Base bibliographique

Sommaire :

Actualisation des résultats carcinologiques en fonction de la préservation nerveuse de la prostatectomie totale rétropubienne et laparoscopique robot-assistée dans une série prospective consécutive à 6 ans
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 768-769, suppl. 13


Objectifs

Comparer les résultats carcinologiques de la prostatectomie totale rétropubienne et de la prostatectomie totale cœlioscopique robot-assistée en fonction du taux de préservation des bandelettes neurovasculaires.


Méthodes

Entre janvier 2009 et décembre 2015, 838 prostatectomies totales (PT) consécutives ont été réalisées dans un centre expert, 344 PT rétropubiennes (R) et 494 PT laparoscopiques robot-assistées (LRA). Les données pré-, péri- et postopératoire étaient colligées prospectivement. L’analyse anatomopathologique était réalisée par la même uropathologiste. Les résultats ont été comparés en utilisant des tests de Student et de Chi2 (différence significative si p <0,05). Les courbes de survie ont été comparées par une analyse descriptive de Kaplan-Meier.


Résultats

L’âge et la répartition selon d’Amico étaient comparables. Le taux de marge positive (Mg+) était de 16,9 % vs 19,2 % dans le groupe PTR et PTLRA (p =0,2) avec pT3 33,8 % vs 30,6 % (p =0,6) (2,2 % vs 10,3 % pour pT2, p =0,001). La PN était bilatérale dans 44 % vs 45 % (p =0,8), unilatérale dans 26 % et n’a pas été réalisée dans 27 % vs 23 % (p =0,2) dans le groupe PTR et PTLRA. Le taux de Mg+ était statistiquement différent en fonction du type de PN (20 % en absence, 35 vs 19 % si unilatérale [p =0,02], 13 vs 21 % si bilatérale [p =0,04]). Le taux de marge en glande saine était de 13,1 % vs 22,3 % dans le groupe PTR et PTLRA (p =0,0008). Les survies sans récidive biochimique étaient comparables (93,3 %, 84 % et 70 % à 1, 3 et 5ans).


Conclusion

Cette série confirme l’efficacité carcinologique de la PT quelles que soient la technique et la voie d’abord. Malgré des CaP significatifs, le taux de PN est important et le taux de Mg+ acceptable. La PN en PTLRA montre une proximité plus importante, facteur d’augmentation des marges. La PN crée une incertitude et nécessite une classification histologique pour être mieux évaluée.

Mots clés:
T. / M. / P. / M. / N.
Actualités et usages potentiels des différentes pratiques de télémédecine en chirurgie urologique
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 737, suppl. 13


Objectifs

La télémédecine est considérée aujourd’hui comme l’une des composantes les plus dynamiques de l’avenir du système de soins, mais le statut de son utilisation en urologie reste inconnu. L’objectif de ce travail est de faire un état des lieux de la littérature scientifique et de déterminer l’intérêt de ce groupe de technologies dans l’optimisation du parcours de santé du patient en urologie.


Méthodes

Nous avons effectué une revue de la littérature dans Pubmed utilisant la recherche MeSH : Telemedicine and Urology. Cent dix-sept articles ont été recensés dont 40 sélectionnés pour l’article.


Résultats

Ce domaine comporte des applications diverses. La télé-expertise paraît utile en cas de ressources manquantes. Les algorithmes d’aide à la décision permettent de connecter les RCP d’onco-urologie. La télé-consultation et la télé-visite urologique sont déjà utilisées dans quelques centres. L’application au niveau chirurgical passe par l’introduction de la télé-manipulation au bloc opératoire. L’usage de la télé-chirurgie peut être couplé avec la robotique pour réaliser des interventions à distance. La télé-surveillance postopératoire peut être effectuée pour favoriser l’ambulatoire. Le télé-suivi est une option envisageable en cancérologie ou sur des pathologies telles que les lithiases urinaires. Le télé-enseignement des techniques chirurgicales et le télé-mentorat émergent avec la possibilité de live streaming en réalité virtuelle depuis le bloc vers les facultés de médecine. Enfin, la télé-diffusion permet de développer l’empowerment en éducation thérapeutique (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

La télémédecine est un outil à intégrer dans les futures politiques de santé pour lutter contre les déserts médicaux. Les problématiques actuelles sont celles de la réglementation et du remboursement de ces pratiques mais aussi de l’harmonisation des systèmes d’information en santé dans les hôpitaux. L’avenir se profile au niveau du lien entre l’intelligence artificielle et les rubriques télé-médicales.

Mots clés:
A. / R. / N. / S.
Alpha-bloquant adjuvant à la lithotritie extra-corporelle : un essai prospectif randomisé
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 700, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’efficacité des traitements alpha-bloquants en adjuvant à la LEC pour les calculs de l’appareil urinaire.


Méthodes

Éssai prospectif randomisé unicentrique entre avril et décembre 2015. Cent vingt-cinq patients ayant une indication de LEC pour un calcul rénal ou urétéral ont été assignés selon un ratio 2/1 soit dans un bras alpha-bloquant (tamsulosine ou silodosine) pendant 1 mois soit dans un bras contrôle. Le critère de jugement principal était l’obtention d’un fragment<4mm sur le scanner de contrôle à 1 mois. Les critères secondaires étaient la douleur, la taille des fragments résiduels, le délai d’expulsion et les complications.


Résultats

En intention de traiter, le taux de succès était de 60,3 % dans le groupe alpha-bloquant vs 57,9 % dans le groupe placebo (p =0,78). Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes pour le délai d’expulsion, la consommation d’antalgiques (respectivement p =0,56, p =0,25). Le taux de complication était similaire. En analyse multivariée, la taille n’influençait pas les résultats. Il existait une tendance à une efficacité meilleure dans le sous-groupe des calculs du bas uretère (p =0,07).


Conclusion

Le traitement alpha-bloquant en adjuvant à la LEC ne permet pas d’obtenir une meilleure expulsion des calculs. L’intérêt pour les calculs du bas uretère est à évaluer dans une étude spécifique du fait d’une tendance non significative dans ce groupe de patients.

Mots clés:
C. / M. / G. / J. / J.
Altération de l’axe hypophyso-gonadique chez l’hémodialysé chronique de sexe masculin
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 763, suppl. 13


Objectifs

L’insuffisance rénale chronique occupe une place importante dans les statistiques hospitalières. Parmi ses nombreuses conséquences sur le dysfonctionnement sexuel, on note une asthénie sexuelle, des troubles de l’érection voire une stérilité. Dans le but de rechercher l’origine de ces perturbations, on a exploré, dans cette étude, l’axe hypophyso-gonadique chez des patients insuffisants rénaux sous hémodialyse périodique.


Méthodes

Il s’agit d’une étude cas témoin. Elle a porté sur 55 patients de sexe masculin en hémodialyse périodique depuis au moins 6 mois. Nous avons dosé la FSH, la LH, la testostérone et la prolactine de ces hémodialysés (groupe patients) et de 55 hommes virils et fertiles recrutés du service de gynécologie du CHU Tahar-Sfar de Mahdia (groupe témoins).


Résultats

L’âge moyen des patients et des témoins était respectivement de 48,2±11,8ans et 47,89±5,93 (p =0,87). La durée moyenne de l’insuffisance rénale était de 78,7±41,7 mois alors que celle de l’hémodialyse était de 59,2±32,7 mois. Deux de nos patients avaient une gynécomastie. En comparant nos patients aux témoins, nous avons noté une diminution significative de la testostéronémie (3,84±1,77ng/mL vs 5,41±2,03ng/mL ; p =0,004) avec une élévation significative du taux de la FSH (8,83±6,5 UI/L vs 4,31 testostéronémie±testostéronémie 2,62 UI/L ; p =0,002), de la LH (14,62±8,86UI/L vs 6,43±3,79UI/L ; p <0,001) et de la prolactine (465,54±299,66 vs 234,66±131,68 p =0,007). Cependant, aucune différence significative n’a été notée entre les 2 groupes pour le rapport LH/FSH (p =0,36).


Conclusion

Les troubles de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadiques sont fréquents chez les hémodialysés de sexe masculin. Cette augmentation des concentrations sériques des gonadotrophines associée à la baisse de la testostérone suggère une atteinte purement gonadique avec répercutions sur la stimulation des centres supérieurs.

Mots clés:
N. / Z. / W. / B. Ben / M.
Analyse de la courbe d’apprentissage de la morcellation au cours de l’énucléation endoscopique de la prostate
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 785, suppl. 13


Objectifs

La morcellation est une étape importante de l’énucléation endoscopique. L’objectif de cette étude était d’évaluer la courbe d’apprentissage de la morcellation au cours de l’énucléation prostatique en-bloc au laser Greenlight® « GreenLEP » dans la prise en charge de l’hypertrophie bénigne de la prostate de plus de 80 grammes.


Méthodes

Étude prospective menée chez les 120 premiers patients (divisés en 4 groupes consécutifs de 30 patients) traités par un opérateur sans expérience préalable de la morcellation. La morcellation était effectuée avec le morcellateur Pinranha (Wolf™) équipé de couteaux à usage unique (VMax). La progression de la morcellation au cours du temps étaient évaluée par : la durée de morcellation (min), les complications per opératoires rencontrées au cours de la morcellation et le poids de tissu morcellé. L’efficacité de la morcellation était évaluée avec le rapport : poids des copeaux/durée de morcellation (min/g) au cours du temps.


Résultats

Les 4 groupes étaient comparables en termes d’âge, de score ASA, de volume prostatique. Une diminution significative de la durée de morcellation était retrouvée entre les groupes 1 et 2 (12min versus 5,5min, p <0,0001) pour atteindre un plateau après le groupe 3 (Tableau 1). Une augmentation significative de l’efficacité de la morcellation était retrouvée entre le groupe 1 et 2 (5,5g/min versus 11g/min, p <0,0001). Les complications rencontrées au cours de la morcellation étaient peu nombreuses et comparables entre les groupes (Tableau 1). Les blessures vésicales survenaient lorsque la vision était obscurcie par le saignement per opératoire. Le taux de complications global était de 16 % réparti en Clavien I (60 %), II (30 %) et III (10 %) sans différence entre les 4 groupes.


Conclusion

De même que l’énucléation endoscopique, la morcellation nécessite un apprentissage. Dans notre expérience, cet apprentissage a nécessité 30 interventions.

Mots clés:
V. / B. / B. / B. / J.
Analyse de la courbe d’apprentissage de l’énucléation endoscopique au laser : comparaison des techniques HoLEP et GreenLEP
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 785, suppl. 13


Objectifs

L’énucléation au laser Holmium (HoLEP) est aujourd’hui la seule technique endoscopique de niveau de preuve 1 dans la prise en charge chirurgicale de l’hyperplasie bénigne de prostate. L’énucléation au laser Greenlight® (GreenLEP) a été récemment décrite comme une alternative à l’HoLEP. L’objectif était de comparer la courbe d’apprentissage ainsi que les résultats périopératoires et fonctionnels de l’HoLEP et du GreenLEP.


Méthodes

Les données des 100 premiers cas consécutifs traités par GreenLEP et HoLEP par deux chirurgiens différents ont été recueillies de façon prospective et analysées rétrospectivement. L’énucléation était réalisée en bloc pour la technique GreenLEP et en 3 lobes pour l’HoLEP en utilisant respectivement le laser Greenlight HPS™ 2090 (Boston Scientific) et laser Lumenis™ 100W Holmium. Les données étaient recueillis à 1, 3 et 6 mois et comparés entre les deux groupes. L’évolution des paramètres peropératoires était analysée dans le temps.


Résultats

L’énergie totale utilisée et le temps opératoire étaient inférieurs dans le groupe GreenLEP (58 vs 110kJ, p <0,0001 et 60 vs 90min, p <0,0001). La durée opératoire atteignait un plateau après 30 interventions dans chaque groupe (Fig. 1). Les durées de sondage et d’hospitalisation étaient plus courtes dans le groupe HoLEP (2 vs 1jours, p <0,0001 et 2 vs 1jours, p <0,0001). Les complications postopératoires étaient comparables entre GreenLEP (19 %) et HoLEP (25 %). L’augmentation du Qmax et la diminution de l’IPSS étaient supérieures à 3 mois dans le groupe GreenLEP. L’amélioration de l’IPSS était supérieure à 6 mois dans le groupe HoLEP. L’incontinence urinaire était transitoire et comparable à 3 mois entre GreenLEP (6 %) et HoLEP (9 %).


Conclusion

L’apprentissage du GreenLEP et de l’HoLEP nécessite environ 30 interventions. Les résultats périopératoires et fonctionnels sont bons et similaires à court terme dans les 2 techniques.

Mots clés:
V. / B. / V. / J. / F.
Analyse de l’infiltration immunitaire au cours des instillations intravésicales de BCG : identification d’un profil immunosuppressif prédictif de la récidive tumorale
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 707, suppl. 13


Objectifs

L’immunothérapie par le bacille de Calmette-Guérin est le traitement standard des cancers non musculo-invasifs de la vessie (NMIBC) à haut risque. L’efficacité thérapeutique du traitement repose sur une forte inflammation locale conduisant au contrôle de la croissance tumorale. Cependant, 30–50 % des patients ne répondent pas au traitement. Nous avons donc investigué les paramètres immunitaires possiblement impliqués dans l’échec de traitement.


Méthodes

Nous savons que divers facteurs immunosuppresseurs, tels que les cellules myéloïdes suppressives (MDSC), peuvent inhiber l’immunité anti-tumorale. Nous avons donc caractérisé l’infiltration immunitaire locale dans l’urine de patients NMIBC et analysé si les sous-populations immunitaires effectrices versus régulatrices influençaient la récidive tumorale. Dans une étude prospective longitudinale incluant 28 patients NMIBC, les urines pre- et post-instillation BCG ont été récoltées au cours des 6 semaines du traitement. Les lymphocytes-T, neutrophiles, monocytes, ainsi que les MDSC ont été analysés par cytométrie-en-flux à 10 couleurs.


Résultats

Nous avons observé une augmentation progressive du nombre de toutes les sous-populations immunitaires testées, au cours du traitement BCG. Nous avons mis en évidence une infiltration importante de MDSC (CD14+CD33+CD11b+HLA-DRneg/low) chez la plupart des patients. Pour évaluer l’équilibre entre cellules effectrices et régulatrices, nous avons mesuré le ratio « lymphocytes-T/MDSC », ce qui a permis la répartition des patients en 2 groupes : ceux présentant une majorité de lymphocytes-T (ratio>1) et ceux présentant une majorité de MDSC (ratio<1). De façon intéressante, l’analyse de Kaplan-Meier a montré que le temps de survie sans récidive dans le groupe de patients avec un ratio T/MDSC<1 était considérablement moins élevé que dans l’autre groupe (p <0,0001). En outre, un faible ratio T/MDSC était associé à un biais vers une immunité de type 2, délétère dans un contexte tumoral.


Conclusion

L’équilibre entre lymphocytes-T et MDSC serait prédictif de l’échec thérapeutique du BCG. Cela met l’accent sur la nécessité de développer de nouveaux outils capables de diriger les réponses immunitaires vers un profil moins tolérogène.

Mots clés:
M. / S. / D. / V. / S.
Analyse par tomographie optique plein champ des pièces de résection transurétrale de vessie : un pas vers un contrôle de qualité ?
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 706, suppl. 13


Objectifs

Évaluer les caractéristiques histologiques des pièces de résection transurétrale de la vessie en tomographie par cohérence optique plein champ (FFOCT) avant leur analyse anatomopathologique finale.


Méthodes

Vingt-quatre patients consécutifs soumis à une résection transurétrale de vessie pour tumeur, ont été inclus dans cette étude. Pour chaque patient, un copeau de résection a été analysé en imagerie par cohérence optique plein champ, immédiatement après son prélèvement. Deux coupes optiques ont été réalisées, une sur chacune des faces du copeau, à 40μm de profondeur. Les images obtenues ont été analysées en aveugle par deux internes en urologie préalablement initiés à l’analyse histologique de la vessie. La présence de carcinome urothéliale, de musculeuse, et d’un envahissement carninomateux de la musculeuse, a été rapporté. Une analyse de corrélation anatomopathologique a été ensuite réalisée.


Résultats

La durée moyenne de la procédure était de 3 [2–4] minutes. En histologie standard (coloration HES), aucun artefact n’a été noté. Parmi les 24 copeaux analysés, 11 étaient classées pTa, 3 pT1, 1 carcinome in situ, et 9 étaient indemnes de prolifération carcinomateuse. La concordance entre le résultat de l’analyse optique et histologique pour la présence de tumeur, de musculeuse, d’un envahissement du chorion et d’un envahissement de la musculeuse était correcte dans respectivement 21/24 (87,5 %), 19/24 (79 %), 14/24 (58 %) et 24/24 (100 %) des cas. Les sensibilités, spécificités et valeurs prédictives sont rapportées dans le Tableau 1.


Conclusion

La FFOCT des copeaux de résection de vessie semblait être une technique faisable, avec des résultats concordants à ceux de l’analyse histologique dans la majorité des cas.

Mots clés:
I. / J. / P. / M. / F.
Apport des biopsies ciblées par fusion d’image (us/irmmp) en complément à des biopsies systématisées chez des patients maintenant une suspicion de cancer prostatique après une ou plusieurs séries de biopsies systématisées négatives
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 811-812, suppl. 13


Objectifs

La répétition de biopsies systématisées écho-guidées 2D classiques présente comme inconvénient majeur de voir son rendement diminuer au cours des séries de biopsies successives. Notre objectif est de déterminer si l’association de biopsies ciblées par fusion d’images échographiques 3D/IRMmp à des biopsies systématisées écho-guidées 3D permet d’augmenter le taux de détection de cancer et de cancers cliniquement significatifs par rapport aux biopsies systématisées seules.


Méthodes

Étude rétrospective de 74patients consécutifs biopsiés à l’Institut Jules-Bordet de mai 2012 à mars 2016 après au moins une série de biopsies systématisées négative et ayant eu une nouvelle série de biopsies prostatiques comprenant des biopsies ciblées par fusion d’images 3D/IRMmp et des biopsies systématisées écho-guidées 3D. Nous avons mesuré et comparé le taux de détection de cancers et de cancers Gleason≥7 des biopsies systématisées US 3D associées aux biopsies ciblées US 3D/IRMmp par rapport aux biopsies systématisées US 3D seules et calculé la probabilité de détecter des cancers cliniquement significatifs par biopsies par régression logistique uni-multivariée.


Résultats

L’association de biopsies systématisées US 3D et ciblées US 3D/IRMmp a révélé 42 cancers sur les 74 patients (56,8 % ; IC 95 %=45,5–68,1). Le taux de détection de cancers supplémentaires par rapport aux biopsies systématisées US 3D seules est de 12,2 % (p =0,001). Le taux de détection supplémentaire de cancers cliniquement significatifs par rapport aux biopsies systématisées US 3D seules est de 10,8 % (p =0,013). Le degré de suspicion tumorale radiologique élevée est le facteur le plus prédictif de cancer cliniquement significatif en analyse uni- et multivariée (RR=63,9 ; IC 95 %=7,3–563,3).


Conclusion

L’ajout de biopsies ciblées guidées par fusion d’images échographiques 3D/IRMmp à des biopsies systématisées US 3D permet d’augmenter le taux de détection de cancers et surtout le taux de détection de cancers cliniquement significatifs chez les patients ayant une ou plusieurs sessions préalables de biopsies systématisées classiques.

Mots clés:
T. / A. / F. / S. / M.
Apport du masque d’auto-hypnose HYPNOS Pro dans la réalisation d’une fibroscopie vésicale en soins externes
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 718-719, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’intérêt de l’utilisation d’un masque sensoriel d’auto-hypnose (HYPNOS Pro) lors de la réalisation d’une fibroscopie vésicale en soins externes afin de diminuer l’anxiété du patient et la sensation douloureuse de l’examen.


Méthodes

Étude prospective de mars à mai 2016. Nous avons proposé au patient lors de la consultation la possibilité de bénéficier d’un masque sensorielle d’auto-hypnose durant la réalisation d’un examen endoscopique (fibroscopie vésicale associée à une anesthésie locale±masque d’auto-hypnose). L’IDE de la consultation était formée à la communication hypnotique. Nous avons évalué la connaissance du patient sur l’hypnose, son niveau d’anxiété avant et après l’examen, la satisfaction du patient lors de l’utilisation du masque et son intérêt dans la procédure endoscopique.


Résultats

Quarante-cinq patients ont été inclus pour cette étude. Vingt-neuf patients ont souhaité utiliser le masque sensoriel HYPNOS Pro (Figure 1). Chez plus de 60 % des patients, l’utilisation du masque d’auto-hypnose a permis de diminuer l’anxiété liée au geste endoscopique. Ce geste est alors considéré comme légèrement ou nullement anxiogène chez près de 96 % des patients utilisant le masque contre seulement 75 % des patients sans masque d’auto-hypnose. Près de 93 % des patients testeurs souhaiteraient réutiliser le masque d’auto-hypnose lors de leur prochain examen et près de 96,5 % le conseillerait à leur entourage pour la réalisation d’un soin équivalent (Tableau 1).


Conclusion

L’utilisation de masque sensoriel d’auto-hypnose HYPNOS Pro semble améliorer la qualité du soin proposée lors de la réalisation d’un geste endoscopique en diminuant l’anxiété vécue par le patient lors de cet examen. Ces résultats préliminaires devront être contrôlés par une évaluation plus approfondie de cet outil, qui pourraient s’intégrer dans le cadre de l’amélioration de la bientraitance du patient.

Mots clés:
E. / P. / T. / G. / J.
Approche combinée, endoscopique et vaginale pour le traitement des fistules vésico-vaginales
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 748, suppl. 13


Objectifs

La fistule vésico-vaginale (FVV) reste une pathologie sporadique dans notre contrée. La réparation des FVV se fait selon des techniques différentes avec un taux de succès aléatoire et un risque de chirurgie invasive. Nous décrivons une nouvelle technique pour la réparation des FVV utilisant une approche endoscopique pour la dissection inter vésico-vaginale et une approche vaginale pour la suture de la fistule.


Méthodes

Il s’agit d’une cohorte de 7 patientes opérées par voie combinée endoscopique et vaginale. Les caractéristiques des patientes, de la FVV, de l’intervention chirurgicale et des résultats postopératoires ont été consignés.


Résultats

L’âge moyen des patientes était de 50ans. La FVV était consécutive à une hystérectomie par voie haute chez 5 patientes. La localisation de la FVV était dans 5 cas au niveau de la région rétro-trigonale et dans 2 cas au niveau du trigone vésical. La taille des fistules variait entre 0,5 et 2cm. L’acte s’est déroulé sous rachianesthésie avec une durée moyenne de 76minutes. Les suites opératoires étaient simples. La durée médiane de séjour était de 24heures. Les résultats étaient satisfaisants pour 6 patientes. Une seule patiente a eu une deuxième réparation par la même technique pour récidive. L’évolution était bonne, aucune complication n’a été notée ou de récidive après un recul moyen de 17mois.


Conclusion

Cette procédure de réparation des fistules vésico-vaginale, réalisée par voie combinée endoscopique et vaginale est une technique facile, mini-invasive avec un bon résultat sur cette première série.

Mots clés:
W. / S. / M. / A. / Y.
Approche transanale avec préservation du sphincter pour fistule urétrorectale post-prostatectomie
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 827, suppl. 13


Objectifs

Les fistules urétrorectales (FUR) sont habituellement iatrogènes suites à une plaie rectale pendant une prostatectomie radicale, suture ou passé inaperçue. Si la cicatrisation spontanée après sondage à demeure ne réussit pas, la chirurgie reste le traitement de référence. Différentes approches existent mais peuvent être mutilantes pour le sphincter. Nous décrivons une nouvelle approche purement transanale avec préservation du sphincter strié.


Méthodes

Homme 76ans, FUR 6jours post-prostatectomie, échec de cathétérisme>1an. L’UCR retrouvait une fistule postérieure de l’anastomose vésico-urétrale. La plateforme TEO® permet l’utilisation de 3 canaux opérateurs. Patient en position ventrale sous AG avec exposition périnéale. Incision transversale de la paroi rectale antérieure au-dessus de l’orifice fistuleux, détachement de la paroi vésicale postérieure. Ouverture du Douglas pour bonne mobilité rectale et accès intrapéritonéal. Puis dissection en contact de l’urètre. Excision de l’orifice fistuleux, réparation avec fermeture de l’orifice du tractus urinaire (points séparés), fermeture du Douglas (surjet) et suture rectale avec un décalage par rapport à la suture urinaire (points extra-muqueux). Aucun drainage hormis cathétérisme vésical.


Résultats

La procédure a duré 3heures avec un long temps de pose de la sonde vésicale. Les pertes sanguines étaient estimées à 50mL. L’examen au doigt du sphincter et du canal anal ne retrouvait pas de lésions. Aucune incontinence fécale secondaire à la dilatation n’a été constatée avec une bonne discrimination entre matières et gaz. Le transit reprenait dès j2 avec un retour rapide à un transit normal que le patient n’avait jamais retrouvé. Les suites opératoires étaient simples et le patient rentrait à domicile dès j5. Un saignement rectal minime survenait à j10, sans hospitalisation, spontanément résolutif en 48h. Le suivi à un mois postopératoire confirmait l’absence d’incontinence fécale et l’UCR ne révélait plus de fistule permettant l’ablation de la SV avec une incontinence urinaire totale déjà présente avant l’intervention.


Conclusion

Cette procédure mini-invasive permet un accès transanal direct au site opératoire sans incision du sphincter. Elle permet une vue directe de la fistule et permet une réparation depuis le sphincter jusque la situation de l’apex prostatique. L’intérêt principal est la qualité de vie et les résultats fonctionnels. Comme pour toute technique mini-invasive, une courbe d’apprentissage paraît nécessaire.

Mots clés:
S. / A. / P. / C. / D.
Association entre la perte précoce de la greffe et la présence des anticorps IgA préformes dirigés contre ?2 glycoprotéine I
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 713, suppl. 13


Objectifs

Dans l’ère de l’immunosuppression, la perte précoce du greffon est surtout causée par thrombose veineuse. La prévalence des anticorps IgA anti-β2 glycoprotéine I (IgA-aβGPI) chez les patients en hémodialyse est élevée (> 30 %) et ces anticorps sont corrélés à la morbimortalité cardiovasculaire. L’objectif de cet étude est d’analyser la relation entre la perte précoce du greffon et les anticorps (IgA-aβGPI).


Méthodes

Afin d’analyser l’effet des anticorps IgA-aβGPI chez les patients greffés, nous avons réalisé un suivi prospectif pendant dix ans de 269 patients ayant reçu une greffe entre las années 2000 et 2002 à notre hôpital. La présence des anticorps IgA-aβGPI pré-transplantation fut examinée rétrospectivement.


Résultats

Nous avons retrouvé des anticorps IgA-aβGPI dans le sérum chez 89 patients (33 %, groupe I) ; dans le reste de patients nous n’avons pas retrouvé d’anticorps (67 %, groupe II). La perte du greffon six mois après la transplantation a été plus importante dans le groupe I (10/89 versus 3/180 dans le groupe II, p =0,002). La thrombose vasculaire a été la cause plus fréquente de la perte du greffon (10/89 dans le groupe I, 0/3 dans le groupe II, p =0,04). L’analyse multi-variante démontre que la présence des anticorps IgA-aβGPI est un facteur de risque indépendant de perte précoce du greffon (p =0,04) et de retard de la fonction primaire (p =0,04). En ce qui concerne la survie du patient il n’y a pas de différence entre les deux groupes. La survie du greffon après six mois a été comparable.


Conclusion

Les patients ayant des anticorps IgA-aβGPI prétransplantation ont un plus haut risque de perte précoce du greffon due à une thrombose vasculaire, et de retard de la fonction primaire. La présence des anticorps IgA-aβGPI peut déterminer un effect négatif sur les résultats initiaux après la transplantation rénale.

Mots clés:
F. / L. / M. / A. / J.
Atteinte ganglionnaire sentinelle et cancer de la prostate : quel impact sur la survie sans recidive ? À propos de 200 patients
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 774-775, suppl. 13


Objectifs

Le statut du ganglion sentinelle (GS) est pronostique du curage ganglionnaire loco-régional dans le cancer de la prostate mais ce statut a-t-il un impact sur l’évolution clinique des patients ? Le but de cette étude est d’analyser les données de survie de patients ayant bénéficiés d’une prostatectomie radicale cœlioscopique avec repérage des GS et curage pelvien extensif.


Méthodes

De juin 2008 à décembre 2014, 227 patients consécutifs ont été inclus, dont 49 patients (21,58 %) porteurs de métastases ganglionnaires. Le suivi médian était de 3,94ans [3,72–4,23]. La survie sans récidive (SSR) et la survie globale (SG) ont été analysées selon Kaplan–Meier et différents paramètres histopathologiques par analyse uni- et multivariée (analyse par Cox régression).


Résultats

Une moyenne de 26,4±10,5 ganglions retirés lors du curage extensif, dont 5,72±3,75 GS. Au dernier suivi, 24,9 % (62/227) des patients avaient récidivé et 2 étaient décédés spécifiquement du cancer prostatique. En analyse univariée, le stade clinique, le score de Gleason, le % biopsies positives et les marges chirurgicales affectaient significativement la SSR (p <10−4 à 10−6). En cas d’atteinte ganglionnaire métastatique, les données les plus significatives étaient le nombre total de ganglions métastatiques (GS et non GS) et la présence de macro-métastases ganglionnaires dans le GS (p <10−12 à 10−15). En analyse multivariée, la présence de micro- ou de macrométastases dans les GS (quelque soit l’atteinte non GS) était le critère pronostique le plus péjoratif de la SSR, avec un hazard ratio de 5,25 [95 % CI : 2,83–9,74] (p <10−6).


Conclusion

Le GS dans le cancer de la prostate localisé semble être porteur d’informations décisives de l’évolution clinique des patients puisqu’une atteinte métastatique GS a un impact important sur la SSR. Ceci soulève la question d’un traitement adjuvant plus précoce pour les patients avec atteinte métastatique des GS1.

Mots clés:
T. / J. / E. / P. / G.
Auto-transplantation rénale pour cure ex-vivo d’anévrisme complexe de l’artère rénale
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 836, suppl. 13


Objectifs

Nous présentons la prise en charge chirurgicale d’anévrisme complexe de l’artère rénale. L’expertise vasculaire excluait formellement la possibilité de traitement endovasculaire, l’indication chirurgicale était posée et validée en RCP devant une morphologie anévrismale complexe intra-hilaire et le risque de rupture spontanée. Une auto-transplantation rénale avec cure d’anévrisme ex-vivo était réalisée en double équipe vasculaire et urologique.


Méthodes

Entre juin 2015 et juin 2016, 4 patients âgés de 51 à 62ans ont été pris en charge. La technique opératoire comprenait quatre temps :

– prélèvement du rein (2 reins droits par lombotomie et 2 reins gauches par laparoscopie) selon la même procédure que pour un donneur vivant ;

– prélèvement d’un greffon de veine saphène ;

– préparation du rein sur back-table avec dissection de l’anévrisme et de ses branches, résection de l’anévrisme et réimplantation des branches artérielles hilaires d’aval sur le pontage veineux (un à trois pontages) ;

– transplantation sous héparinothérapie intrraveineuse en fosse iliaque homolatérale sur l’axe artériel iliaque externe ou primitif.


Résultats

Toutes les transplantations ont pu être réalisées. La durée opératoire moyenne était de 420min (390–450min) et aucune complication peropératoire n’était notée. Le contrôle écho-doppler à j1 était satisfaisant. Un rein transplanté a présenté une perte de 60 % de la perfusion sur le TDM injecté systématique à j7 avec mise en évidence d’une thrombose de branches artérielles réimplantées dans le pontage veineux saphène unique avec un traitement médical seul. Les autres reins auto-transplantés étaient parfaitement perfusés et fonctionnels sur l’uroscanner initial et l’IRM réalisée à distance (3mois). Aucune autre complication n’était notée. La fonction rénale postopératoire à trois mois n’était modifiée pour aucun patient.


Conclusion

L’auto-transplantation rénale est une option thérapeutique des anévrismes complexes de l’artère rénale. La réalisation en double équipe et l’expérience de la greffe rénale à partir de donneur vivant était primordiale dans le succès de cette procédure chirurgicale rare et complexe.

Mots clés:
S. / R. / F. / A. / A.
Bandelette sous-urétrale rétropubienne ajustable Remeex ® dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort masculine : résultats à un an
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 803, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’efficacité et la tolérance de la bandelette sous-urétrale ajustable Remeex® (BSUA-R) dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) masculine.


Méthodes

Étude monocentrique prospective d’une série consécutive de patients traités pour IUE survenue après prostatectomie totale ou résection transurétrale de prostate. La sévérité de l’incontinence a été évaluée par le nombre de protections quotidiennes. Le taux de succès, les complications et le nombre d’ajustements ont été étudiés.


Résultats

De février 2011 à mai 2015, une BSUA-R a été implantée chez 25 patients. Le nombre moyen de protections quotidiennes préopératoires était de 3,8 (±1,8). Tous les patients ont été ajustés le lendemain de l’intervention. Le suivi moyen a été de 31 mois (±15). Durant le suivi, 6 patients n’ont pas nécessité de nouvel ajustement (24 %) et 15 patients (60 %) ont dû être réajustés. Trois patients aux antécédents de radiothérapie ont présenté une infection précoce ayant nécessité l’ablation partielle du matériel. À la fin du suivi, 9 patients étaient guéris (36 %), 9 patients (36 %) étaient améliorés, 7 patients (28 %) n’ont pas été améliorés. Cinq patients sont en attente d’un nouvel ajustement.


Conclusion

À moyen terme, la BSUA-R permet d’améliorer ou de guérir deux tiers des patients souffrant d’incontinence urinaire post-chirurgicale avec un faible taux de complications sauf en cas d’antécédent de radiothérapie. L’ajustement de la tension a été nécessaire dans la plupart des cas durant le suivi, et permettra sans doute un maintien de l’efficacité à long terme.

Mots clés:
B. / A. / L. / M. / K.
Bandelette Virtue 4 bras pour incontinence urinaire masculine : les cas particuliers
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 823-824, suppl. 13


Objectifs

La bandelette Virtue 4 bras a montré son efficacité pour le traitement de l’incontinence urinaire masculine. Des interrogations persistent concernant la possibilité de traitement secondaire en cas d’effet incomplet. L’objectif de cette vidéo était de montrer notre expérience dans des cas particuliers nécessitant une reprise chirurgicale ou une adaptation de la technique.


Méthodes

Nous avons filmé 4 cas particuliers :

– une bandelette insuffisamment compressive nécessitant une plicature de la bandelette ;

– une bandelette trop serrée entraînant un résidu post-mictionnel significatif traitée avec succès par section partielle de la bandelette ;

– la pose de ballons ProACT et de sphincter artificiel AMS 800 en cas d’incontinence urinaire persistante.


Résultats

Aucun de ces gestes n’a posé de difficulté technique particulières. Nous conseillons fortement d’utiliser la technique de rétro-vision endoscopique pour la pose de ballon ProACT pour éviter le risque de perforation vésicale. La pose d’un sphincter artificiel nécessite une section de la bandelette sur la ligne médiane. Le reste de l’intervention et la dissection de l’urètre ne présentent pas de particularités.


Conclusion

Un traitement secondaire est possible après pose de bandelette Virtue en cas d’effet incomplet ou de rétention urinaire.

Mots clés:
R. / A. / L. / D.
Biopsies de la prostate guidées par l’IRM : rôle de l’index PHI ?
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 811, suppl. 13


Objectifs

Déterminer la place de l’index PHI dans le diagnostic moderne du cancer de la prostate (CaP) guidé par l’IRM.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective en cours d’inclusion (janvier 2016), multicentrique. Les patients avaient avant la réalisation de biopsies ciblées (système koélis) un dosage de l’index PHI. Les données recueillies étaient l’ âge, les antécédents familiaux de CaP, les antécédents personnels de biopsies, le statut du toucher rectal et un dosage du PSA total/libre. Les données quantitatives et qualitatives étaient analysées respectivement par t test de student et de test de Fisher exact ou Chi2. La précision diagnostique de l’index PHI était définie par l’aire sous la courbe ROC. Plusieurs scénarios ont été construits afin de déterminer la meilleure place de l’index phi.


Résultats

Quatre-vingt treize patients ont été inclus, 40 (43 %) avaient eu un premiere biopsie négative. Le taux de biopsies positive était de 47,3 % (n =44). Les caractérisitiques de la population sont présentées dans le Tableau 1. Les patients ayant des biopsies positives avaient un volume prostatique diminué, un index PHI élévé et plus fréquement un scoring PiRads IRM>3 que les patients sains. L’aire sous la courbe de l’index PHI était de 0,68 (p =0,002). Le taux de détection biopsique le nombre de biospies évitées, le taux de cancer non diagnostiqué (total, score de Gleason≥7) de chaque scénario (Fig. 1) sont rapportés dans le Tableau 2.


Conclusion

L’index PHI de diminuer le taux de cancer prostatique non détectés par l’IRM tout en évitant environ 50 % de biopsies inutiles. En cas d’IRM peu suspecte (PiRads≤3), l’utilisation de l’index PHI permet de réorienter certains patients vers la réalisation de biopsies pour ne pas négliger des cancers de score de Gleason≥7.

Mots clés:
E. / J. / J. / J. / P.
Caractérisation clinique et biologique des adénocarcinomes ductaux de prostate
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 777-778, suppl. 13


Objectifs

L’adénocarcinome ductal (ACD) est une entité rare de cancer de prostate de haut grade dont les caractéristiques cliniques et biologiques sont mal connues. À partir d’une série rétrospective multicentrique des cas regroupés sous l’égide du CCAFU, nous avons évalué les données cliniques des ACD et déterminé leurs caractéristiques moléculaires sur la base de marqueurs de classification déjà identifiés pour les carcinomes acinaires.


Méthodes

Les données anatomo-cliniques initiales et évolutives ont été collectées, ainsi qu’un échantillon de tumeur inclus en paraffine. L’étude en immunohistochimie sur tissue micro-array a analysé l’expression du RA, PSA, ERG, PTEN, Ki67, EGFR et SPINK1. L’expression de ces marqueurs a été comparée à celle de cancers prostatiques acinaires de haut grade traités par prostatectomie radicale appariés sur le stade. La survie sans récidive biologique a été analysée par le test du log rank et le modèle de Cox. Sept centres ont adressé un total de 84 cas, dont 65 cas ont été retenus après relecture.


Résultats

L’âge médian était de 67ans [53–92] avec un suivi médian de 27 mois [1–177]. Sept patients étaient métastatiques d’emblée. Le PSA médian était de 8,79ng/mL [0–2400]. Quarante-cinq patients ont eu une prostatectomie avec 34,8 % de pT2, 65,2 % de pT3, et 42,8 % de R1. ERG et SPINK1 étaient exprimés dans 41,8 % et 10,6 % des cas. Une perte complète de l’expression de PTEN est observée dans 36,2 % des tumeurs. En analyse multivariée chez les patients prostatectomisés, l’expression de SPINK1 est un facteur prédictif indépendant de survie sans récidive biologique (p =0,018) comme le PSA (p =0,017) le stade T (p =0,016) le Gleason (p =0,023) et l’expression du PSA (p =0,004) Comparativement aux acinaires de haut grade, la prolifération tumorale est significativement plus élevée (p =0,048), avec une perte d’expression de PTEN plus fréquente (p =0,02).


Conclusion

Les marqueurs ERG et SPINK, utilisés pour la classification des adénocarcinomes acinaires, sont retrouvés avec une fréquence identique et de façon également exclusive dans les ACD, avec une valeur pronostique de l’expression de SPINK. Ces résultats démontrent néanmoins des différences de caractéristiques cliniques et biologiques des ACD prostatiques par rapport aux cancers acinaires standards.

Mots clés:
A. / F. / O. / T. / A.
Caractéristiques anatomopathologiques des tumeurs apparentes ou non-apparentes en IRM multiparamétrique avant réalisation de biopsies ciblées sur une série de 144 prostatectomies radicales
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 814, suppl. 13


Objectifs

Dans le contexte actuel où les urologues sont pointé du doigt à cause du sur traitement du cancer de prostate localisé, les biopsies guidées par l’IRM muliparamétrique semble plus performante que les biopsies systématisées. Dans cette étude, nous avons souhaité étudier la performance des biopsies guidées par IRM dans le diagnostic des cancers de prostate significatifs.


Méthodes

Cent quarante-quatre patients traités par prostatectomie totale ont été inclus de façon prospective. Les cibles IRM ont été caractérisées selon le score global PI-RADS Likert. Les biopsies systématisées et ciblées ont été réalisées sous échographie avec le système Koelis(R). Les lames issues des pièces de prostatectomie totale ont été numérisées à l’aide d’un scanner haute résolution. Le nombre, le grade, le pourcentage de grade 4, la topographie exacte et le volume de chaque foyer tumoral a été renseigné. Un foyer tumoral était jugé non significatif s’il était intracapsulaire, de volume inférieur à 0,5cm3 et si le score de Gleason était inférieur ou égal à 6.


Résultats

Parmi les 277 foyers tumoraux identifiés, 138 étaient apparents sur l’IRM et 139 ne l’étaient pas. Les tumeurs non apparentes étaient significativement plus petites (p =1,8E–23) et de grade moins élevé (p =1,1E–18) que les tumeurs apparentes. 24 foyers tumoraux significatifs n’ont pas été repérés par l’IRM, ceux-ci étaient dans 93,5 % des cas composés de grade 4 avec un volume tumoral de grade 4 de 0,1cm3 (versus 0,5cm3 pour les tumeurs apparentes significatives, p =0,0001). La stratégie basée sur les biopsies ciblées avait une sensibilité de 0,791, une spécificité de 0,907, une VPP de 0,992 et une VPN de 0,736 pour le diagnostic des foyers tumoraux significatifs. À l’échelle du patient, ces valeurs étaient plus élevées dans la stratégie basée sur biopsies ciblées que dans la stratégie basée uniquement sur biopsies systématisées.


Conclusion

Dans cette étude, les biopsies guidées par l’IRM multiparamétrique ont permis de mieux détecter les cancers de prostate significatifs par rapport aux biopsies systématisées, seules. Si, l’IRM n’a pu détecter certains micro-foyers de grade 4, les biopsies standardisées restent nécessaire bien que se pose la question de la significativité de tels foyers.

Mots clés:
A. / F. / E. / N.
Cavernoplastie avec greffon circulaire ( sliding technique ) dans la maladie de Lapeyronie avec pose d’un implant pénien : étude préliminaire sur 6 cas dans un centre unique
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 734, suppl. 13


Objectifs

La maladie de Lapeyronie avec dysfonction érectile (DE) pharmacologiquement réfractaire est une indication potentielle de prothèse pénienne, éventuellement associée à un geste sur la courbure résiduelle. La longueur en érection reste souvent un motif de plainte. Le but de cette nouvelle stratégie chirurgicale est de pouvoir regagner de la longueur perdue grâce à une cavernoplastie circulaire associée à la pose d’une prothèse pénienne.


Méthodes

Tout patient avec maladie de Lapeyronie associée à une DE se voyait proposé une prothèse pénienne avec un éventuel geste associé. La problématique de la longueur était expliquée avec la possibilité de greffon circulaire. La voie d’abord était coronale et scrotale, avec libération des bandelettes vasculo-nerveuses et du corps spongieux, avant une incision circulaire des deux corps caverneux. Une suture circulaire du greffon était ensuite effectuée. L’implant était ensuite mis en place ou changé par voie scrotale. La sensibilité et la vascularisation du gland étaient surveillées attentivement avec l’implant partiellement gonflé. L’évaluation se faisait en peropératoire et à distance et sur les complications rencontrées.


Résultats

Entre 2013 et 2016, 6 patients ont bénéficié de cette technique, dont 4 patients lors du changement d’implant. Les 6 cas avaient bénéficié d’informations sur les bénéfices et risques en termes de longueur. Un patient a eu un greffon avec implant semi-rigide et 5 patients avec implant gonflable 3 pièces. Aucun problème n’a été rencontré, ni de complications immédiates ; aucune dysesthésie ou troubles vasculaires n’ont été constatés. La moyenne de gain était de 2,7cm (1,5–3,5cm) en inflation maximale. Un patient a présenté une douleur persistante ayant nécessité une reprise pour sepsis larvé, procédure de sauvetage et changement à distance avec succès. La satisfaction était mesurée sur une échelle de 0 à 10 sur la sensation de gain en longueur et côté en moyenne à 7,3 (5–9).


Conclusion

La technique de cavernoplastie circulaire avec d’implant pénien est une technique émergente dans la maladie de Lapeyronie avec raccourcissement important et dysfonction érectile. Le gain en longueur est constaté de façon objective par le chirurgien et le patient. Elle nécessite une sélection rigoureuse, une information complète, une équipe chirurgicale entraînée et des études prospectives multicentriques avant d’être recommandé en routine.

Mots clés:
A. / G. / V. / B. / D.
Chirurgie de la fistule vésicovaginale à type transsection au service d’urologie andrologie du CHU de Conakry, Guinée
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 801, suppl. 13


Objectifs

Le but de l’étude était de rapporter la chirurgie de la fistule vésicovaginale (FVV) à type transsection au service d’urologie andrologie du CHU de Conakry.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective de type descriptif ayant porté sur 64 patientes opérées pour FVV à type de transsection au service d’urologie andrologie du CHU de Conakry entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2015. Quatre types de transsection ont été définis selon l’état de l’urètre et du vagin, la taille de la fistule, le tissu péri-fistuleux et les lésions associées. Les variables de l’étude étaient la proportion de la transsection par rapport aux autres fistules, l’âge, le type, le nombre de chirurgie réparatrice antérieure, la technique, les complications et les résultats après un suivi de 3 à 6 mois.


Résultats

La transsection a représenté 47,05 % de l’ensemble de fistules obstétricales. La moyenne d’âge de nos patientes était de 25,18ans (14–43ans). L’accouchement était par voie vaginale dans 75 % des cas et à domicile dans 53,10 % des cas. Il s’agissait d’une transsection de type I (11 cas), de type II (27 cas), de type III (19 cas) et de type IV (7 cas). La voie d’abord était vaginale dans 64 cas et associée à une voie haute dans 2 cas. Nous avons enregistré une guérison dans 37 cas, un échec dans 21 cas et une incontinence urinaire dans 6 cas. Les mauvais résultats étaient statistiquement liés au type de transsection (type III et IV), à l’état scléreux du vagin et au nombre de cure antérieure.


Conclusion

La FVV à type de transsection est un type de FVV grave secondaire à un travail dystocique prolongé chez des parturientes jeunes. La voie d’abord préférentielle était la voie vaginale. Les difficultés techniques étaient liées aux lésions associées et l’atteinte du système de continence.

Mots clés:
S. / S. / I. / I. / A.
Comment accroître l’offre de soin en urologie : l’hôtélisation ?
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 736, suppl. 13


Objectifs

Les établissements de santé (loi 22/12/2014 PLFSS 2015) peuvent proposer une prestation d’hébergement en amont ou en aval de la prise en charge hospitalière. La prestation d’hébergement est temporaire et programmée. Elle est non médicalisée, aucun soin ou surveillance ne doit être réalisé. Nous avons étudié le potentiel de patients pouvant être éligibles à l’hôtelisation et le potentiel de nuitées transférables.


Méthodes

Une enquête de prévalence (« Évaluation des potentiels » l’ARS IDF) nous a permis d’établir les éléments suivants :

– critères d’éligibilité des patients :

– activité à inclure dans les parcours de soins :

séjours ambulatoires (médecine/chirurgie) existants,

séjours en hospitalisation conventionnelle ; séjours aujourd’hui en hospitalisation conventionnelle (médecine/chirurgie, HC/HDS) pouvant être transformés en ambulatoire par le recours à l’hôtélisation,

– patients<80ans ;

– patients autonomes ;

– éloignement géographique : distance/temps domicile ;

– service d’urologie>50km ou à plus d’une heure en transport ;

– nécessité de la présence d’un accompagnant ;

– critères médicaux (ASA 1 ou 2).


Résultats

Étude menée sur deux jours dans le service d’urologie (24 lits, 37 patients). Patient en hospitalisation conventionnelle – 1 a – en hospitalisation de veille d’intervention : 11–1 b – en hospitalisation préopératoire pour bilan : 1–1 c – en hospitalisation postopératoire, autonome et sans perfusion (ou susceptible de l’être) : 3. Dans ce dernier cas, motif du maintien dans l’hôpital ? – surveillance thérapeutique : 1 – attente d’avis spécialisé : 1 – attente de passage en HAD, SSR, maison de retraite : 1 15 patients sur 37 (40 %) auraient pu être en hôtélisation. Cela représenterait environ 500 à 600 nuitées par an (2026 entrées directes en 2014 dont 30 % pourrait raisonnablement être complétées par un passage en hôtel hospitalier).


Conclusion

Nous entrevoyons des effets positifs de l’hôtélisation : libération des capacités d’hospitalisation, aide à la prise en charge des patients provenant de déserts médicaux, maillage de l’hospitalisation urologique. L’hôtélisation apparaît être un vecteur d’amélioration de l’attractivité du service d’urologie en offrant un hébergement aux patients venant de toute la France, voire de l’étranger à budget contraint.

Mots clés:
P. / N. / J. / M. / M.
Comment optimiser la prise en charge des patients en chirurgie ambulatoire grâce à une application médicale
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 737-738, suppl. 13


Objectifs

Le développement de la chirurgie ambulatoire (CA) est une priorité nationale. Plusieurs actes chirurgicaux en urologie sont éligibles à la CA. Le nombre croissant de patient pris en charge en CA incite à la mise en place de protocoles automatisés utilisant les nouvelles technologies dans le but d’améliorer la gestion des risques, libérer du temps au soignants, diminuer la déprogrammation et faciliter le suivi à domicile.


Méthodes

De septembre 2015 à mars 2016, les patients programmés en CA, majeurs ont été inclus par randomisation dans 2 groupes. Le groupe « application médicale » a bénéficié d’un protocole automatisé pré-, per- et postopératoire par envoi de SMS à j–2, j–1 et j+1 de la CA. Une grille de suivi, avec des « filtres » établis a été utilisée via une plateforme informatique sécurisée et consultable sur Internet. Le groupe « témoin » a suivi les recommandations de bonnes pratiques en CA avec notamment l’appel téléphonique du lendemain. Les critères de jugement entre les groupes étaient comparés par un test de Chi2.


Résultats

Au total, 31 patients dans le groupe « application médicale » et 30 dans le groupe « témoin » ont été inclus dans l’analyse. Les critères démographiques étaient similaires dans les deux groupes. Le rappel des consignes pré- et postopératoire par messagerie instantanée a satisfait la majorité des patients (91 %). Les réponses définies comme « anormales » par la participation active du patient et/ou par l’infirmière à domicile étaient automatiquement envoyées sur la messagerie du prescripteur avec possibilité de transférer des photos ou vidéos de la couleur des urines sondées ou de l’aspect d’une cicatrice postopératoire. Le respect de l’heure de convocation et des consignes postopératoires a été amélioré dans le groupe « application médicale » par rapport au groupe témoin (p <0,001).


Conclusion

L’automatisation des consignes periopératoire diminue les retards et la déprogrammation. L’implication du patient, devenant acteur de ces soins, a permis à l’équipe soignante un gain de temps et de réserver les ressources aux patients qui présentent une complication dans le suivi à domicile. Accepter de changer nos habitudes de travail permettra d’avoir des renseignements plus pertinents sur l’état du patient.

Mots clés:
M. / J. / J. / A.
Comparaison de l’efficacité entre le citrate de potassium, l’acide citrique et le placebo dans la prévention de la récidive de la lithiase phosphocalcique : résultats préliminaires
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 683-684, suppl. 13


Objectifs

Les effets bénéfiques du citrate de potassium (CiP) peuvent être impactés par une augmentation du pH urinaire à l’origine de la cristallisation phosphocalcique. Un des traitements potentiels pouvant augmenter le citrate sans changer le pH serait l’acide citrique (AC). L’objectif de cette étude a été de comparer les effets biochimiques du CiP et de l’AC chez les patients lithiasiques phosphocalciques.


Méthodes

Étude prospective en crossover , double aveugle comprenant trois phases randomisées. Ont été inclus des patients lithiasiques phosphocalciques normocalciuriques (< 250mg/J). Chaque participant a complété les trois phases d’une durée d’une semaine au cours desquelles ils avaient un régime fixé et prenaient soit du CiP (40 meq/J), soit de l’AC (60 meq/J), soit le placebo. À la fin de chaque phase ont été collectées des urines des 24heures à partir desquelles ont été mesurés des paramètres biochimiques ainsi que la sursaturation en brushite. Par ailleurs des expériences de cristallisation (croissance cristalline) ont été réalisées à partir de ces mêmes échantillons.


Résultats

Treize participants ont été inclus. Concernant les paramètres des urines des 24heures : le potassium et le citrate urinaires étaient significativement plus élevés lors de la prise du CiP en comparaison avec l’AC et le placebo, p <0,001. Le pH urinaire était significativement plus élevé lors de la prise de CiP par rapport à l’AC et le placebo, p <0,001. Il n’y avait pas de différence sur la calciurie entre les trois médicaments, p =0,06. La sursaturation des urines en brushite n’était pas différente entre les trois médicaments. Aucune différence sur la croissance cristalline n’a été constatée lors des expériences de cristallisation.


Conclusion

L’AC ne modifie pas le citrate et les autres paramètres urinaires. Le CiP augmente significativement le pH et le citrate urinaires sans changer la calciurie. Des investigations complémentaires sont nécessaires afin de confirmer ou infirmer ces résultats.

Mots clés:
S. / N. / J. / B. / M.
Comparaison des fréquences de tir 1 et 2 Hz sur la fragmentation de craies par le lithotripteur Wolf Piezolith 3000
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 700, suppl. 13


Objectifs

Les fréquences élevées des générateurs piézo-électriques ont été abandonnées en raison de l’absence d’efficacité clinique et de la nécessité d’une anesthésie. Une précédente étude suggérait que l’efficacité était peut-être un peu meilleure en passant de la fréquence 1 à 2, mais chutait avec les fréquences 4 puis 8. L’objectif de cette étude était de tester l’hypothèse d’une meilleure efficacité de la fréquence 2.


Méthodes

Pour répondre à cette question, 16 craies standards homogènes, utilisées par le constructeur pour les tests d’efficacité du lithotripteur, ont été soumises à 100 chocs de puissance maximale, focale 1, délivrés de façon aléatoire à une fréquence de 1 (n =8) ou 2Hz (n =8). Le foyer était placé à la surface inférieure des craies immergées dans de l’eau distillée stérile. Chaque cratère ainsi provoqué à la face inférieure des craies a été quantifié par le poids de la micro-grenaille de plomb (5mg environ par grain) nécessaire à son comblement. Les mesures étaient faites au centième de mg près.


Résultats

Le poids moyen du cratère était de 582mg pour la fréquence 1 et de 810mg pour la fréquence 2. La différence était significative (test non paramétrique, des rangs de Friedman, p =0,0046) (Tableau 1).


Conclusion

Quelles que soient les explications possibles (cavitations, ondes réfléchies, caractéristiques de la machine), la fréquence 2 semble donc associée à une fragmentation plus importante. Cela suggère qu’il ne faut pas hésiter à utiliser la fréquence 2 lorsque cela est possible cliniquement, en particulier sur des gros calculs, les calculs urétéraux ou ceux réputés plus durs (Whewellite).

Mots clés:
F. / F. / Q. / E. / M.
Comparaison des modalités Spies™ à la lumière blanche dans une étude in vitro
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 718, suppl. 13


Objectifs

Comparer la qualité d’image des 5 modalités Spies™ (MS) de l’urétéroscope Storz® FlexXc à la lumière blanche standard dans un modèle in vitro.


Méthodes

Deux grilles standardisées et 3 calculs de différentes compositions ont été filmées en lumière blanche et avec les 5 MS, avec 4 scénarios différents. Douze films comprenant les 5 modalités ont été présentés aux personnes interrogées. Six urologues, 5 étudiants en médecine, 5 internes d’urologie et 5 personnes non impliqués dans le monde urologique ont évalué chaque vidéo en mettant une note allant de 1 (très mauvaise qualité) à 5 (très bonne qualité).


Résultats

En comparant la lumière blanche aux MS, le Clara et le Clara+Chroma étaient mieux notés que la lumière blanche (p =0,0139 et p =0,0542 respectivement), tandis que le Spectre A et B ont été notés moins bien (p =0,0005 et p =0,0023). En comparant le Clara aux autres MS, le Clara+Chroma a eu des notes équivalentes (p =0,67) et le Chroma, le Spectre A et le Spectre B ont eu de moins bonnes notes (p =0,05, p =0,0001 et p =0,0001). En analyse multivariée, les notes ont été meilleures parmi les urologues.


Conclusion

Dans cette étude in vitro, les modalités Clara et Clara+Chroma ont été les mieux notées comparées à la lumière blanche dans tous les scénarios analysés. En comparant les modalités Spies™ entre elles, Clara et Clara+Chroma ont été mieux notées.

Mots clés:
M. / E. / M. / D. / S.
Comparaison des néphrectomie partielle robot assistée et laparoscopique pure après la courbe d’apprentissage : une étude prospective multicentrique
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 681, suppl. 13


Objectifs

Après le passage de la courbe d’apprentissage, la néphrectomie partielle laparoscopique (NPL) pourrait avoir un intérêt en permettant un abord mini-invasif tout en diminuant les coûts comparé à la néphrectomie partielle robot assistée (NPRA). L’objectif de cette étude était de comparer les résultats de la NPL et de la NPRA après le passage de la courbe d’apprentissage.


Méthodes

Une étude prospective a été menée sur deux centres avec inclusion de tous les patients ayant une NPL (centre 1) ou une NPRA (centre 2) entre 2013 et 2016 par deux chirurgiens ayant tous les 2 une expérience de plus de 200 procédures respectivement en NPL (centre 1) et en NPRA (centre 2). Le chirurgien du centre 1 avait également une expérience de plus de 2000 prostatectomies laparoscopiques au début de la période d’étude. Les 50 derniers patients opérés par chacun des 2 chirurgiens ont été inclus dans l’étude. Les caractéristiques préopératoires et les résultats périopératoires des deux groupes de patients ont été comparés.


Résultats

La taille tumorale (37,8 vs. 40,5mm ; p =0,40) et le RENAL score étaient similaires dans le groupe NPL et NPRA (7,5 vs. 7,8 ; p =0,64). Le taux de complications (38 % vs. 24 % ; p =0,13) et la durée opératoire (147 vs. 134minutes ; p =0,09) tendaient à être supérieurs dans le groupe NPL sans que ces différences ne soient significatives. La durée d’ischémie chaude était supérieure dans le groupe NPL (23 vs. 16minutes ; p <0,001). À l’inverse les pertes sanguines étaient plus importantes dans le groupe NPRA (381 vs 215mL ; p <0,001). La durée d’hospitalisation était similaire dans les 2 groupes (4,6 vs. 4,1jours ; p =0,68), de même que le taux de complications majeures (10 % vs. 6 % ; p =0,71) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Après franchissement de la courbe d’apprentissage, la NPL et la NPRA donnent des résultats périopératoires globalement similaires.

Mots clés:
Q. / B. / P. / B. / A.
Comparaison des neurovessies des dysraphismes fermés et ouverts : résultats observés sur une cohorte prospective de 395 patients
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 721, suppl. 13


Objectifs

Les dysraphismes constituent la première cause congénitale de neurovessie. Les dysraphismes ouverts (DO) constituent la forme « classique » de neurovessie spina bifida. À l’inverse, les troubles vésico-sphinctériens liés aux dysraphismes fermés (DF) sont moins bien connus. L’objectif de ce travail était de comparer les troubles vésico-sphinctériens observés chez les patients présentant un DF à ceux observés chez les patients présentant un DO.


Méthodes

Une étude prospective a été menée entre 2007 et 2016 incluant tous les patients spina bifida consultant consécutivement dans un centre pluridisciplinaire. Lors de la première consultation, un bilan du fonctionnement de l’appareil urinaire de chaque patient a été réalisé, que le patient rapporte ou non des troubles urinaires. Ce bilan comprenait notamment : antécédents de chirurgie urologique, le type de dysraphisme (ouvert ou fermé), le niveau neurologique sensitif et moteur selon la classification AIS, le mode mictionnel, le score Qualiveen et les données du bilan urodynamique. Les caractéristiques des patients ont été comparées.


Résultats

Un total de 395 patients ont été inclus dont 274 DO (69,4 %) et 121 DF (30,6 %). Le mode mictionnel était miction spontanée, sondage intermittent et dérivation cutanée non continente chez 47,1 % vs. 29,3 %, 47,1 % vs. 59,4 % et 5,7 % vs. 11,2 % des patients ayant respectivement un DF et un DO (p =0,01). La prévalence de l’incontinence urinaire ne différait pas significativement entre les 2 groupes (44,7 % vs. 53,5 % ; p =0,23), de même que le score qualiveen moyen (76,6 vs. 81,7 ; p =0,19). La principale plainte médicale était urologique chez 26 % des patients ayant un DF et chez 27,8 % des patients ayant un DO (p =0,73). L’entérocystoplastie d’agrandissement était plus fréquente chez les patients ayant un DO (29,2 % vs. 10,2 % ; p <0,0001) de même que le sphincter artificiel urinaire (13,2 % vs. 4,6 % ; p =0,01).


Conclusion

Sous réserve d’un possible biais de sélection, les troubles vésico-sphinctériens semblent aussi fréquents et aussi gênants chez les patients ayant un dysraphisme fermé que chez ceux ayant un dysraphisme ouvert. En revanche le recours à un traitement chirurgicale des troubles vésico-sphinctériens est plus fréquent chez les patients ayant un DO.

Mots clés:
B. / C. / M. / H. / J.
Comparaison des taux de détection de cancer de la prostate par biopsies de saturation ou biopsies conventionnelles et ciblées par fusion d’image rigide
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 743, suppl. 13


Objectifs

L’apport des techniques de fusion d’image dans le diagnostic du cancer de prostate (CP) est établi. Le schéma de biopsie optimal associant des biopsies systématisées (BS) à des biopsies ciblées (BC) reste à trouver. Cette étude cherche à trouver le schéma idéal entre des protocoles à 6, 12 ou 18 BS associant ou non des BC fusion d’image rigide dans le diagnostic du CP.


Méthodes

Les données de 120 patients consécutifs ayant eu entre janvier 2014 et mai 2016 une imagerie par résonance magnétique (IRM) puis des biopsies prostatiques endo-rectales (Toshiba Aplio 500) associant BS et BC ont été analysées. L’IRM était réalisée par un radiologue senior en respectant la classification PiRADS et les biopsies par un chirurgien senior. Chaque patient avait 18 BS associé à des BC. Les résultats des BS étaient présentés en dissociant les taux de détection en fonction du schéma souhaité : biopsies en sextant (6 BS), standard (12 BS) et étendu (18 BS) avec ou non l’ajout de BC.


Résultats

L’âge moyen était de 65ans, le toucher rectal normal, le PSA moyen 8,9ng/mL et le volume prostatique moyen évalué à 54g. Il s’agissait d’une 1re série dans 48 %, 2e dans 30 %, 3e et plus dans 22 % avec une moyenne de 2e série. Quarante-quatre cancers étaient détectés, soit 37 %. Les schémas de 6, 12 et 18 BS permettaient le diagnostic respectivement de 70 %, 86 % et 91 % des cancers (Tableau 1). Pour BS+BC, les taux passaient respectivement pour 6,12 et 18+BC à 88 %, 97 % et 100 %. Les BC diagnostiquait 68 % des cancers et 9 % des cancers n’étaient diagnostiqués que par les BC (BC+/BS–). Le diagnostic des CP significatifs (Gleason≥7) était de 64 % pour 12 BS+BC comme pour 18 BS+BC avec des sensibilités (97 % vs 100 %) et VPN (99 % vs 100 %) équivalentes (Tableau 2).


Conclusion

Les biopsies ciblées rigides sont une technique simple, rapide et efficace. L’ajout des BC aux BS permet d’augmenter le diagnostic du CP de 10 %. Le schéma 12 BS+BC serait optimal pour le diagnostic du cancer de prostate permettant le diagnostic d’autant de cancer qu’un protocole étendu associé à des BC.

Mots clés:
J.