Base bibliographique

Sommaire :

La modélisation 3D, un support efficace de l’information-patient avant chirurgie rénale. (Étude UroCCR-39 : Rein-3D-Print)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 758


Objectifs

La compréhension de sa pathologie permet une meilleure préparation à la chirurgie. Peu d’outils didactiques existent pour la transmission des informations au patient. Les avancées technologiques, notamment l’impression 3D, offrent des possibilités parlantes. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact d’un modèle 3D personnalisé de rein sur la compréhension anatomique et chirurgicale pour les patients bénéficiant de néphrectomie partielle (NP).


Méthodes

Une étude prospective comparative monocentrique a été menée entre décembre 2017 et mai 2019. Deux groupes de patients programmés pour NP robotique ont été constitués. Un groupe avait accès à la modélisation 3D de son rein tumoral obtenue par segmentation du scanner (Synapse 3D, Fujifilm) puis imprimée (Stratasys J750). Les patients ont répondu à un questionnaire évaluant 3 dimensions de leur compréhension pré-opératoire : anatomie et physiologie rénale, caractéristiques de leur maladie et stratégie chirurgicale proposée dont risques de complications. Les données ont été collectées prospectivement après consentement écrit dans la base de données UroCCR (CNIL DR 2013-206 ; NCT03293563) et comparées avec des tests de Welch.


Résultats

Parmi les 90 patients inclus et opérés d’une NP, 45 étaient dans le groupe impression 3D. La totalité des patients a rempli le questionnaire. Les patients ayant eu accès à l’impression 3D spécifique de leur situation ont eu des scores de compréhension significativement plus élevés que les patients n’ayant pas eu de modèle imprimé en 3D. Leurs réponses étaient meilleures en anatomie et physiologie rénale (taux d’exactitude : 92,8 % vs 71,6 % ; p <0,001) ; en anatomie tumorale spécifique (91,2 % vs 54,6 % ; p <0,001) et en stratégie chirurgicale (84,1 % vs 57,7 % ; p <0,001).


Conclusion

L’impression 3D patient-spécifique semble être un support efficace de transmission de l’information préopératoire entre chirurgien et patients. Son utilisation pourrait enrichir la qualité de l’échange soignant–soigné en consultation et avoir un rôle médico-légal. À notre connaissance, il s’agit de la plus large étude de la littérature sur le sujet.

La néphrectomie du rein natif dans le même temps que la transplantation rénale pour polykystose rénale est-elle une stratégie valide en termes de morbidité ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 734


Objectifs

Dans la polykystose rénale autosomique dominante (PKRAD), la néphrectomie du rein natif peut être indiquée pour complications ou pour faire de la place au futur transplant. L’objectif de l’étude était d’évaluer les résultats postopératoire et à long terme de deux stratégies : néphrectomie et transplantation simultanées ou en deux temps (néphrectomie puis transplantation).


Méthodes

Soixante-seize patients atteints d’une PKRAD ayant subi une néphrectomie du rein natif homolatéral au transplant en préparation à la greffe ou dans le même temps opératoire, entre 2007 et 2017 ont été inclus après exclusion des greffes foie-rein et des patients avec données indisponibles : 38 opérés de façon simultanée (groupe 1) et 38 greffés secondairement (groupe 2). Les caractéristiques, y compris immunologiques, des donneurs et des receveurs ont été recueillies de manière rétrospective. Toutes les complications survenues au cours des hospitalisations ou tardives ont été colligées. La survie du transplant a été calculée par comparaison des fonctions rénales par t -test.


Résultats

Les 76 receveurs avaient des caractéristiques comparables en dehors de l’âge (51,6 ans, groupe 1 vs 55,9 ans, groupe 2, p =0,024) et du taux de transplantations préemptives (76,3, groupe 1 vs 2,6 %, groupe 2, p <0,0001). Le transplant était issu d’un donneur vivant (DV) pour 86,5 % du groupe 1 vs 15,1 % du groupe 2 (p <0,001). Le délai moyen entre néphrectomie et transplantation était de 56,5 mois (groupe 2). Les taux de complications étaient comparables, notamment pariétales ; on observait une tendance non significative aux pertes sanguines augmentées dans le groupe 1 (p =0,06). Le taux de rejet aigu et chronique était similaire, à risque immunologique pré-greffe comparable. La survie du greffon, modélisée par la surveillance de créatininémie était semblable entre les groupes (p =0,1) avec un suivi moyen de 6,8 ans (Fig. 1).


Conclusion

La néphrectomie et transplantation simultanée est une stratégie valide dans la PKRAD, pour des malades sélectionnés notamment dans le cadre du DV. La morbidité n’est pas supérieure aux interventions réalisées en deux temps et la survie du transplant comparable. Cette stratégie permet de réduire le nombre d’hospitalisations et la réalisation de transplantations préemptives sans dialyse transitoire, particulièrement pour les DV.

La neurostimulation tibiale postérieure est-elle aussi efficace chez les patients neurologiques que non neurologiques ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 738


Objectifs

La neurostimulation tibiale postérieure transcutanée (NTPT) pourrait être efficace chez les patients neurologiques ayant des symptômes d’hyperactivité vésicale (HAV). Toutefois l’efficacité sur les divers symptômes et éléments du calendrier mictionnel a été peu étudié. L’objectif était de comparer l’efficacité du traitement par NTPT dans le traitement de l’HAV avec et sans étiologie neurogène et entre les étiologies supra-pontiques et « médullaires ».


Méthodes

Les données de tous les patients traités par NTPT pour troubles vésico-sphinctériens entre 2012 et 2016 dans un centre ont été colligées prospectivement. L’évaluation initiale et à 2 mois comprenait un calendrier mictionnel sur 48heures, un questionnaire Urinary Symptom Profile (USP) une évaluation de l’efficacité par échelle visuelle analogique (EVA) allant de 0 (aucune efficacité) à 10 (efficacité maximale). Le matériel utilisé était un URO-stim Schwa medico 2. Les patients ont été divisés en deux groupes : selon qu’il existait une pathologie neurologique sous-jacente (neuro) ou non (non neuro). Les résultats fonctionnels étaient évalués après 2 mois de stimulation.


Résultats

Cent trente-quatre patients ont été inclus, parmi lesquelles 32 %avaient des troubles vésico-sphinctériens liés à une pathologie neurologique. L’EVA moyenne d’efficacité était comparable dans les deux groupes (3,9 vs 4 p =0,72). Dans le groupe « non neuro », l’amélioration du nombre d’épisodes d’urgenturies/24h était significativement plus importante (−2,02 vs 0,04 p =0,02), sans qu’il y ait pour autant de différence significative nombre après NTPT (7 vs 7,4 p =0,97). Le reste des éléments du calendrier mictionnel et des scores USP étaient comparables, hormis le taux d’hyperactivité détrusorienne initiale, plus élevé dans le groupe neuro (59 % vs 79 % p =0,04). Il n’y avait aucune différence significative entre les groupes « supra-pontiques » et « médullaires » (3,7 vs 4,3 p =0,72) (Tableau 1)


Conclusion

La neurostimulation tibiale postérieure transcutanée semble au moins aussi efficace dans le traitement de l’HAV des patients neurologiques que non neurologiques. Des séries de plus grande ampleur permettraient de préciser les critères de sélection de ces patients.

La prise d’inhibiteurs de recapture de la sérotonine influence-t-elle le risque de complications chirurgicales après intervention pour une hyperplasie bénigne de prostate ? Étude française sur base de données médico-administratives (étude SC...
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 711


Objectifs

L’hématurie et le caillotage vésical font partie des complications chirurgicales attendues après résection transurétrale de la prostate (RTUP). Plusieurs médicaments dont les anticoagulants et antiagréagants plaquettaires sont connus pour influencer le risque de complications périopératoires. Les inhibiteurs de recapture de sérotonine (SRI), modifiant l’agrégation des plaquettes et l’hémostase primaire, pourraient également être à l’origine de ces complications.


Méthodes

Nous avons mené une étude pilote afin d’évaluer l’impact d’un traitement par SRI sur la morbi-mortalité à partir de 4 groupes : SRI seul (≥1 remboursement dans les 3 mois avant la chirurgie) ; SRI+ aspirine≤100mg ; aspirine≤100mg seule et patients sans traitement (groupe contrôle). Via la base EGB (échantillon représentatif au 1/97e de la population française) ont été identifiés tous les patients avec chirurgie endoscopique de l’HBP entre 2012–2016. Étaient exclus les patients avec traitement anticoagulant, antiagrégant plaquettaire autre que l’aspirine, insuffisance rénale et/ou hépatique modérée ou sévère, cancer ou hémopathie et trouble congénital de la coagulation.


Résultats

Sur cette période, 1127 patients d’âge moyen 69,5 ans (± 9,4 ans) ont été inclus (95,6 % RTUP, 2,8 % laser 1,6 % photovaporisation). Dans cette population, 80 % n’avait aucun traitement, 15 % était sous aspirine seule, 4 % était sous SRI seuls et 1 % était sous SRI+aspirine. Les analyses descriptives, par groupe de traitement, sur le critère de jugement principal et secondaires (taux de ré-hospitalisation à 30 j, transfusion, reprise chirurgicale pour décaillotage et décès à 30 j) sont en cours. En raison d’un effectif trop faible dans les groupes et d’un manque de puissance, les analyses statistiques comparatives n’ont pu être réalisées sur la base EGB. Nous prévoyons d’utiliser le Système national de données de santé (SNDS) pour assurer une puissance suffisante pour les comparaisons envisagées.


Conclusion

L’influence des SRI sur les troubles de l’hémostase périopératoire a été rapportée en chirurgie orthopédique et cardiaque mais reste débattue. Cette étude permettra d’évaluer la morbi-mortalité des SRI en périopératoire de la chirurgie de l’HBP.

La prise en charge des douleurs testiculaires chroniques dues à un syndrome de charnière thoracolombaire: une étude pilote
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 723


Objectifs

La douleur testiculaire chronique peut être un symptôme d’un dérangement intervertébral minime au niveau de la charnière thoracolombaire. Le but de notre étude est d’examiner l’efficacité à moyen terme d’une manipulation ostéopathique particulière de la colonne vertébrale sur la douleur testiculaire.


Méthodes

Les patients souffrant d’une douleur testiculaire chronique ont été examinés à la recherche des critères d’un syndrome de charnière thoracolombaire. Les patients répondants aux critères du diagnostic ont bénéficié d’une manipulation ostéopathique vertébrale par un médecin expérimenté avec une évaluation de la douleur par l’échelle visuelle analogique avant la session, juste après la session et à chaque mois par la suite. La satisfaction du patient a été également examinée. La comparaison a été faite en utilisant le test de Wilcoxon et les facteurs de risques ont été étudiés grâce à une étude multivariée.


Résultats

Sur les 62 patients examinés, 41 patients répondaient aux critères diagnostiques et 37 patients ont été inclus. La douleur a disparu complètement chez 63,2 % des patients et une amélioration a été notée chez 21,1 %. Deux patients ont rechuté par la suite (5,2 %). La douleur a persisté chez 10,5 % des patients. Les facteurs de risque de rechute et de non-amélioration étaient une durée prolongée des symptômes et une douleur limitée à la paroi scrotale.


Conclusion

La douleur testiculaire chronique est souvent due à un dérangement intervertébral minime et répond bien à une manipulation ostéopathique vertébrale bien conduite.

La pyélonéphrite xanthogranulomateuse diffuse et focale : principaux aspects et diagnostics différentiels en imagerie
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 765


Objectifs

La pyélonéphrite xanthogranulomateuse (PXG) représente une entité de pyélonéphrite chronique relativement rare. En l’absence de signes spécifiques, son diagnostic préopératoire reste difficile et la PXG pose des difficultés d’ordre diagnostic différentiel de tumeur rénale. L’objectif de ce travail est de décrire les principaux aspects scanographiques de la PXG dans ses différentes formes et d’en déduire les principales caractéristiques.


Méthodes

On a réalisé une relecture des scanners de tous les cas de PXG confirmés histologiquement sur pièce opératoire durant la période étendue de 1998–2018. Parmi 88 patients inclus, 14 dossiers n’étaient pas exploitables et donc exclus de l’étude. Toutes les données scanographiques ont été recueillies et analysées.


Résultats

On a distingué deux formes différentes de PXG : une forme diffuse (71 %) et une forme focale (29 %). Dans la forme diffuse, le diagnostic préopératoire (Tableau 1) était une pyonéphrose avec des cavités pyélocalicielles dilatées hypodenses et un parenchyme détruit dans 59 % des cas (Fig. 1). Le facteur favorisant était l’obstruction chronique des voies excrétrices d’origine lithiasique dans 88 % des cas. Une extension périrénale du processus infectieux était observée sous forme d’abcès périrénal ou du psoas (21 %). Les complications fistuleuses étaient observées dans 5 cas (4 fistules rénocutanées et une rénocolique). Dans la forme focale, le diagnostic préopératoire était une tumeur rénale dans 7 cas et un abcès du rein dans 6 cas. L’aspect scanographique était une masse hypodense isolée (4 cas) (Fig. 2), une masse solido-kystique (3 cas) ou une ectasie calicielle segmentaire (4 cas).


Conclusion

Le diagnostic préopératoire de la PXG reste difficile. Sa forme focale pseudo-tumorale est souvent confondue avec le cancer du rein. L’association de syndrome biologique inflammatoire, à des images scanographiques d’inflammation péri-lésionnelle sur un rein lithiasique dilaté, doit nous inciter à évoquer le diagnostic et proposer une biopsie pouvant confirmer le diagnostic et éviter éventuellement une chirurgie délabrante et inutile.

La radiomique : une alternative non invasive à l’urodynamique pour l’évaluation du régime de pression vésicale chez les patients spina bifida
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 737


Objectifs

Les troubles vésico-sphinctériens des patients atteints de spina bifida peuvent entraîner une altération du haut appareil urinaire. Le bilan urodynamique, examen de référence pour le suivi ces dysfonctionnements, ne peut être effectué fréquemment de part son caractère invasif. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité d’utiliser l’analyse de texture tomodensitométrique de la paroi vésicale pour prédire un résultat défavorable urodynamique des patients spina bifida.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective qui a analysé les données urodynamiques et scannographies de patients ayant consulté au centre Spina bifida pour une évaluation médicale entre mars 2015 et mars 2017. Les patients bénéficiaient systématiquement d’un bilan urodynamique et d’un scanner abdominal. Les patients étaient divisés en 2 groupes en fonction de l’existence d’un profil urodynamique défavorable défini comme trouble de la compliance et/ou pression détrusorienne maximale>40cm H2O. Après délimitation manuelle de la paroi vésicale sur les scanners, nous avons extrait 15 paramètres de textures. Les facteurs radiomiques prédictifs d’un profil urodynamique défavorable étaient recherchés en utilisant un test U de Mann–Whitney.


Résultats

Au total 41 patients ont été analysés. Un profil urodynamique défavorable a été constatée chez 15 patients (37 %). Trois paramètres de textures associés à la présence d’un profil urodynamique défavorable étaient : le kurtosis (p <0,001), l’entropie (p <0,01) et la différence d’entropie (p <0,001).


Conclusion

L’analyse de texture tomodensitométrique semble être une approche prometteuse pour l’évaluation des dysfonction vésico-sphinctériennes des patients Spina Bifida.

La sexualité des patientes obèses avec troubles du plancher pelvien avant et après chirurgie bariatrique : une étude prospective monocentrique utilisant le nouveau questionnaire PISQ-IR
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 709-710


Objectifs

L’obésité peut entraîner des troubles du plancher pelvien, altérant considérablement la sexualité des patientes. Le questionnaire PISQ-IR est un nouvel instrument de mesure de la sexualité des patientes présentant ces troubles, validé par l’AFU. L’objectif était d’évaluer l’utilité de ce questionnaire chez des patientes souffrant d’obésité morbide, avant une chirurgie bariatrique et un an après l’intervention (sleeve gastrectomy [SG] ou gastric by-pass [RYGB]).


Méthodes

Étude prospective monocentrique incluant toutes les patientes avec une indication de chirurgie bariatrique (SG ou RYGB), de juin 2016 à mai 2017. L’activité sexuelle était mesurée à l’aide du PISQ-IR, et les patientes étaient divisées en 3 groupes, selon l’évolution un an après la chirurgie : sexuellement inactives sans modifications (groupe A), sexuellement actives sans modifications (groupe B), et inactives devenue actives (groupeC). Les troubles de la statique pelvienne, l’incontinence urinaire (UI) et l’incontinence anale (AI) était mesurés au moyen de questionnaires validés (USP et PFDI 20). Les résultats aux questionnaires avant chirurgie et lors de la consultation de suivi à 1 an était comparés.


Résultats

Cinquante-quatre femmes ont été incluses, (30 [56 %] RYBP et 24 [44 %] SG) et 51 patientes pour le PISQ-IR (Tableau 1). Neuf patientes (17,6 %) sont devenus sexuellement actives un an après l’intervention. Lorsque la réduction d’IMC était supérieure à 13kg/m2, un pourcentage plus élevé de la population sexuelle a amélioré ses différents scores, avec des résultats significatifs tant pour la qualité de vie globale que pour le désir (p =0,026 et 0,046) (Tableau 2). Il n’y avait aucune différence significative dans le groupe A après un an de suivi concernant le score PISQ-IR. La perte de poids était également associée à une amélioration significative de l’UI et des symptômes d’hyperactivité vésicale (p <0,001) (Fig. 1), mais sans différence significative en termes d’AI et de troubles de statique pelvienne.


Conclusion

PISQ-IR est un questionnaire utile pour mesurer la sexualité de patientes présentant des troubles du plancher pelvien. La chirurgie bariatrique améliore la sexualité de patientes obèses après un an de suivi, en améliorant ces troubles, notamment l’incontinence urinaire et l’hyperactivité vésicale. À ce jour, cette étude prospective est la première à utiliser ce questionnaire en chirurgie bariatrique.

La signature transcriptomique des gènes du tissu conjonctif prédit des caractéristiques péjoratives chez les patients avec un cancer de prostate localisé
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 661-662


Objectifs

Le stroma réactif joue un rôle dans le démarrage et développement d’un cancer de prostate. L’objectif de l’étude était de comprendre la corrélation entre les caractéristiques génomiques du tissu conjonctif contenu dans le stroma et des caractéristiques clinicopathologiques péjoratives (extension extracapsulaire [ECE], invasion des ganglions lymphatiques [LN+], récidive biochimique précoce [BCR] sur des échantillons de prostatectomie radicale, et leur impact sur la survie sans progression [PFS]).


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients avec un cancer de prostate localisé ayant eu une prostatectomie et un test génétique pronostique par Decipher. L’expression normalisée transcriptomique par Single-Channel Array de l’ensemble des gènes codants était analysée.

La corrélation entre les résultats de la transcriptomique et les caractéristiques cliniques telles que l’ECE, la LN+ et la BCR précoce était étudiée à l’aide de t -tests multiples avec correction de Benjamin Hochberg (taux de fausse découverte de 0,25 %). L’Atlas du génome du cancer (TCGA) était utilisé pour confirmer le rôle pronostique de ces gènes sur la survie sans progression (PFS) à 5 ans.


Résultats

Au total, 652 patients étaient inclus : 214 patients présentaient une ECE, 33 étaient LN+ et 136 une BCR précoce. Des différences significatives d’expression transcriptomique étaient observées pour chaque caractéristique : 1433 gènes pour ECE (501 surexprimés), 1114 pour LN+ (407 surexprimés) et 7539 pour BCR précoce (1538 surexprimés). COL1A1 et COL1A2 (collagène de type I), COL3A1 (collagène de type III), ASPN (asporine), VCAN (versican), FN1 (fibronectine), LUM (lumican), BGN (biglycan), MAP1B (protéine 1B associée au microtubule) et AEBP1 étaient surexprimés chez les patients présentant une ECE et LN+ (Fig. 1, Fig. 2). Seuls COL1A1 (0,5316 vs 0,006) et ASPN (0,899 vs. 0,82) étaient surexprimés (p <0,001) chez les patients avec BCR précoce. Dans la population TCGA, la surexpression de ces gènes montrait une diminution de la PFS sur 5 ans (52 % vs 74 % [p =0,0121] [Fig. 3]).


Conclusion

La surexpression transcriptomique des gènes du tissu conjonctif est corrélée à des caractéristiques clinicopathologiques péjoratives (extension extracapsulaire, invasion des ganglions lymphatiques et récidive biologique précoce). L’analyse de cohorte de la TCGAp a confirmé les résultats avec une diminution de la PFS chez les patients présentant une surexpression de ces gènes.

La simulation virtuelle de consultation médicale sur la plateforme MedicActivTM améliore les notes à une épreuve de type iENC. Exemple en urologie
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 757


Objectifs

Les cas cliniques progressifs sont des outils pédagogiques imparfaits. L’utilisation d’un simulateur numérique permet d’intégrer aux cas cliniques : un interrogatoire, l’examen clinique, la consultation du dossier médical, et l’intégration d’un feedback et références pédagogiques. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’apport de la plateforme numérique MedicActivTM dans l’enseignement de l’urologie durant le deuxième cycle des études médicales en complément des cours universitaires.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective randomisée contrôlée comparant des étudiants suivant les cours d’urologie de la faculté (groupe témoin) versus un groupe suivant une formation complémentaire sur la plateforme MedicActivTM (groupe simulation). Cinquante étudiants de 4e année de médecine issus d’une même promotion ont été inclus. Les étudiants du groupe simulation ont travaillé sur 3 patients virtuels. Les 2 groupes ont ensuite passé une épreuve d’urologie de type iECN sur SIDES. Le critère de jugement principal était la note sur 20. Les critères de jugements secondaires étaient la satisfaction (échelle de Lickert sur 5 points). Les étudiants non assidus ont été exclus de l’étude.


Résultats

Cinquante étudiants ont été inclus dans l’étude et randomisés en 2 groupes : témoin (n =25) versus simulation (n =25). Treize étudiants ont été exclus de l’étude pour non assiduité (groupe témoin n =6, groupe simulation n =7). On a observé une différence significative de la note moyenne à l’épreuve d’évaluation entre le groupe simulation et le groupe témoin : 13,35 (± 1,55) versus 11,9 (± 2,44) respectivement, p =0,038. La note moyenne de satisfaction des étudiants dans le groupe simulation était de 4,16/5 (± 0,81). La note moyenne de « l’intérêt d’intégrer l’interrogatoire aux exercices d’apprentissage » était de 4,42/5 (± 0,75). La note moyenne de la qualité de l’immersion était de 4,16/5 (± 0,49). La note moyenne sur la plus plus-value pédagogique de ce simulateur était de 4,42/5 (± 0,67).


Conclusion

Compléter l’enseignement universitaire conventionnel par des cas de simulation de consultation virtuelle sur la plateforme MedicActivTM a permis d’améliorer les résultats des étudiants lors d’une évaluation de type iENC. Il s’agit de la première étude randomisée contrôlée démontrant ce résultat.

La surveillance post-cryothérapie des carcinomes rénaux : une affaire de spécialistes ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 645


Objectifs

Cette étude vise à déterminer si le suivi des patients ayant bénéficié d’une cryothérapie rénale pouvait être confié aux radiologues non spécialisés. Ainsi nous avons évalué la sensibilité et la spécificité de la lecture d’IRM de différentes catégories de radiologues pour déterminer la récidive.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude unicentrique de relecture d’IRM rénale après cryothérapie par 4 radiologues. Un expert (RE), un junior (RJ) exerçant dans un service pratiquant la cryothérapie rénale. Un radiologue confirmé non spécialisé (RA) en pathologie urologique. Un radiologue confirmé travaillant en secteur privé (RP).

Le nombre d’IRM était défini statistiquement préalablement : 31 étaient nécessaires, parmi celles-ci 13 (42 %) étaient pathologiques. Chaque radiologue devait déterminer la présence ou non d’une récidive, un avis d’expert ou une imagerie complémentaire pouvaient être recommandés. Leurs résultats étaient comparés à ceux de l’expert pour déterminer les scores de corrélation. Le critère de jugement principal était la sensibilité.


Résultats

La sensibilité du RJ, du RA et du RP était respectivement de 46 %, 15 % et 23 %. Il n’existait pas de différence significative entre les trois radiologues pour la détection des récidives. L’avis d’un expert était recommandé dans un cas par le RJ et le RA tandis que le RP n’y avait pas recours. Le recours à une imagerie supplémentaire de contrôle était recommandé dans respectivement dans 10 (32 %), 3 (10 %) et 4 (13 %) cas par le RJ, le RA et le RP. La concordance entre le radiologue expert et les trois autres radiologues était mauvaise respectivement : 0,19 (−0,16 à 0,53), 0,07 (−0,24 à 0,38) et 0,05 (−0,22 à 0,32) avec le RJ le RA et le RP.


Conclusion

Cette étude originale tend à démontrer que le suivi radiologique après cryothérapie rénale est un exercice difficile avec une faible sensibilité de détection des radiologues non experts.

La thermo-chimiothérapie par HIVEC® chez les patients réfractaires au BCG : données d’efficacité à 1 an
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 695


Objectifs

La thermo-chimiothérapie par HIVEC® est encore peu évaluée. Son intérêt potentiel dans les tumeurs de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) réfractaires au BCG pourrait permettre de proposer une stratégie de conservation vésicale en alternative à la cystectomie. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’efficacité en termes de survie sans récidive et de préservation vésicale chez les patients réfractaires ou intolérants au BCG.


Méthodes

Depuis juin 2016, les patients consécutivement pris en charge pour une TVNIM réfractaires ou intolérants au BCG ont été inclus dans notre étude. Tous ces patients avaient une indication théorique de cystectomie, mais jugés inopérables ou refusant l’intervention. Une note d’information a été remise et un consentement éclairé a été signé par chaque patient à l’inclusion. Le traitement a consisté en 6 instillations hebdomadaires de Mitomycine® chauffée à 43C (± 1°C), suivi d’une surveillance cystoscopique trimestrielle. Les données d’efficacité préliminaires ont été analysées (taux de récidive à 1 an, taux de progression à 1 an, pourcentage de préservation vésicale).


Résultats

Trente patients ont été traités. L’âge médian était de 76,2 ans [41,7–92,4]. Il s’agissait de TVNIM à haut risque (n =27) ou à risque intermédiaire (n =3), réfractaires au BCG (n =22) ou intolérants/contre-indiqués au BCG (n =8). Aucun patient n’a présenté d’effets secondaires sévères (53,3 % de grade 1 ou 2). Après un suivi moyen de 16,5 mois, 13 patients (43,3 %) ont récidivé, avec un délai moyen de 10,7 mois, et 2 patients (6,7 %) ont présenté une progression vers l’infiltration musculaire. La survie sans récidive à 1 an était de 54,7 %. Quatre patients (13,3 %) ont finalement été opérés d’une cystectomie. Pour les autres patients ayant récidivé, un traitement de rattrapage endo-vésical a été proposé dans 7 cas en raison du délai (nouvelle série de BCG [n =3] ou de MMC chauffée [n =4]).


Conclusion

Dans cette sous-population de patients réfractaires au BCG, la thermo-chimiothérapie par HIVEC® semble efficace avec la moitié des patients sans récidive à 1 an et 86,7 % des patients ayant conservé leur vessie. Il existe cependant des patients réfractaires avec un risque de progression vers l’infiltration. Ces données préliminaires méritent d’être confirmées par des études prospectives multicentriques.

Le rapport neutrophiles/lymphocytes peut-il être utilisé pour prédire la récidive et la progression des tumeurs de la vessie non infiltrant le muscle ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 697


Objectifs

Le rapport neutrophiles/lymphocytes (NLR), en tant que marqueur de la réponse inflammatoire systémique, a été étudié en tant que biomarqueur pronostique intéressant dans divers types de tumeurs. Le but de notre étude était de déterminer si la NLR au moment du diagnostic est un facteur prédictif de la progression et de la récurrence de la maladie chez les patients atteints de TVNIMV primaire.


Méthodes

Étude rétrospective d’une série de 150 patients suivis dans le service d’une tumeur de la vessie confirmée par une cystoscopie sur une période de 6 ans de janvier 2007 à décembre 2013. La valeur de seuil choisie était (NLR≥2,5). Les courbes de survie ont été analysées selon la méthode de Kaplan–Meier et comparées selon le test Log rank. L’association entre survie et NLR a été évaluée par des analyses à une et plusieurs variables incluant un risque de compétition (basé sur la récurrence ou la progression tumorale) selon la méthode de Fine et Gray. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel SPSS 13.00.


Résultats

Cinquante-cinq patients (36,6 %) avaient une NLR élevée. En analyse univariée, le NLR>2,5 était associée de manière significative à un stade pathologique T1, au haut grade (p =0,03), la taille tumorale>3cm et à la multifocalité des lésions (p =0,014). La survie sans récidive tumorale à 5 ans était de 51,8 % (IC95 %=44,9 %–57,8 %) pour les patients avec un NLR élevé et de 60,3 % (IC95 %=51,4 %–72,0 %) pour les patients avec un NLR normal (p =0,018). La survie sans progression tumorale à 5 ans était de 81,5 % (IC95 %=77,7–87,9) et de 88,3 % (IC95 %=85,8 %–92,1 %), respectivement (p =0,016). En analyse multivariée, la NLR élevé était associée de manière significative à la récurrence et à la progression tumorale (p =0,013) (Fig. 1).


Conclusion

Notre étude révèle une association étroite entre un ratio NLR élevé et une évolution défavorable de TVNIMV, En outre, le NLR a montré une valeur identifiant les patients qui ont échoué la thérapie immunitaire intravésicale.

Cette étude nécessite des confirmations par d’autres études multicentriques et prospectives dans le futur.

Le syndrome de Klinefelter : quel est le pronostic de fertilité ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 722


Objectifs

Il est exceptionnel de porter le diagnostic du syndrome de klinefelter avant la puberté. Le diagnostic peut être parfois porté à l’adolescence devant le défaut de développement des caractères sexuels secondaires ou l’apparition d’une gynécomastie. C’est lors d’un bilan d’infertilité primaire, que le diagnostic est suspecté. Les infertilités en rapport avec un syndrome de Klinefelter correspondent à 1,5–3 % de la population des hommes infertiles.


Méthodes

Une étude cytogénétique en bandes RHG avec étude de 125 métaphases a été menée dans le cadre d’infertilité masculine primaire avec azoospermie et oligospermie sévère. Un conseil génétique a été offert pour chaque patient en pré- et post-analyse.


Résultats

Parmi les hommes infertiles explorés, 41 patients se sont révélés porteurs d’un syndrome de Klinefelter. Sur le plan spermiologique, les patients avaient majoritairement une azoospermie (80 %), et pour lesquels le caryotype a révélé une formule 47,XXY homogène. Certains de ces patients azoospermiques ont bénéficié d’une tentative d’extraction testiculaire de spermatozoïdes (TESE) mais uniquement un patient a pu bénéficier d’une injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI). Parmi les patients oligospermiques, quatre présentaient des caryotypes en mosaïque avec une population cellulaire 46,XY. Deux d’entre eux ont pu concevoir leur propre progéniture par ICSI.


Conclusion

Il est nécessaire de reconsidérer la prise en charge du syndrome de Klinefelter à un âge plus précoce (dépistage scolaire). Ce dépistage peut être fait par des techniques non onéreuses telles que l’étude de la chromatine sexuelle (corpuscule de BARR). Ce dépistage permettrait de pousser les investigations chez les garçons suspects donc de préjuger du succès et d’envisager une ICSI.

Le taux d’apoptose lymphocytaire radio-induit CD8 prédicteur de la toxicité pelvienne après radiothérapie prostatique : résultats de l’étude prospective multicentrique française
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 745


Objectifs

Des cohortes monocentriques ont suggéré que le taux d’apoptose lymphocytaire radio-induit CD8 (RILA) peut prédire les toxicités pelviennes (pt+) tardives après radiothérapie (RT) prostatique en intention curative. Nous avons évalué le rôle du RILA comme prédicteur de pt+ après radiothérapie prostatique dans un essai prospectif multicentrique français.


Méthodes

Au total, 383 patients (pts) ont été inclus dans 8 centres français et traités par RT pour un cancer de prostate. Le RILA a été réalisé en cytométrie de flux avant la RT. La RT a été délivrée en IMRT selon des volumes correspondant aux risques pronostiques (prostate+vésicules séminales 80Gy ; prostate+pelvis 74Gy ; loge prostatique 66Gy). L’impact du RILA sur les toxicités pelviennes (objectif principal) ou sur les récidives a été évalué en utilisant la méthode des risques compétitifs. Les analyses de type receiver-operator characteristic (ROC) ont été réalisées en intention de traiter. Cette étude a été enregistrée sur ClinicalTrials.gov (NCT00893035).


Résultats

Au total, 352 ont reçu la radiothérapie avec un tube de sang analysable. Au total, 222 (63 %), 83 (23,6 %) et 47 (13,4 %) pts ont reçu respectivement une RT sur la prostate, la loge (prostatectomie) et le pelvis-prostate. Une hormonothérapie concomitante a été administrée chez 54 %. Avec un suivi médian de 38 mois, les taux de toxicités tardives (grade 1–3) urinaires et digestives étaient respectivement de 22,7 % et de 11,7 %.

L’incidence des pt+ de grade≥2 diminuait lorsque les pourcentages de RILA augmentaient (p =0,03). Le risque de pt+ de grade ≥ 2 diminuait de moitié lorsque le RILA était supérieur à 24 %. Les symptômes urinaires initiaux pré-RT et une dose délivrée à 50 % du rectum>31Gy augmentaient indépendamment le pt+. Le risque était diminuée avec le RILA>15 %.


Conclusion

Le RILA prédit significativement le risque de pt+ associé à la présence de symptômes urinaires pré-thérapeutiques et d’une dose rectale élevée. Cette étude valide l’utilisation du RILA dans un nomogramme multiparamétrique en pratique clinique et permet de guider les praticiens et les patients dans la pertinence du choix entre prostatectomie et radiothérapie externe.

Le typage endoscopique et microscopique comparé des calculs urinaires : premiers résultats de l’étude de concordance
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 685-686


Objectifs

Le traitement moderne des calculs relève de la fragmentation, voire de la pulvérisation en poudre « dusting ». L’examen morphoconstitutionnel microscopique d’un calcul entier n’est alors plus possible. C’est pourtant celui qui donne la meilleure concordance diagnostique en lithiase selon la classification de Daudon. Notre travail a comparé le typage endoscopique et microscopique des calculs pour valider la reconnaissance endoscopique avant destruction du calcul (REC).


Méthodes

Un urologue a examiné systématiquement la surface et la tranche de section des calculs avec un endoscope rigide (Olympus/Wolf) ou un urétérorénosocope souple numérique (Olympus URFV-1 capteur CCD) avant fragmentation LASER. Le typage endoscopique du calcul a été fait selon les critères morphologiques microscopiques décrits par Daudon. Les fragments de calculs ont ensuite été adressés au biologiste pour examen morphologique et infrarouge. Une étude comparative de concordance entre les deux approches endoscopique et microscopique a été réalisée. Un test de Chi2 a été pratiqué pour évaluer cette concordance.


Résultats

Au total, 268 dossiers ont été examinés. Sept sont sans typage endoscopique possible (images floues). Sept sont sans typage microscopique (poudre calcul). Au total, 254 dossiers ont été inclus dans l’étude comparative. Trente-quatre types de calculs dont 15 purs et 19 mixtes sont répertoriés. Quinze calculs ont un typage endoscopique spécifique non retrouvé à l’examen infrarouge. Les concordances avec test de différence Chi2 non significatif (p ≥0,05) correspondent aux calculs purs (Ia+Id) de whewellite (85,7 % n =7), (IIb) weddellite (88,2 % n =17), (IIIab) acide urique (97,1 % n =34), (IVc) struvite (100 % n =4) et calculs mixtes (Ia+IIb) whewellite/weddellite (92,5 % n =40), (Ia+IIIab) whewellite/acide urique (76,9 % n =13), (Ia+IIb+IVa) whewellite/weddellite/carbapatite (87,5 % n =16). D’autres morphologies ont une concordance excellente, Va cystine (100 % n =1), VIa protéines (100 % n =1), IIb+IVd weddellite/brushite (100 % n =3) mais un effectif trop faible. La concordance globale est de 76,8 % (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

Ce travail permet de valider le typage endoscopique des calculs les plus fréquents purs (Ia+Id) de whewellite, (IIb) weddellite, (IIIab) acide urique, (IVc) struvite et mixtes (Ia+IIb) whewellite/weddellite, (Ia+IIIab) whewellite/acide urique, (Ia+IIb+IVa) whewellite/weddellite/carbapatite. La REC est une étape indispensable en lithiase. Elle doit néanmoins toujours être complétée d’une analyse infrarouge des fragments ou de la poudre du calcul typé (Fig. 2).

Le volume de l’hématome péri-rénal, un facteur prédictif d’échec du traitement conservateur lors d’un traumatisme rénal ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 656-657


Objectifs

Le traumatisme rénal est le plus courant des traumatismes en urologie. Un certain nombre de critères de sélection des patients devraient être disponibles pour identifier les patients pour lesquels un traitement chirurgical dès le début serait souhaitable. À travers ce travail nous voulons montrer que le volume et les caractéristiques de l’hématome péri-rénal peuvent être prédictifs de l’échec du traitement conservateur.


Méthodes

Étude rétrospective de janvier 2006 à décembre 2017 des patients hospitalisés pour traumatisme rénal, stades I à V. Les traitements conservateurs incluaient la surveillance simple, un drainage (par sonde jj, lombotomie). L’analyse descriptive consistait à calculer les fréquences absolue et relative pour les variables qualitatives, et les paramètres de positionnement, et de dispersion des variables quantitatives. L’analyse bivariée comparait les variables grâce aux test statistiques Pearson Chi2 et de Fisher. Une analyse multivariée par régression logistique binaire modélisait les facteurs prédictifs du traitement adopté. Les variables retenues au final étaient sélectionnées par une méthode pas à pas. Seuil d’entrée : 0,2, seuil de sortie : 0,05.


Résultats

Au total 81 patients ont été sélectionnés, la moyenne d’âge était de 31,01 ans (15–81 ans). Le volume moyen de l’hématome était de 42±5mm (2–230mm), avec une prédominance des lésions médio-rénales et des lésions multiples (24,7 % chacune). Les grades 3 et 4 (33,3 % et 30,9 %) prédominaient. Le traitement était souvent conservateur (74,1 %), et en cas de chirurgie (25,9 %), la néphrectomie était principalement pratiquée (16 %). L’analyse bivariée, montre que le volume de l’hématome (p =0,005), sa superficie (p =0,0001) et les lésions associées (p =0,047) à l’atteinte rénale sont des facteurs prédictifs de l’échec du traitement conservateur. L’analyse par régression logistique binaire multivariée, montre qu’un hématome de plus de 23mm augmente de 3,53 fois le risque d’échec du traitement conservateur (Fig. 1 et Tableau 1).


Conclusion

Le volume de l’hématome, est un facteur prédictif de l’échec du traitement conservateur, avec une valeur seuil de 23mm à partir de laquelle le risque d’échec augmente à 3,53.

Les niveaux de TIMP-2 et MMP-2 urinaires sont significativement associés au trouble de la compliance vésicale chez les patients spina bifida adultes
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 736


Objectifs

L’objectif de cette étude était de mesurer les performances diagnostiques de 6 marqueurs urinaires (NGF, BDNF, TIMP-2, TGF-B1 et PGE2) pour l’évaluation du régime de pression vésicale et du risque d’atteinte du haut appareil urinaire chez les adultes spina bifida.


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a été menée entre mars 2015 et mars 2017 incluant tous les patients spina bifida adultes ayant consulté consécutivement pour examen urodynamique. Une imagerie de l’appareil urinaire était également effectuée chez tous les patients. À la fin de la période d’inclusion, les prélèvements urinaires étaient décongelés pour réalisation des dosages de NGF, BDNF, TIMP-2, PGE2, TGF-B1 à l’aide de kits ELISA dédiés et de MMP-2 par zymographie. Le trouble de la compliance était défini comme une compliance<20mL/cmH2O. L’atteinte du haut appareil urinaire à l’imagerie était définie comme : encoche corticale et/ou atrophie rénale et/ou urétéro-hydronéphrose.


Résultats

Quarante patients ont été inclus. Le TIMP-2 et le MMP-2 étaient les seuls marqueurs urinaires significativement associé au trouble de la compliance vésicale (p =0,043 et p =0,039 respectivement). Il n’y avait pas d’autres associations statistiquement significatives entre marqueurs urinaires et paramètres urodynamiques (compliance, Pdetmax, capacité cystomanométrique ou hyperactivité détrusorienne). Le TIMP-2 était également le seul marqueur urinaire associé à une atteinte du haut appareil urinaire (OR=19,8 ; p =0,02). Le trouble de la compliance et la Pdetmax étaient les seuls paramètres urodynamiques significativement associés à l’atteinte du haut appareil urinaire (p =0,01 et p =0,02). Les performances diagnostiques du TIMP-2 urinaire pour l’atteinte du haut appareil urinaire était légèrement supérieur à celle de la Pdet max et au trouble de la compliance (voire courbes ROC, Fig. 1) avec une aire sous la courbe de 0,72.


Conclusion

Le TIMP-2 et le MMP-2 urinaire pourraient être associés au trouble de la compliance vésicale et le TIMP-2 urinaire à l’atteinte du haut appareil urinaire chez les adultes spina bifida. Ces résultats confirment la forte implication physiopathologique du remodelage de la matrice extracellulaire dans les troubles vésico-sphinctériens à haut risque des patients spina bifida. Cela pourrait constituer une cible thérapeutique.

Lésion vasculaire compliquant une lymphadénectomie rétro-péritonéale robot-assistée (RA-RPLND) pour une masse résiduelle d’une tumeur germinale non-seminomateuse
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 785


Objectif

Description de la technique de lymphadénectomie rétro-péritonéale robot-assistée RA- RPLND compliquée d’une lésion vasculaire nécessitant la conversion en chirurgie ouverte.


Méthodes

La RA-RPLND a été envisagée devant la persistance d’une masse résiduelle post-chimiothérapie chez un patient de 23 ans. Cette dernière a été réalisée suivant le modèle de Curage retro péritonéal extensif bilatéral sans complications, la quasi-totalité de la masse était libérée restant en contact du pédicule rénale gauche au quel elle est intimement adhérée. La tentative de dissection à ce niveau a engendré une plaie de la veine rénale gauche, responsable d’un saignement incontrôlable. Compte tenu de l’instabilité hémodynamique secondaire, la conversion en laparotomie médiane a été envisagée, en vue d’un contrôle vasculaire.


Résultats

La durée opératoire était de 5h. Le délai entre la survenue de la plaie vasculaire et le contrôle du pédicule pour la néphrectomie d’hémostase était de 12min. Les pertes hémorragiques ont été estimées à plus de 2 litres. La gestion optimale en salle opératoire des complications vasculaires, va de pair avec une meilleure organisation entre les différents intervenants de l’équipe du bloc opératoire (Dé-Docking d’urgence, conversion en laparotomie, expérience de l’assistant au chariot patient, de l’équipe para médicales ainsi que les anesthésistes réanimateurs) permettant un contrôle hémostatique dans les plus brefs des délais. Les suites opératoires étaient cependant simples avec une sortie à domicile à J10.


Conclusion

La lymphadénectomie rétro-péritonéale robot-assistée est une technique faisable, efficace mais risqué. En effet le motif le plus courant de conversion en procédure ouverte est un saignement incontrôlable, les lésions vasculaires sont citées comme la complication per-opératoire la plus courante.

Lymphadénectomie rétropéritonéale robot-assistée dans la chirurgie des masses résiduelles après chimiothérapie : résultats oncologiques et fonctionnels
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 651-652


Objectifs

Le cancer testiculaire est une pathologie dont le pronostic est étroitement lié à l’exérèse complète du tissu tumoral. La chirurgie des masses résiduelles (MR) après chimiothérapie est donc essentielle pour obtenir une rémission complète. Plusieurs voies d’abord sont possibles. Nous avons évalué les Résultats oncologiques et fonctionnels du curage rétropéritonéal modifié robot-assisté pour MR dans le cancer testiculaire.


Méthodes

Étude épidémiologique, monocentrique, rétrospective réalisée entre octobre 2013 et avril 2019. Les patients inclus présentaient des MR après chimiothérapie supérieures à 1cm pour les tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS) et de plus de 3cm pour les séminomes (TGS). Deux approches ont été utilisées : le décubitus latéral avec docking latéral et plus récemment le décubitus dorsal avec positionnement du robot au niveau de la tête.

Les données préopératoires (âge, type et taille de la tumeur, chimiothérapie), peropératoires (durée, pertes sanguines, complications), postopératoires (complications, durée d’hospitalisation, mode éjaculatoire, survie sans récidive à 2 ans, résultats anatomopathologiques) ont été recueillies.


Résultats

Vingt-deux patients ont été inclus (13 TGNS, 1 TGS et 8 tumeurs mixtes), tous avaient reçu au moins 3 cycles de BEP. L’âge médian était de 35 ans [22–56]. Vingt interventions ont été réalisées en docking latéral et 2 en décubitus dorsal. Les données préopératoires sont présentées dans le Tableau 1.

Les pertes sanguines médianes étaient de 50 cm3 [0–300]. La durée opératoire médiane était de 155min [45–300]. La durée d’hospitalisation médiane était de 3jours [2–5]. Aucune complication peropératoire n’a été rapportée. À noter, une 1 complication postopératoire Clavien 2. Le nombre médian de ganglions prélevés était de 8 [1–40]. Les résultats anatomopathologiques sont résumés dans le Tableau 2. Un patient a récidivé précocement avec un suivi médian de 14 mois. Soixante-treize pour cent présentaient une éjaculation antégrade.


Conclusion

La chirurgie des masses résiduelles après chimiothérapie par voie laparoscopique robot-assistée pour cancer testiculaire semble être une technique sûre et reproductible dans des centres experts chez des patients sélectionnés.

Le positionnement du patient en décubitus dorsal est en cours d’évaluation mais semble être une approche intéressante, des analyses comparatives seront réalisées une fois le nombre de patient inclus suffisant.

L’ablation précoce vs. tardive des sondes JJ diminue le taux d’infection urinaire après transplantation rénale
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 677


Objectifs

Il est fréquent de positionner une sonde JJ après transplantation rénale. Le délai d’ablation de cette sonde n’est pas consensuel. De récentes études montrent qu’une ablation précoce permettrait de limiter le taux d’infections urinaires sans augmenter le risque de complications. Nous avons souhaité comparer le taux d’infections urinaires selon l’ablation précoce ou l’ablation tardive de la sonde JJ dans notre cohorte de patients transplantés rénaux.


Méthodes

Nous avons inclus rétrospectivement et consécutivement tous les patients greffés rénaux entre mai 2017 et mai 2018, dans notre centre de transplantation. L’ablation de la sonde JJ était réalisée de façon standard à 1 mois pendant les 6 premiers mois de l’inclusion puis précocement, avant 15jours, pendant les 6 derniers mois de la période. Le taux d’infections urinaires asymptomatiques (colonisation) et symptomatiques (pyélonéphrite) était étudié en fonction de l’ablation précoce (<j14) ou tardive (>1 mois) de la sonde JJ après transplantation rénale. Le taux de complications a été analysé en fonction de l’ablation précoce ou tardive de la sonde JJ. Le type d’anastomose urinaire était collecté.


Résultats

Parmi les 151 patients transplantés sur la période d’étude, 67 ont été inclus dans le groupe « ablation précoce » et 84 dans le groupe « ablation tardive ». Les 2 groupes étaient comparables en dehors de la présence de plus d’anastomoses urétérovésicales dans le groupe ablation tardive. La survenue d’une infection (asymptomatique ou symptomatique) était associée en analyse univariée au jour d’ablation de la sonde JJ (p =0,028), au jour d’ablation de la sonde vésicale (p =0,027) et à la présence d’un ECBU positif avant ablation de la sonde JJ (p <0,001). Le jour d’ablation de la sonde JJ et l’ECBU restaient significatifs en analyse multivariée (p =0,038 et p <0,001 respectivement). Il n’y avait pas de différence dans la survenue de complications (hématome, lymphocèle, sténose, fistule) entre ablation précoce et ablation tardive.


Conclusion

Le retrait précoce des sondes JJ, avant j14, après transplantation rénale permet de diminuer le taux d’infections urinaires sans augmenter le taux de complications chirurgicales. Afin de faciliter l’organisation de l’ablation précoce des sondes JJ, éventuellement en cours d’hospitalisation, un système de fibroscope jetable à usage unique peut être utilisé avec une bonne tolérance.

L’abus sexuel : un élément méconnu dans la genèse des troubles vésicosphinctériens
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 742


Objectifs

Même si les urologues savent qu’il peut y avoir une association entre abus sexuels et troubles urinaires, la recherche d’abus sexuel ne fait pas partie, la plupart du temps, de leur interrogatoire standardisé. Le but de notre travail est d’évaluer l’incidence des abus sexuels, de comprendre et savoir prendre en charge les conséquences des antécédents d’abus sexuels dans l’enfance sur les fonctions vésico-sphinctériennes.


Méthodes

Une étude transversale multiparamétrique de 130 femmes atteintes du syndrome douloureux pelvien chronique/cystite interstitielle (SDPC/CI), hyperactivité vésicale sans fuite, fuite par urgenturie, incontinence urinaire (IU) d’effort et incontinence urinaire mixte, interrogées par une femme médecin à la recherche d’agression sexuelle (ASE). Les auteurs présentent leur expérience à propos de 130 patientes (48,5 ans, extrêmes 23 à 75 ans), suivies au service. Tous les patients ont été évalués par un calendrier mictionnel, un score MHU (mesure de l’handicap urinaire), une cystoscopie et un bilan urodynamique.


Résultats

La répartition des patientes selon le trouble vésico-sphinctérien et le nombre d’ASE sont représentés dans le Tableau 1 et les caractéristiques de notre série sur le Tableau 2. Le retentissement psychosocial était observé dans 100 % avec principalement des sentiments comme la gène, la colère, la tristesse, la frustration, la peur et le sentiment de rejet de la part de leur entourage. Avoué pour la première fois dans 90 %, les raisons évoquées par les malades qui n’avaient avoué étaient d’abord la honte dans 90 %, aucune raison n’avait été évoquée par les autres. Seuls 30 % avait osé se confiera un tiers. Une ASE avant 18 ans a été signalée dans 78 %. Les chiffres de prévalence sont quasiment identiques quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle, la prévalence la plus élevée de 10 % ayant été rapportée chez les filles de cadre (Fig. 1).


Conclusion

Les abus sexuels sont très fréquents dans la population générale et doivent rendre prudente l’interprétation des antécédents de ce type dans les études incriminant l’abus comme intervenant dans la genèse d’un symptôme physique ou psychique.

L’analyse combinée de la TEP au 18F-FDG et de la TDM améliore le bilan d’extension ganglionnaire initial des cancers de la vessie infiltrants
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 753-754


Objectifs

L’extension ganglionnaire locorégionale initiale des tumeurs de la vessie infiltrant le muscle (TVIM) a un impact majeur sur le pronostic et le traitement. L’apport de la TEP/TDM au 18F-FDG dans ce domaine est controversé. Nous avons étudié les performances d’une évaluation ganglionnaire combinant les informations de la TEP (SUVmax) et de la TDM (petit axe), comparativement à la TDM seule qui constitue actuellement la référence.


Méthodes

Ont été prospectivement inclus, de mai 2015 à mai 2017, tous les patients ayant bénéficié d’une TEP/TDM au 18F-FDG dans le bilan d’extension, suivie d’une cystectomie radicale avec curage ganglionnaire pelvien étendu. Les données de l’imagerie étaient comparées à l’analyse anatomopathologique des pièces de curage ganglionnaire. Les performances de la TEP/TDM au 18F-FDG étaient comparées à celles de la TDM seule, en analyse par aire ganglionnaire et par patient.


Résultats

Au total, 1012 ganglions ont été histologiquement analysés chez 61 patients avec des TVIM localisées ayant bénéficié d’une cystectomie radicale avec curage ganglionnaire pelvien étendu. Vingt-quatre ganglions chez 17 patients présentaient une atteinte néoplasique histologique. En analyse par aire, l’exactitude diagnostique de la TEP/TDM et de la TDM seule étaient respectivement de 84 % et 78 % (p =0,039). En analyse par patients, l’analyse combinée TEP/TDM permettaient d’identifier correctement le statut ganglionnaire chez 5/61 (+8 %) patients de plus que la TDM seule, avec des exactitudes diagnostiques de 82 % et 74 %, respectivement (Fig. 1).


Conclusion

L’analyse combinée basée sur le SUVmax et la taille des ganglions en TEP/TDM au 18F-FDG permet d’améliorer l’exactitude diagnostique pour la détection d’une extension ganglionnaire préopératoire des TVIM, en analyse par aire. Ainsi, la TEP/TDM au 18F-FDG peut permettre d’adapter la décision thérapeutique.

L’antibioprophylaxie en urologie : évaluation des pratiques de notre service
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 767-768


Objectifs

L’antibioprophylaxie est l’une des mesures dont l’impact sur la prévention des Iso (infection du site opératoire) a été quantifié avec le plus de précision : dans les interventions chirurgicales propres et propres-contaminées, en rappelant que les Iso entraînent une majoration du coût de la prise en charge et une mauvaise perception des soins par l’usager. Évaluer l’observance des recommandations en antibioprophylaxie, en chirurgie urologique.


Méthodes

Cent soixante-huit patients opérés en 2018 et relevant d’une antibioprophylaxie ont été tirés au sort et ayant bénéficie au bloc opératoire d’une chirurgie scrotale, de varicocèle, d’une RTUP, RTUV, de traitement endoscopique ou percutané de lithiase, de cystectomie, de prostatectomie radicale et de néphrectomie, relevant toutes d’une antibioprophylaxie. Sur cette base (168 patients), le respect des recommandations en antibioprophylaxie de notre service et de la Société française d’anesthésie et réanimation (SFAR) a été recherché (résumé sur Tableau 1). Nous avons étudié la conformité des indications et de la réalisation de l’antibioprophylaxie en ciblant après concertation avec l’équipe d’anesthésie et les équipes chirurgicales, la nature du produit, le moment de l’administration et la durée du traitement.


Résultats

La répartition des malade en fonction du type de chirurgie est résumée sur la Fig. 1. La conformité globale était de 58,3 % et les autres paramètres sur le Tableau 2.


Conclusion

Les recommandations en antibioprophylaxie sont imparfaitement appliquées, notamment pour ce qui concerne le moment d’administration. Des efforts doivent être poursuivis tant en termes d’observance des recommandations que d’enregistrement de l’administration et évalués de façon répétée.

L’ECBU préopératoire polymicrobien est-il un facteur prédictif de la survenue d’une infection urinaire après urétéro-rénoscopie souple ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 767


Objectifs

Une revue de la littérature (Vallée et al., 2019) rapporte qu’un ECBU polymicrobien préopératoire pourrait être associé à une augmentation du risque de complications infectieuses. Depuis 2015, une gestion centralisée des ECBU préopératoires a été mise en place dans notre service afin d’améliorer la gestion du risque infectieux. L’objectif était d’évaluer si un ECBU préopératoire polymicrobien était associé à la survenue d’une infection urinaire après URSS.


Méthodes

Étude rétrospective incluant les URSS consécutives réalisées dans notre centre entre janvier 2015 et mars 2019. Les critères d’exclusion étaient : utilisation d’un urétéroscope rigide et URSS antégrade. Les ECBU étaient recueillis 10jours avant l’intervention par un prestataire de service indépendant. Un protocole standardisé a été mis en place :

– ECBU stérile, une antibioprophylaxie était administrée au bloc opératoire selon le protocole de la SFAR ;

– ECBU polymicrobien (UFC>103), antibiothérapie par Ceftriaxone I. V 48heures avant l’intervention ;

– ECBU préopératoire positive, une antibiothérapie adaptée aux données de l’antibiogramme était prescrite 5jours avant l’intervention.

Le critère de jugement principal était la survenue d’une infection urinaire dans les 15jours suivant l’URSS.


Résultats

Six cent URSS consécutives ont été finalement inclus. L’âge médian (IQ) de la cohorte était de 61 (48–68) ans, 266 femmes étaient inclues (44,3 %) et le score de Charlson médian (IQ) était de 2 (1–4). Les ECBU préopératoires étaient : stériles (n =398, 66,1 %), polymicrobiens (n =100, 16,6 %), colonisés à une souche multi-sensible (n =81, 13,5 %) et colonisés à un bactérie multi-résistante (n =23, 3,8 %). Une infection urinaire est survenue dans 41 cas (6,8 %) après URSS. En comparaison aux ECBU stériles, il existait un risque significativement augmenté d’infection postopératoire en cas d’ECBU polymicrobien (OR : 5,61 [IC95 % : 2,77–11,36], p <0,0001) et ECBU colonisé à une souche multi-sensible (OR : 4,48 [IC95 % : 2,05–9,80], p =0,0004). Chez les patients infectés avec ECBU préopératoire positive (n =16), seuls trois cas d’infection postopératoire présentaient le même micro-organisme que sur l’ECBU préopératoire (18,7 %).


Conclusion

Malgré une couverture antibiotique, un ECBU préopératoire polymicrobien était significativement associé aux complications infectieuses. Ces résultats témoignent d’un échec de nos mesures préventives et d’une grande méconnaissance de cette situation pourtant fréquente en urologie. Il est communément admis que les souches multi-résistantes sont peu agressives en comparaison aux souches multi-sensibles et nos résultats rapportent un risque comparable aux ECBU stériles.

L’expression de PD-L1/PD-1 expression est-elle un facteur pronostique de réponse au BCG dans les tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle de haut risque ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 692-693


Objectifs

Évaluer l’association entre la survie sans maladie des tumeurs de vessie n’infiltrat pas le muscle (TVNIM) de haut risque (HR) traitées par BCG et l’expression de PD-L1.


Méthodes

Les TVNIM de HR provenant de 5 centres universitaires Français ayant reçu du BCG en induction et en entretien étaient rétrospectivement inclues. Les informations suivantes étaient colligées : stade pathologique, le grade, la présence de CIS concomitante, le nombre de lésion et la taille tumorale. Une analyse immunohistochimique centralisée sur échantillons de paraffine a permis la quantification de l’expression de CD3, CD8, PD-L1 (anticorps SP263/SP142, E1L3N, 28 8) dans les cellules tumorales et immunitaires.


Résultats

Cent quarante patients (médian âge 66,5 ans, male vs female  : 6 :1) étaient inclus. Les TVNIM étaient toutes de haut grade, les stades Ta/T1 étaient repartis respectivement Ta37,1 % (n =52) T162,9 % (n =88). Le nombre médian d’instillation délivrées pendant le schéma d’entretien était 6 (range 1–30) (Tableau 1). Durant un suivi médian était de 54,24 mois (IC95 %=49,91–58,68), 25 patients (17,9 %) avaient une récidive ou progression. Le taux de survie sans maladie à 72 mois était de 81,11 %. L’âge (HR=1,07 [1,02–1,13] p =0,009), l’expression de PD-L1 (Ac E1N3L) dans les cellules tumorales (HRdivpar 10=1,96 [1,28–3,00] p =0,02) et le ratio CD3/CD8 (HR=3,38 [1,61–7,11] p =0,01) étaient en analyse multivariée associés à la survie sans maladie (Tableau 2). Par contre, le statut PD-L1+ dans les cellules tumorales, défini dans les études précédentes comme SP142≥5 %/SP263≥25 %, n’était pas un facteur prédictif de l’échec du BCG (Fig. 1).


Conclusion

L’expression de PD-L1 et la population lymphocytairesT sont 2 facteurs prédictifs de la réponse au BCG. Par contre, les seuils définissant le statut PD-L1+ issus des études sur les TVIMM+ ne sont pas associés au pronostic. Les résultats des essais sur la combinaison BCG+inhibiteur check-point permettront de confirmer l’hypothèse du rôle clé joué par PD-L1 dans la résistance au BCG.

L’hyperactivité détrusorienne et les troubles de la compliance préopératoires sont-ils des facteurs d’échec de sphincter urinaire artificiel chez l’homme?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 739


Objectifs

L’objectif principal de cette étude était de comparer les taux de continence entre les patients ayant ou non un trouble de la compliance préopératoire et/ou une hyperactivité détrusorienne (HAD).


Méthodes

Les dossiers des patients de sexe masculin ayant eu l’implantation d’un SAU entre 2008 et 2018 dans un centre universitaire ont été revus rétrospectivement. Les patients n’ayant pas eu de bilan urodynamique préopératoire et ceux ayant une incontinence d’effort d’origine neurogène étaient exclus. Le trouble de la compliance était défini, conformément à la terminologie de l’International Continence Society, comme une compliance<20mL/cmH2O. Le critère de jugement principal était la continence sociale à 3 mois (0 à 1 protection/jour). Les critères secondaires étaient la prise de traitements pour HAV postopératoire, ainsi que les taux de résolution de troubles de la compliance et HAD en postopératoire.


Résultats

Quatre-vingt-dix-sept patients étaient éligibles pour inclusion. Il y avait 73,8 % de patients continents à 3 mois. L’HAD préopératoire n’était pas significativement liée à la continence à 3 mois (80,9 % vs. 73,7 % p =0,78), ni à une HAV traitée en postopératoire (24 % vs. 30 % p =1). Le trouble de la compliance n’était pas non plus lié à la continence postopératoire (80 % vs. 76,2 % p =1) ni au traitement postopératoire d’une HAV (31,6 % vs. 25 % p =1). Les facteurs associés à la continence postopératoire étaient le taux d’urgenturies préopératoires (60 % vs. 22 % p =0,03), la quantité de pertes au Pad Test (986mL vs. 588mL p =0,03) ainsi que la capacité cystomanométrique préopératoire (333mL vs. 430mL p =0,03). Parmi les patients avec une HAD préopératoire ayant eu un bilan urodynamique postopératoire, 25 % avaient une disparition de l’HAD.


Conclusion

Le trouble de la compliance et l’hyperactivité détrusorienne préopératoires ne semblent pas être associée aux résultats fonctionnels post-implantation d’un SAU chez l’homme, ni à l’existence de symptômes d’HAV postopératoire.

L’impact du Cis dans les recoupes urétérales lors de la cystectomie sur la survie : étude cas-témoin
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 752-753


Objectifs

La présence de carcinome in situ (Cis) en association à une tumeur de vessie est un facteur pronostique établi. Le pronostic associé à la présence de Cis sur les recoupes urétérales lors de la cystectomie totale est en revanche mal défini. L’objectif a été d’établir les différences de pronostiques associées au statut des recoupes urétérale vis-à-vis du Cis.


Méthodes

Une étude rétrospective cas-témoin monocentrique réalisée dans un service hospitalo-universitaire entre 2001 et 2016. Sur une base de données de 1450 cystectomies, 122 patients (cas) porteur du Cis dans les recoupes urétérales lors de la cystectomie ont été appariés selon l’âge, le sexe, le stade pTNM et la méthode de dérivation urinaire avec un échantillon de population de 122 patients (témoins) qui avaient des recoupes urétérales saines. L’analyse de régression multivariée de Cox a été utilisée pour tester l’effet des recoupes positives sur la survie sans récidive urothéliale, la survie spécifique au cancer et globale.


Résultats

La moyenne de suivi était de 55,43±39,6 mois. La médiane de survie globale et spécifique était diminuée dans le groupe cas estimé respectivement à 43,3 [35,33 à 56,93], 52,43 [42,16 à 68,93] par rapport au groupe témoin avec une différence significative (p =0,001, p =0,0039). La probabilité cumulée de survie sans récidive urothéliale était diminuée dans le groupe cas (63,9 %, [49,68 à 78,01]) par rapport au groupe témoin (p =0,0001). En analyse multivariée, une diminution significative de la survie sans récidive urothéliale était associée à la présence du Cis sur les recoupes urétérales (p =0,003, odds ratio =0,42, IC95 % : [0,28–0,64]) ainsi qu’à l’aspect de l’uretère (épaissie, dilaté) (p =0,023, odds ratio =0,62, IC95 % : [0,31–0,84]) (Fig. 1, Fig. 2 et Tableau 1).


Conclusion

La présence de Cis sur les recoupes urétérales et l’aspect épaissi et ou dilaté de l’uretère lors de la cystectomie a été associée à une diminution significative de la survie globale, spécifique et sans récidive urothéliale.

L’introduction d’urétéroscopes souples à usage unique, permet-elle d’augmenter la durée de vie des urétéroscopes souples réutilisables ?
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 677-678


Objectifs

Les urétéroscopes souples à usage unique (URSS-UU) offrent des avantages en termes de disponibilité, stérilité et absence de coûts de maintenance par rapport aux URSS réutilisables (URSS-R). Nous avons évalué si l’introduction des URSS-UU dans notre centre avait un impact sur le taux de casse des URSS-R.


Méthodes

Le nombre d’usages et de casse des URSS-R (URF-P5, URF-V, Olympus) dans notre centre entre février 2015 et décembre 2018 a été collecté. Le nombre d’utilisations depuis la première jusqu’à casse de l’endoscope a été rapporté pour chaque URSS-R. Le nombre d’utilisations a été redémarré après retour de réparation. Depuis l’introduction en 2016 des URSS-UU (Lithovue, Boston Scientific), nous avons pu comparer les durées de vie des URSS-R en fonction de la disponibilité des URSS-UU et de leur intensité d’utilisation (nombre d’URSS-UU utilisés au cours de chaque cycle de vie d’URSS-R).


Résultats

Au cours de la période étudiée, 5 URSS-R (4 URF-P5 et 1 URF-V) ont été utilisés dans notre centre, pour un total de 1820 utilisations et 40 casses nécessitant une réparation. Le nombre médian d’utilisations avant casse était de 38 (25–51). Quatre-vingt-dix-huit URSS-UU ont été utilisés au cours de la période d’étude. Après l’introduction des URSS-UU le nombre d’utilisations avant casse des URSS-R est passé de 28 (19–46) à 45 (34–59), (+62 %, p =0,01). La relation graphique entre l’intensité d’utilisation des URSS-UU et la durée de vie des URSS-R a montré une augmentation linéaire de la survie après l’utilisation d’au moins 10 URSS-UU pour chaque cycle d’URSS-R. L’analyse de régression a montré que l’intensité d’utilisation des URSS-UU était corrélée positivement à une durée de vie augmentée des URSS-R RR (IC95 %) : 1,02 (1,01–1,03), (p <0,001) (Fig. 1).


Conclusion

La durée de vie des URSS-R a augmenté de 62 % après l’introduction des URSS-UU. Un nombre d’au moins 10 URSS-UU par cycle de vie était associé à une augmentation de durée de vie des URSS-R.

L’urétéroscope souple à usage unique permet-il de diminuer le risque d’infection urinaire après urétérorénoscopie souple ? Une étude rétrospective sur 422 interventions consécutives
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 678


Objectifs

Dans une étude récente (Ofstaed et al., 2017) l’analyse post-stérilisation de 16 urétéroscopes réutilisables (rURS) rapportait des irrégularités dans 100 % des urétéroscopes (présence de sang, protéines, bactéries). Récemment, plusieurs modèles d’urétéroscopes usage unique (uURS) sont disponibles et seraient dépourvus du risque d’infection croisée. Dans notre centre, faisant un usage mixte des urétéroscopes depuis 2 ans, nous avons comparé le taux d’infection après rURS vs uURS.


Méthodes

Étude rétrospective incluant les URS consécutives réalisées dans notre centre entre janvier 2017 et avril 2019. Une gaine d’accès urétérale (Peelway® Ch9-10) était systématiquement utilisée. Durant la période d’étude, 5rURS et 1uURS (UscopePU3022) étaient disponibles. La gestion du risque infectieux préopératoire était protocolisée: antibiothérapie durant 48heures adaptée au micro-organisme en cas de colonisation urinaire, ceftriaxone IV en cas d’ECBU polymicrobien et report d’intervention si manifestations cliniques d’une infection. Le critère de jugement principal était la survenue d’une infection urinaire définie comme une température>38°C associée à un syndrome inflammatoire biologique et une leucocyturie et/ou bactériurie dans le mois suivant l’intervention.


Résultats

Entre janvier 2015 et mars 2019, 422 URSS consécutives ont été réalisées dans les indications suivantes: lithiase urinaire (n =334), diagnostique et traitement conservateur des TVEUS (n =88). Dans les groupes rURS (n =236, 55,9 %) et uURS (n =186, 44,1 %), l’âge médian (IQR) était de 59 (49–68) vs. 63 (47–71) ans, 178 femmes étaient inclues (42,4 vs 41,9 %) et le score de Charlson médian (IQR) était de 2 (1–4) vs 2 (0–4), respectivement. Une IU est survenue chez 27 patients (6,4 %): 15 patients dans le groupe uURS (8,06 %) et 12 patients dans le groupe rURS (5,08 %) (p =0,21). Dans les groupes uURS et rURS, le délai médian de survenue d’une IU était 2 (1–3) vs 2 (1–3) (p =0,91) et une instabilité hémodynamique est survenue dans 3 vs. 1 cas (p =0,60), respectivement. Concernant l’écologie bactérienne, l’ECBU était plus souvent polymicrobien dans le groupe rURS mais la différence n’était pas significative (50 % vs 13 %, p =0,08).


Conclusion

À notre connaissance, il s’agit de la première étude comparant le risque d’infection urinaire après URSS selon le type d’urétéroscope utilisé, uURS vs. rURS. Ces résultats suggèrent que l’utilisation d’un uURS ne permettrait pas de diminuer le risque d’IU postopératoire.