Base bibliographique

Sommaire :

Accès caliciel inférieur complexe et déflexion de l’extrémité distale : comparaison entre urétéroscopes souples à fibres optiques et numériques
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 766, suppl. 13


Objectifs

La plupart des urétéroscopes souples (URS-S) de dernière génération, qu’ils soient à fibres optiques ou numériques, ont des déflexions ventrales et dorsales d’environ 270. Malgré cette caractéristique commune, l’accès à un calice inférieur complexe avec angle pyélocaliciel aigu semble inégal entre les différents endoscopes. Comparer l’accès à un calice inférieur complexe et la déflexion de l’extrémité distale entre plusieurs modèles d’urétéroscopes souples.


Méthodes

Deux types d’URS-S ont été utilisés dans cette étude :

– URS-S à fibres optiques : FLEX-X2 (K. Storz), URF-P5, URF-P6 (Olympus) ;

– URS-S numériques : URF-V, URF-V2 (Olympus) ; BOA vision, COBRA vision (R. Wolf) ; FLEX-Xc (K. Storz) ; LithoVue (Boston Scientific).

Pour tester l’accès caliciel inférieur avec angle pyélocaliciel aigu entre les différents urétéroscopes, un simulateur in vitro a été utilisé pour réaliser ces expériences : la K-Box (Porgès-Coloplast). Pour comparer la déflexion maximale de l’extrémité distale de chaque urétéroscope, ces derniers ont été introduits dans une gaine d’accès urétérale puis l’angle de déflexion a été mesuré lorsque l’extrémité distale était sortie de 1, 2, 3 puis 4cm en dehors de la gaine (Fig. 1).


Résultats

L’accès caliciel inférieur complexe a été possible pour tous les URS-S à fibres optiques, hormis l’URF-P6, tandis que seul l’urétéroscope numérique Flex Xc y est parvenu (Figure 2). Concernant la déflexion de l’extrémité distale des URS-S, les URS-S à fibres optiques avaient une meilleure déflexion maximale que les URS-S numériques, sauf le Flex Xc qui avait des résultats similaires. La différence moyenne de déflexion maximale était de 21 en faveur des URS-S à fibres optiques (Tableau 1). L’urétéroscope obtenant le meilleur score était le Flex X2 (meilleure déflexion maximale) tandis que celui qui avait le score le plus faible était l’URF-V2 (moins bonne déflexion maximale).


Conclusion

Les résultats de l’accès caliciel inférieur complexe et de la déflexion maximale de l’extrémité distale étaient moins bons pour les URS-S numériques par rapport aux URS-S à fibres optiques. En d’accès difficile à un calice inférieur, il semble préférable d’utiliser un URS-S à fibres optiques.

Mots clés:
S. / L. / O. / M.
Adénocarcinome prostatique localisé : jusqu’où aller dans le traitement partiel de la prostate par ultrasons focalisés de haute intensité ? Étude d’une population de 100 cas
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 781, suppl. 13


Objectifs

Comparer les résultats oncologiques et fonctionnels de patients traités pour adénocarcinome de prostate localisé par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) en fonction du volume traité.


Méthodes

Étude monocentrique prospective de février 2014 à avril 2017 incluant tous les patients ayant bénéficié d’un traitement partiel de la prostate par HIFU Focal One® pour adénocarcinome prostatique localisé en primo-traitement. Les données pré- et peropératoires (±50 % de la prostate traitée) sont décrites au Tableau 1. Le critère d’échec est une biopsie de contrôle positive. La biopsie de contrôle a été décidée lorsque le ratio : PSA postopératoire/PSA préopératoire était supérieur au ratio : volume traité/volume mesuré ou que le taux de PSA de suivi était supérieur à NADIR+2.


Résultats

Sur 100 patients inclus, 98 avaient un volume traité mesuré : 44 patients (groupe 1) ont eu un volume de traitement inférieur à 50 % de leur volume prostatique (volume médian prostatique : 30,4cm3 [5,15–79,2]) et 54 patients ont eu plus de 50 % de leur prostate traitée (28,8cm3 [9,25–52,9]). Les patients du groupe 2 étaient plus âgés : 72 ans [54–84] contre 6 ans [53–80], p =0,01. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes concernant la densité de PSA initial, le stade de d’Amico. Avec une médiane de suivi de 12 mois, les résultats oncologiques étaient meilleurs dans le groupe 2 : PSA médian à trois mois et six mois, taux de biopsie positive (10 % vs 28,5 %, p =0,05). Les effets secondaires n’étaient pas différents selon le groupe (Tableau 2).


Conclusion

En présence d’un adénocarcinome prostatique localisé, les résultats du traitement partiel de la prostate sont en rapport avec le volume traité. Cette constatation doit conduire à mieux définir les critères de sélection et de traitement lors de traitements focaux ou partiels pour adénocarcinome prostatique localisé.

Mots clés:
C. / B. / M. / J.-B. / N.
Altération de la fonction rénale après néphrectomie, comparaison de 3 populations : néphrectomie pour don vivant, néphrectomie élargie et néphrectomie partielle pour cancer
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 776, suppl. 13


Objectifs

Le risque d’apparition ou d’aggravation d’une insuffisance rénale chronique (IRC) est très variable selon le type de néphrectomie, l’indication et les comorbidités du patient. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de 3 types de néphrectomies sur la fonction rénale : néphrectomie élargie (NE) et partielle (NP) pour cancer, néphrectomie pour don vivant (DV), et de définir les facteurs prédictifs d’IRC.


Méthodes

Étude rétrospective et monocentrique incluant les patients ayant subi une néphrectomie dans notre centre entre 2007 et 2015. Nous avons inclus 354 néphrectomies : 177 néphrectomies élargies (NE), 86 néphrectomies partielles (NP) et 91 néphrectomies pour don vivant (DV). Le critère de jugement principal était le débit de filtration glomérulaire (DFG) évalué selon le MDRD, en préopératoire et à 1 an. Le stade d’IRC était déterminé selon la classification de l’HAS :

– Stade 1DFG>90mL/min ;

– Stade 2 DFG 60–89mL/min (IRC débutante) ;

– Stade 3 DFG 30–59mL/min (IRC modérée) ;

– Stade 4 DFG 15–29mL/min (IRC sévère) ;

– Stade 5DFG<15mL/min (IRC terminale).


Résultats

Le suivi médian était de 24 mois. L’âge, l’IMC, le score de Charlson, les facteurs de risque cardiovasculaires et la créatininémie préopératoire étaient significativement inférieurs dans la cohorte DV. Il n’y avait de différence entre les cohortes NP et NE. La variation moyenne du DFG à 1 an après NE, NP et DV était respectivement de–23,6mL/min (p <0,001),–8,94mL/min (p =0,003) et–26,57mL/min (p <0,001). À 1 an, l’apparition d’une IRC modérée était respectivement de 61 %, 20 % et 33 % dans les groupes NE, NP et DV. Par rapport à une NP et un DV, une NE entraînait une perte supplémentaire de DFG de respectivement 17,92mL/min (p <0,001) et 6,82mL/min (p =0,034). Les facteurs pronostiques d’altération de la fonction rénale, tous types d’interventions confondues étaient le diabète (p <0,001) et le DFG préopératoire bas (p <0,001).


Conclusion

Pour minimiser l’impact de la chirurgie sur le DFG, un traitement conservateur devrait être privilégié chaque fois que possible, et ne pas être compromis par le choix d’une technique ou d’une voie d’abord. Une néphrectomie pour DV entraîne une perte de DFG de 25–30mL/min et impose une sélection stricte des donneurs pour limiter l’apparition d’une IRC même modérée.

Mots clés:
P. / R. / V. / G. / E.
Amputation totale de verge pour cancer et uretrostomie périnéale en centre expert
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 811, suppl. 13


Objectifs

Le cancer de la verge est une tumeur rare en Europe représentant 0,5 % des tumeurs malignes. Le traitement de référence est la pénectomie partielle ou totale suivant l’extension tumorale, mais reste peu pratiqué et connue en raison du nombre faible d’indications. L’objectif de ce travail est de présenter la technique chirurgicale d’amputation totale de verge pour cancer avec urétrostomie périnéale, réalisée par un chirurgien expert.


Méthodes

Il s’agit d’un patient de 56 ans diagnostiqué d’un carcinome épidermoïde de verge pT3 N3 M1 de grade 4 de Browers. Une amputation partielle de verge a été réalisée, en marge saine puis six cures de chimiothérapie (TIP) administrées avec une bonne réponse clinicoradiologique. Un curage inguinal bilatéral avait été réalisé 6 mois après. Un an plus tard, diagnostic de récidive locale avec envahissement urétral et adénopathies douloureuses scrotales, posant l’indication d’amputation totale de la verge avec urétrostomie périnéale.


Résultats

La verge est disséquée jusqu’aux corps caverneux puis les corps caverneux ainsi que l’urètre bulbaire sont disséqués. La technique proposée est le plus anatomique possible en disséquant les principaux vaisseaux nourriciers de façon à pourvoir obtenir la meilleure hémostase possible avec l’exérèse la plus complète possible. Pour l’urétrostomie périnéale, un lambeau cutané en U inversé est réalisé pour réduire le risque de sténose postopératoire.


Conclusion

Les chirurgies de tumeur de verge sont rares et spécifiques et doivent être réalisées en centre expert afin d’assurer le meilleur résultat au niveau oncologique mais aussi fonctionnel.

Mots clés:
I. / J.-E. / A. / N. Morel
Analyse épidémiologique des 1799 patients traumatisés rénaux de l’étude multicentrique nationale TRAUMAFUF
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 699, suppl. 13


Objectifs

Le traumatisme rénal (TR) est le traumatisme génito-urinaire le plus fréquent : 10 % des cas de traumatisme abdominal. L’objectif de cette étude était d’analyser l’épidémiologie et les caractéristiques démographiques et traumatiques des traumatisés rénaux (TR) sur une durée de plus de 10 ans.


Méthodes

Étude multicentrique rétrospective nationale (TraumAFUF) incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 20 centres hospitaliers entre 2000 et 2015. Les traumatismes iatrogènes étaient exclus de l’étude. L’ensemble des données démographiques, des circonstances du traumatisme et des données de la prise en charge et de l’évolution ont été analysés. Au total, 1799 (1431 hommes/268 femmes) patients ont été inclus, d’âge moyen 33,7 (±19,1) ans. Quinze pour cent des TR étaient de moins de 17 ans. Au total, 33,4 % étaient de haut grade (grade AAST>3).


Résultats

Les TR étaient non pénétrants dans 95,5 % des cas, 42,3 % étaient des AVP, 26,6 % des accidents sportifs et 2,5 % une tentative de suicide. Respectivement 50,1 % et 47,4 % des TR avaient hématurie macroscopique et des lésions viscérales associées, 84,5 % étaient stables hémodynamiquement. Soixante-treize pour cent avaient un scanner injecté initial. Si plaie urinaire au scanner : 28,5 % des patients avaient un drainage. Respectivement 9,8 % et 9,5 % des traitements initiaux étaient chirurgicaux et radiologiques. Une imagerie de contrôle était réalisée dans 70 % des cas chez un patient asymptomatique. La durée moyenne de séjour était de 14,9jours. En cas d’hématurie initiale, le grade du TR était significativement plus sévère (37,5 % vs 29,2 %, p <0,005), et l’hémodynamique plus instable (15,8 % vs 9,6 %, p <0,0001). Les principales différences de prise en charge entre les TR de haut grade survenu entre les périodes 2000–2009 et 2010–2016 sont présentées dans le Tableau 1.


Conclusion

La connaissance de l’épidémiologie des TR pourrait améliorer la connaissance et la prise en charge des traumatismes rénaux en France.

Mots clés:
X. / B. / G. / B. / C.
Analyse par spectroscopie Raman des lithiases urinaires en milieux biologique (ARALUB) : résultats préliminaires de l’étude de faisabilité
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 749, suppl. 13


Objectifs

Le diagnostic de la composition des lithiases urinaires est la clé de voûte dans le traitement préventif de la maladie lithiasique. À ce jour, l’examen de référence est la spectroscopie infrarouge (SPIR) associée à l’étude morphologique. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité d’un diagnostic par spectroscopie Raman des lithiases urinaires en milieu biologique grâce à une fibre laser dédiée.


Méthodes

Un ensemble de calculs a été analysé par la technique de référence (SPIR+analyse morphologique). Les plus purs (>85 % de même composant) ont été sélectionnés pour être analysés par spectroscopie Raman sur une plate-forme dédiée. Une analyse dans l’air ambiant a d’abord été réalisée pour obtenir les spectres caractéristiques de chaque composant. Si des spectres caractéristiques étaient visualisés, une analyse en milieu urinaire était réalisée à différentes dilutions afin d’optimiser la concentration minimale de protéines du milieu permettant l’obtention des spectres caractéristiques. Une analyse Raman grâce à une fibre laser de faible diamètre était ensuite réalisée.


Résultats

Sept types de calculs identifiés comme purs à plus de 85 % par l’analyse SPIR (weddellite, whewellite, struvite, brushite, carbapatite, cystine et acide urique) ont été analysés ensuite sur une plate-forme Raman dédiée : une signature spectrale Raman a pu être obtenue pour chaque calcul sur au moins trois échantillons de chaque (Tableau 1). L’analyse en milieu urinaire a été réalisée avec différentes dilutions (10 %, 25 %, 50 %, 80 %). Les spectres, bien que d’intensité inférieure, étaient retrouvés pour les différents types de lithiases. Néanmoins, les calculs de brushite de weddellite et whewellite comportaient beaucoup de fluorescence ne permettant pas toujours d’obtenir la signature spectrale. L’analyse grâce une fibre laser ne permettait d’obtenir une signature spectrale de tous les échantillons.


Conclusion

Les résultats préliminaires de l’étude ARALUB confirment la possibilité d’utiliser la spectroscopie Raman pour l’analyse de la composition des lithiases urinaires en milieu biologique. Néanmoins, certaines entités restent difficiles à analyser du fait d’une fluorescence importante. Le milieu urinaire n’a pas modifié les résultats des analyses excepté en présence de sang ou de forte concentration de protéines.

Mots clés:
B. / I. / D. / D. / S.
Analyse transcriptomique d’un panel de gènes dans le cancer de la prostate et implication de la déméthylase JMJD3 et de la méthyltransférase EZH2
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 719, suppl. 13


Objectifs

La marque épigénétique H3K27me3 et ses régulateurs, la méthyltransférase EZH2 et la déméthylase JMJD3 jouent un rôle important dans la progression tumorale prostatique. Le but de l’étude a été de déterminer le niveau transcriptionnel des gènes enrichis en H3K27me3 dans le cancer de la prostate et d’identifier l’impact de JMJD3 et d’EZH2 par déplétion chimique afin de comprendre leur implication sur la régulation ces gènes.


Méthodes

Une étude par microarrays a permis d’établir la distribution de H3K27me3 à l’échelle du génome en relation avec les paramètres clinicopathologiques dans le cancer de la prostate. Le profil d’expression d’une vingtaine de gènes a été étudié par analyse transcriptomique à l’aide de TaqMan Low Density Arrays (TLDA) sur des biopsies de prostate représentant deux groupes tumoraux (score de Gleason>7 et ≤7) et un groupe sain. De plus, trois lignées continues tumorales prostatiques (DU 145, PC-3 et LNCaP) ont été traitées avec des inhibiteurs pharmacologiques de JMJD3 (GSK-J4) ou d’EZH2 (DZNeP) pour déterminer leur implication sur l’expression de la vingtaine de gènes étudiés.


Résultats

L’étude des biopsies montre une discrimination significative de l’expression de l’ensemble des gènes étudiés entre les différents types tumoraux ainsi qu’avec le groupe sain. De plus, six gènes ressortent davantage de cette étude selon les différents groupes cliniques : JMJD3, EZH2, MGMT, TRA2A, U2AF1 et RPS6KA2. L’étude in vitro a tout d’abord permis de déterminer l’IC50 de la molécule GSK-J4 à 48h de traitement sur les trois lignées DU 145 (22,9μM), PC-3 (3,5μM) et LNCaP (3,9μM). Par ailleurs, le traitement au DZNeP est réalisé pendant 72h à 10μM. Les résultats montrent une différence de sensibilité au GSK-J4 significative selon les lignées. En effet, l’expression du pool de la vingtaine de gènes se trouve significativement diminuée dans les LNCaP contrairement aux PC-3 et DU 145.


Conclusion

Cette étude permet de mieux comprendre l’impact de la marque épigénétique H3K27me3 et de ces régulateurs, JMJD3 et EZH2, sur l’expression transcriptionnelle des gènes impliqués dans le cancer de la prostate afin d’identifier de potentiels nouveaux marqueurs. De plus, l’utilisation d’« épidrugs », comme le GSK-J4 ou le DZNeP, permettra de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Mots clés:
M. / M. / Y. / F. / D.
Approche multimodale d’un adénocarcinome de l’ourache localement avancé
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 810, suppl. 13


Objectifs

Présenter une technique de cystectomie partielle robotisée avec curage pelvien extensif.


Méthodes

Approche robotisée. Exérèse in sano. Curage pelvien étendu.


Résultats

Exérèse complète. Bonne récupération fonctionnelle. FOLFOX adjuvant.


Conclusion

L’approche robotisée offre l’avantage de réaliser une reconstruction vésicale de manière reproductible et d’effectuer un curage extensif en chirurgie mini-invasive.

Mots clés:
Q. / J. / D. / C. / J.
Assistance médicale électronique pour les urologues en formation ; une innovation à but éducatif
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 807, suppl. 13


Objectifs

Les dossiers de santé électronique (DSE) sont devenus une nécessité dans la pratique quotidienne des médecins. Il est recommandé que les programmes de formation en soins de santé incluent les DSE dans leur curriculum afin de préparer les résidents en formation à leurs expériences cliniques. La plupart des résidents ne sont pas à jour avec les récentes lignes directrices sur la gestion des patients, comme ils dépensent plus de 40 % de leur temps devant un écran d’ordinateur remplissant les données DES.


Méthodes

Plusieurs “Guidelines” internationaux en uro-oncologie ont été encodées et intégrées dans un assistant médical électronique avancé (AME). Cela permet au logiciel de guider le stagiaire à travers plusieurs étapes afin de résoudre un cas clinique. Quand plusieurs modalité de traitement sont valable, le logiciel peut aider dans la décision clinique en fournissant des points favorables ou non favorables à un certain plan de gestion. Toutes les évaluations sont effectuées après une analyse approfondie du DSE et en tenant compte du profil personnalisé du patient et des co-morbidités.


Résultats

Cet article décrit un système de DSE entièrement fonctionnel qui est avantageux pour l’éducation médicale en raison de ses qualités interactives. Comme le logiciel est encodé avec des “Guidelines” internationaux et mis à jour d’une manière régulière, le logiciel aidera à éviter des erreurs de pratique médicale à maintenir les résidents en formation à jour avec les développements récents dans la pratique clinique (Figure 1, Figure 2).


Conclusion

L’utilisation d’un assistant électronique lors de la formation d’urologie est une innovation qui facilitera l’apprentissage en guidant les rencontres avec les patients et en assistant au plan de gestion. Une évaluation et une recherche complémentaires sont en effet nécessaires pour évaluer l’efficacité du programme dans la pratique quotidienne.

Mots clés:
F. / F. / S. / J. / I.
Association entre l’agressivité histologique du cancer de la prostate localisé et les stéroïdes sexuel : résultats de l’étude ANDROCAN
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 676, suppl. 13


Objectifs

Dans le cancer localisé de la prostate (PCa), l’impact des concentrations des stéroïdes sexuels sur l’agressivité du cancer est débattu, certains auteurs rapportant une association à la testostéronémie totale (TT), biodisponible (BT) ou à l’estradiol (E2). Nous avons comparé les profils sériques préopératoires des hormones sexuelles et les caractéristiques pathologiques chez les patients atteints de PCa localisés selon la prédominance du grade de Gleason 4 sur la pièce de prostatectomie.


Méthodes

Une nouvelle grande étude de cohorte prospective de 1343 patients (âge : 63,9 ans, taille : 175cm, poids : 82,2kg, IMC : 26,8 30kg/m2, circonférence abdominale : 101cm) ayant un PCa localisé, recrutés dans 4 centres urologiques en France, de 6/2013 à 6/2016. Les paramètres du syndrome métabolique (SM) ont été recueillis. Le dosage de TT, BT, T libre (freeT), DHT, Δ5, Δ4, E1 et E2 ont été effectué par spectrométrie de masse en phase gazeuse. Une évaluation centralisée des données pathologiques (prédominance du grade de Gleason 4 [PrdGP4] stade) a été effectuée.


Résultats

La cohorte a été divisée en 2 groupes :

– le 1er groupe se composait de patients ayant prédominance du grade 3 de Gleason [i.e. scores de Gleason≤7 (3+4)] ;

– le 2nd avait une prédominance du grade 4 de Gleason [i.e. scores de Gleason≥7 (4+3)].

Les patients ayant les cancers les plus agressifs (PrdGP4) étaient significativement plus âgés et avaient un PSA supérieur. Les concentrations de TT et d’E2 ne différaient pas entre les deux groupes. En revanche, celles de BT et de Free T étaient inférieures chez les patients PrdGP4. Une différence significative dans la concentration de SHBG entre les patients à PrdGP4 et ceux à PrdGP3 a été observée, conférant à la SHBG un rôle clé dans la sélection des patients à haut risque d’un PCa agressif (Tableau 1).


Conclusion

L’étude ANDROCAN, plus importante étude de cohorte prospective mondiale sur l’association entre les concentrations des stéroïdes sexuels et les caractéristiques du CaP localisés, montre qu’une diminution de la BT définie une population à risque de PCa agressif. Par conséquent, pour la prise de décision thérapeutique, en plus de la TT, la BT devrait être évaluée pour la prise en charge du PCa localisé. En revanche, l’E2 n’a pas lieu d’être prise en considération.

Mots clés:
Y. / H. / M. / M. / S.
Campagnes de lutte contre les fistules obstétricales au Cameroun : expérience et leçons
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 753, suppl. 13


Objectifs

Le but de ce travail était de rendre compte de notre expérience camerounaise dans la prise en charge des FO en utilisant un lambeau de voisinage en vue d’améliorer la continence et de prévoir éventuellement une chirurgie de pose de bandelettes dans les fistules cervicale, cervico-vaginale et uréthro-vaginale, de proposer des solutions aux défis et contraintes de cette chirurgie et de ressortir les perspectives pour la meilleure prise en charge et souligner l’intérêt de l’approche transfrontalière.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective avec un volet rétrospectif conduit dans six formations sanitaire du Cameroun pendant une période de 10 ans. Ont été inclus toutes les patientes présentant une fistule associée à des lésions cervico-uréthrale et chez qui la technique de lambeau de voisinage a été appliquée.


Résultats

La technique a été appliquée chez 84 patientes âgées de 14 à 44 ans. Quatorze jours après ablation de la sonde urinaire, nous avons observé 15 cas de persistance de fistules. La sonde urinaire a été maintenue pendant 30jours et à 3 mois, nous avons pu récupérer 9 cas. À 12 mois, 9 cas d’incontinence ont persisté, au total, nous avons enregistré 82,1 % de réussite, une diminution de la durée opératoire, les pertes sanguines minimes car aucune transfusion n’est enregistrée et le nombre de consommables considérablement réduit.


Conclusion

L’utilisation du lambeau de voisinage permet de respecter le sphincter strié de l’urètre. C’est une technique facile et accessible pour tous les chirurgiens dans les situations d’isolement. La FO est un problème de santé publique au Cameroun. Le succès de la chirurgie est un problème de tous les membres du circuit de prise en charge et pour cela un faut renforcer le partenariat et réseaux de lutte contre les FO.

Mots clés:
J.B. / P.
Cancers urinaires et polyexpositions aux cancérogènes en milieu professionnel : résultats de l’enquête permanente du GISCOP93
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 667, suppl. 13


Objectifs

Le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle en Seine-Saint-Denis (GISCOP93) mène depuis 2002 une enquête permanente auprès de patients résidant en Seine-Saint-Denis et nouvellement diagnostiqués pour un cancer. Depuis 2012, le GISCOP93 collabore avec la Fédération inter-hospitalière d’urologie de Seine-Saint-Denis qui regroupe l’activité urologique de tous les hôpitaux publics du département pour le recrutement de patients atteints de cancers de la vessie, de cancers de la voie excrétrice supérieure et de cancers du rein.


Méthodes

Suite au passage en réunion de concertation pluridisciplinaire d’onco-urologie des dossiers de cancers du rein et urothéliaux, les coordonnées des patients, l’anamnèse et l’histologie sont communiqués au GISCOP93 (sans restriction sur le métier rapporté, ni l’éventuel tabagisme). Une enquête professionnelle est alors proposée après signature d’un consentement. La méthodologie du GISCOP93 consiste à reconstituer au cours d’un entretien approfondi le parcours professionnel des patients en accédant à l’activité réelle de travail. Ces parcours sont ensuite analysés par un groupe d’experts constitué de médecins du travail, de toxicologues, de chimistes, d’ingénieurs des Caisses régionales d’assurance maladie, de délégués des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) qui identifient et caractérisent les expositions à des substances cancérigènes.


Résultats

La grande majorité des patients a accepté de participer à cette enquête. Depuis mai 2017, les parcours professionnels de 134 patients, atteints de cancer des voies urinaires, ont été reconstitués. À partir de l’analyse qualitative des parcours et des expositions aux cancérogènes trouvées par les experts, il a été mis en évidence l’absence d’une exposition unique mais une importante polyexposition, tous secteurs d’activité confondus et particulièrement pour les travailleurs des métaux. Nos résultats montrent que 38 % des salariés sont exposés de manière importante ; il s’agit surtout de produits de dégradation libérés par les procédés de production comme les fumées dégagées (métallurgie et électrométallurgie). Les cancérogènes les plus fréquemment rencontrés sont par ordre décroissant : amiante, solvants chlorés, hydrocarbures aromatiques polycycliques, huiles de coupe, poussières métalliques, fumées de soudage, silice, plomb, benzène.


Conclusion

La connaissance de l’activité réelle de travail rend possible le repérage des polyexpositions aux cancérogènes et peut contribuer à mettre à jour des travaux à risque, pouvant ainsi déboucher sur des actions de prévention. Ce pourcentage élevé doit motiver les urologues à collaborer avec des structures dédiées permettant de mettre en évidence les maladies professionnelles en particulier pour les cancers urothéliaux et les cancers du rein, même si un tabagisme est associé.

Mots clés:
F. / E. / J. / C.
Caractéristiques anatomopathologiques des tumeurs testiculaires dans une population de patients infertiles traités par orchidectomie partielle
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 737, suppl. 13


Objectifs

Les tumeurs testiculaires découvertes lors d’un bilan d’infertilité sont souvent de faibles volumes. L’orchidectomie totale est le traitement de référence mais une chirurgie partielle peut s’envisager pour sauvegarder du parenchyme testiculaire et maintenir une fonction endocrine et exocrine. L’objectif de cette étude était d’étudier les particularités anatomopathologiques des tumeurs testiculaires chez les patients infertiles et d’étudier la faisabilité d’une orchidectomie partielle en première intention.


Méthodes

Une étude rétrospective multicentrique a permis de rassembler les données issues de patients infertiles, chez qui a été mis en évidence une tumeur testiculaire au cours du bilan d’infertilité. Un total de 32 patients traités par orchidectomie partielle a été inclus. Les patients inclus étaient des hommes de tous âges qui consultaient pour une infertilité avec un spermogramme altéré et chez qui l’examen clinique et/ou une échographie confirmai(en)t le diagnostic de tumeur intratesticulaire. Les patients opérés d’une orchidectomie totale d’emblée ont été exclus.


Résultats

La moyenne d’âge était de 36 ans (IIQ 32–37). La moitié des patients étaient azoosperme (16/32), un quart oligosperme (8/32) et 28 % teratosperme (9/32). Le plus grand axe tumoral échographique était en moyenne de 8,7mm (IIQ 5–10). Un total de 8/32 (25 %) des patients avaient une tumeur maligne (séminome 7/32, 22 % ; tératome 1/32, 3 %) et 24/32 (75 %) avaient une lésion bénigne (Leydigome 23/32, 72 % ; cicatrice fibreuse 1/32, 3 %). L’analyse extemporanée n’avait pas diagnostiqué le caractère malin dans 50 % (4/8), mais avait identifié 88 % (21/24) des tumeurs bénignes. Vingt-cinq pour cent des patients ont eu une orchidectomie totale complémentaire (8/32), dont 6/8 (75 %) parmi les patients atteint d’une tumeur maligne. Sur un suivi moyen de 26,1 mois (IIQ 8–31,3), un patient (3 %) a eu une récidive de type Leydigome homolatéral. Aucun patient n’avait de métastases. Un seul patient a donné paternité (3 %).


Conclusion

Cette étude met en évidence, dans une population de patients infertiles, que des tumeurs de faibles volumes sont en majorité bénignes et de bon pronostic. L’analyse extemporanée restait aléatoire pour affirmer le diagnostic de malignité, mais présentait une bonne sensibilité pour identifier une tumeur bénigne. La sauvegarde de parenchyme testiculaire pourrait donc être envisagée en première intention chez des hommes infertiles avec une possibilité d’orchidectomie totale secondaire.

Mots clés:
S. / X. / S. / V. / F.
Comment le prix des traitements oraux de la dysfonction érectile influence-t-il sa fréquence de prise ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 687, suppl. 13


Objectifs

Les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (IPDE5) sont les traitements de première intention de la dysfonction érectile. En moyenne, 35 % des patients traités sont inobservants en raison de son prix élevé.


Méthodes

Étude multicentrique, transversale, à visée descriptive, qui a analysé les réponses à un questionnaire distribué lors de consultation de suivi dans le service d’urologie au CHRU et dans un CHR pendant 12 mois. Les patients étaient inclus s’ils souffraient d’une dysfonction érectile traitée par inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 depuis au moins 3 mois.


Résultats

Soixante-trois questionnaires ont été analysés. Trente-cinq pour cent (n =22) de la population était inobservante au traitement en raison du prix ; parmi cette population, 50 % (n =11) déclaraient y avoir renoncé une fois sur trois et 27 % (n =6) une fois sur deux. Le prix moyen du comprimé était de 8,93€±5,42. Concernant les traitements princeps, le comprimé coûtait 10,46€±5,17 et celui du sildenafil générique 4,93€±3,88 (p =0,001). Les patients observants (n =24) au traitement avaient un score EDITS qui s’élevait à 61,79±23,01 ; celui des patients inobservants (n =39) à 51,68±23,66 %. Trente-neuf pour cent (n =25) des patients ont consulté plusieurs pharmacies pour trouver le prix le plus bas. Ces patients se sont rendus en moyenne dans 2,74 pharmacies (±0,98). Trente et un pour cent (n =19) ont comparé les prix sur des boutiques en ligne, mais seul l’un d’entre eux a fait un achat.


Conclusion

Les patients ne prennent pas leur traitement une fois sur trois, voire une fois sur deux en raison de son prix élevé. Le praticien prescripteur doit être sensibilisé à l’impact du prix des IPDE5 sur l’observance en raison de son non-remboursement.

Mots clés:
E. / R. El / J. / P.
Comparaison de deux protocoles d’antibioprophylaxie pour la biopsie de la prostate : prophylaxie empirique versus prophylaxie ciblée selon la culture rectale
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 730, suppl. 13


Objectifs

Les bactéries résistantes aux fluoroquinolones (FQ) ont été fréquemment identifiées comme causes de complications infectieuses après biopsie de la prostate (BP). L’objectif de ce travail d’étudier la prévalence du portage digestif de bactéries résistantes aux FQ chez des patients proposés pour BP et d’étudier l’intérêt de la prophylaxie ciblée selon la culture rectale sur le taux de complications infectieuses après BP.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective qui a randomisé 92 patients proposés pour BP en deux groupes. Groupe I : les patients recevaient une antibioprophylaxie empirique par la ciprofloxacine. Groupe II : un écouvillonnage rectal était réalisé 10jours avant la BP et ces patients recevaient une antibioprophylaxie adaptée selon la culture rectale. La prévalence du portage digestif en germes résistants aux FQ et les mécanismes de résistance étaient étudiés ainsi que les facteurs de risque de portage de germe résistants. Une étude comparative de l’incidence des complications après la BP dans chaque groupe était réalisée ainsi que les souches responsables de complications infectieuses.


Résultats

Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes en ce qui concerne l’âge, le volume de la prostate, le taux de PSA, le nombre de carottes de biopsie de la prostate, et le score de comorbidité de Charlson. Pour les patients du groupe II, on a retrouvé 45 % de résistance aux FQ. Les patients ayant une culture résistante aux FQ avaient plus d’antécédents d’infection urinaire et de prise d’antibiotiques au cours des six derniers mois (p =0,032, p =0,018, respectivement). Le taux de complication infectieuse après BP était de 18,7 % dans le groupe I et 4,7 % dans le groupe II (p =0,04). Dans le groupe I, les infections après BP étaient secondaires à des E. coli productrices de BLSE dans 70 % des cas.


Conclusion

La prévalence du portage digestif de bactéries résistantes aux FQ chez les patients proposés pour BP était élevée et les principaux facteurs de risque de résistance étaient l’antécédent d’infection urinaire et la prise d’antibiotiques au cours des six derniers mois. L’utilisation d’une antibioprophylaxie adaptée à la culture rectale a considérablement abaissé notre taux de complication infectieuse après BP.

Mots clés:
A. / A. / K. Ben / A. / A.
Comparaison de l’ergonomie chirurgicale entre la chirurgie robotique et la cœlioscopie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 746, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie cœlioscopique est une voie d’abord très utilisée en chirurgie abdominale. Toutefois, la cœlioscopie pourrait induire plus de douleurs musculosquelettiques du chirurgien et majorerait la fatigue physique et mentale par rapport à la chirurgie robotique. L’objectif principal de cette étude est de comparer en pratique clinique l’ergonomie chirurgicale entre la chirurgie robotique et la cœlioscopie.


Méthodes

L’ergonomie chirurgicale a été évaluée chez les urologues, les gynécologues et les chirurgiens pédiatres, entre septembre 2016 et mars 2017, dans un centre expert pour la cœlioscopie et la chirurgie robotique. L’ergonomie physique était quantifiée par l’échelle de Borg, toutes les 30minutes au cours de l’intervention. À la fin de la procédure, l’échelle de la NASA (National Aeronautics and Space Administration) permettait d’objectiver l’ergonomie mentale. Seules les cœlioscopies durant plus d’une heure étaient comparées aux interventions robotiques.


Résultats

Au total, 88 interventions robotiques et 82 cœlioscopies ont été analysées. Au cours des cœlioscopiques, la douleur ressentie était significativement augmentée sur les 7 segments anatomiques. De plus, la gêne augmentait significativement au cours du temps. Les avants bras et le bas du dos étaient les segments les plus douloureux. La charge mentale générale et la performance étaient significativement plus élevées pour une cœlioscopie (p <0,05). Les jeunes chirurgiens rapportaient une diminution de l’effort ressenti (p <0,01), de la charge générale et de l’exigence physique et mentale (p <0,05) après une cœlioscopie par rapport à une chirurgie robotique. Les chirurgiens expérimentés décrivaient une exigence physique plus faible (p <0,05) et se sentaient moins performants (p <0,01) après une chirurgie robotique par rapport à une cœlioscopie.


Conclusion

La chirurgie robotique réduit les douleurs musculosquelettiques. Ces résultats sur l’ergonomie physique se retrouvent aussi bien chez les jeunes chirurgiens que chez les chirurgiens expérimentés. L’ergonomie mentale est en faveur de la cœlioscopie en particulier chez les jeunes chirurgiens.

Mots clés:
V. / F. / J. / A. / H.
Comparaison de l’incidence d’infections urinaires après un bilan urodynamique en fonction du traitement préalable par antibiothérapie d’éventuelles bactériuries asymptomatiques
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 729, suppl. 13


Objectifs

Le traitement des bactériuries asymptomatiques avant bilan urodynamique (BUD) reste controversé. Dans un contexte d’augmentation des antibiorésistances bactériennes en lien avec des antibiothérapies non nécessaires, nous avons pour objectif de comparer l’incidence d’infections urinaires (IU) dans la semaine suivant un BUD dans deux groupes de patients. Dans le premier groupe (groupe A) de patients, ceux présentant une bactériurie une semaine avant BUD étaient traités selon antibiogramme. Dans le deuxième groupe (groupe B), aucun patient avec une bactériurie asymptomatique n’était traité.


Méthodes

Le critère d’inclusion était une consultation en neuro-urologie comprenant un BUD. Les critères d’exclusion comprenaient l’annulation du BUD (refus du patient ou IU manifeste) ou l’injection intradétrusorienne de toxine botulinique lors de la même visite. Un examen de culture bactériologique d’urine (ECBU) prélevé par sondage aller-retour était effectué juste avant le BUD. Les patients étaient contactés par téléphone 7jours après le BUD à la recherche d’un des symptômes suivants : urines troubles et malodorantes, inconfort ou douleur au niveau du rein, de la vessie, ou en urinant, survenue d’incontinence urinaire, fièvre, augmentation de la spasticité, hyperréflexie autonome, malaise, léthargie ou sentiment d’inconfort. Les patients symptomatiques étaient alors traités selon l’antibiogramme d’un nouvel ECBU.


Résultats

Au total, 156 patients ont été vus dont 151 ont été inclus parmi lesquels 46 dans le groupe A et 105 dans le groupe B. Les deux groupes étaient comparables (cf. Tableau 1). La prévalence d’une bactériurie asymptomatique lors de la consultation atteignait 22,0 % dans le groupe A et 29,5 % dans le groupe B. À une semaine, 15 patients n’étaient pas joignables (5 dans le groupe A et 10 dans le groupe B), 3 patients présentaient des symptômes d’IU, mais aucun avec état fébrile. Parmi les 3 patients symptomatiques, 2 ont présenté une IU prouvée par ECBU. Ces résultats sont détaillés dans le Tableau 2. En définitive, l’incidence d’IU après BUD a été calculée à 2,44 % et 1,05 % dans les groupes A et B, respectivement. Le taux d’IU chez les patients avec vessie neurogène est de 0 % dans les deux groupes.


Conclusion

Bien que la prévalence des bactériuries asymptomatiques soit élevée chez les patients prévus pour un BUD, nous avons pu démontrer que, d’une part, que l’incidence d’IU après BUD est inférieure à 1,5 % sans effet bénéfique de l’antibiothérapie préalable et que, d’autre part, aucune IU fébrile n’a été reportée. Il semble donc que le traitement préalable au BUD des bactériuries asymptomatiques soit superflu. Une étude à plus large échelle reste toutefois nécessaire pour confirmer ces résultats.

Mots clés:
L. / N. / P. / B.
Complication insolite de la chirurgie percutanée du rein : lithiase intra-thoracique
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 805, suppl. 13


Objectifs

Nous présentons une vidéo de notre solution face à une complication atypique de la chirurgie percutanée du rein, qui est la migration d’une lithiase dans le thorax.


Méthodes

Une patiente de 17 ans présente des lithiases résiduelles après chirurgie ouverte pour coralliforme droit. Une NLPC est réalisée par un abord caliciel supérieur intercostal au-dessus de la onzième côte. Après un faux mouvement, la lithiase et le néphroscope flexible sont extériorisés dans le trajet percutané. La lithiase est perdue. La fluoroscopie retrouve la lithiase dans le thorax droit. Après exploration du trajet percutané, la brèche pleurale est trouvée. Une thoracoscopie est réalisée avec le néphroscope et la gaine d’Amplatz. La lithiase est extraite. Un drain thoracique est mis en place sur un guide par l’abord percutané. Une sonde-JJ est mise dans le rein.


Résultats

Le drain thoracique est retiré au deuxième jour postopératoire, après contrôle radiologique normal. La patiente est sortie le quatrième jour postopératoire, sans autre complication.


Conclusion

Il y a un risque accru de complication thoracique avec l’abord intercostal surtout entre la dixième et la onzième côte. La thoracoscopie et l’ablation de la lithiase ont été possibles avec le néphroscope et par le même abord percutané. Une manipulation précise et douce est nécessaire au cours de tout geste chirurgical pour éviter les complications.

Mots clés:
M. / H. / A. / A. / M.
Complications urologiques de l’endométriose pelvienne profonde et de sa chirurgie
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 695, suppl. 13


Objectifs

L’endométriose pelvienne profonde (EPP) est connue pour son retentissement urétéro-rénal. Mais ses conséquences vésicales sont peu exposées. Ces complications urologiques peuvent être la conséquence directe de l’infiltration des tissus par l’EPP, ou bien des dissections pelviennes chirurgicales étendues. L’objectif de cette étude prospective était de décrire les atteintes urologiques, anatomiques et fonctionnelles, pré- et postopératoires de chirurgie d’EPP, ainsi que les facteurs associés à ces complications.


Méthodes

De mars 2015 à avril 2016, les données pré-, per- et postopératoires de 50 femmes opérées d’EPP ont été recueillies de façon prospective et monocentrique. Les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU), la débitmétrie, la mesure du résidu post-mictionnel, les caractéristiques IRM des nodules d’EPP, et l’atteinte urétéro-rénale étaient relevés. La dissection vésicale, urétérale, de la cloison recto-utérine, des ligaments utéro-sacrés (LUS), et le nerve sparing étaient étudiés. La reprise mictionnelle postopératoire et la dilatation rénale postopératoire étaient surveillées.


Résultats

En préopératoire, on relevait 36 % de SBAU, 10 % de dilatations urétéro-rénales dont 6 % symptomatiques, 20 % d’endoprothèses urétérales préopératoires, et aucun nodule vésical. Il a été réalisé 86 % de nerve sparing , 42 % de résection de LUS, 64 % d’urétérolyse, 50 % de shaving rectal et 22 % de résection rectosigmoïdienne. Quarante-six pour cent (n =23) des patientes avaient au moins une complication urologique per- ou postopératoire : 30 % de SBAU dont 20 % de rétentions urinaires avec 8 % de nécessité d’auto-sondages intermittents propres prolongés. On retrouvait 10 % d’atteinte urétérale et 4 % de réimplantation urétérale. Les facteurs associés aux SBAU postopératoires étaient les SBAU préopératoires (p =0,0074) et l’exérèse unilatérale des LUS (p =0,0017). Les facteurs associés à la rétention d’urines postopératoire étaient l’exérèse unilatérale des LUS (p <0,001), et le shaving rectal (p <0,001).


Conclusion

Les SBAU chez les femmes atteintes d’EPP et opérées sont sous-estimés. Ces complications, pouvant aller jusqu’à la nécessité d’auto-sondages pendant plusieurs mois, incitent à proposer une évaluation urologique pré- et postopératoire systématique, afin de délivrer une information ciblée sur l’évolution des symptômes urologiques, et permettre à la patiente d’envisager les soins éventuels à venir et de s’y préparer.

Mots clés:
M. / P. / S. / M. / M.
Consultation conjointe en urologie pédiatrique : comment faciliter la transition vers les service d’adulte ?
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 741, suppl. 13


Objectifs

Pour les patients porteurs d’une uropathie sévère, la transition de l’âge pédiatrique à l’âge adulte est un enjeu majeur. Dans cette étude, nous avons voulu analyser notre activité de consultation conjointe et évaluer son efficacité dans la transition du patient des services de pédiatrie vers l’urologie adulte.


Méthodes

Étude rétrospective sur dossiers, menée à partir des listes de la consultation conjointe. Celle-ci regroupe deux fois par an un urologue pédiatre, un urologue d’adulte et deux infirmières stomathérapeutes autour de jeunes patients suivis pour une pathologie urologique chronique. Depuis 2003, 92 patients ont ainsi été reçus à cette « consultation de transition ». Les données recueillies concernaient l’âge à la première consultation conjointe, la durée du suivi et le devenir des patients.


Résultats

Soixante-treize patients ont consulté pour vessie neurologique (52 sur dysraphisme spinal), 12 pour malformation vésicale complexe (exstrophie, agénésie du trigone et VUP), 4 pour malformation génitale, 2 pour troubles mictionnels et une pour lithiase. L’âge moyen lors de la première consultation était de 23,8 ans (14–51 ans). Quarante-trois patients n’ont été vus qu’une fois en consultation conjointe ; les autres sont venus 2,3 (2–9) fois en moyenne, soit un suivi de 45,6 (7,6–138,4 mois) en consultation conjointe. Après cette phase de transition, 53 patients (57 %) ont poursuivi leur prise en charge dans le service d’adultes, 6 sont toujours suivis en pédiatrie dont 2 en consultation conjointe, 11 consultent à la fois en pédiatrie et chez les adultes, 2 sont décédés et 21 ont été perdus de vue. Trente-trois patients ont nécessité une intervention, dont une seule a été réalisée en pédiatrie.


Conclusion

La consultation conjointe permet une transition efficace, de la pédiatrie vers l’urologie adulte, dans plus de 50 % des cas. Pour les praticiens, cette consultation représente un temps privilégié de discussion entre chirurgien pédiatre et urologue d’adultes sur des dossiers complexes. Pour les patients, elle est un lieu de rencontre privilégié avec les professionnels qui les suivront désormais.

Mots clés:
M. / A. / P. / J.N.
Cure de fistule vésicovaginale complexe par voie mini-invasive laparoscopique robot-assistée XI
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 812, suppl. 13


Objectifs

Fermeture d’une fistule vésicovaginale complexe post hystérectomie par laparotomie pour utérus fibromateux.


Méthodes

Patiente de 41 ans, opérée d’une hystérectomie en 2010 avec plaie vésicale peropératoire. Apparition 5 ans plus tard de pertes urinaires insensibles. Fistules vésicovaginales multiples sur et en arrière de la barrière inter-urétérale, confirmées à la cystoscopie et au scanner abdominopelvien temps tardif. Laparoscopie transpéritonéal robot-assistée Xi. Dissection de l’espace intervésicovaginal. Repérage des trajets fistuleux puis ouverture élective de la vessie et du vagin. Exérèse des trajets fistuleux après dédoublement des tissus vésical et vaginal. Interposition de péritoine entre les sutures vésicale et vaginale. Sortie à J2, ablation de la sonde vésicale à J14.


Résultats

Absence de récidive.


Conclusion

Le traitement d’une fistule vésicovaginale est facilité par la laparoscopie robot-assistée qui permet une excellente exposition et une dissection électives des trajets fistuleux.

Mots clés:
S.
Cure de fistule vésicule-vaginale avec épiplooplastie par chirurgie robotique
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 812, suppl. 13


Objectifs

Cette vidéo a pour objectif de décrire les différents temps d’une cure de fistule vésicule-vaginale avec épiplooplastie.


Méthodes

Patiente qui a présenté dans les suites d’une hystérectomie par voie vaginale une fistule vésicule-vaginale au niveau du trigone proche de l’orifice urétéral gauche.

Réalisation de la cure de cette fistule par chirurgie robotique XI (4 bras).


Résultats

Les différents temps de l’intervention ont été :

– bord transvésical avec suspension de la vessie ;

– dissection et résection du trajet fistuleux ;

– ermeture vaginale en 2 plans ;

– nterposition de l’épiploon qui est fixé au vagin ;

– mise en place de sonde JJ à gauche ;

– fermeture vésicale en 2 plans.


Conclusion

La patiente a été revu à distance sans récidive de la fistule et sans incontinence ou sténose urétérale.

Mots clés:
J. / M. / L.
Cure de l’hypospadias : comparaison des differentes techniques chirurgicales sur une serie de 306 cas
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 762, suppl. 13


Objectifs

L’hypospadias constitue l’une des anomalies urogénitales les plus fréquentes de l’enfant. Il touche 1/300 naissances masculines. Plusieurs techniques chirurgicales ont été décrites pour la cure de cette pathologie. L’objectif de notre étude est de comparer les différentes techniques couramment utilisées et leurs résultats à court et à moyen et long terme.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 306 cas d’hypospadias pris en charge au service d’urologie du CHU Sahloul de Sousse sur une période de 20 ans allant de janvier 1995 à janvier 2014.


Résultats

Le recul moyen était de 18 mois (3 mois–9 ans). Il s’agissait de 134 hypospadias antérieurs (43,8 %), 140 moyens (45,8 %) et 32 postérieurs (10,5 %). Les techniques utilisées : uréthroplastie selon Mathieu (31,4 %), Onlay (30,1 %), Snodgrass (12,4 %), Duplay (4,6 %) et uréthroplastie par avancement uréthral (11,1 %). Les complications à court terme : infection locale (1,6 %), lâchage des sutures (4,9 %). Le taux d’infection était similaire pour toutes les techniques alors que le lâchage de suture survenait surtout au décours d’une uréthroplastie selon Onlay. Les complications à moyen et long terme étaient à type de fistule uréthrale dans 21,2 % des cas et de sténose uréthrale dans 5,8 % des cas. La fistule uréthrale était survenue, par ordre de fréquence décroissant, au décours d’une cure selon Onlay, Mathieu ou Snodgrass. La sténose uréthrale était survenue uniquement au décours d’un avancement uréthral ou d’une cure selon Snodgrass.


Conclusion

Il n’y a pas de technique « idéale » pour la reconstruction uréthrale pour les hypospadias. Chaque technique expose à des complications spécifiques. La prise en charge de l’hypospadias nécessite encore de nos jours la maîtrise de plusieurs techniques chirurgicales différentes afin d’adapter la prise en charge chirurgicale au patient.

Mots clés:
G. / K. / E. / M. Ben / W.
Cystectomie partielle avec réimplantation urétérovésicale droite robot assistée pour phéochromocytome vésical
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 809, suppl. 13


Objectifs

Patiente de 67 ans qui présente un phéochromocytome de vessie avec un bilan d’extension négatif et endocrinologique normal. Le phéochromocytome ectopique à localisation vésicale unique est une pathologie rare. Le traitement chirurgical est le traitement de référence. La lésion étant située à proximité du méat urétéral droit, une réimplantation urétérovésicale droite est associée à la cystectomie partielle.


Méthodes

La patiente a bénéficié d’une cystectomie partielle avec réimplantation urétérovésicale et pose de sonde double J. L’intervention s’est déroulée par laparoscopie robot-assistée. La patiente est installée en décubitus dorsal avec Trendelenburg de 25°, avec un arrimage latéral du robot.

Les principales étapes de l’intervention sont :

– repérage de l’uretère droit et sa dissection jusqu’à son abouchement vésical ;

– dissection de la face postérolatérale droite de la vessie ;

– ouverture de la vessie et exérèse de la zone tumorale en emportant le méat-urétéral droit ;

– pose d’une sonde JJ à droite ;

– réimplantation urétérovésicale droite selon Lich-Grégoire.


Résultats

La durée opératoire était de 2heures avec des pertes sanguines inférieures à 100cc. Les suites opératoires ont été simples, avec une sortie à J2 et une ablation de la sonde à J5 à domicile. L’ablation de la sonde double J a été programmée à 6 semaines. L’histologie définitive à confirmer le diagnostic de phéochromocytome avec des marges saines.


Conclusion

La cystectomie partielle et la réimplantation sont accessibles et reproductibles par laparoscopie robot assistée pour des lésions sans risque de dissémination. La diminution de la durée de séjour est un argument clé en faveur de cette option thérapeutique.

Mots clés:
K. / L. / G. / R. / J.
Cystostomie continente selon mitrofanoff : technique chirurgicale
2017
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 813, suppl. 13


Objectifs

La cystostomie continente transappendiculaire a été décrite par Mitrofanoff en 1980. Il s’agissait en revanche plus de la description d’un principe que d’une réelle technique chirurgicale. L’objectif était de décrire une technique systématisée et reproductible.


Méthodes

Les patients candidats à la cystostomie continente sont pour la grande majorité des cas porteurs d’une neurovessie hypocompliante associée à un neurorectum responsable de troubles du transit invalidants. C’est pourquoi nous proposons la réalisation simultanée d’une iléoplastie d’agrandissement vésical et d’une cæcostomie continente transappendiculaire selon Malone.


Résultats

Les principes de l’intervention de Mitrofanoff sont le prélèvement d’un tube appendiculaire court (4cm), inséré en antérieur sur un lambeau de vessie native (et non sur l’agrandissement vésical), fixé à la paroi abdominale antérieure, avec un trajet antireflux sous-muqueux (2cm). Le faible longueur du tube facilite les autosondages mais implique la réalisation de plasties cutanées pour permettre une anastomose cutanéomuqueuse.


Conclusion

Cette vidéo décrit une technique reproductible de cystostomie continente ombilicale transappendiculaire avec iléoplastie d’agrandissement vésical et cæcostomie continente. Cette intervention peut être proposée aux patients porteurs d’une vessie neurologique associée à des troubles neurologiques anorectaux.

Mots clés:
S. / B.
Définition et traitement de l’index tumoral par fusion multimodale histologique et IRM sous échographie transpérinéale par navigation 3D : validation sur une série de rising PSA traité par curiethérapie focale de rattrapage par haut débit
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 783, suppl. 13


Objectifs

Le traitement focal nécessite une sélection de la population sur des critères pronostiques classiques et sur la concordance de la topographie tumorale à l’IRM et de l’histologie. L’utilisation de la cartogaphie 3D systématique selon les zones de Dickinson et ciblée sur l’Index tumoral IRM permettait un guidage des aiguilles transpérinéales pour une stratégie focale. Nous présentons une méthode diagnostique et thérapeutique transpérinéale fusionnant le résultat histologique à l’imagerie fonctionnelle afin de guider les aiguilles transpérinéales sous échographie.


Méthodes

L’équipe a utilisé initialement un logiciel de traitement navigation 3D de curiethérapie (Vitesse) permettant la fusion IRM/TEP sous échographie transpérinéale avec une sonde biplanaire de curiethérapie BK pour réaliser la cartographie 3D et le traitement focal. Tous les patients avaient reçu une irradiation pour un adénocarcinome de prostate et étaient en récidive biologique (nadir+2ng/mL) et intraprostatique (IRM et TEP à la choline). Une curiethérapie HDR focal en temps réel a été réalisée en replaçant le patient dans l’étude de cartographie 3D. L’évaluation de cette méthode a reposé sur le taux de biopsie, la topographie des biopsies, le temps opératoire et la réponse biologique au traitement focal de rattrapage.


Résultats

Vingt-neuf patients inclus dans notre étude ont été traité par curiethérapie HDR sous rachi péridural délivrant 2 fractions de 10Gy espacés de 5heures. La survie moyenne sans récidive biologique était de 20 mois avec un écart type de 1,3 mois. La survie sans récidive biologique à 12 mois est de 88 %. La survie sans récidive biologique à 24 mois est de 65 %.


Conclusion

Ce travail a abouti à une solution diagnostique Varipath intégrant les données diagnostiques tridimensionnelles (biopsies positives, tumeur détectée par IRM et/ou TEP) pour une optimisation du placement des aiguilles trans-périnéales dans l’index tumoral sous échographie endorectale. Nous poursuivons à présent le développement d’un module diagnostique transrectal s’intégrant dans le plan de traitement focal (curiethérapie, cryochirugie, photothérapy, laser).

Mots clés:
C. / J. / O. / A. / L.
Dépistage du cancer de la prostate dans les familles à risque. Le nombre d’apparentés atteints et l’âge précoce de diagnostic dans la famille augmentent le risque de CaP
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 718, suppl. 13


Objectifs

Le cancer de prostate (CaP) familial représente 20–25 % des CaP diagnostiqués et le dépistage est recommandé pour les apparentés au premier degré dans les familles à risque. Cette étude avait pour objectif de préciser les facteurs de risque de CaP au sein de cette population à risque.


Méthodes

Lors de ce programme de dépistage de 8 ans, un dosage de PSA était réalisé chez 660 apparentés au premier degré, agés de 40–70 ans, (frères ou fils) de patients atteints de CaP, traités entre 1994 et 1997 dans 3 centre universitaires français. Nous rapportons ici les résultats du groupe âgé de 50–70 ans. Les apparentés étaient classés selon leur statut : héréditaire (HR 3+CaP=10,6 %) ; familial sans critère héréditaire (FNH 2 CaP=19 %) et sporadique (Sp 1 CaP 70 %). Les biopsies de prostate (BPx) étaient réalisées pour un PSA>4ng/mL, puis pour un PSA>2,5ng/mL à partir de 2002.


Résultats

Les données du dépistage sont présentées dans le Tableau 1. Le PSA était>4ng/mL chez 163 patients.

Les BPx :

– diagnostiquaient 34 CaP ;

– étaient négatives dans 43 cas ;

– n’étaient pas réalisées dans 90 cas : contrôle de PSA>2,5ng/mL 12/90 (13 %) ; refus 16/90 (18 %) ; avis urologue 18/90 (20 %), la VPP était de 45 %.

De plus, 313 hommes avaient un PSA était compris entre 2,5 et≤4ng/mL.

BPx :

– diagnostiquaient 25 CaP ;

– étaient négatives dans 20 cas ;

– n’ont pas été réalisées dans 113 cas (36 %) (non indiquées avant 2002).

La VPP était 25/45. Sept CaP (12 %) ont été découverts pour un PSA.


Conclusion

Nos résultats confirment prospectivement le risque élevé de CaP pour les apparentés au premier degré, particulièrement lorsque le nombre de cas atteints dans la famille est élevé (2+CaP) et l’âge de diagnostique dans la famille plus précoce (<65 ans). Nous suggérons donc un dépistage ciblé dans les familles à risque, et particulièrement en cas de statut HR ou FNH, et/ou de diagnostique familial précoce.

Mots clés:
P. / A. / G. / M. / O.
Dépistage du cancer de la prostate en 2016 : résultats d’une enquête nationale itérative sur des échantillons de la population française
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 721, suppl. 13


Objectifs

Les enquêtes EDIFICE, initiées en 2005, ont pour objectif d’améliorer les connaissances des comportements des Français sur les dépistages des cancers, dont le dépistage individuel du cancer de la prostate (CaP). Les précédentes analyses avaient montré une augmentation du taux déclaré de dépistage entre 2005 et 2008 suivie d’une stabilisation jusqu’en 2014. Les résultats de la dernière enquête menée en 2016 sont présentés.


Méthodes

Les enquêtes EDIFICE, réalisées par téléphone en 2005, 2008, 2011, 2014 et 2016, ont été menées sur des échantillons représentatifs de la population française en utilisant la méthode des quotas. Un total de 2554 hommes, âgés de 50 à 75 ans, sans antécédent de cancer ont été interrogés sur leur participation à au moins un dépistage du CaP au cours de leur vie, sur leur catégorie socioprofessionnelle et sur le niveau de précarité (score EPICES).


Résultats

Après une forte augmentation de 36 % en 2005 à 49 % en 2008 (p ≤0,01), le taux déclaré de dépistage du CaP s’est stabilisée en 2014 pour diminuer significativement à 42 % en 2016 (p =0,02). Ceci a été observé dans toutes les catégories d’âge. Les hommes les plus jeunes participent moins que leurs aînés (50–54 ans : 20 % ; 55–59 ans : 36 % ; 60–64 ans : 47 % ; 65–69 ans : 55 % ; 70–75 ans : 60 %). La participation des hommes inactifs diminue en 2016 vs 2014 (60 % vs 50 %, p =0,02). La précarité a un impact négatif en 2014 et 2016 (taux de dépistés précaires vs non-précaires : 37 % vs 53 % en 2014, p <0,01 et 34 % vs 46 % en 2016, p =0,01). En 2016, le taux de dépistés baisse significativement dans les populations non-précaires (53 % en 2014 vs 46 %, p =0,05).


Conclusion

Pour la première fois en 2016, une baisse significative du taux déclaré de dépistage du CaP a été observée, en particulier chez les personnes non-précaires et les inactifs. Cette diminution nécessite une surveillance afin d’éviter une perte de confiance générale dans le dépistage des cancers et d’adapter les messages de sensibilisation, notamment pour les personnes à risque de CaP.

Mots clés:
J. / M. / J. / L. / J.
Désondage précoce le jour même après photo-vaporisation de prostate : une efficacité conservée pour un risque de complication postopératoire comparable
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 787, suppl. 13


Objectifs

En l’absence de complication postopératoire, la durée moyenne de sondage après photo-vaporisation de prostate (PVP) pour hypertrophie bénigne de prostate (HBP) est d’un jour. Certains patients pourraient bénéficier d’une PVP avec désondage précoce le jour même pour les soulager des risques d’infection urinaire et de gêne induite par le port de sonde. Cette étude compare les résultats et complications post-PVP selon le délai avant désondage.


Méthodes

Analyse comparative rétrospective des résultats fonctionnels et des complications à 3 mois postopératoire de patients successifs opérés d’HBP par PVP dans un seul centre universitaire entre 2015 et 2016. Les patients du groupe A choisissaient d’être desondés le jour même de l’intervention en l’absence de contre-indication après un délai de 3h postopératoire, le groupe B le lendemain de la PVP. Dans les deux groupes, les critères d’inclusions étaient : 45>âge>85 ans, volume prostatique>30cm3, IPSS≥15 en échec thérapeutique médical, absence de sondage vésical à demeure (SVD), PSA≤ng/mL ou biopsie négative inférieure à 6 mois. Le test t de Student était utilisé pour analyses.


Résultats

Au total sur 80 patients été traités par PVP, 23 n’ont pas été inclus, dont 12 pour données insuffisantes, 8 pour SVD préopératoire et 3 pour PSA>4ng/mL sans biopsie récente. Parmi les 57 restant, 30 ont été désondés le jour de l’intervention et 27 à j1. Aucun n’a été perdu de vu avec un suivi médian de 3 mois. Les données préopératoires et peropératoires des deux groupes étaient comparables (cf. Tableau 1). Les résultats fonctionnels à 3 mois postopératoires étaient similaires dans les deux groupes en termes d’IPSS, QoL, IIEF-5 et Qmax (cf. Tableau 2). Le RPM était plus élevé dans le groupe B (50,18 vs 7,31mL ; p =0,004). Aucune différence de complications postopératoires Clavien I et II (43 vs 37 % ; p=0,56) ni de taux de réhospitalisation dans le mois post PVP (3,33 vs 3,7 % ; p =0,96) n’a été rapportée.


Conclusion

La PVP avec désondage précoce le jour même offre des résultats similaires en termes d’efficacité fonctionnelle sans majoration des complications. Ces résultats sont à confirmer par une étude prospective.

Mots clés:
R. / B. / R. / J. / P.
Détection du cancer de prostate chez des patients avec une IRM « normale »
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 705, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude est d’évaluer le taux de cancer de prostate chez des patients ayant une IRM « normale » (Pi-RADS<3).


Méthodes

De janvier 2012 à mai 2017, parmi les 950 hommes qui ont eu une série de biopsies prostatiques (JG+EB), 59 hommes (âge médian 61,5 ans ; PSA médian 6,0ng/mL ; densité PSA médiane 0,13) ayant une IRM préopératoire « normale » (Pi-RADS<3) et un toucher rectal non suspect ont eu 12 biopsies systématisées dans 68 cas. Au total, 16,9 % (n =10) d’entre eux étaient en surveillance active et 22,0 % (n =13) avaient déjà eu une série de biopsies négatives.


Résultats

Le taux de détection de CaP était de 33,4 % (n =23) pour tous les cancers confondus, de 61,5 % chez les patients en surveillance active, de 37,8 % chez les patients naïfs et de 10,0 % chez les patients ayant déjà eu une série de biopsies. La médiane de longueur tumorale était de 3mm (2–8). Quatorze (53,8 %) des cancers étaient insignifiants selon les critères d’Epstein. Seuls 3 patients présentaient un CaP de Gleason≥7 et tous étaient Gleason 7 (3+4). Sur les 3, deux patients ont eu une prostatectomie radicale avec un adénocarcinome de stade pT2 et de score de gleason définitif 6 (3+3). Aucun facteur prédictif de cancer de prostate n’a été retrouvé en analyses univariée et multivariée. La valeur prédictive négative (VPN) de l’IRM « normale » était de 61,8 % pour tous les cancers et de 95,6 % pour les cancers de Gleason≥7.


Conclusion

L’IRM « normale » (Pi-RADS<3) a une grande valeur prédictive négative (95,6 %) pour les cancers significatifs. Dans notre étude, ne pas réaliser de biopsies de prostates chez ces patients aurait laisser passer 26 cas de CaP, dont seulement 3 de Gleason≥7. Cependant, des études restent nécessaires pour déterminer la place de l’IRM dans l’évaluation du risque de cancer de prostate.

Mots clés:
J. / M. / B. / J.-B. / V.