Base bibliographique

Sommaire :

Adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746, suppl. 13


Objectifs

La technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée initialement développée comme alternative à l’adénomectomie voie haute (AVH) a vu son rôle fortement limité par l’essor de l’énucléation endoscopique de la prostate. L’objectif de cette vidéo était de décrire une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure.


Méthodes

Une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée postérieure trans-vésicale est présentée à travers le cas d’un homme de 68 ans présentant des symptômes du bas appareil urinaire en rapport avec une prostate de 113cc obstructive.


Résultats

Le patient est positionné en Trendelenburg avec mise en place de 6 trocarts dont 3 pour les bras du robot, un pour l’optique et deux pour l’aide opératoire. La vessie est remplie à l’aide d’une sonde pour faciliter son repérage et une cystotomie horizontale est effectuée. Une incision au niveau du col vésical est effectuée sur tout le pourtour de l’empreinte prostatique. Le plan de la capsule est suivie toute autour de l’adénome et l’urètre est pour finir incisé pour détacher la pièce. Puis le col vésical est solidarisé à l’urètre par un V-Lock et la cystotomie est refermée.


Conclusion

Cette vidéo démontre la faisabilité d’une technique d’adénomectomie prostatique robot-assistée trans-vésicale postérieure. La forte réduction de la morbidité de la voie robot-assistée comparée à l’AVH par voie ouverte pourrait faire garder un rôle à l’adénomectomie prostatique robotique dans les centres n’ayant pas de morcellateur.

Mots clés:
B. / R. / A. / B.
Adénomectomie transvésicale : améliorer les résultats de la voie haute par une voie mini-invasive
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746, suppl. 13


Objectifs

Montrer la technique d’adénomectomie cœlioscopique robotisée par voie transvésicale.


Méthodes

Le cas d’un patient de 64 ans présentant une récidive volumineuse d’une hypertrophie bénigne de la prostate symptomatique est exposé.

La prostate de 137mL est traitée par une adénomectomie prostatique robotisée permettant l’énucléation de l’adénome tout en assurant une hémostase progressive.

Une trigonisation à la façon d’une anastomose urétrovésicale est réalisée pour permettre un passage aisé de la sonde.


Résultats

Parmi les 15 patients ayant bénéficié de cette technique, 70 % ont pu avoir leur ablation de la sonde au 2e jour.

L’IPSS médian à 3 mois était de 3.

Aucune incontinence urinaire n’était présente à 3 mois.


Conclusion

L’adénomectomie prostatique robotisée est une alternative mini-invasive à l’adénomectomie ouverte. Elle peut être mise en balance avec les techniques d’énucléation endoscopique, plus longue et nécessitant une longue courbe d’apprentissage.

Mots clés:
J.-A. / J.B. / C. / G. / C.
Affinement de la stratification du risque de cancer de la prostate détecté par biopsie transrectale par biopsie transpérinéale en fusion élastique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 716, suppl. 13


Objectifs

Évaluer la biopsie transpérinéale en fusion élastique (TPER-B) guidée par l’image dans la stratification du risque de cancer de la prostate de risque faible à intermédiaire détecté par biopsie transrectale-échographique (TRUS-B) lorsque les estimations du grade et du volume de cancer discordent avec l’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique (IRM).


Méthodes

Tous les patients référés pour une surveillance active ou une prise en charge d’organe conservatrice ont été revus collégialement pour évaluer la cohérence des résultats TRUS-B et de l’IRM. Une TPER-B guidée par l’image de la cible index (CI), définie comme la plus grande lésion de PI-RADS-v2≥3 a été organisée pour les cas discordants. L’anatomopathologie a analysé le score de Gleason, la longueur tumorale maximale (LTM) et la longueur tumorale totale (LTT).


Résultats

Sur 237 patients atteints d’un cancer de la prostate (1–4/2018), 30 ont eu besoin de TPER-B pour la stratification du risque. Les LTM dans la CI étaient plus fortes pour TPER-B [moyenne (IC95 %) : 2,6mm (1,9–3,3) vs 6,9 (5,0–8,8), p <0,0001], comme les LTT [3,6mm (2,6–4,5) vs 19,7 (11,6–27,8), p =0,0002] que TRUS-B. Quatorze sur trente (46,7 %) ont répondu à la définition 1 de l’University College London, et 18/30 (60,0 %) à la définition 2, ce qui correspond à des cancers cliniquement significatifs<0,5mL et <0,2mL, respectivement. Sept sur seize (43,8 %) patients en surveillance active ont été traités par prostatectomie (n =5) ou par radiothérapie (n =2). Chez 14 patients non encore assignés, la stratification du risque de TPER-B a confirmé le choix d’un traitement à visée curative (13/14, 92,9 %) (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3).


Conclusion

La biopsie transpérinéale guidée par l’image de la cible index a fourni plus de matériel tumoral pour l’anatomopathologie. La réévaluation du volume et du grade du cancer a orienté la majorité des patients vers des groupes à risque plus élevé et des traitements à visée curative.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / M. / P.
Amélioration dans le temps des résultats de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) : évaluation monocentrique de 370 procédures consécutives sur 6 années
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724, suppl. 13


Objectifs

Le développement de la chirurgie robotique a modifié les pratiques de nombreuses interventions en urologie, mais les principaux bénéfices de cette innovation sont observés en chirurgie conservatrice du rein. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’évolution des résultats de la NPRA dans le temps permettant d’appréhender la courbe d’apprentissage de cette technique au sein d’un centre de référence dans le traitement des tumeurs rénales.


Méthodes

Tous les patients consécutifs traités par NPRA pour une tumeur rénale primitive entre avril 2010 et janvier 2017 ont été inclus de manière prospective dans la base de données du cancer du rein UROCCR. Les données démographiques, les caractéristiques tumorales, les modalités chirurgicales et les résultats oncologiques, fonctionnels et sécuritaires étaient collectées. Une comparaison entre les premières NPRA réalisées entre 2010 et 2014 (période 1) et les NPRA récentes, réalisées entre 2016 et 2016 (période 2) a été effectuée pour analyser l’évolution des indications et des résultats des NPRA au cours du temps.


Résultats

Sur 370 NPRA consécutives, 165 et 205 ont été respectivement réalisées au cours des périodes 1 et 2. Durant la période 2, la taille tumorale était augmentée (3,6 vs 3cm, p <0,001) et les tumeurs complexes plus fréquentes (16,7 vs 5,8 %, p <0,001). Les indications impératives (19,5 vs 9,1 %, p =0,005), les procédures sans clampage (15,1 vs 4,9 %, p =0,002) ou sous clampage sélectif (46,3 vs 17,1 %, p <0,001) ont augmenté au cours de la période 2. Les taux de transfusion, de complications per- ou postopératoires ou de reprise ont été abaissés au cours du temps sans différence significative. La durée d’hospitalisation médiane a été diminuée de 5 à 3jours (p <0,001). Le taux de marges positives a été fortement diminué, passant de 10,5 à 2,2 % (p =0,002) (Fig. 1).


Conclusion

Bien que l’assistance robotique soit souvent considérée comme intuitive, nos données suggèrent qu’une expérience importante est nécessaire à l’amélioration des résultats de la NPRA. Avec ce niveau d’expertise, on peut observer d’excellents résultats de la NPRA.

Mots clés:
N. / G. / V. / H. / G.
Analyse de la cellularité du liquide intrakystique lors des néphrectomies partielles et élargies pour kystes rénaux Bosniak III ou IV
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 724, suppl. 13


Objectifs

Les kystes rénaux Bosniak III–IV relèvent d’une néphrectomie partielle en raison du risque de malignité rapporté : 30–60 % pour les Bosniak III et près de 90 % pour les Bosniak IV. La rupture kystique peropératoire est à risque théorique de dissémination tumorale (« spillage ») sans impact démontré sur la survie sans récidive. L’objectif de l’étude était d’analyser la cellularité du liquide intrakystique.


Méthodes

Tous les patients opérés d’une tumeur kystique dans notre centre entre novembre 2017 et avril 2018 ont été inclus. Les données cliniques et radiologiques étaient colligées de manière prospective avec classification selon Bosniak des kystes. Après exérèse opératoire, le liquide intrakystique était ponctionné au bloc opératoire, puis envoyé en frais en anatomopathologie. Après obtention d’un culot cellulaire par centrifugation, un examen cytologique direct recherchait la présence de cellules tumorales. Le culot était fixé pour analyse immunohistochimique (recherche des marqueurs pax-8 et ca-ix) et congelé pour analyse ultérieure de l’ADN tumoral.


Résultats

Vingt patients ont été inclus au total, dont 62 % de kystes Bosniak IV et 22 % de Bosniak III. Seize pour cent des kystes étaient non classables ou survenaient chez des patients avec maladie de von Hippel-Lindau. Deux patients ont été opérés par néphrectomie élargie, tous les autres par néphrectomie partielle. Environ 30 % des patients étaient opérés par laparoscopie robot-assistée. L’analyse histologique finale retrouvait 14 carcinomes rénaux à cellules claires, dont 1 tumeur multiloculaire, 2 carcinomes papillaires, 2 chromophobes et 2 tumeurs bénignes finalement exclus de l’étude (néphrome kystique et adénome métanéphrique). La ponction était réalisable dans 55 % des cas. Tous les liquides ponctionnés ont été analysés. La cytologie ne retrouvait aucune cellule tumorale et l’immunohistochimie ne mettait pas en évidence de marqueur tumoral rénal.


Conclusion

Nos résultats suggèrent que la composante liquidienne est acellulaire chez des patients porteurs de carcinomes rénaux classés Bosniak III ou IV. Ces données préliminaires pourraient expliquer l’absence de sur-risque de récidive en cas de rupture kystique peropératoire.

Mots clés:
J. / C. / A. / V. / C.
Analyse de la courbe d’apprentissage de l’énucléation endoscopique de la prostate au laser greenlight par une modélisation multivariée : étude internationale multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 648, suppl. 13


Objectifs

L’énucléation endoscopique au laser greenlight (greenlep) est une procédure qui nécessite un apprentissage considéré comme une limitation à la généralisation de cette technique bien qu’à notre connaissance, aucune étude n’a cherché à intégrer l’évaluation de la courbe d’apprentissage du greenlep dans un modèle multivarié selon une approche moderne adaptée. L’objectif de cette étude était d’évaluer la courbe d’apprentissage du greenlep par une modélisation multivariée.


Méthodes

Étude internationale multicentrique réalisée sur une cohorte de patients opérés consécutivement par greenlep par 5 chirurgiens. Pour chaque patient, l’expérience du chirurgien (EXP) a été défini comme le nombre total de greenlep effectués par chaque opérateur. Les critères de jugements était le trifecta (absence de conversion en rtup et une durée opératoire<90minutes) et le pentafecta (trifecta et absence de complications postopératoires et d’incontinence urinaire). Les covariables étaient : le volume prostatique, l’âge et un traitement anticoagulant. Des coefficients dérivés des modèles multivariés mixtes ont été utilisés pour calculer le trifecta et pentafecta ajusté. Une méthode de lissage polynomial local a été utilisée pour représenter les courbes.


Résultats

Au total, 980 patients opérés par greenlep ont été inclus dans cette étude. L’expérience moyenne des chirurgiens était de 196 procédures. Le volume médian prostatique était de 94mL (70–120mL). Le taux d’acomplissement du trifecta et du pentafecta était de 785 (84 %) et de 597 cas (66 %). L’augmentation du niveau d’expérience du chirurgien était associée à une réduction du temps opératoire (1re estimation du spline −4,41minutes par 25 cas ; p <0,0001), à une augmentation du taux d’accomplissement du trifecta (or =1,1 ; p <0,001) et du pentafecta (or =1,2 ; p =0,04). La relation entre exp et trifecta/pentafecta s’est révélée non linéaire, avec une augmentation du trifecta et du pentafecta du 1er au 150e cas avec un plateau observé après 200 cas.


Conclusion

Les résultats périopératoires du greenlep sont fortement influencés par l’exp. D’après cette modélisation multivariée, la première du genre pour une technique d’énucléation endoscopique de la prostate, la longueur de la courbe d’apprentissage du greenlep pourrait être estimée entre 150 et 200 cas.

Mots clés:
Z. / B. / R. / R. / E.
Analyse des causes de déprogrammation/annulations en ureteroscopie souple et rationnel pratique pour l’utilisation des ureteroscopes usage unique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 735, suppl. 13


Objectifs

L’ureteroscopie souple (us) a une place prépondérante dans l’urologie contemporaine. Cette technique a étendu les possibilités de soins en urologie, mais elle a aussi engendré une augmentation du niveau d’équipement, d’organisation et de technicité pour l’urologue et son établissement (pompe à pression, laser, gestion du risque infectieux préopératoire). L’objectif de ce travail était d’analyser les causes de déprogrammation/annulation et leurs impacts sur l’activité d’ureteroscopie souple.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique incluant l’ensemble des patients ayant eu une us entre mars et décembre 2017 (lithiase, diagnostic et traitement conservateur de tumeur de la voie excretrice supérieure). Les us étaient programmées par 8 opérateurs différents (5ph, 3 cca) et effectuées avec un parc de 5 ureteroscopes réutilisables (usr). Les causes de déprogrammation répertoriées étaient : gestion inadaptée du risque infectieux préopératoire (ecbu non faite ou prescription d’anti-infectieux inadaptée), ureteroscope non disponible, autre matériel non disponible. Le critère de jugement principal était l’annulations/déprogrammation pour matériel indisponible.


Résultats

Au total, 390 us étaient programmées du 1 mars au 31 décembre 2017. Cent quatre (27 %) us ont été annulées/reprogrammées : 57 (55 %) pour us non disponible (panne et réparation), 35 (34 %) gestion inadaptée du risque infectieux, 12 (12 %) panne de laser. Au 1er mars 2017, les 5 usr avaient une durée de vie moyenne de 4 ans [1–8]. En 2017, la durée moyenne d’immobilisation pour réparation était de 200jours/usr [100–249] et le nombre médian d’usr disponible était de 1/jour (maximum 3/jour en mars diminuant à 0/jour en mai 2017). À partir de juin 2017, les ureteroscopes souples à usage unique (usuu) ont permis : de diminuer à 0 % le risque d’annulation pour usr non disponible, de compenser une médiane d’usr disponible de 1/jour opératoire, de réaliser une moyenne de 17 us/mois, soit 59 % des ureteroscopes souples employés sur cette période.


Conclusion

Dans cette étude rétrospective de l’activité d’ureteroscopie souple dans notre établissement en 2017, l’indisponibilité d’un usr pour panne/réparation était la principale cause de déprogrammation/report/annulation d’une ureteroscopie souple. L’adoption des usuu en support aux usr a permis de maintenir une activité habituelle dans notre établissement malgré des cycles de réparations importants et non prévisibles de notre parc d’usr.

Mots clés:
R.
Annonce du cancer au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) : données de la cohorte prospective française VICAN
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 717, suppl. 13


Objectifs

L’information transmise au moment du diagnostic de tumeur de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM) est très variable. Or, les patients bien informés sont plus impliqués dans les décisions partagées et adhèrent davantage aux protocoles de suivi. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’information perçue par le patient au moment du diagnostic de TVNIM à partir des données prospectives de la cohorte VICAN.


Méthodes

La cohorte française VICAN consiste en un échantillon représentatif de 4174 patients pris en charge pour un cancer et survivants à 5 ans. Les données reportées par les patients ont été collectées par entretiens téléphoniques et auto-questionnaires. Parmi les 162 patients pris en charge dans VICAN pour un cancer de la vessie, 118 (75,1 %) avaient une TVNIM au diagnostic. Le terme utilisé pour définir la pathologie lors de la consultation d’annonce a été évalué prospectivement auprès des patients.


Résultats

Parmi les patients pris en charge pour une TVNIM dans la cohorte VICAN, 83,1 % étaient des hommes et l’âge médian était de 70 ans. Seuls 26,8 % des patients ont déclaré avoir entendu le mot « cancer » à l’annonce du diagnostic de TVNIM. À l’inverse, 73,2 % d’entre eux ont reporté l’utilisation d’autres termes, incluant « tumeur » dans 22,0 % des cas, « polype » dans 24,8 % des cas et « carcinome » dans 17,1 % des cas. Il y avait une différence significative entre les TVNIM et les TVIM concernant l’utilisation du mot « cancer » au diagnostic (26,8 versus 63,3 %, p <0,001).


Conclusion

Dans cette étude prospective, trois-quarts des patients pris en charge pour une TVNIM n’avaient pas intégré la notion de « cancer » au moment du diagnostic, soulignant la nécessité de délivrer une information appropriée afin d’améliorer l’adhésion aux protocoles de soins et le suivi au long court.

Mots clés:
G. / R. / A. / P. / J.
Apport du bilan urodynamique dans la prise en charge des valves de l’urètre postérieur de l’enfant
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 657, suppl. 13


Objectifs

Les dysfonctionnements vésico-sphinctériens peuvent être associés aux valves de l’urètre postérieur (vup). Leur évaluation par un bilan urodynamique (bud) est un paramètre important pour guider la prise en charge thérapeutique.

L’objectif de notre étude était d’étudier l’apport du bilan urodynamique dans la prise en charge des valves de l’urètre postérieur de l’enfant.


Méthodes

Notre étude est descriptive, rétrospective, regroupant 43 enfants porteurs de valves de l’urètre postérieur (vup), suivis durant la période de janvier 1995 jusqu’à décembre 2017 et ayant présenté des troubles du bas appareil urinaire et/ou une détérioration de la fonction rénale après cure des vup. Tous les enfants ont eu un bilan urodynamique.


Résultats

L’âge moyen initial était de 15,8 mois. En préopératoire, la clairance de la créatinine était au-dessous de 60mL/min chez 32 patients. Après cure des vup, l’aggravation de la fonction rénale a été notée chez 74,4 % des cas. Une aggravation des troubles mictionnels a été notée chez 50 % des enfants. Au bud, des anomalies ont été objectivées chez 31 patients. Un résidu postmictionnel significatif chez a été trouvé chez 79 % des cas. La cystomanométrie a révélé une vessie hypocompliante 55,8 % des cas ; un détrusor hypertonique chez 36,5 % des cas. Une dyssynérgie vésico-sphinctérienne a été diagnostiquée chez 6 patients. L’agrandissement vésical associé à une dérivation de type mitrofanoff a été indiqué et réalisé chez 3 patients. Le cathétérisme intermittent a été indiqué chez 13 patients.


Conclusion

Le dysfonctionnement vésico-sphinctérien associé aux vup peut à l’origine d’une détérioration de la fonction rénale après cure chirurgicale. Le bud est le meilleur moyen d’analyser l’équilibre vésico-sphinctérien dans son ensemble et de proposer ainsi la prise en charge la plus adaptée.

Mots clés:
R. / Y. / M. / M. / T.
Astuces de la NLPC en position supine en fonction du morphotype du patient et du siège des calculs
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 756, suppl. 13


Objectifs

Évaluer différentes astuces pour optimiser les résultats de la NLPC en position supine selon :

– la morphologie des patients ;

– les caractéristiques des reins (rein fixe, hydronéphrose majeure) et les caractéristiques des calculs (coralliforme, multiple, rénale et urétérale).


Méthodes

Évaluer les meilleures positions supines pour faciliter l’abord du calice inférieur et le traitement des patients obèses.

Évaluer l’utilité du repérage fluoroscopique, échographique ou mixte.

Utilité des trajets multiple dans le traitement des calculs coralliformes et l’intérêt de la position supine pour le traitement combiné avec l’urétéroscopie.

Évaluer l’utilité du drainage par une sonde vésicale.


Résultats

La position du patient conditionne la prise en charge : l’adduction et la rotation interne du membre inférieur homo-latéral au calcul facilite le traitement des lithiases calicielles inférieures.

Pour les patients obèses la traction de l’abdomen vers le côté controlatérale facilite le traitement.

Le repérage mixte est l’idéal cependant le repérage échographique est essentielle en cas d’hydronéphrose majeure.

La position supine permet de faire un traitement combiné en diminuant le temps opératoire et les complications dans les calculs complexes (trajets multiples).

La fragmentation par une source mixte ultrasons pneumatique donne de meilleur résultat que le laser dans les gros calculs et en termes de lithiase résiduelle.

Le drainage rénale peut se faire par une sonde vésicale ch 10 ou 12 avec gonflement du ballonnet : intérêt hémostatique.


Conclusion

La NLPC en position supine est une technique mini invasive sûre et reproductible.

Différents artifices sont possibles pour adapter et faciliter le traitement des calculs devant des situations particulières en fonction des variations individuelles et des caractéristiques des calculs.

Mots clés:
A.
Base pédagogique de la reconnaissance endoscopique des calculs, étude prospective monocentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 675, suppl. 13


Objectifs

L’analyse infrarouge partielle d’un calcul fragmenté n’a une concordance diagnostique que de 60 %, alors qu’elle est de plus de 95 % dans le cas de l’examen morphoconstitutionnel d’un calcul entier. Notre objectif est d’évaluer, chez les urologues en formation, la réalisation et l’efficacité de l’enseignement de la reconnaissance endoscopique de la morphologie des calculs proposée par le clAFU.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective monocentrique réalisée de décembre 2017 à mai 2018 soumettant pour analyse aux urologues en formation de notre centre, une image numérique (urf-v olympus) de surface (Figure 1) et de section (Figure 2) d’un calcul. Quatre questions à choix multiples posées portaient sur la description de la morphologie de surface et de la section, sa composition et les étiologies à rechercher. Un score de concordance allant de 1 à 4 était alors attribué en fonction des réponses. Deux calculs étaient soumis par mois avec résultats et corrections au cours d’une réunion dédiée de service.


Résultats

Un total de 9 calculs purs ou mixtes a été analysés par 15 urologues en formation. La moyenne des résultats était de 1,73/4 initialement, puis de 1,93 à 3,33/4 au cours de l’étude. Les taux de bonnes réponses à la reconnaissance de surface et de section étaient initialement de 26,7 % puis de 13,3 à 80 % en fonction de la complexité de la morphologie à décrire. Il en a résulté une reconnaissance parfaite du calcul dans 40,7 % des cas et une recherche étiologique concordante dans 55,6 % des cas.


Conclusion

Nous proposons ce premier travail du genre, facile et rapide à mettre en place afin de former les urologues pour l’acquisition d’une compétence dans l’approche diagnostique systématique des calculs in situ. Ces bases pédagogiques, didactiques at applicables d’emblée en pratique courante permettraient aux urologues d’être au centre de la prise en charge de la maladie lithiasique.

Mots clés:
C. / G. / A. / V. / S.
Biopsies de la prostate par voie transpérinéale guidées par fusion d’image élastique IRM/échographie 3D sous anesthésie locale sans sédation
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 715, suppl. 13


Objectifs

Les biopsies de la prostate par voie transpérinéale sont généralement réalisées sous anesthésie générale et à l’aide d’une grille ou avec des systèmes de fusion d’image IRM/échographie ne permettant pas de documenter l’examen. L’objectif de cette étude prospective était d’évaluer la faisabilité et l’efficacité d’une nouvelle technique de biopsies par voie transpérinéale guidées par fusion d’image élastique IRM/échographie sous anesthésie locale.


Méthodes

Entre octobre 2017 et avril 2018, 64 patients avec un taux anormal d’antigène prostatique spécifique (PSA) et des IRM suspectes ont été inclus. Le cancer cliniquement significative (CSPCA) était défini comme un score de Gleason (GS)≥7a ou un GS de 3+3 avec une longueur de cancer maximale biopsique (MCCL)≥5mm. Anesthésie locale : 40mL de bupivacaïne à 0,5 % étaient infiltrés dans la couche cutanée du périnée ainsi que dans les tissus périprostatiques.


Matériel

IRM 1.5t avantofit (siemens) ; séquences t2, diffusion, adc. Sonde 3D transrectale lateral-fire, système de navigation et de fusion élastique d’images Trinity® (Koelis).


Résultats

L’âge, le PSA et le volume prostatique médian était de 68 (45–91) ans, 13 (0,9–43)ng/mL et 42 (15–170) mL. L’IRM a révélé 82 lésions de volume médian de 0,6 (0,1–14,6)mL. Le nombre moyen de biopsies par lésion était de 3,5 (1–7). Le taux de détection global et de CSPCA était de 69 % (44/64) et 61 % (39/64). Le taux de détection des PIRADS 3, 4 et 5 était de 25 % (9/36), 92 % (22/24) et 100 % (22/22). Les lésions IRM ont révélé des biopsies positives dans 66 % (54/82) des cas avec un GS de 6, 7, 8 et 9 dans 18, 30, 4 et 2 patients. La MCCL moyenne était de 7,5 (1–17)mm. Aucune infection, hématurie significative, rétention urinaire ou nécessité de médicamentation n’ont été relevées après les biopsies (Fig. 1).


Conclusion

Les biopsies par voie transpérinéale guidées par fusion d’image élastique IRM/échographie 3D sous anesthésie locale sans sédation est une technique faisable et sûre pour le diagnostic du cancer de la prostate.

Mots clés:
E.
Biopsies prostatiques directement guidées ( in-bore ) par l’imagerie par résonance magnétique : notre expérience chez 111 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 713, suppl. 13


Objectifs

Les biopsies ciblées réalisées directement sous imagerie par résonance magnétique (IRM) sont peu utilisées au profit de la technique cognitive et celle par fusion. La disponibilité d’un radiologue spécialisé en IRM prostatique, l’utilisation d’un matériel spécial et le besoin d’une courbe d’apprentissage sont autant des facteurs qui réduisent l’utilisation universelle de cette technique. Nous présentons notre série de biopsies ciblées réalisées directement sous IRM.


Méthodes

Il s’agit d’une revue rétrospective des dossiers de 111 patients ayant subi des biopsies ciblées et guidées directement par l’IRM (in-bore ) dans un hôpital universitaire libanais, pour les lésions de score 3 de PIRADS (12 patients), score 4 (63 patients) ou score 5 (36 patients) détectées par l’IRM multiparamétrique (IRMmp). La procédure est réalisée en utilisant un kit spécial « dyna interventional device » et une aiguille « trucut » 16g

Des biopsies randomisées (BR) concomitantes sont pratiquées chez 54 patients.

Les biopsies sont réalisées sous anesthésie locale par un seul radiologue expert en IRMmp. Une antibiothérapie prophylactique est administrée la veille et continuée pour 48 heures.


Résultats

La durée moyenne de la procédure est de 15 minutes (15 à 30). Aucune complication infectieuse n’est survenue. Le nombre moyen de carottes prélevées est de 3 (de 1 à 8). Un cancer de prostate est détecté chez 61 patients (55 %), dont 2 ayant un score 3 de PIRADS, 23 ayant un score 4 et 36 avec score 5. La valeur prédictive positive (VPP) des biopsies des lésions de score 3, 4 et 5 de PIRADS est de 16,6 %, 36,5 % et 100 % respectivement. L’ajout des biopsies randomisées a permis d’augmenter la VPP de 10 %. Le score de Gleason est de 6 chez un patient, 7 chez 26, 8 chez 23 et 9 chez 11. Le Tableau 1 illustre la répartition des scores de Gleason en fonction des scores de PIRADS.


Conclusion

La réalisation des biopsies prostatiques directement sous IRM (in-bore ) doit être considérée comme la technique de référence dans les biopsies prostatiques ciblées. Elle permet de prélever un minimum de carottes, réduisant ainsi les complications infectieuses et l’inconfort du patient. Elle est plus précise que les autres techniques de biopsies ciblées, mais plus coûteuse et nécessite un radiologue expérimenté et disponible.

Mots clés:
M. / P. / G. / J. / E.
Biopsies prostatiques en fusion élastique : la voie transrectale comparée à la voie transpérinéale pour la restadification de cancer de risques faibles et intermédiaires
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 714, suppl. 13


Objectifs

La biopsie guidée par l’image en fusion élastique facilite la caractérisation histologique du cancer de la prostate. Cependant, certaines lésions restent difficilement accessibles par voie transrectale et le résultat des biopsies sujet à caution. Comparer les résultats des biopsies guidées par l’image réalisées par voie transpérinéale ou par voie transrectale à des fins de caractérisation de la lésion index.


Méthodes

Biopsies guidées par l’image utilisant une technique validée de fusion élastique (Koelis, La Tronche, France), à des fins d’évaluation du risque après diagnostic initial par biopsies transrectales systématisées. Comparaison des 25 premiers patients biopsiés par voie transpérinéale (1–4/2018) aux 50 derniers patients biopsiés par voie transrectale (10/2017–2/2018). Les caractéristiques des patients et IRM ont été colligées (âge, PSA, volume prostatique, situation antérieure ou postérieure des cibles, score PI-RADS-v2, taille des cibles), tout comme les résultats des biopsies.


Résultats

Les caractéristiques des patients et des IRM étaient comparables dans les deux groupes (Tableau 1) avec 80 % (40/50 et 20/25, n.s.) de diagnostics confirmés. Avec un moindre nombre de carottes (8 contre 13,5 dans le groupe transrectal), les biopsies transpérinéales obtenaient de plus grandes longueurs tumorales, tant sur une carotte (7mm contre 1, p =0,001) que cumulées sur l’ensemble des carottes (20mm contre 5,75, p =0,04). Les cancers de Gleason≥7 étaient observés de manière similaire dans les deux groupes (16/25, 64 % dans le groupe transpérinéal contre 60 % dans le groupe transrectal), tout comme l’escalade thérapeutique (60 % dans le groupe transpérinéal versus 54 % dans le groupe transrectal). Aucun évènement indésirable n’a été relevé (Fig. 1, Tableau 2).


Conclusion

Les biopsies prostatiques transpérinéales en fusion d’image ont une rentabilité diagnostique similaire au transrectal, notamment dans les lésions antérieures. Dans notre série, elles permettaient une modification thérapeutique chez 2 patients sur trois.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / E. / M.
Cancer de prostate : « tout IRM » du diagnostic au traitement focal « vrai » ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 742, suppl. 13


Objectifs

Depuis nos débuts en cryothérapie totale de cancer de prostate (CP), nous modifions notre technique pour augmenter précision et reproductibilité, en conservant la puissance de l’IRM du dépistage jusqu’au traitement, pour évoluer ensuite vers la cryothérapie focale IRM-guidée. L’objectif de notre vidéo est d’expliquer les étapes qui permettrait de proposer à des patients sélectionnés le « tout IRM » du diagnostic au traitement focal.


Méthodes

Nous participons à la réalisation des CT et des biopsies par voie transpérinéale (BTP) en relation avec l’équipe de radiologie interventionnelle qui dispose d’une IRM (AERA XW, 1.5T, Siemens®). Lors des différentes étapes nous avons pu améliorer successivement (i) l’installation avec des jambières intégrant une grille périnéale IRM compatible (évitant des implantations à main levée comme nous le faisions initialement), (ii) la mise en place d’un thermocouple pour monitoring de la température à proximité du sphincter, (iii) la dissection de l’espace inter-prostato-rectal par du sang du patient pour éloigner la paroi antérieure du rectum.


Résultats

Nous avons débuté notre expérience par des traitements complets à main levée dont les résultats ont été publiés [11Gangi A., Tsoumakidou G., Abdelli O., de Mathelin M., Jacqmin D., et al. Percutaneous MR-guided cryoablation of prostate cancer: initial experience Eur Radiol 2012 ;  22 (8) : 1829-1835 [cross-ref]

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Nous avons stoppé notre programme pour développer le matériel IRM compatible afin d’améliorer la reproductibilité. Dans une démarche cohérente nous débutons un essai clinique prospectif randomisé évaluant les biopsies périnéales sous contrôles IRM aux biopsies transrectales échoguidées. Ceci nous paraît être une étape indispensable pour l’apprentissage des radiologues, des radiologues interventionnelles, des anatomopathologistes et des urologues pour pouvoir s’orienter vers le traitement focal « vrai » avec le maximum de sécurité carcinologique.


Conclusion

L’IRM est l’imagerie la plus précise et pertinente en matière de CP, il paraît légitime de l’utiliser tout au long de la prise en charge du CP. Ne pouvant réaliser un essai multicentrique français sur cette thématique du fait de l’absence de diffusion d’IRM interventionnelle, il nous paraît important d’exposer notre démarche à notre communauté afin de recueillir ses réflexions.

Mots clés:
T. / J. / G. / P. / J.
Carcinome urothélial au sein d’un diverticule de vessie : étude multicentrique des caractéristiques cliniques, anatomopathologiques et des résultats oncologiques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 718, suppl. 13


Objectifs

La prévalence du carcinome urothélial (CU) intradiverticulaire vésical (TVID) est d’environ 1 % des cas de cancers de vessie. Les données actuelles de la littérature sont contradictoires entre nécessité de cystectomie partielle (CP) ou totale (CT). L’objectif de notre étude était d’étudier les résultats oncologiques des cystectomies partielles et totales pour TVID.


Méthodes

Une étude de cohorte rétrospective multicentrique a été menée afin de récolter les caractéristiques tumorales et les résultats oncologiques après CP ou CT chez des patients atteints de TVID. Les données étaient issues des bases de données prospectives de chaque centre. Les données de restadification entre le stade tumoral de la résection transurétrale de vessie diagnostique (DRTUV) et le stade tumoral définitif ont été étudiées. Les survies (sans récidive [SSR] et globale [SG]) étaient estimées par la méthode de Kaplan–Meier. La comparaison entre CP et CT était réalisée par le test du log-rank.


Résultats

Cent dix patients atteints de TVID ont été inclus dans 10 centres avec une durée de suivi médiane de 43 mois. Après DRTUV, la répartition des stades était : 8 (7 %) CTA/IS, 64 (58 %) CT1 et 38 (35 %)≥CT2. Sept patients ont bénéficié d’une RTUV seule, 26 (24 %) d’une CP et 77 (70 %) d’une CT. Concernant les CP, 11 (42 %) ont reçu une curiethérapie complémentaire. Il n’existait pas de différence significative des caractéristiques cliniques et anatomopathologiques entre CP et CT. Une restadification était fréquente : 37/64 (58 %) avec CT1 à la DRTUV avaient un stade≥pt2 sur l’examen définitif. Trente (43 %) ont récidivé et 21 (30 %) sont décédés. Le type de traitement (CP vs CT) n’impactait pas la SG : 62 vs 57 % (p =0,305) ni la SSR : 57 % versus 59 % (p =0,197).


Conclusion

Une restadification en tumeur de vessie infiltrant le muscle après prise en charge chirurgicale des TVID non infiltrante sur la RTUV initiale intervient dans plus de la moitié des cas. La cp apparaît comme une stratégie thérapeutique satisfaisante chez des patients sélectionnés. Elle peut s’accompagner d’une curiethérapie. Des essais prospectifs sont nécessaires afin de confirmer ces données.

Mots clés:
G. / C. / R. / M. / C.
Chirurgie conservatrice des tumeurs testiculaires : résultats périopératoires
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 683, suppl. 13


Objectifs

L’orchidectomie élargie par voie inguinale (OEI) est le traitement de référence des tumeurs testiculaires (TT). L’orchidectomie partielle (OP) doit être envisagée si elle est techniquement faisable surtout en cas de testicule unique, de tumeur bilatérale ou de doute sur la bénignité de la lésion. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats périopératoires des orchidectomies partielles dans la prise en charge des TT.


Méthodes

Nous avons inclus, dans cette étude rétrospective, les hommes ayant eu une OP dans notre service entre 2000 et 2016. Tous les patients avaient eu une échographie et une IRM testiculaire, un dosage des marqueurs sériques (alpha-foeto-proteine, LDH et HCG), un scanner thoraco-abdomino-pelvien et une cryoconservation de sperme. Lors de la chirurgie, nous avons réalisé un abord inguinal sans clampage du cordon, une échographie testiculaire de repérage peropératoire, des biopsies de pulpe testiculaire en zone saine et un examen extemporané. Cette cohorte pouvait inclure des patients à gonade unique fonctionnelle, mais également à testicule controlatéral sain. Les patients n+ et m+ étaient exclus.


Résultats

Nous avons inclus 48 hommes, âge moyen 40 ans, 15 % avaient une gonade unique fonctionnelle. Quarante-quatre pour cent des patients consultaient pour une infertilité, 56 % étaient asymptomatiques et un patient consultait pour douleur. À l’échographie, la taille tumorale moyenne était de 10,8mm. À l’histologie définitive, on a retrouvé 24 % de séminome, 45 % de leydigome et 32 % d’autres types histologiques. Seize pour cent ont eu une complication mineure classée Clavien 1–2 en postopératoire et un patient avait eu une complication clavien 3 : OEI pour un hématome surinfecté. Au total, 10,5 % ont eu une oei durant l’hospitalisation : 4 pour séminome à l’histologie définitive et 1 pour une anatomopathologie incertaine. Dix pour cent ont eu une OEI durant une hospitalisation ultérieure : 2 pour récidive de TT, 1 pour rechute ganglionnaire et 2 pour doute sur séminome après relecture anatomopathologique.


Conclusion

L’orchidectomie partielle avait des suites simples et a permis de préserver le testicule dans la majorité des cas dans cette cohorte. L’OP est une technique sûre et faisable et doit être discutée comme alternative à l’OEI chez des patient précisément sélectionnés.

Mots clés:
V. / V. / S. / L. / T.
Chirurgie robot-assistée des cancers du rein avec thrombus cave : technique et faisabilité
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 749, suppl. 13


Objectifs

Montrer la faisabilité et la technique d’une néphrectomie élargie droite avec cavotomie et thrombectomie par voie mini invasive robot-assistée pour un thrombus cave de niveau 2.


Méthodes

La chirurgie a été réalisée à l’aide du Robot Da-Vinci (Intuitive Surgical) en utilisant 3 bras opérateurs, un optique de 30° et 2 trocarts (5mm et 12mm) pour l’aide opératoire. Afin de visualiser les limites exactes du thrombus cave, une échographie peropératoire a été réalisée. Les données cliniques, collectées après consentement, sont issues de la base de données prospective UroCCR.


Résultats

Le patient âgé de 73 ans présentait une lésion rénale droite de 10cm associée à un envahissement ganglionnaire lomboaortique et à un thrombus de la veine cave sus-rénal (thrombus de niveau 2). La lésion était classée cT3bN2M1 (doute sur l’existence d’une localisation pleuropulmonaire).

Après décollement colique droit, nous avons complètement libéré la veine cave et l’aorte, réalisé le curage ganglionnaire et sectionné les deux artères rénales droites. Une échographie peropératoire a été réalisée et retrouvait une thrombose cave sous-rénale associée. Nous avons procédé à un clampage cave inférieure puis rénal gauche et cave supérieure, ensuite à une cavotomie et une thrombectomie. Le thrombus envahissant la paroi veineuse nous en avons réséqué une pastille puis refermé la veine cave par deux hémi-surjets de prolène 4/0. Les pertes sanguines ont été de 100mL.


Conclusion

La voie d’abord laparoscopique avec assistance robotique apparaît réalisable pour la prise en charge de tumeurs rénales droites avec thrombus cave sous-hépatique sous réserve d’une expertise de l’équipe chirurgicale et anesthésique. Elle permet de limiter les pertes sanguines peropératoires et participe à une meilleure récupération précoce de l’opéré.

Mots clés:
L. / L. / C. / N. / G.
Classification phylogénétique des récidives vésicales après tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 681, suppl. 13


Objectifs

Après le traitement d’une tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVES), les tumeurs de vessie (TV) sont fréquentes, avec une incidence de 22 à 47 %. Plusieurs théories s’opposent pour expliquer leur origine : monoclonalité par dispersion intraluminale et implantation cellulaire ou oligoclonalité par cancérisation en plage de l’urothélium. L’objectif de cette étude était de comparer le profil moléculaire entre TVES et TV métachrones.


Méthodes

Nous avons séquencé la tumeur et l’ADN germinal correspondant de 137 patients avec une tves traitée par néphrourétérectomie en utilisant une plateforme de séquençage de nouvelle génération basée sur la capture ciblée d’un panel de 341 oncogènes. Les mutations somatiques ont été analysées en fonction du risque de récidive vésicale. Pour un sous-groupe de 29 patients avec une TV métachrone, TVES et TV ont été comparées chez le même patient pour définir leur clonalité.


Résultats

Au total, 57 patients (42 %) ont développé une tumeur de vessie après néphrourétérectomie, avec un délai médian de 7,3 mois (IQR : 4,1–13,7). Après ajustement pour le sexe, les antécédents de TV, la localisation, le grade et le stade tumoral, les mutations de FGFR3 (hr =3,00 ; 95 % IC : 1,58–5,68 ; p =0,001), KDM6A (hr =2,27 ; 95 % IC : 1,29–4,02 ; p =0,005) et CCND1 (hr =3,10 ; 95 % IC : 1,17–8,21 ; p =0,023) étaient significativement associées au risque de récidive vésicale, alors que les mutations de TP53 étaient significativement associées à une réduction du risque (hr =0,32 ; 95 % IC : 0,13–0,80 ; p =0,014). Chez les 29 patients présentant les 2 tumeurs de manière métachrone, TVES et TV étaient toujours clonales (Figure 1).


Conclusion

Alors que TVES et TV présentent des différences significatives dans la prévalence des mutations somatiques, chez un même patient présentant les 2 tumeurs, TVES et TV sont clonales. Cela implique une meilleure prévention du risque de dissémination intraluminale en peropératoire, notamment pour les tumeurs présentant des facteurs de risque moléculaires.

Mots clés:
F. / S. / E. / M. / E.
Classifieur génomique permettant d’identifier de tumeurs à profil génomique neuro-endocrine («  ne-like  »)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 670, suppl. 13


Objectifs

Les tumeurs de vessie neuroendocrine (tvne) représentent une variante histologique rare et agressive. Des études récentes de sous-types moléculaire de tumeurs de vessie envahissant le muscle (TVIM) ont rapporté que 5 à 10 % de profils transcriptomiques compatibles avec celui des tvne sans nécessairement en avoir l’aspect histologique. Dans cette étude, nous proposons un classifieur génomique développé afin d’identifier les tumeurs à profil génomique neuro-endocrine(« ne-like  »).


Méthodes

Une série de modèles de regroupement (ou « clusters  ») a été générée en utilisant une méthode de classification non supervisée. Un modèle glmnet a été utilisé afin d’optimiser le classifieur génomique dans l’identification de tumeurs à profil génomique neuro-endocrine (ne-like ) au sein d’une cohorte d’apprentissage (n =173). Le classifieur a été appliqué à 4 cohortes de validation (n =1036). Des analyses de survie multivariées ont été utilisées pour caractériser les résultats cliniques « ne-like  ».


Résultats

Dans la cohorte d’apprentissage, la classification hiérarchique utilisant un panel de 84 gènes a identifié 7 patients (4 %) présentant une expression hautement hétérogène, mais constante de marqueurs neuroendocrine associée à l’absence d’expression de marqueurs « basal » ou « luminal ». Ce profil biologique a été observé de façon consistante au sein des 4 cohortes de validation. L’incidence des patients ayant une tumeur « ne-like  » varie de 1,3 à 7,9 % dans les cohortes de validation avec un taux de survie sans progression significativement inférieure à 1 an (65 vs 82 % pour « ne-like  » vs non ne-like , p =0,046). Après ajustement pour divers facteurs cliniques et pathologiques, les patients présentant des tumeurs de type ne avaient un risque accru de mortalité toutes causes confondues (hr  : 6,40, p =0,001) (Figure 1, Figure 2).


Conclusion

Nous avons mis au point un classifieur génomique capable d’identifier un groupe de tumeurs ayant un génotype de tumeur urothéliale, mais avec un phénotype de TVNE. L’identification de ces patients pourrait avoir des implications pronostiques et potentiellement impacter leur prise en charge. Une validation supplémentaire sera nécessaire pour évaluer l’utilité clinique de ce classifieur génomique.

Mots clés:
J. / J. / M. / T. / R.
Comparaison de la récidive biologique du cancer de prostate classé selon le risque CAPRA-S après prostatectomie radicale entre 2 populations d’origine ethno-géographique différente avec accès au soin similaire
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 646, suppl. 13


Objectifs

Le cancer de la prostate est la pathologie tumorale la plus fréquente aux Antilles, son incidence est l’une des plus élevée au monde. Cela s’explique par un contexte ethno-géographique et environnemental singulier. La controverse demeure sur son agressivité. Le but est de comparer la récidive biologique du cancer prostatique classée selon le CAPRA-S entre une population majoritairement caucasienne et une autre d’ascendance afro-antillaise.


Méthodes

Étude bicentrique incluant 3281 patients consécutifs ayant bénéficié d’une prostatectomie radicale entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2014. La récidive biologique était définie par le dosage de 2 PSA consécutifs au-dessus de 0,2ng/mL. Des analyses descriptives ont été réalisées pour déterminer les caractéristiques des populations d’étude et leur classification pronostique selon le CAPRA-S, ainsi que des analyses uni et multivariées et selon Kaplan–Meier.


Résultats

Au total, 3167 patients répondent à la définition de récidive biologique avec un délai de suivi médian de 4 ans. Le taux de récidive est de 15,6 % dans la population caucasienne contre 22,9 % chez les Afro-Antillais, mais il n’existait pas de différence significative concernant la survie sans récidive à 10 ans (log-rank p =0,76). Cette récidive chez les patients à risque intermédiaire et haut risque entre les 2 populations est également similaire (log-rank p =0,19 et 0,11 respectivement). Il existe une différence significative dans le sous-groupe bas-risque (log-rank p =0,001). En analyse multivariée, les variables d’intérêt sont le score de Gleason, la présence d’une marge positive et le curage négatif (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

Les patients afro-antillais ne semblent pas présenter une maladie plus agressive avec un accès aux soins équitable quelle que soit son origine ethno-géographique. Cependant, on note une différence dans le sous-groupe bas-risque qui pourrait amener à une nouvelle réflexion sur la prise en charge du cancer dans cette population.

Mots clés:
J. / A. / G. / C. / G.
Comparaison de la voie ouverte et robotique totalement intracorporelle pour les cystectomies avec remplacement orthotopique pour cancer de vessie : morbidité périopératoire, complications, résultats fonctionnels et qualité de vie à long terme
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 672, suppl. 13


Objectifs

La cystectomie totale ouverte (CTO) est la technique de référence des cystectomies pour cancer. La cystectomie laparoscopique robot-assistée (CLRA) a été introduite en 2003, son développement est en plein essor. Comparaison de la voie ouverte et robotique totalement intracorporelle (IC) pour les cystectomies avec remplacement orthotopique en termes de : morbidité périopératoires, complications, résultats fonctionnels et qualité de vie (QDV) à long terme.


Méthodes

Une étude rétrospective, multicentrique, a été conduite sur les patients opérés par ct avec dérivation urinaire par néovessie orthotopique iléale (NVOI) pour cancer de vessie, entre février 2010 et février 2017. Les questionnaires de QDV (EORTC QLQ-c30 et BLM30) et de fonction urinaire (questionnaire USP et calendrier mictionnel) étaient distribués au cours d’une consultation de suivi ou bien par voie postale. Les patients traités par CT et NVOI de remplacement étaient divisés en 2 groupes : un groupe CLRA-IC, et un groupe CTO.


Résultats

Au total, 72 patients étaient inclus. La voie ouverte était majoritaire avec 55 patients (76,4 %), 17 patients (33,6 %) étaient opérés par voie robotique. Les caractéristiques initiales des deux groupes étaient comparables. La durée opératoire était plus longue dans le groupe CLRA-IC (médiane 360 vs 300min ; p <0,001), mais la durée d’hospitalisation réduite de 5jours comparer au groupe cto (médiane 12 vs 17jours ; p <0,05). Les patients du groupe CLRA-IC avaient moins de transfusion périopératoire (0 vs 23,6 % ; p <0,05), mais plus de sténose urétéro-iléale et d’éventration à long terme (respectivement 25,5 vs 3,6 % et 23 vs 2 % ; p <0,05). Aucunes différences statistiquement significatives en termes de qualité de vie et de fonctions urinaires n’étaient observées entre les deux groupes à long terme.


Conclusion

La CLRA avec NVOI totalement IC pourrait être associée à une diminution de la durée d’hospitalisation et de la morbidité périopératoire. Les patients ayant eu une clra présenteraient un risque plus important de sténose urétéro-iléale. La CLRA avec NVOI en IC ne présente aucune différence avec la CTO en termes de fonction urinaire et de QDV à long terme.

Mots clés:
V. / G. / J. / P. / M.
Comparaison de l’urétroplastie par muqueuse buccale et par lambeau vaginal pour sténose urétrale chez la femme
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 621, suppl. 13


Objectifs

La sténose urétrale de la femme est une pathologie rare et méconnue. Il est de plus en plus reconnue que la dilatation urétrale n’est pas un traitement adapté et serait même probablement, la principale cause de sténose urétrale par iatrogénie. L’objectif de ce travail était de comparer deux techniques d’urétroplastie pour sténose urétrale chez la femme : muqueuse buccale (mb) vs. lambeau vaginal pédiculé (blandy).


Méthodes

Toutes les femmes traitées par urétroplastie pour sténose urétrale dans un centre universitaire entre 2011 et 2017 ont été incluses dans une étude rétrospective. Seules les urétroplasties de type muqueuse buccale ou lambeau vaginal ont été incluses (exclusion des urétroplasties d’avancement). Le critère de jugement principal était le succès défini subjectivement comme toute amélioration des symptômes de la phase mictionnel, de quelque degré que ce soit, à 1 mois postopératoire. Les évaluations pré- et postopératoires comprenaient un interrogatoire détaillé, un examen clinique, une débitmétrie et mesure du rpm. Quand la sténose était intubable, un examen urodynamique et une fibroscopie souple étaient systématiquement réalisés en préopératoire.


Résultats

Au total, 21 patients ont été incluses : 11 dans le groupe mb et 10 dans le groupe blandy. La sténose était située au niveau de l’urètre moyen chez la majorité des patientes dans les 2 groupes (63,6 % vs. 50 % ; p =0,17). La majorité des procédures été effectuée en ambulatoire (81,8 % vs. 100 % ; p =0,47). Le taux de complications étaient similaire dans les deux groupes (18,2 % vs. 0 % ; p =0,47) tout comme le taux de succès à 1 an (100 % vs. 175 % ; p =0,49). Un amélioration significative du qmax et du rpm était observe dans les deux groupes (p <0,05). Le taux d’incontinence d’effort de novo était comparable dans les deux groupes (9,1 % vs. 10 % ; p =0,95), de même que la survie sans récidive de sténose (à 1 an : 75 % vs. 74,1 ; p =0,95 ; Fig. 1).


Conclusion

Les techniques d’urétroplastie par muqueuse buccale ou par lambeau vaginal semblent toutes les deux données des résultats satisfaisants chez les femmes présentant une sténose de l’urètre avec des taux d’incontinence urinaire d’effort de novo limités. D’autres études sont nécessaires pour déterminer le rôle exact de ces deux techniques dans le traitement de la sténose urétrale chez la femme.

Mots clés:
B. / R. / D. / R. / M.
Comparaison des résultats périopératoires entre la reconstruction urinaire intracorporelle et extracorporelle après cystectomie robot-assistée pour cancer de vessie : une étude multicentrique française
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 673, suppl. 13


Objectifs

Comparaison des résultats obtenus après cystectomie robot-assistée pour le traitement des tumeurs de la vessie infiltrant le muscle (TVIM) entre la reconstruction urinaire intracorporelle (ICUD) et extracorporelle (ECUD).


Méthodes

Entre 2010 et 2016, les données périopératoires des patients opérés d’une cystectomie robot-assistée ont été collectées de manières prospectives dans une base de donnée multicentrique puis analysées rétrospectivement avec un recul minimum de 3 mois. Dans chaque centre, un seul chirurgien expérimenté (>100 procédures robotiques et>200 cystectomies ouvertes) réalisait les interventions chirurgicales. Aucun chirurgien n’avait d’expérience en cystectomie robotique avant le début de l’inclusion.


Résultats

Au total, 108 patients ont été inclus, 34 patients (31,5 %) dans le groupe ECUD et 74 patient (68,5 %) dans le groupe ICUD. Les deux groupes étaient comparables sauf pour la répartition des patients asa 3 qui étaient plus nombreux dans le groupe ECUD. Le nombre de Bricker et de néovessie étaient respectivement de 63/108 (58 %) et 45/108 (42 %). La durée opératoire, la durée d’hospitalisation, le taux de marge positive, le nombre de ganglion et le taux de complications précoces et tardives étaient comparables entre les deux groupes. Le saignement peropératoire et le taux de transfusion étaient significativement plus élevés dans le groupe ECUD (500 vs. 400mL, p =0,04 et 23,5 % vs. 5,4 %, p =0,006, respectivement). Ces résultats étaient comparables dans l’analyse du sous-groupe des patients ayant eu un Bricker (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Cette étude multicentrique montre des résultats périopératoires comparables entre les dérivations urinaires intracorporelles et extracorporelles pour les patients opérés de cystectomie robot-assistée.

Mots clés:
L. / G. / R. / J. / V.
Complications postopératoire apres énucléation prostatique au laser holmium (holep) pour les adénomes prostatiques de plus de 150 mL
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 654, suppl. 13


Objectifs

L’adénomectomie voie haute est encore le traitement de référence de l’hypertrophie bénigne de prostate (hbp) symptomatique ou compliquée de plus de 80mL. C’est une intervention morbide nécessitant une durée d’hospitalisation prolongée. Pour ces hbp, l’holep apparaît comme une alternative chirurgicale intéressante. Nous avons donc étudié les complications de l’holep pour les adénomes prostatiques de plus de 150mL.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement l’ensemble des procédures par holep effectuées dans l’établissement pour des hbp de plus de 150mL entre le 1e janvier 2012 et le 31 décembre 2016. Les complications postopératoires à 30jours selon le score de Clavien-Dindo, le recours à la transfusion, le taux de réintervention, la durée d’intervention, le poids en anatomopathologie, le taux d’hémoglobine pré- et postopératoire, la durée de sondage postopératoire et la durée d’hospitalisation ont été analysés.


Résultats

Nous avons inclus 116 patients, dont 44 (37,9 %) étaient sondés à demeure en préopératoire. Le volume prostatique préopératoire médian était de 184mL. La durée opératoire médiane était de 154minutes et le poids médian énuclée de 92g. Treize patients (11,2 %) ont eu une transfusion postopératoire et la durée moyenne du séjour hospitalier était de 2,8jours. Pour 50 patients (43,1 %), la sonde vésicale a été retirée le lendemain de l’intervention et 38 patients (32,8 %) le surlendemain. Quinze patients (12,9 %) sont sortis avec une sonde urinaire et 3 patients ont présenté, après leur sortie, une rétention aiguë d’urines sur hématurie. Une complication postopératoire est survenue chez 31 patients (26,7 %), dont 4 reprises pour décaillotage endoscopique et une conversion en adénomectomie voie haute (Tableau 1).


Conclusion

L’holep est une alternative possible à l’adénomectomie voie haute pour les très grosses prostates. Elle n’est pas limitée par le poids de l’adénome et peut être réalisée lors d’une courte hospitalisation sans risque accru de complications postopératoires.

Mots clés:
C. / M. / A. / H.
Concentrations d’androgènes sériques et intraprostatiques : comparaison de patients atteints de cancer de prostate et d’hypertrophie bénigne de prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 686, suppl. 13


Objectifs

Actuellement, il n’existe pas de références sur les concentrations d’androgènes intratissulaires prostatiques attendues chez les patients atteints de cancer de prostate. Notre objectif était de comparer les concentrations sériques et intraprostatiques des stéroïdes sexuels, auprès de patients atteints de cancer de prostate (CAP) ou d’hypertrophie bénigne de prostate (HBP).


Méthodes

Entre septembre 2014 et janvier 2017, des hommes sélectionnés pour prostatectomie radicale pour CAP localisée ou pour adénomectomie voie haute pour HBP ont été inclus. Les échantillons sériques ont été prélevés avant chirurgie, selon les recommandations de la société internationale d’endocrinologie. Les échantillons intraprostatiques ont été prélevés à partir d’échantillons chirurgicaux frais et évalués par spectrométrie de masse en phase gazeuse, en zone centrale et périphérique. Une analyse permanova a été réalisé, ajustée sur l’âge, le volume prostatique et le PSA.


Résultats

Au total, 41 patients ont été inclus pour CAP et 32 patients pour HBP. Les patients présentant un CAP étaient plus jeunes, avaient des prostates moins volumineuses et un PSA plus élevé. Dans le sérum, les concentrations de testostérone totale (TT), de di-hydro-testostérone et d’oestradiol n’étaient pas significativement différentes selon la présence ou l’absence de cap. Dans le tissu prostatique, les concentrations de tt étaient significativement plus faibles (0,11ng/mL vs 0,47ng/mL ; p =0,0002) et son dérivé l’oestradiol présentait des concentrations significativement plus élevées (31,0ng/mL vs 22,3ng/mL ; p =0,01) dans le groupe CAP. Les concentrations de TT intraprostatiques était significativement plus faible dans la zone périphérique que dans la zone centrale pour le groupe CAP (0,07ng/mL vs 0,15ng/mL IC 95 % ; p =0,001) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Les patients atteints de cap ont des concentrations de TT intraprostatiques inférieures aux patients atteints d’HBP. Les prostates cancéreuses semblent consommer plus de tt et produire plus d’oestradiol, notamment dans la zone périphérique.

Mots clés:
M. / Y. / J. / C. / J.
Cystectomie partielle laparoscopique pour endométriose vésicale isolée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 740, suppl. 13


Objectifs

L’endométriose est définie par la présence de tissu endométrial en position ectopique. C’est une pathologie fréquente chez la femme en âge de procréer. L’endométriose de l’appareil urinaire est beaucoup plus rare et se classe dans les endométrioses pelviennes profondes. L’atteinte de la vessie est la localisation la plus fréquente des localisations urinaires.


Méthodes

Nous rapportant un cas d’endométriose vésicale isolée traité dans notre formation en 2018. Les informations analysées ont intéressé les données cliniques, endoscopie et d’imagerie ainsi que la technique opératoire d’une cystectomie partielle laparoscopique.


Résultats

Patiente de 19 ans, célibataire, avec antécédent de laparotomie pour péritonite appendiculaire, admise dans notre formation pour des douleurs pelviennes associées à une hématurie macroscopique cataméniale évoluant depuis 3 ans. L’examen clinique était sans particularités. L’ECBU était stérile. L’échographie pelvienne a objectivé un épaississement du dôme vésical, l’utérus et les annexes avaient un aspect normal. La cystoscopie montrait une plaque érythémateuse au niveau de la paroi supéro-antérieure de la vessie, des biopsies réalisées revenues en faveur d’endométriose vésicale. Une IRM pelvienne a objectivé un processus vésical en isosignal étendu de la face antérieure jusqu’au cul-de-sac vésico-utérin. Une cystectomie partielle, par voie cœlioscopique était pratiquée. La sonde vésicale a été retirée le huitième jour postopératoire. L’examen histologique était en faveur d’une endométriose vésicale avec marges de résection saines.


Conclusion

Devant une douleur pelvienne ou un trouble urinaire cyclique, à recrudescence cataméniale, il faut penser, malgré sa rareté, à la possibilité d’une endométriose urinaire. Actuellement, les signes radiologiques d’IRM sont très évocateurs. La cystectomie partielle est l’intervention de référence pour l’endométriose vésicale profonde. Elle doit idéalement être réalisée par voie cœlioscopique.

Mots clés:
A. / H. / M. / T. / A.
Dérivation urinaire externe continente de type Mitroffanof par voie cœlioscopique chez les patients neurologiques : technique et expérience préliminaire
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 743, suppl. 13


Objectifs

Chez des patients adultes atteints de vessie neurogène secondaire à une lésion médullaire ne pouvant effectuer des sondages intermittents par les voies naturelles, nous rapportons la technique et les résultats préliminaires de l’appendico-vésicostomie par voie cœlioscopique.


Méthodes

Entre janvier 2014 et mars 2018, 9 patients ont bénéficié d’une appendico-vésicostomie (type Mitrofanoff). Ces patients présentaient une vessie neurogène secondaire à une lésion médullaire (entre C5-T10), avec une dextérité insuffisante pour des auto-sondages par les voies naturelles et souhaitant avoir une dérivation urinaire continente accessible. Les étapes chirurgicales comprenaient : (1) identification et mobilisation de l’appendice ; (2) ligature de la base appendiculaire et pose d’un Endoloop® sur son extrémité proximale ; (3) insertion d’un cathéter de silicone dans la lumière de l’appendice ; (4) dissection du méso-appendice ; (5) ouverture de l’espace de Retzius ; (6) dissection vésicale postérieure ; (7) fixation antérieure du dôme vésical ; (8) détrusorotomie médiane postérieure ; (9) ouverture de la muqueuse vésicale ; (10) l’extrémité de l’appendice est spatulée ; (11) anastomose appendicovésicale ; (12) extériorisation de l’appendice par l’ombilic et création de la stomie.


Résultats

Le suivi moyen était de 21,5±11,9 mois. Le temps opératoire moyen était de 156minutes (123–195). Il n’y a eu aucune conversion en laparotomie et aucune transfusion sanguine postopératoire. La durée moyenne d’hospitalisation était de 4jours. Aucune complication postopératoire précoce n’a été enregistrée. Les complications postopératoires tardives étaient : 1 sténose de la stomie nécessitant une révision chirurgicale, 3 cas d’incontinence d’effort (traitées par bandelette sous-urétrale), 1 plaie appendiculaire lors d’un sondage (traitée par cathétérisme transitoire) et 1 calcul vésical (traité par voie endoscopique). Tous les patients sont continents par l’appendicostomie.


Conclusion

Cette technique permet une amélioration de la qualité de vie des patients neurologiques en sondages intermittents avec une morbidité faible et les avantages de la voie cœlioscopique avec notamment chez ces patients une récupération fonctionnelle postopératoire simplifiée.

Mots clés:
C. / P. / C. / J. / D.
Développement et validation d’un nomogramme pour prédire les complications majeures après néphrectomie partielle robot-assistée
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 725, suppl. 13


Objectifs

Développer un modèle préopératoire (nomogramme) capable de prédire la survenue d’une complication majeure après néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, multicentrique et internationale incluant 1342 patients traités par NPRA pour une tumeur rénale. Les caractéristiques démographiques, biologiques, radiologiques et les indices de comorbidités ont été collectés. Les complications postopératoires survenues dans les 30 jours ont été évaluées selon la classification de Clavien-Dindo. Un modèle de régression logistique a été utilisé pour déterminer l’association entre les variables préopératoires et les complications majeures (Clavien≥3). Un nomogramme a été construit à partir du modèle multivarié. La validation interne a été réalisée par bootstrapping et le nomogramme a été calibré.


Résultats

Au total, 878 hommes et 465 femmes ayant un âge médian de 60 ans et un indice médian de Charlson de 3 ont été inclus. Vingt-trois pour cent de la cohorte avaient un statut de performance ECOG≥1 et 26 % avaient un score ASA>2. La taille médiane des tumeurs était de 33mm et le Renal score médian était de 7. Trois cent vingt-quatre patients (24 %) ont eu une complication, dont 137 (10 %) complications majeures (>Clavien III). En analyse multivariée, le sexe (p <0,0001), le score de Charlson (p =0,014), le Renal score (p =0,026), l’ECOG PS (p =0,005) et le volume de cas par hôpital (p =0,022) étaient associés à la survenue d’une complication majeure. Un nomogramme préopératoire intégrant ces facteurs de risque a été construit avec une aire sous la courbe de 72,2 % (Fig. 1).


Conclusion

Nous avons construit et validé un nomogramme capable de calculer en préopératoire le risque de complications majeures après NPRA. Cet outil pourra être utilisé en consultation pour une stratification plus précise du risque opératoire et ainsi adapter la stratégie thérapeutique.

Mots clés:
Z. / B. / J.C. / N. / C.
Devenir à long terme de la fonction rénale des donneurs vivants et facteurs pronostiques d’insuffisance rénale chronique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 630, suppl. 13


Objectifs

La transplantation donneur vivant (DV) est une alternative à la transplantation issue de donneurs cadavériques et la technique de transplantation rénale ayant les meilleurs résultats. Une sélection stricte des donneurs est nécessaire pour prévenir du risque d’insuffisance rénale chronique (IRC). L’objectif de cette étude était de rapporter la prévalence de l’IRC chez le DV et identifier les facteurs pronostiques.

Méthodes Étude rétrospective et monocentrique incluant les patients ayant subi une néphrectomie pour donneur vivant entre 2007 et 2015. Quatre-vingt-onze v ont été inclues. Le critère de jugement principal était le débit de filtration glomérulaire (DFG) évalué selon le MDRD, en préopératoire et au cours du suivi, stratifié selon la classification has en : stade 1 DFG>90mL/mn, stade 2 DFG 60–89mL/mn (IRC débutante), stade 3 DFG 30–59mL/mn (IRC modérée), stade 4 DFG 15–29mL/mn (IRC sévère), stade 5 DFG<15mL/min (IRC terminale).


Résultats

Le suivi médian était de 36 mois. Les caractéristiques initiales étaient : âge 49±11 ans, IMC 24±4kg/m2, Charlson 1 [0–3], diabète 0 %, HTA 15 %, dyslipidémie 14 %, coronaropathie 6 %, créatininémie moyenne 73±12μmol/L et DFG préopératoire moyen 91±15mL/min. La variation de DFG par rapport au préopératoire, était respectivement −27±14, −26±15, −24±12, −17±18 et −18±10mL/min à 6 mois, 1, 2, 5 et 8 ans. À 5 ans, la prévalence de l’insuffisance rénale chronique stade 2 et 3 était 63 % et 25 %. En analyse multivariée, le seul facteur pronostique de la fonction rénale postopératoire était le DFG préopératoire (p90mL/min ont eu une variation de dfg entre m1 et 5 ans de +27mL/min, contre +3mL/min pour les donneurs ayant un dfg préopératoire<90mL/min(p =0,02).


Conclusion

Malgré une stricte sélection des DV, la prévalence d’une IRC modérée était de 25 % à 5 ans avec 2 profils évolutifs de fonction rénale selon le DFG préopératoire : si>90mL/min, récupération progressive de la fonction rénale de +5mL/min/an atteignant 92 % de la valeur préopératoire à 5 ans, contre DFG stable plafonné à 77 % de sa valeur préopératoire si DFG préopératoire<90mL/min.

Mots clés:
R.