastatique après une RL en analyse multivariée.


Conclusion

La présence d’une composante sarcomatoïde et les marges chirurgicales positives semble être des facteurs associés à une RL après NP. De plus, la composante sarcomatoïde semble être un facteur prédictif de progression métastatique dans cette sous-population.

Caractéristiques pathologiques des lésions IRM PI-RADS 3 en biopsie (systématique et ciblée) et sur pièces de prostatectomie totale
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 770


Objectifs

Les lésions IRM PI-RADS 3 sont définies comme équivoques, avec un faible risque de maladie agressive. Bien que la biopsie de ces lésions reste indiquée, peu d’études ont évalué l’ensemble du spectre pathologique de ces lésions à l’aide d’une analyse des biopsies systématique (SB), biopsie ciblée (TB) et de pièce de prostatectomie totale (PT).


Méthodes

À partir d’une base de données rétrospective de patients subissant une PT après une combinaison de SB (min 12 carottes) et de TB (min 2 carottes), nous avons inclus 150 patients atteints de lésions PI-RADS 3. Les résultats cliniques, biologiques et pathologiques ont été évalués dans la population globale. Le PCa cliniquement significatif (csPCa) a été défini par un groupe de grade 2 ou plus. Les critères d’évaluation principaux étaient les caractéristiques défavorables des échantillons PT estimées par les taux de grade 3–5 et de stade pT3-4. La précision de la TB et du SB pour prédire le groupe de grade a également été évaluée.


Résultats

L’âge médian et le PSA étaient respectivement de 64,0 ans et 8,0ng/mL. La TB était négative dans 20,7 %. Un groupe de grade final 3 ou plus a été rapporté dans 36,7 % des échantillons de PT. Un stade pT3a-b a été signalé dans 38,7 % des cas. Les taux d’upgrading étaient respectivement de 54,4 %, 47,9 % et 38,2 % par SB, TB et TB+SB. Le taux de concordance entre grade biopsie et PT n’était que de 38,0 %. Les deux facteurs prédictifs indépendants de la maladie défavorable (pT3-4 et/ou grade final 3–5) étaient la PSAD (p =0,001) et la présence de csPCa sur la TB (OR : 3,7 ; p =0,001). Le risque de maladie défavorable a été augmenté de 2,3 fois et 5,8 fois en cas de PSAD entre 0,15 et 0,20 et>0,20ng/mL/g, respectivement.


Conclusion

Les lésions PI-RADS présentent des caractéristiques agressives dans une proportion non négligeable de cas. La densité du PSA et la présence de foyers significatifs sur la biopsie ciblée sont des facteurs prédictifs indépendants de maladies de haut grade et/ou extraprostatique. Une combinaison de SB et de TB améliore la prédiction du grade par rapport à la TB seule.

Carcinome à cellules claire métastatique : la radiomique comme biomarqueur prédictif de la survie des patients traités par nivolumab
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 818


Objectifs

Évaluer la performance de l’analyse de texture pour prédire la survie sans progression (SSP) et la survie globale (SG) chez les patients atteints d’un carcinome rénal à cellules claire métastatique (CCRm) traités par nivolumab.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique qui a analysé les données cliniques et radiomiques de patients atteints de CCRm traités par nivolumab. L’analyse radiomique des lésions métastatiques a été effectuée sur des scanners injectés obtenus dans le mois précédant l’administration du traitement. Les caractéristiques de texture liées à l’histogramme de niveau de gris, à la cooccurrence de niveau de gris, aux caractéristiques de la matrice de longueur d’onde, aux caractéristiques du modèle autorégressif et à la caractéristique des ondelettes de Haar ont été extraites. Des analyses de régression de Cox pénalisées ont été effectuées pour identifier des prédicteurs de la SSP et SG.


Résultats

Au total, 48 patients ont été analysés. Les survies médianes sans progression et globale étaient de 5,7 et 13,8 mois. Trente-neuf patients ont eu une progression et 27 sont décédés. L’analyse de régression pénalisée a identifié trois paramètres radiomiques comme prédicteurs potentiels de la SSP : l’asymétrie, S.2.2. Correlat et S.1.1. SumVarnc. L’analyse multivariée a montré que l’asymétrie (HR [IC95 %]=1,49 [1,21–1,85], p <0,001) était un prédicteur indépendant de la SSP. En ce qui concerne la SG, l’analyse de régression pénalisée a identifié trois facteurs radiomiques prédicteurs potentiels de la SG : S20SumVarnc, S22Contrast et S22Entropy. L’analyse multivariée a confirmé que la S22Entropie (HR [IC95 %]=1,68 (1,31–2,14), p <0,001) était un facteur indépendant de la SG.


Conclusion

Les résultats de cette étude préliminaire suggèrent que la radiomique pourrait être un outil d’imagerie quantitative prometteur permettant de prédire les résultats oncologiques des patients ayant un CCRm traités par nivolumab.

Chirurgie de la lithiase rénale chez les patients neurologiques : plus fréquente, plus de complications, plus de récidives
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 800-801


Objectifs

Comparer l’incidence du traitement chirurgical de la lithiase, ses modalités et ses complications, entre les patients ayant une pathologie neurologique et les patients issus de la population générale.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective s’appuyant sur les données issues du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI). Tous les patients français ayant bénéficié d’une procédure chirurgicale d’une lithiase rénale entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2018 étaient éligibles. Les patients présentant une pathologie neurologique telle qu’une sclérose en plaques, une paraplégie, une tétraplégie ou un dysraphisme médullaire étaient identifiés. Les patients neurologiques étaient comparés aux patients issus de la population générale. Le critère de jugement principal était l’incidence du traitement chirurgical de la lithiase. Les critères de jugement secondaires comprenaient les modalités et les complications associées à ce traitement.


Résultats

Sur la période, 404 729 patients issus de la population générale et 2106 patients ayant une pathologie neurologique ont bénéficié d’un traitement chirurgical de la lithiase rénale. Les patients atteints de sclérose en plaques (OR=1,34), de dysraphisme médullaire (OR=5,18), d’une paraplégie (OR=1,40) ou d’une tétraplégie (OR=2,75) présentaient une incidence chirurgicale significativement plus élevée. La nephrolithotomie percutanée était plus fréquemment utilisée, notamment chez les patients ayant un dysraphisme médullaire (p <0,001) ou une tétraplégie (p <0,001). Dans la population neurologique, la durée d’hospitalisation était significativement augmentée (p <0,001) et le taux d’hospitalisation en ambulatoire (p <0,001) était significativement diminuée, quelle que soit la technique chirurgicale. Le taux d’infection urinaire postopératoire était significativement plus élevé dans la population neurologique (OR=6,63). Les taux de récidive à 12 (OR=2,29), 18 (OR=2,26) et 24 mois (OR=2,19) étaient significativement plus élevés dans la population neurologique (Tableau 1, Tableau 2, Tableau 3).


Conclusion

L’incidence du traitement chirurgical de la lithiase rénale, ainsi que les complications infectieuses et le taux de récidive, sont systématiquement plus élevés dans la population neurologique, et a fortiori chez les patients présentant une dysraphisme médullaire ou une tétraplégie.

Chirurgie en un temps de néphro-urétérectomie et pelvectomie antérieure en utilisant le robot da vinci x avec extraction monobloc par voie vaginale
2020
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 854-855


Objectifs

Description de la faisabilité de la chirurgie en 1 temps de néphro-urétérectomie (NUT) et pelvectomie antérieure robot en utilisant le robot Da Vinci X avec extraction monobloc par voie vaginale.


Méthodes

Nous avons inclus toutes les patientes consécutives qui ont eu, dans notre institution entre le 1er janvier 2018 et le 1er mai 2020, une chirurgie en 1 temps de pelvectomie antérieure avec NUT robot assistée avec extraction monobloc par voie vaginale. Les donnes préopératoires, le temps opératoire, les pertes sanguines et le jour de sortie ont été recueillis.


Résultats

Au total, il y avait 2 patientes qui ont eu une pelvectomie antérieure avec NUT robot et extraction monobloc par voie vaginale. L’âge médian était de 72 ans (min 71–max 73). L’indication de cystectomie était dans 1 cas (50 %) pour tumeur de vessie infiltrant le muscle (TVIM) et dans 1 cas (50 %) pour tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) a très haut risque. Le temps opératoire médian était de 332minutes (min 326 - max 338). La perte sanguine médiane était de 200mL (min 180–max 220). Un curage pelvien bilatéral a été réalisé pour les 2 patientes (100 %). Les patientes sont sorties en médiane au 6e jour (min 5–max 7). L’anapath était R0 dans 1 cas (50 %) et R1 dans 1 cas (50 %).


Conclusion

La chirurgie robotique en 1 temps de néphro-urétérectomie avec pelvectomie antérieure et extraction monobloc par voie vaginale est une technique faisable permettant de préserver une meilleure image corporelle chez la femme en évitant une incision abdominale importante.

Chirurgie en un temps de remodelage de mégauretère congénital avec réimplantation urétéro-vésicale et diverticulectomie vésicale robot assistée en utilisant le robot da vinci x avec le système firefly et incision cervicoprostatique endoscopique
2020
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 846


Objectifs

Description la faisabilité d’une chirurgie combinée en un temps de remodelage de mégauretère congénital avec réimplantation urétéro-vésicale (RUV) et diverticulectomie vésicale robot assistée en utilisant le robot Da Vinci Xi avec le système Firefly et incision cervicoprostatique endoscopique.


Méthodes

Le patient était un homme de 41 ans diagnostiqué avec un mégauretère gauche congénital associée à une maladie du col compliquée de diverticule vésical de 10cm. Le tableau était des infections urinaires à répétition, dysurie majeure, débimétrie altérée et douleur lombaire gauche chronique. Due à l’échec de traitement médical comportant alpha-bloquants et kinésithérapie périnéale, il a été décidé de réaliser une intervention en un temps permettant de régler les 3 problèmes associant : incision cervicoprostatique endoscopique, puis le temps robotique consistant à un remodelage de mégauretère puis RUV associée à une diverticulectomie vésicale en utilisant le système Firefly pour faciliter la dissection du diverticule.


Résultats

Le temps opératoire était de 170min. Les pertes sanguines étaient de 100cc. Il n’y a pas eu de complications peropératoires. Le patient est sorti à J1 avec la sonde vésicale. La sonde vésicale a été retirée à J7 en soins externes. La sonde double J a été retirée à 1 mois. À 9 mois, le patient avait une débimétrie normale, aucun symptôme du bas appareil urinaire et n’avait pas représenté d’infection urinaire, de lombalgie gauche ou de complication à distance.


Conclusion

Le système Firefly a permis de faciliter la dissection diverticulaire. La procédure en un temps de remodelage de mégauretère, RUV et diverticulectomie vésicale robot assistée associée à une incision cervicoprostatique endoscopique est une option faisable qui permet de traiter 3 problèmes en un temps avec une durée d’hospitalisation minimale et une haute satisfaction du patient.

Chirurgie en un temps d’une détransposition péno-scrotale complète : technique et évolution à long terme
2020
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 853


Objectifs

La transposition péno-scrotale complète est une malformation exceptionnelle, où les bourses normales sont céphaliques, et la verge caudale. Seule une vingtaine de cas, de prises en charge chirurgicales variées, ont été rapportés, rarement corrigés en une seule procédure.


Méthodes

Une transposition péno-scrotale complète a été découverte chez un garçon à la naissance. Les deux testicules étaient palpés dans un scrotum d’aspect normal, avec une verge de 45mm s’insérant en dessous, présentant une rotation anti-horaire et une courbure distale de 90°. L’IRM abdomino-pelvienne retrouvait un rein droit dysplasique, un utricule prostatique persistant et une hypoplasie des corps caverneux et spongieux. Une chirurgie de détransposition a été réalisée à 18 mois.


Résultats

Après cystoscopie, pose d’un cathéter sus-pubien et d’une sonde de Foley, le scrotum a été incisé sur le raphé médian, avec dissection en profondeur. L’incision a été poursuivie au pourtour de la verge, en avant de l’anus. Après repositionnement de la verge, une scrotoplastie a été réalisée. L’intervention a été réalisée sans garrot, avec contrôle de l’hémostase à l’énergie mono- et bipolaire. Aucun geste sur la courbure de la verge n’a été réalisé. Les suites ont été simples, avec reprise de mictions spontanées après clampage du cathéter sus-pubien. À 3 ans post-opératoires, la verge mesurait 45mm avec une courbure distale résiduelle et une rotation anti-horaire de 45°, un gland large de 10mm, un jet urinaire normal ; l’enfant a acquis la propreté sans dysurie. Il n’existait ni sténose ni fistule urétrale.


Conclusion

Une correction en un temps de transposition péno-scrotale complète est possible, d’excellent résultat à long terme sur les plans cosmétique et fonctionnel.

Classification des discordances radio-anatomopathologiques des biopsies transrectales guidées par l’IRM
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 769-770


Objectifs

L’AFU recommande la réalisation de biopsies guidées par l’IRM afin d’améliorer l’évaluation pré-thérapeutique de l’agressivité tumorale. Cela suppose que la chaîne associant l’imagerie, aux biopsies soit de parfaite qualité malgré la multiplicité des intervenants, interrogeant toute discordance. Nous confrontons systématiquement biopsies et imagerie et rapportons ici la proportion de discordance des biopsies ciblées par voie transrectale selon l’une ou l’autre de trois définitions prédéfinies.


Méthodes

Les dossiers de cancers de la prostate présentés en RCP du 01/01/2017 au 31/12/2019 ont été revus rétrospectivement, avec pour les cancers localisés et les biopsies négatives relecture de l’imagerie par un radiologue expert selon PI-RADS-v2.

La définition de discordance des biopsies guidées par l’image transrectales était adaptée de la littérature :

– type 1 : pas de cancer ou ISUP 1 ET PI-RADS ≥4 ;

– type 2 : pas de cancer ou ISUP 2 ET localisation antérieure de la cible ;

– type 3 :<3mm de cancer quel que soit l’ISUP.

Nous présentons les résultats sous forme de statistiques descriptives (valeurs absolues, proportions).


Résultats

Au total, 2602 dossiers ont été analysés (Fig. 1). Au total, 1158 (44,5 %) correspondaient à l’analyse de données biopsiques dont 420 (36,2 %) étaient réalisées de manière systématisée, 212 (18,3 %) guidées par modalité cognitive et 481 (41,5 %) guidées par fusion d’image IRM. Pour ce qui concerne les biopsies guidées, 135 (19,5 %) étaient réalisées par voie transpérinéale et 558 (80,5 %) par voie transrectale. On observait au moins un type de discordance dans 152 (27,2 %) cas sur les biopsies ciblées transrectales. Le type 1 était le plus représenté, associé dans la majorité des cas au type 2 (type I : 130, II : 94, III : 56, Fig. 2). Le type 3 était minoritaire, en faveur d’une bonne sélection des patients et d’une bonne qualité d’échantillonnage par biopsies ciblées.


Conclusion

Les biopsies transrectales guidées par l’image étaient jugées discordantes dans 27 % des cas selon les 3 types définis.

L’augmentation du nombre de biopsies guidées par l’image en réponse aux recommandations de l’AFU pose la question de la conduite à tenir devant toute contradiction entre l’imagerie et l’analyse histologique. Le développement d’autres techniques comme la voie transpérinéale pourrait y répondre.

Comparaison de la surrénalectomie cœlioscopique rétropéritonéale et de la surrénalectomie cœlioscopique transpéritonéale : sont-elles toutes les deux aussi sûres ?
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 820-821


Objectifs

Comparer les taux de complications majeures per- et postopératoires, de conversion chirurgicale et de mortalité entre deux voies d’abord de surrénalectomie laparoscopique.


Méthodes

Dans une série de 344 surrénalectomies laparoscopiques unilatérales consécutives, réalisées de janvier 1997 à décembre 2017, nous avons évalué les taux de complications majeures per- et postopératoires (Clavien–Dindo ≥III) et de conversion chirurgicale.


Résultats

Une surrénalectomie laparoscopique rétropéritonéale (SLR) a été réalisée chez 259 patients (67,3 %) et une surrénalectomie laparoscopique transpéritonéale (SLT) a été réalisée chez 85 patients (22,1 %). Au total, 12 complications majeures postopératoire sont survenues, sans différence concernant la voie d’abord chirurgicale (p =0,7). En analyse univariée, seul le syndrome de Cushing était un facteur prédictif de complication majeure postopératoire (p =0,03). Le taux de conversion chirurgicale était statistiquement plus important dans le groupe SLT (10/85 [11,8 %] contre 6/259 [2,3 %], p =0,0003). Deux décès sont survenus (0,6 %), un dans chaque groupe (p =0,4). La voie d’abord laparoscopique transpéritonéale (OR : 1,7, IC95 % : 1,3–1,9, p =0,02), un âge élevé (OR : 1,2, IC95 % : 1,1–1,6, p =0,04) et une grande taille tumorale (OR : 1,3, IC95 % : 1,1–1,7, p =0,01) étaient des facteurs prédictifs indépendants de conversion chirurgicale en analyse multivariée.


Conclusion

Les deux voies d’abord de surrénalectomie laparoscopique sont sûres, avec un taux équivalent de complications majeures et de mortalité, à l’exception du taux de conversion chirurgicale qui était plus important par voie transpéritonéale. La voie d’abord rétropéritonéale doit être réservée aux petites lésions surrénaliennes.

Comparaison de la voie péno-scrotale et de la voie périnéale pour l’implantation d’un sphincter urinaire artificiel chez l’homme : étude multicentrique
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 778


Objectifs

Le sphincter urinaire artificiel est considéré comme le traitement de référence de l’incontinence urinaire de l’homme par insuffisance sphinctérienne. L’objectif de notre étude était de comparer les résultats fonctionnels et les complications de la voie péno-scrotale et de la voie périnéale pour l’implantation d’un sphincter urinaire artificiel.


Méthodes

Une étude rétrospective, multicentrique, comparant les résultats périopératoires et à long terme, des primo-implantations de sphincter urinaire artificiel chez l’homme, réalisées par voie péno-scrotale ou par voie périnéale a été menée dans plusieurs centre français.

Les patients ayant un antécédent d’implantation de sphincter urinaire artificiel, ceux qui avaient une manchette périprostatique, sous-cervicale, transcaverneuse, ou une double manchette, ainsi que ceux dont les données sur la voie d’abord chirurgicale étaient manquantes ont été exclus. Les patients ayant déjà eu un traitement chirurgical d’incontinence urinaire autre qu’un sphincter urinaire artificiel, ou un antécédent de sténose urétrale n’ont pas été exclus.


Résultats

Entre janvier 1991 et mars 2020, 965 patients ont été implantés (369 par voie péno-scrotale et 596 par voie périnéale). Le suivi moyen était de 41,1±44,4 mois. La taille des manchettes implantées était inférieure dans le groupe péno-scrotale (41,3±4,26 vs 45,6±6,68 ; p <0,001).

En fin de suivi, il n’y avait pas de différence significative concernant le taux de continence sociale (79 % vs 77 % ; p =0,56), il y avait plus de patient sec dans le groupe péno-scrotal (64 % vs 44 % ; p <0,001). Il n’y avait pas de différence significative concernant le taux d’explantation (27 % vs 25 % ; p =0,48) et le taux de reprise chirurgicale (36 % vs 40 % ; p =0,23) ; cependant, il y avait plus de révision dans le groupe périnéal (19 % vs 13 % ; p =0,015).


Conclusion

Les résultats de la voie péno-scrotale étaient équivalents à la voie périnéale, avec cependant plus de patients secs et moins de révision dans le groupe péno-scrotal. Des études prospectives multicentriques sont nécessaires afin de confirmer ces résultats.

Comparaison de l’implantation d’un sphincter artificiel urinaire par voie transcaverneuse vs bulbaire classique chez les hommes ayant un urètre à risque
2020
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2020, 13, 30, 783-784


Objectifs

La voie transcaverneuse pour l’implantation du sphincter artificiel urinaire (SAU) chez l’homme a été décrite en 2002 pour tenter de maximiser l’épaisseur de tissu sous la manchette et ainsi minimiser le risque d’érosion chez les patients ayant un urètre à risque (antécédent de SAU explanté, de sténose de l’urètre ou de radiothérapie). L’objectif de cette étude était de comparer l’implantation transcaverneuse et l’implantation péribulbaire classique chez les patients ayant un urètre à risque.


Méthodes

Les dossiers de tous les patients de sexe masculin ayant eu l’implantation d’un SAU entre 2005 et 2020 dans 12 centres ont été revus rétrospectivement. Les patients ayant un antécédent de radiothérapie, d’explantation d’un précédent SAU ou de sténose de l’urètre était inclus. Les patients ayant une incontinence d’effort d’origine neurogène étaient exclus. Les patients étaient divisés en deux groupes : transcaverneux (TRS-CAV) vs. péribulbaire classique (BULB). Le critère de jugement principal était la continence sociale à 3 mois (0 à 1 protection/jour). Les critères de jugement secondaires étaient la survie du dispositif sans réintervention (révision et/ou explantation ; SSR) et les complications postopératoires.


Résultats

Trois cent trente-neuf patients ont été inclus pour analyse : 85 dans le groupe TRS-CAV et 259 dans le groupe BULB. Les patients du groupe BULB étaient plus âgés (73,2 vs 70,5 ans ; p =0,02) mais avec une plus faible proportion de patients irradiés (96,8 vs 80 % ; p <0,0001). La taille de la manchette était significativement plus élevée dans le groupe TRS-CAV (44 vs 49,3mm ; p <0,0001). Le taux de continence sociale à 3 mois était supérieur dans le groupe BULB mais cette différence n’atteignait pas le seuil de significativité (81 % vs 71,2 % ; p =0,08). Le taux de complications postopératoires ne différait pas significativement entre les deux groupes (11,9 % vs 18,5 % ; p =0,14), de même que le taux de complications Clavien ≥3 (4,8 % vs 1,2 % ; p =0,30). Après un suivi médian de 20 et 15 mois, le taux de continence sociale était similaire dans les deux groupes (54,5 % vs 59,2 % ; p =0,51). La SSR estimée à 5 ans était similaire dans les deux groupes (44,1 % vs 43,3 % ; p =0,90) (Fig. 1).


Conclusion

Dans cette étude rétrospective multicentrique, nous ne retrouvions pas de bénéfices à l’implantation transcaverneuse du SAU chez les hommes ayant un urètre à risque (réimplantation, antécédents de radiothérapie ou de sténose urétrale). D’autres études sont nécessaires pour évaluer l’intérêt de la voie transcaverneuse et préciser les critères de sélection des patients.