Base bibliographique

Sommaire :

Sexualité de l’homme âgé en milieu africain
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 815


Objectifs

Analyser les activités sexuelles de l’homme âgé au Burkina Faso principalement dans la ville de Ouagadougou.


Méthodes

Il s’est agi d’une étude qui s’est déroulée du 1er juin au 31 août 2014 sur les données de la vie sexuelle de 131 hommes âgés de 60ans et plus. 652 personnes ont reçu un questionnaire, 131 participants l’ont rempli répondu complètement.


Résultats

Cinquante-trois personnes (41,7 %) affirmaient que la sexualité était tabou. Environ 19,8 % (26 participants) avaient consulté un médecin pour leur problème sexuel. Trente-sept participants (28,2 %) affirmaient qu’il y avait un âge limite pour arrêter les rapports sexuels. Un pourcentage de 23,7 avaient une éjaculation précoce et 13,7 % une éjaculation retardée. Environ 51,2 % (67 personnes) avaient une angoisse de performance. L’érection conservait une meilleure qualité avec l’âge lorsque les rapports sexuels avaient commencé entre 18 et 25ans. Devant leurs problèmes sexuels 24 participants (18,3 %) avaient eu recours au service d’un tradipraticien. Trente-trois participants (25,2 %) avaient eu recours à l’automédication. Quatre-vingt quatre pour cent (110 personnes) déclaraient n’avoir jamais été interrogés sur leur sexualité, par un médecin au cours d’une consultation. Quatre-vingt cinq participants (64,9 %) ont estimé que les médecins se désintéressaient de leur sexualité.


Conclusion

Les seniors ont une vie sexuelle au Burkina Faso. Cette sexualité est confrontée à plusieurs problèmes liés intrinsèquement à l’âge, à la société, et enfin à la psychologie des personnes âgées elles-mêmes.

Sphincter urinaire artificiel électromécanique : résultats in vitro
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 842


Objectifs

Le sphincter urinaire artificiel (SUA) constitue le traitement de référence de l’incontinence urinaire d’effort sévère. Sa conception impose de manipuler régulièrement la pompe et limite son indication à une catégorie restreinte de patients ayant une dextérité manuelle satisfaisante. Afin de s’affranchir de cette contrainte, nous avons récemment développé un SUA électroniquement ajustable. Nous présentons ici sa version simplifiée (SUA électromécanique) et nos résultats in vitro.


Méthodes

Le développement a été réalisé en partenariat avec des ingénieurs de l’école polytechnique de Montréal, à partir d’un SUA de type AMS800™ dont la pompe a été remplacée par un dispositif électromécanique de type « on/off ». L’ouverture du sphincter est activée par la simple application d’un aimant au contact du dispositif. Comme dans un AMS800™ classique, la fermeture est rendue possible en quelques minutes par l’équilibre des pressions au sein du système. L’efficacité de ce nouveau dispositif a été évaluée in vitro sur des urètres et des vessies de porc soumis à différents niveaux de pression.


Résultats

In vitro, le dispositif s’est révélé efficace, permettant d’assurer une occlusion complète de l’urètre à des niveaux de pression=70cmH2 O tout en permettant une ouverture complète de la manchette lorsque l’aimant était mis au contact du dispositif. En outre, le faible niveau de consommation énergétique du dispositif pourrait lui assurer une autonomie de 18ans.


Conclusion

La mise sur le marché d’un SUA électromécanique permettrait d’élargir les indications actuelles aux patients les moins dextres. Des études complémentaires in vitro et in vivo doivent au préalable être réalisée afin de confirmer l’efficacité et l’innocuité d’un tel dispositif.

Sur-traitement et sous traitement du cancer de la prostate en Midi-Pyrénées
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 756


Objectifs

Évaluer la proportion des patients sur-traités ou sous-traités pour un cancer de la prostate en Midi-Pyrénées en fonction de la survie non spécifique théorique, corrélée à leurs comorbidités ajustées sur l’âge (Fig. 1).


Méthodes

Cinq cent onze patients présentant un cancer de la prostate au stade localisé ont été inclus via le dossier communicant en cancérologie (DCC) de Midi-Pyrénées en 2011. Les patients étaient considérés en sur-traitement lorsqu’un traitement curatif était entreprit malgré une survie non spécifique théorique<10ans (patients<75ans+Charlson≥2 ou>75ans+Charlson≥1), et en sous traitement lorsqu’une surveillance était décidée pour une tumeur à risque évolutif intermédiaire ou élevé malgré une survie non spécifique théorique>10ans (patients<75ans+Charlson≤1 et patients>75ans+Charlson 0).


Résultats

Les deux seuls paramètres intervenant comme facteurs indépendants significativement associés à la décision thérapeutique étaient l’âge et le risque évolutif chez les patients<75ans (p <0,001). Le taux de sur-traitement potentiel sur l’ensemble de la population était de 12 % (79/633), avec 11 % (44/396) de patients traités de parmi les<75ans présentant un score de Charlson≥2, et 20 % (32/155) pour les>75ans présentant un score de Charlson≥1. Parmi les patients<75ans présentant un risque évolutif intermédiaire ou élevé et un score de Charlson≤1, 4,3 % (17/396) ont été placés sous surveillance simple. Enfin, 19,3 % (30/155) des patients de plus de 75ans non traités présentaient une maladie à risque intermédiaire ou élevé et aucune comorbidité, dont 16 % (25/155) parmi les 75–85ans.


Conclusion

L’âge reste le seul élément impactant la décision de traitement curatif, entraînant chez les plus jeunes un sur-traitement non négligeable. Une meilleure prise en compte des comorbidités permettrait de réduire ce sur-traitement et de la même façon le sous traitement potentiel notamment chez les patients de plus de 75ans en très bon état général.

Tolérance de la BCG thérapie chez les patients de plus de 78 ans
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 762


Objectifs

La toxicité locale et systémique de la BCG thérapie intravésicale est la principale cause de non prescription chez le patient âgé. Nous présentons une analyse détaillée des symptômes locaux et systémiques relevés par auto-questionnaires hebdomadaires et leur impact sur le risque de toxicité de grade III et IV chez les patients de plus de 78ans.


Méthodes

Étude de cohorte de patients consécutifs (groupe I<78ans, groupe II≥78ans) traités par BCG thérapie de janvier 2009 à janvier 2013. La toxicité locale et systémique était identifiée par auto-questionnaire avant la cure et après chaque instillation. Le critère de jugement principal était la survenue d’évènement indésirable grave (EIG), les critères secondaires étaient l’abandon de la cure, et la récurrence de la toxicité locale et systémique. L’analyse statistique comprenait le calcul des fréquences des toxicités locale et systémique, calcul des corrélations par les tests de Spearman et une analyse multivariée pour déterminer les risques de SAE.


Résultats

Deux cent vingt patients consécutifs ont été inclus dont 65 dans le groupe II. Le Tableau 1 résume la toxicité locale et systémique. Le taux global d’évènement indésirables grave (EIG) était 9 % (20 pts) et le taux global d’abandon de cure (AC) (induction et entretien) était de 44 % (97 pts) ; EIG et AC étaient corrélés au niveau d’EI relevé par auto-questionnaire (RR 17,8). Dans les deux groupes, la fréquence des toxicités locales et systémiques diminue avec le nombre d’instillation, et est associée à la toxicité observée lors de la cure d’induction (rho : 0,66, p <0,001). Il n’y avait pas de différence significative entre les groupes I et II pour l’ensemble des variables.


Conclusion

Cette étude rétrospective ne montre pas d’altération de la tolérance aux instillations de BCG chez les patients âgés de plus de 78ans. L’âge ne doit pas être un facteur limitant pour l’indication du traitement par instillation de BCG qui comprend un traitement d’entretien sur au moins 12 mois.

Toxine botulique intra-détrusorienne versus neuro-modulation sacrée S3 dans le traitement de l’hyperactivite vésicale (HAV) : analyse des données nationales de 2009 à 2014
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 738-739


Objectifs

Nous avons souhaité étudier l’évolution de la prise en charge thérapeutique de l’hyperactivité vésicale (HAV), toutes causes confondues, au moyen des données nationales du codage. Notre recherche s’est concentrée sur l’utilisation de la toxine botulique en injection intra-détrusorienne et la mise en place de neuro-modulation sacrée.


Méthodes

Nous avons analysé les actes d’injection de toxine botulique intra-détrusorienne et de mise en place d’une neuro-modulation sacrée de 2009 à 2013 au moyen des données issues de la base de données de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH). La classification commune des actes médicaux (CCAM) a été utilisée pour extraire les codes relatifs à ces interventions. Nous avons relevé les groupes homogènes de malade (GHM) correspondants en excluant ceux qui relevaient d’un diagnostic principal différent de la prise en charge d’une HAV.


Résultats

Le nombre de procédures d’injections de toxine botulique intra-détrusorienne dans le cadre d’une HAV est passé de 2148 à 5038 de 2009 à 2014. Cela représente une augmentation de 134 % en 6ans. Dans le même temps, les interventions consistant à la mise en place d’un neuro-modulateur sacré test puis définitif ont respectivement augmenté de 34 % et 64 % en passant respectivement de 1084 à 1456 actes et de 861 à 1413 procédures.


Conclusion

L’analyse des données CCAM confirme l’essor de l’utilisation de toxine botulique intra-détrusorienne de 2009 à 2014 dans la prise en charge de l’HAV (+134 %). Ce type de procédure devrait continuer à s’accentuer avec l’inclusion de nouveaux patients présentant une HAV refractaire au traitement médicamenteux et les injections de toxine botulique à répéter devant leur efficacité temporaire (Fig. 1).

Traitement conservateur des fistules urinaires du haut appareil par sonde urétérale trans-vésico-pariétale mise en place par voie percutanée
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 818


Objectifs

Les sondes JJ et les sondes urétérales extériorisées par l’urètre ne sont pas des solutions idéales pour traiter les fistules urinaires du haut appareil compliquées (infection, douleur, non-résolution spontanée) quelle que soit leur cause (chirurgie, traitement ablatif, traumatisme, infarctus partiel du rein…). Nous avons cherché une méthode de drainage efficace, peu invasive, reproductible et permettant un retour rapide du patient au domicile.


Méthodes

Une sonde urétérale ou une sonde mono-J a été mise en place par ponction sus-pubienne et sous contrôle cystoscopique chez les patients présentant une fistule urinaire compliquée du haut appareil. Une période minimale de drainage de 3 semaines était proposée. Une surveillance de la tolérance de la sonde et des complications a été effectuée. Un examen de contrôle du tarissement de la fistule (uroscanner ou pyélographie par la sonde en place) était réalisé pour décider du retrait ou non de la sonde.


Résultats

Entre novembre 2013 et février 2015, 8 patients âgés de 27 à 83ans ont eu une pose unilatérale de sonde urétérale trans-vésico-pariétale pour des fistules urinaires compliquées du haut appareil. La fistule était apparue ou avait persisté avec une sonde JJ en place chez 4 patients. Il n’y a pas eu d’échec de mise en place des sondes par voie percutanée sous contrôle cystoscopique ni de complication post-opératoire. Les sondes ont été laissées en place en moyenne 35,5jours (24–55) avec un ou plusieurs contrôles du tarissement de la fistule. Chaque patient a pu regagner son domicile durant la période de drainage. La tolérance des sondes a été bonne sous antalgiques de palier 1. Toutes les fistules ont pu être traitées de façon conservatrice.


Conclusion

Les sondes urétérales trans-vésico-pariétales mises en place par voie percutanée permettent un traitement conservateur efficace des fistules urinaires du haut appareil avec une efficacité qui semble supérieure à celle des sondes JJ et une tolérance meilleure que celle des sondes urétérales extériorisées par l’urètre, permettant un retour rapide des patients à domicile pendant la période de drainage (Fig. 1).

Traitement focal du cancer de prostate par ultrasons focalisés guidés par IRM : expérience initiale avec le modèle Focal One ®
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 834-835


Objectifs

Évaluer la faisabilité et la sécurité du traitement HIFU focal de l’adénocarcinome de prostate à travers notre expérience initiale en utilisant la fusion d’images échographie–IRM.


Méthodes

Vingt-sept patients répondant aux critères d’un traitement focal après discussion en Réunion de concertation pluridisciplinaire ont été traités entre juin 2014 et juin 2015. Tous les patients avaient eu une IRM avant biopsies ciblées. La veille du traitement, les zones tumorales étaient entourées sur l’IRM par le radiologue et l’urologue référent. Le jour du traitement, les zones entourées étaient importées dans la machine Focal One® et le traitement effectué après une fusion d’images entre l’IRM préopératoire et l’échographie peropératoire. La zone à traiter était définie conjointement par le radiologue et l’urologue à partir de la zone cible à IRM et en prenant une marge de sécurité de 5mm dans toutes les directions de l’espace. Les patients sortaient à j1, l’ablation de la sonde vésicale avait lieu à j7. Le suivi comportait des PSA à 1,2,3 et 6mois ; une IRM à j15, puis des biopsies de contrôle ciblées par une seconde IRM entre 6 et 12mois après le traitement. Les complications per- et post-HIFU étaient relevées.


Résultats

Vingt-sept hommes, d’âge moyen 65ans (52ans–77ans) étaient traités lors de 7 sessions, ils étaient répartis selon la classification de d’AMICO : 9 patients en faible risque (33 %), 16 en risque intermédiaire (60 %) et 2 en haut risque (7 %) (un Gleason à 8 et un T3a) ; le PSA moyen était de 7,35μg/L (3,1 à 17μg/L). Les biopsies se répartissaient comme suit : Gleason<7=11 patients (41 %) ; Gleason 7=15 patients (56 %) ; Gleason>7=1 patient (3 %) Le nombre de biopsies positives moyens était 2,9 par patient (médiane : 2,5 ; 1–13 biopsies positives). Le volume moyen prostatique traité est de 10,24cm3 pour un volume moyen des prostates traitées de 36,5cm3 (15,37–66,15cm3 ; médiane : 33,59cm3) Tous les traitements étaient réalisés sans complication peropératoire et tous les patients étaient sortis à j1. On dénombrait les complications suivantes : 4 rétentions aiguës d’urines, 5 infections urinaires. Il n’y avait pas de complication grave et pas de ré-hopsitalisation. Le PSA moyen post-HIFU à 6mois disponible chez 17 patients était de 3, 2μg/L (0,8–9μg/L). Six patients avaient des biopsies de contrôle positives, pour lesquels les décisions de traitement étaient : 2 prostatectomies radicales et 4 surveillances actives.


Conclusion

Le traitement HIFU avec la technologie HIFU Focal One® est faisable sans complication grave. Il s’agit d’une procédure adaptée au mode de prise en charge ambulatoire. En cas d’échec, un traitement complémentaire et notamment une prostatectomie sont faisables. Les résultats initiaux encourageants doivent être confirmés sur le long terme.

Traitement focal par HIFU des récidives locales des cancers de prostate initialement traités par radiothérapie
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 835-836


Objectifs

Évaluer les résultats carcinologiques et fonctionnels du traitement HIFU focal chez les patients présentant une récidive locale d’un cancer de prostate initialement traité par radiothérapie.


Méthodes

De mars 2009 à décembre 2014, tous les patients avec récidive locale unilatérale (IRM et biopsies dirigées) sans métastase décelable d’un cancer de prostate initialement traité par radiothérapie ont été inclus dans une étude de traitement focal par HIFU (hémi-ablation). Traitements réalisés avec l’Ablatherm à focalisation dynamique jusqu’en juin 2013 puis FocalOne ensuite. Soixante patients, suivi moyen : 20mois (3–34mois), âge moyen : 70±7ans (médiane 72). Le risque de D’Amico avant radiothérapie : faible : 9 patients intermédiaire : 26, haut : 13 et non connu : 26. La dose moyenne reçue était de 65Gy. Délai moyen entre radiothérapie et HIFU : 6ans. PSA moyen avant HIFU : 5,18±5ng/mL (médiane : 3,5ng/mL).


Résultats

Le score de Gleason à la récidive était de 6 chez 4 patients 7 chez 28, ≥8 chez 18 et non déterminé chez 11. PSA nadir moyen : 0,82±2ng/mL (médiane 0,18ng/mL). Nombre session HIFU : une=88,3 % et 2=11,7 % (n =2). À 48 mois : survie spécifique=100 %, sans métastases=93 % [IC : 74–98] et sans progression=75 % [IC : 54–87]. Le taux de survie sans progression n’a pas été significativement influencé par le taux de PSA et le score de Gleason de la récidive (p =0,7), mais il a été influencé par le status initial du patient avant radiothérapie. Complications : incontinence sévère (grade 2/3) : n =5 (8 %) (avec pose de 2 sphincter), sclérose urètre prostatique : n =2, ostéite pubienne (régressive après antibiothérapie prolongée) n =2. Deux lithiases vésicales ont été traitées par endoscopie.


Conclusion

Le traitement par hémi-ablation HIFU des cancers de prostate en récidives limitée à un seul lobe prostatique après radiothérapie permet d’obtenir un résultat carcinologique satisfaisant dans 75 % des cas avec un taux d’effets secondaire inférieur à celui habituellement observé après traitement HIFU total.

Traitement HIFU de sauvetage pour récidive locale après curiethérapie : résultats carcinologiques et fonctionnels
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 836


Objectifs

Évaluer les résultats carcinologiques et fonctionnels du traitement par HIFU en rattrapage chez les patients présentant une récidive locale d’un cancer de prostate initialement traité par curiethérapie interstitielle.


Méthodes

Trente-sept patients (2003–2014) pour récidive locale histologiquement démontrée et sans métastases. De 2003 à 2007, les 12 premiers patients traités avec paramètres HIFU post-radiothérapie externe. À partir de 2008, paramètres spécifiques post-curie (réduction de la dose thermique du fait de la fibrose intense post-curiethérapie) (35 patients avril 2008/décembre 2014). Délai médian entre curiethérapie et HIFU de sauvetage : 5ans. L’âge moyen (traitement HIFU) : 67±4ans (médiane 67), le PSA moyen pré-HIFU : 4,97±2,9ng/mL et score de Gleason pré-HIFU≤6 : 21 patients, 7 : 16 patients et ≥8 : 10 patients. Le volume prostatique moyen : 13,3±10cm3.


Résultats

Nombre sessions HIFU : une chez 38 patients et deux chez 9. Suivi moyen HIFU : 28 mois (médian 17). Le PSA nadir moyen : 0,78±1,1ng/mL (médiane 0,35) avec PSA nadir<0,50ng/mL dans 62 %. À 48 mois, taux de survie (Kaplan–Meier) : globale=89 % [IC : 69–96], spécifique 94 % [IC : 80–98], sans métastases=87 % [IC : 714–94] et sans hormonothérapie adjuvante palliative=50 % [IC : 32–65]. L’adoption de paramètres de traitement spécifique à réduit significativement le taux de fistule urétro-rectales (0 % versus 8 %) et d’ostéite pubienne (0 % versus 8 %), mais pas le taux des autres effets secondaires : incontinence grade 2 : 15 % et grade 3 : 17 % (taux de sphincter artificiel 4,8 %), et sténoses cervicoprostatique 8,5 %.


Conclusion

Le traitement de sauvetage par HIFU après curiethérapie donne des résultats carcinologiques comparables à ceux obtenus après radiothérapie externe. Malgré l’utilisation de paramètres de traitement spécifiques, la morbidité post-HIFU bien qu’amélioré, reste élevée (incontinence et sténose) et doit être expliquée au patient.

Traitement par hémi-ablation HIFU des cancers de la prostate localisés à un seul lobe (étude AFU) : résultats finaux
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 834


Objectifs

Évaluer les résultats carcinologiques et fonctionnels du traitement par HIFU des adénocarcinomes prostatiques localisés (CaP) à un seul lobe.


Méthodes

Étude prospective non randomisée. Les critères d’inclusion principaux ont été : consentement éclairé, CaP localisé à un seul lobe (IRM+biopsies randomisées+biopsies ciblées), T1C ou T2A, PSA≤15, SG≤7 (3+4), M0, distance tumeur-apex<5mm. Le traitement du seul lobe pathologique a été réalisé avec l’appareil AblathermR (Edap TMS, Vaux-en-Velin, France). Un geste endoscopique était autorisé en cas de dysurie ou de volume prostatique supérieur à 50cm3. Tous les patients ont été évalués à un an (PSA, IRM, biopsies, questionnaires) puis suivis.


Résultats

Au total, 110 patients traités dans 10 centres, âge 65±6ans, PSA moyen 5,53ng/mL, volume prostatique 45±21cm3, SG≤6 (74 cas) et 7 (26 cas). PBP positives par patient : 2,1, longueur maximum envahie moyenne 3,3mm. Volume moyen traité : 17cm3. Suivi moyen : 27mois. PSA nadir moyen : 2±1,5ng/mL. Cent un patients biopsiés à un an : 14 positives dans le lobe traité, 19 dans le lobe controlatéral. Le taux de cancer résiduel significatif (>3mm et/ou SG 7) était de 5 % côté traité et 7 % en controlatéral. Le taux de survie sans traitement radical à 24mois est de 89 %. Trois patients ont une incontinence grade 1. Le score IIEF5 moyen a varié de 17,4 pré-HIFU à 16,6 post-HIFU.


Conclusion

Le traitement par hémi-ablation HIFU est faisable avec des effets secondaires très modérés. Les traitements radicaux de rattrapage n’ont concerné que 12/110 patients (11 %) avec un recul de plus de 2ans.

Traitements focal des adénocarcinomes prostatiques par HIFU : résultats oncologiques et fonctionnels
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 835


Objectifs

Évaluer par des études prospectives la faisabilité, la morbidité et les résultats fonctionnels des traitements pas HIFU focal des adénocarcinomes de la prostate.


Méthodes

De 2013 à 2014, 2 protocoles de traitement focal par HIFU (FocalOne) ont été réalisés. Critères d’inclusions : 50 à 80ans, PSA≤10ng/mL, stade T1/T2a, IRM et biopsies ciblées, Gleason≤7 (3+4), pas de geste endoscopique. Pour 10 patients, des biopsies précoces (dans les 3 semaines) étaient réalisées pour évaluer la fiabilité de l’échographie de contraste Sonovue. Marge de sécurité de 6mm. Les patients avaient des questionnaires continence, sexualité et QOL avant et après. IRM et biopsies de contrôle entre 6mois et un an du traitement.


Résultats préliminaires

Quarante patients inclus, âge moyen 65,3ans, 80 % de score T1, 70 % Gleason 6, PSA moyen : 4,94ng/mL inclusion et à 3mois : 2,9ng/mL. IIEF>17 chez 85 % des patients à 3mois et 95 % à un an, 100 % biopsies négatives à un mois sous échographie de contraste (10 patients) et 70 % à un an (10 % positive homolatéral, 20 % controlatéral). Pas d’upstaging aux biopsies.


Conclusion

La prise en charge focale des adénocarcinomes prostatiques permet une préservation de la qualité de vie, de la sexualité et des mictions. Lors du suivi, 30 % de biopsies positives sont retrouvé sans migration de stade. Des traitements de rattrapages sont possibles.

Transplantation rénale ABO incompatible : existe t-il un risque hémorragique majoré ?
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 763


Objectifs

Évaluer le risque hémorragique des transplantations rénales ABO incompatibles suite à une néphrectomie sur donneur vivant (DV).


Méthodes

Une étude rétrospective portant sur les transplantations rénales non cadavériques a été menée dans un centre hospitalo-universitaire. Les complications hémorragiques et la nécessité de transfusion per- et postopératoires ont été colligées. Une analyse en fonction du caractère ABO compatible/incompatible, des complications hémorragiques fut réalisée. Les valeurs qualitatives et quantitatives étaient comparées par un test de Chi2 et un test de Student pour l’analyse univariée, ensuite une régression logistique était réalisée. Le seuil de significativité utilisé était p ≤0,05.


Résultats

Entre 2006 et 2014, 195 patients avaient des données per- et postopératoires exploitables et 40 (20,5 %) ont eu une transplantation ABO incompatible. L’âge moyen des patients transplantés était de 45±14,3ans. Il y avait 124 (63,5 %) hommes et 71 (36,5 %) femmes. Les complications hémorragiques ayant nécessité une reprise chirurgicale étaient significativement plus élevées dans le groupe ABO incompatible par rapport au groupe ABO compatible (10 % vs 3,2 %, p <0,05), ainsi que le recours à la transfusion en postopératoire (72,5 vs 33,5 %, p <0,001) (Tableau 1). Après régression logistique avec l’âge ainsi que le sexe du receveur, le nombre de transplantations antérieures et la compatibilité HLA donneur–receveur, l’incompatibilité ABO apparaissait comme un facteur indépendant associé à la nécessité de transfusion (per- et postopératoire) (OR=6,24, IC95 % : 2,78–15,03, p <0,001).


Conclusion

Dans notre série de 40 transplantations rénales à partir de donneurs vivants ABO incompatibles, le risque hémorragique avec nécessité de transfusion était majoré par rapport aux transplantations ABO compatibles.

Transplantation rénale robotique « sans incision » : insertion du rein par voie vaginale avec reconstruction vaginale endocorporelle
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 866-867


Objectifs

Description de la technique de transplantation rénale par voie laparoscopique robot assistée avec insertion du rein par voie vaginale nous permettant de réaliser une chirurgie « scarless ».


Méthodes

Nous présentons le cas d’une patiente de 50ans, ayant présenté une poly-angéite auto-immune il y a 3ans avec pour conséquence la mise sous hémodialyse. Transplantation rénale réalisée chez une patiente aux axes vasculaires dépourvus de calcifications. Utilisation d’un robot Da-Vinci Si HD 4 bras avec mise en place de trocarts en W. Un trocart de 12mm en fosse iliaque gauche pour l’aide opératoire. Le premier temps consistera en la préparation du site opératoire avec décollement de la gouttière pariéto-colique gauche, création de la loge rénale, suspension de l’utérus après avoir décollé la vessie et disséqué les axes iliaques.


Résultats

Insertion du rein par voie endovaginale après incision du cul de sac postérieur. Fermeture du vagin au V-Lock® 3/0. Anastomose veineuse puis artérielle au Prolène® 5/0 tout en monitorant la température du rein grâce à une sonde thermique. Déclampage du rein et anastomose urétéro-vésicale selon la technique habituelle de Lich-Gregoire. Le rein sera extrapéritonisé partiellement de manière à diminuer le risque de lymphocèle.

Durée opératoire de 210mn. Pertes sanguines 100cm3. EVA en postopératoire à 0 avec lever et marche dès le lendemain de la chirurgie. Reprise de la fonction rénale précoce avec une diurèse à 1,5L à j1 chez une patiente initialement anurique. Doppler rénal strictement normal à j1. Durée d’hospitalisation de 10jours.


Conclusion

La transplantation rénale laparoscopique robot assistée chez la femme avec insertion du rein par voie vaginale est une chirurgie en voie de développement et présente de nombreux avantages notamment en termes de douleurs postopératoires, de réduction du risque de lymphocèle et bénéfice esthétique. Une série sera très prochainement présentée.

Traumatismes rénaux de haut grade : qui opérer ? Facteurs prédictifs de chirurgie et résultats fonctionnels à long terme après traitement conservateur : étude prospective monocentrique
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 774


Objectifs

Introduction : la prise en charge des traumatismes rénaux de haut gade à évolué cette dernière décennie en faveur d’une approche non chirurgicale. Pourtant, certaines situations nécessitent toujours un recours à la chirurgie. L’objectif est ici d’évaluer les facteurs prédictifs de chirurgie ainsi que les résultats fonctionnels à long terme après traitement conservateur dans un trauma center de niveau 1.


Méthodes

De janvier 2004 à mars 2015, nous avons collecté de manière prospective et unicentrique les données cliniques et paracliniques des patients admis pour traumatisme rénal de haut grade. Les patients ne nécessitant pas d’exploration chirurgicale pour cause rénale étaient considérés comme ayant bénéficié d’un traitement non chirurgical. Il en était de même en cas d’embolisation ou de traitement endoscopique. Les caractéristiques des traumatismes, la gestion initiale des patients, les facteurs amenant à la chirurgie ont été analysés. La fonction rénale à long terme était évaluée par scintigraphie rénale au dimercapto-succinic acid (DMSA) 6 mois après le traumatisme, chez les patients ayant bénéficié d’un traitement conservateur.


Résultats

Parmi les 306 patients présentant un traumatisme rénal, 151 avaient un haut grade. Un traitement non chirurgical a été possible pour 110/124 (88,7 %) grades IV et 14/27 (51,9 %) grades V. Un mécanisme de décélération (p =0,03), les lésions associées (p =0,001), le pourcentage de dévascularisation parenchymateuse (p =0,012), la nécessité d’une embolisation (p <0,001), l’instabilité hémodynamique (p <0,001) et un faible taux d’hémoglobine (p =0,001) étaient significativement plus fréquent chez les patients chirurgicaux. En analyse multivariée, le grade (OR 7,36, p =0,01) et l’instabilité hémodynamique (OR 4,18, p =0,04) étaient les seuls facteurs prédictifs d’un recours à la chirurgie. Le suivi à long terme retrouvait une fonction rénale relative résiduelle de 40 % pour les grades IV et 0 % pour les grades V. Seule une dévascularisation>25 % du rein traumatisé était prédictif de la fonction rénale au long cours.


Conclusion

Un traitement non chirurgical peut et doit être envisagé pour tous les patients présentant un traumatisme rénal de grade IV, avec une fonction résiduelle importante des reins conservés. Cette approche devrait aussi être initiée en cas de traumatisme de grade V, bien que la néphrectomie, en cas d’évolution défavorable, garde une place pour ces reins à la valeur résiduelle nulle (Tableau 1, Tableau 2).

Trois biopsies ciblées par fusion d’image IRM – échographie sont-elles suffisantes pour diagnostiquer un cancer de la prostate en présence d’une image IRM prostatique suspecte et isolée ? Résultats de l’étude prospective multicentrique...
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 831


Objectifs

Évaluer la non-infériorité de 3 biopsies ciblées (BC) par fusion d’image IRM-échographie par rapport à 10–12 biopsies systématisées (BS) pour diagnostiquer un cancer de la prostate chez les patients ayant une image prostatique suspecte isolée détectée en IRM multiparamétrique.


Méthodes

Les patients naïfs de biopsie, ayant un PSA entre 4 et 20ng/mL, un toucher rectal non suspect, et une image unique suspecte de cancer en IRM multiparamétrique de la prostate (score PIRADS≥3), ont été inclus. Tous les patients ont eu 10–12 BS en insu du résultat de l’IRM, suivies de 3 BC réalisées par un deuxième opérateur. Le critère d’évaluation principal était le taux de détection global de cancer. Le seuil de non-infériorité a été fixé à–5 %. Le critère d’évaluation secondaire était le taux de détection de cancers significatifs (score de Gleason>3+3 ou longueur maximale de cancer>5mm).


Résultats

Cent huit patients ont été inclus. L’âge médian [IQR] était de 65 [60–69] ans, le PSA médian de 7,3 [5,6–10,4] ng/mL et le volume prostatique médian de 46 [36–62] mL. Un cancer a été diagnostiqué chez 75 (69 %) patients. Treize patients ont été exclus de l’analyse « per protocole » (PP) en raison de déviations au protocole. Les BS et BC ont détecté un cancer chez 66 (61,1 %) et 61 (56,5 %) patients. La non-infériorité n’a pas été observée sur la population globale et en PP (Fig. 1). Un cancer significatif a été détecté chez 26 (24,1 %) et 30 (27,8 %) patients avec les BS et les BC. La non-infériorité a été observée sur la population globale et en PP (Fig. 1).


Conclusion

Dans la population étudiée, la non-infériorité des BC pour la détection globale du cancer n’a pas pu être démontrée. Elle a été néanmoins montrée pour la détection des cancers cliniquement significatifs.

Tumeurs rénales du sujet jeune : expérience monocentrique
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 798-799


Objectifs

Les tumeurs du rein du sujet jeune sont de plus en plus fréquemment rencontrées grâce aux moyens d’imagerie actuels et regroupent divers types histologiques. Leurs spécificités ont rarement été rapportées. L’objectif de cette étude était d’analyser les données cliniques, radiologiques et histologiques des patients jeunes traités dans notre centre pour une tumeur maligne du rein.


Méthodes

Les données médicales de tous les patients âgés de 15 à 35ans traités pour une tumeur maligne du rein depuis 1990 dans notre centre ont été collectées. Les caractéristiques initiales des patients, le mode de révélation, les profils radiologiques, la procédure diagnostique, le traitement et les résultats ont été analysés. Au total, 105 patients ont été traités avec un suivi médian de 21,1 mois (IQR 5,53–47,2).


Résultats

Les histologies fréquemment retrouvées étaient le carcinome à cellules rénales (CCR) (n =89, 84,7 %) avec 41,6 % de CCR à cellules claires (CCC) (n =37), et le néphroblastome (n =9). L’âge médian était de 28,7ans (IQR 24–32). Seulement 24 % des patients avaient eu une biopsie rénale à visée diagnostique avant chirurgie d’exérèse. Parmi les 9 néphroblastomes, 2 avaient eu une biopsie première et avaient reçu une chimiothérapie néoadjuvante appropriée. Un patient sur les 9 est décédé de progression tumorale ; 7 étaient en réponse complète (n =6) ou partielle (n =1). Concernant les CCC, 87 % des patients étaient symptomatiques au diagnostic ; 76 % étaient métastatiques au diagnostic ou au cours du suivi. La survie médiane globale des CCC était de 21,5 mois (IQR 4,6–44,4) et la survie sans progression de 3,2 mois (IQR 1,8–7).


Conclusion

Cette cohorte de jeunes patients (15–35ans) traités pour une tumeur rénale maligne souligne :

– le pronostic péjoratif des carcinomes rénaux chez l’adulte jeune ;

– la difficulté du diagnostic différentiel de néphroblastome.

Cette étude suggère la nécessité de mise en place et de suivi de recommandations standardisées concernant la prise en charge des tumeurs rénales chez le jeune adulte.

Une antibioprohylaxie diminue le risque d’infection du site opératoire après prostatectomie radicale
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 777


Objectifs

Peu d’études ont évalué l’intérêt d’une antibioprophylaxie (AP) lors d’une prostatectomie radicale (PR) et les recommandations françaises et européennes divergent. Notre objectif était d’évaluer les facteurs prédictifs d’infections du site opératoire (ISS) et l’impact d’une AP dans une large cohorte de patients traités par PR.


Méthodes

Dans cette étude rétrospective monocentrique, les données de 295 patients traitées consécutivement par PR dans un centre universitaire entre janvier 2010 et décembre 2013 ont été collectées. Les complications postopératoires ont été classées selon Clavien et les ISS selon la classification du « Centers for Diseases Control ». Les groupes de patients sans et avec AP ont été comparés avec les tests de Chi2 et de Student. Une analyse uni- puis multivariée a été réalisée afin d’identifier les facteurs prédictifs d’ISS.


Résultats

L’âge médian était de 62ans (45–76). Les durées opératoires moyennes et les pertes sanguines moyennes étaient respectivement de 200min (115–480) et de 500mL (100–1800). Quarante patients (13,8 %) ont été traités par laparoscopie et 248 (85,8 %) par voie robotique. Cent sept (36,1 %) patients ont reçu une AP. Cinquante-trois patients (18 %) ont présenté une ISS correspondant à une infection superficielle (n =28) ou une infection d’organe/du site opératoire (n =27). Dans le groupe des patients ayant reçu une AP, il était observé une diminution significative d’ISS (11,3 % vs 21,8 %, p =0,025). En analyse multivariée, une AP (p =0,015, HR=0,4) et la survenue d’autres complications chirurgicales (p =0,045, HR=2,8) étaient des facteurs prédictifs indépendants d’ISS.


Conclusion

Une antibioprophylaxie diminue significativement le nombre d’ISS après prostatectomie radicale. Ces résultats sont donc en faveur d’une adaptation des recommandations françaises sur l’utilisation d’une antibioprophylaxie lors d’une prostatectomie radicale.

Urétroplastie transpérinéale bulbo-prostatique par résection-anastomose pour les sténoses bulbaires proximales non associées à des traumatismes pelviens
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 817


Objectifs

Le traitement de choix des sténoses urétrales après fractures pelviennes est l’urétroplastie transpérinéale bulbo-prostatique. Cette technique exige des instruments et des manœuvres spécifiques pour rapprocher les extrémités urétrales à anastomoser. Nous avons utilisé ces artifices lors des urétroplasties pour les sténoses bulbaires proximales non associées à des traumatismes pelviens ; le but de notre étude est d’évaluer leur efficacité à long-terme.


Méthodes

Quarante-six dossiers de patients opérés entre 1999 et 2012 d’une uréthroplastie transpérinéale par résection-anastomose pour des sténoses bulbaires proximales ont été revus. Tous ont été opérés par le dernier auteur à l’aide d’un spéculum nasal et d’un porte-aiguille spécifique. Les corps caverneux étaient systématiquement séparés pour raccourcir la longueur du déficit. Les débimétries pré- et post-opératoires ont été mesurées, de même que les symptômes subjectifs des patients rapportés sur 3 questionnaires validés (IPSS, ICS et IIEF-5).


Résultats

Trente-huit dossiers sur 46 étaient complets. L’âge médian était de 61ans (19–85) et la longueur médiane de la sténose de 2cm (1–5). Après un suivi médian de 42 mois (1–165), le taux de succès global était de 82 %. Sept patients ont récidivé après un délai médian de 22 mois (3–65) et l’étiologie significativement la plus fréquente de la sténose initiale de ces patients était un antécédent de résection endoscopique. La débimétrie pré-opératoire moyenne de 7,2mL/s (0–19) s’est significativement améliorée à 19mL/s (4,5-63) au dernier contrôle. Aucun patient n’a reporté d’incontinence et seuls 3 patients (8 %) d’un âge médian de 70ans ont présenté une dysfonction érectile nouvelle.


Conclusion

Ces modifications techniques apportées aux uréthroplasties bulbaires proximales non traumatiques permettent un taux de succès élevé après un suivi médian de 3,5ans. L’impact de la procédure sur la continence est nul et rare sur la fonction érectile.

Urodynamique pyélique et réponse comportementale dans la colique néphrétique lithiasique chez le rat : effet du kétoprofène, d’un inhibiteur purinergique et de la décapsulation rénale
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 749


Objectifs

Approfondir notre connaissance de la physiopathologie de la colique néphrétique, des mécanismes de genèse de la douleur, du mode d’action du kétoprofène, et explorer l’implication de la voie purinergique (via les récepteurs P2X3 et P2X2/3).


Méthodes

À partir d’un modèle de colique néphrétique lithiasique chez le rat éveillé permettant la mesure concomitante des pressions pyéliques et l’enregistrement vidéo du comportement (cf. présentation AFU 2013), nous avons comparé à deux groupes témoins l’effet de l’administration systémique d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines (kétoprofène) et d’un inhibiteur des récepteurs P2X3 et P2X2/3 (AF-353) sur le comportement nociceptif et les pressions pyéliques. Les effectifs des groupes (n =6) étaient calculés au préalable afin de mettre en évidence une diminution de 30 % du nombre de crises de coliques néphrétiques. Les analyses ont été réalisées avec le test one way Anova avec post-test Tukey.


Résultats

Après implantation des calculs urétéraux, la pression pyélique moyenne (mmHg) des différents groupes n’était pas significativement différente (schéma 1) : 16,9 (±2,8), 14,4 (±2,4), 14,2 (±2,9) et 15 (±3,6) respectivement pour les groupes témoin 1, témoin 2, kétoprofène et AF-353. Dans les même groupes, le nombre de crises de coliques néphrétiques totalisées était respectivement de 11,7 (±1,6), 10,5 (±0,7), 3,7 (±0,8) et 6,3 (±1,9), établissant l’efficacité du kétoprofène (p <0,01) mais pas celle de l’AF-353 (p =0,058) sur la réduction du nombre de crises. Par contre, kétoprofène et AF-353 permettaient une réduction significative de la durée des crises, respectivement de 80 (p <0,01) et 65 % (p <0,01). Les 2 rats chez lesquels une ablation chirurgicale de la capsule rénale a été réalisée ont présenté 7 et 11 épisodes critiques.


Conclusion

L’efficacité antalgique du kétoprofène, dans la colique néphrétique chez le rat libre de ses mouvements n’était pas statistiquement corrélée à une réduction des pressions pyéliques. Les récepteurs purinergiques P2X3 et P2X2/3 étaient impliqués dans la nociception rénale, leur inhibition permettait une réduction de la durée des crises douloureuses. La capsule rénale n’était pas la zone anatomique générant la colique néphrétique (Fig. 1).

Utilisation des estrogènes locaux dans l’incontinence urinaire féminine : avis d’experts français
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 845


Objectifs

Élaborer un consensus d’experts concernant l’utilisation des estrogènes locaux dans l’incontinence urinaire féminine.


Méthodes

Suivant une méthode de consensus formalisé (Delphine), un questionnaire était réalisé et envoyé à un premier « round » puis à un second « round » d’expert français. La revue de la littérature préalable à l’élaboration du questionnaire était basée à partir des termes : « estrogens, urinary incontinence, vaginal administration, breast neoplasm, endometrial neoplasm, ovarian neoplasm » sur les bases de données de la Cochrane Library et Pubmed. Le questionnaire était composé de propositions de recommandation d’utilisation des estrogènes locaux dans le cadre de l’incontinence urinaire féminine. Il était diffusé à l’aide du logiciel Survey Monkey ainsi que l’analyse des réponses obtenues.


Résultats

Huit experts ont répondu au questionnaire du premier « round ». Sept formulations ont été supprimées, 3 modifiées et 4 ajoutées dans le questionnaire du second « round ». Vingt-six experts ont répondu au questionnaire du second « round » dont 22 réponses complètes. Neuf des 22 propositions étaient approuvées à plus de 80 %, 5 approuvées entre 60 et 80 %, 6 n’étaient pas validées par les experts. L’utilisation des estrogènes locaux en cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant étaient abordée dans 8 formulations, dont 7 ont étaient approuvées. Le bénéfice d’un traitement estrogènes id local dans la prise en charge d’une incontinence urinaire chez la femme présentant une atrophie vulvo-vaginale était consenti par plus de 80 % de ces experts plus particulièrement dans le cadre une incontinence urinaire par imperosité.


Conclusion

Bien que l’absorption des estrogènes soit moindre en administration locale vaginale, il n’est actuellement pas possible de dire que le risque de développer un cancer hormono-dépendant sous estrogènes locaux soit nul. Le suivi régulier des patientes sous estrogenotherapie locale semble ainsi nécessaire.

Utilisation du Greenlight ® en France dans la prise en charge chirurgical de l’HBP au cours des 10 dernières années
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 780-781


Objectifs

Très peu de données ont été publiées sur les techniques chirurgicales employées dans la prise en charge chirurgicale de l’hyperplasie bénigne de prostate (HBP) depuis l’émergence des techniques laser. L’objectif de ce travail était de rapporter l’évolution dans la prise en charge chirugicale de l’HBP en France au cours des 10 dernières années.


Méthodes

Pour évaluer les changements dans la chirurgie de l’HBP et l’utilisation du Greenlight® en France au cours des 10 dernières années, nous avons analysé les données de la base nationale PMSI concernant la RTUP et l’adénomectomie voie haute. Nous avons ensuite obtenu les données de la société commercialisant le laser Geenlight® (American Medical Systems, Minnetonka, MN, États-Unis) pour obtenir le nombre de photovaporisation prostatique (PVP) annuel depuis 10ans.


Résultats

Le nombre total de chirurgies de l’HBP est resté stable au cours des 10 dernières années puisqu’il était de 61 993 en 2005 contre 60 184 en 2014. Durant cette période, la part du Greenlight® est passée de 0,2 % de l’ensemble des chirurgies de l’HBP en 2005 à 22,9 % en 2014, tandis que le nombre de résection transuréthrale de prostate (RTUP) et d’adénomectomie voie haute par an ont diminué de 52 828 à 40 436 et de 9069 à 5948, respectivement. En 2014, la RTUP, l’adénomectomie voie haute et la PVP au Greenlight® représentaient ainsi respectivement 67,9 %, 9,9 % et 22,9 % du nombre total de chirurgies de l’HBP.


Conclusion

L’utilisation du laser Greenlight® en France a nettement augmenté au cours des 10 dernières années passant de 0,2 % à 22,9 % du nombre total de chirurgies de l’HBP et s’accompagnant d’une diminution des RTUP et adénomectomies voie haute. Cette augmentation de l’utilisation du Greenlight® a été surtout notable à partir de 2010 et la commercialisation de la fibre XPS-180W (Fig. 1).

Utilisation d’un instrument robotisé tenu en main en association avec la vision laparoscopique 3D lors d’interventions de prostatectomie radicale, résultats après 18 mois d’utilisation
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 797-798


Objectifs

Évaluer l’apport conjoint d’instruments robotisés tenus en main et de la vision laparoscopique en trois dimensions lors du traitement du cancer localisé de la prostate : prostatectomie radicale, en particulier sur les résultats carcinologiques et la courbe d’apprentissage. Ces 2 technologies sont disponibles dans notre établissement depuis janvier 2014.


Méthodes

Étude rétrospective, mono-opérateur et mono-centrique portant sur 303 patients opérés par voie laparoscopique de janvier 2007 à mai 2015 pour un cancer localisé de la prostate. Groupe A : 251 patients ont été opérés en en laparoscopie classique sur la période 2007–2013. Groupe B : 52 patients opérés avec l’utilisation associée du bras robotisé et de la 3D. Il inclut le sous-groupe B1 des 20 derniers patients, tous opérés de janvier à mai 2015. Les stadifications (T2 ou T3) ont été relevés pour chaque patient et les taux de marges ont été collectés.


Résultats

Les résultats du groupe A (188 T2 et 63 T3) étaient de 14,8 % de marges positives en T2 et 44,7 % en T3, avec un taux constant sur la période. Les résultats du groupe B (30 T2 et 22 T3) étaient de 12 % de marges positives en T2 et 31 % en T3. Pour le sous-groupe B1 (20 derniers patients, 11 T2, 9 T3), il n’y que 2 marges positives, aucune T2 et deux en T3. L’aisance dans l’utilisation des deux technologies combinées étant atteinte lors de la 5e intervention, le groupe B1 est donc au-delà de la courbe d’apprentissage.


Conclusion

L’utilisation d’un instrument robotisé tenu en main en association avec la vision laparoscopique 3D permet d’obtenir des résultats carcinologiques au moins équivalent à ceux de la laparoscopie classique. Les résultats après la courbe d’apprentissage semblent améliorés avec un faible taux de marge positive. Cette étude sera poursuivie pour augmenter le nombre de patients et permettre une analyse statistique pertinente tout en évaluant les résultats fonctionnels à distance.

Valeur pronostique de Caveolin-1 dans le cancer de prostate : une étude multicentrique internationale
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 741-742


Objectifs

Notre objectif était de valider Caveolin-1 comme marqueur pronostique indépendant de récidive biologique dans une cohorte multicentrique internationale de patients traités par prostatectomie radicale (PR).


Méthodes

L’expression de Caveolin-1 a été évaluée par immunohistochimie sur un TMA composé des échantillons tumoraux issus de pièces de PR de 3117 patients traités pour un cancer de la prostate (PCa) dans cinq institutions. L’association entre expression de Caveolin-1 et récidive biologique a été évaluée par un modèle de régression de Cox en analyse uni- et multivariée. La survie sans récidive a été calculée selon la méthode de Kaplan-Meier et les courbes comparées par test du log rank. Les performances des modèles pronostiques ont été évaluées par l’indice de concordance d’Harrell (C-index).


Résultats

Caveolin-1 était exprimé dans 20,6 % des cas et associé à un score de Gleason élevé (p =0,002) et à la présence de métastases ganglionnaires (p =0,05). Avec un suivi médian de 38 mois (IQR 21–66), une récidive biologique a été observée pour 617 (19,8 %) patients. Caveolin-1 était un facteur prédictif indépendant de récidive biologique en analyses multivariées (HR=1,21, p =0,037). L’inclusion de Caveolin-1 dans un modèle de prédiction de la récidive biologique incluant des facteurs pronostiques standards n’améliorait pas les performances du modèle. Dans les analyses en sous-groupe, l’expression de Caveolin-1 était associée à une récidive biologique chez les patients avec des caractéristiques pathologiques favorables (pT2pN0 et le score de Gleason=6) (p =0,009).


Conclusion

L’expression de Caveolin-1 est associée à des caractéristiques pathologiques défavorables dans le CaP et au risque de récidive biologique BCR après prostatectomie radicale. Cependant, sa valeur pronostique est limitée comparé aux facteurs pronostiques standards. D’autres investigation sont nécessaires afin d’évaluer son intérêt spécifique chez certains patients.

Valeur pronostique de la présence d’emboles vasculaires tumoraux sur la pièce de cystectomie totale
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 770-771


Objectifs

La présence d’emboles vasculaires (EV) sur les copeaux de résection des tumeurs de vessie est un facteur de mauvais pronostique établi. Cette étude compare la survie sans récidive des patients après cystectomies sans chimiothérapie adjuvante pour des tumeurs urothéliales de stade pT≤3a N0 M0 en fonction de la présence ou non d’EV sur la pièce de cystectomie.


Méthodes

Étude rétrospective de 328 cas de cystectomies sans chimiothérapie adjuvante réalisées entre 6/2001 et 3/2014, dont le stade pathologique était pT≤3a N0 M0, chez 276 hommes (84 %) et 52 femmes (16 %), âgés de 67,8±10,2ans. Indication de cytstectomie posée devant une TVIM ou une TVNIM réfractaire aux traitements conservateurs dans 257 (78 %) et 71 (22 %) cas, respectivement. Suivi médian de 60,7 (de 1,5 à 164,8) mois.


Résultats

Des EV ont été observés chez 59 patients (18 %). Les patients avec EV+ avait plus fréquemment une indication de cystectomie pour une TVIM (91 % vs 76 %, p =0,008) et des tumeurs de stade plus avancée (Tableau 1). La fréquence des récidives n’a pas été significativement supérieure chez les patients avec EV+ et la survie sans récidive était comparable (Fig. 1). En analyse multivariée, la présence d’EV n’était pas associé au risque de récidive, contrairement au stade (HR=2,29 [1,20–4,61], p =0,008) et à l’indication de cystectomie (HR=1,50 [1,07–2,04], p =0,033).


Conclusion

La présence d’EV sur la pièce de cystectomie n’est associée à une survie sans récidive significativement inférieure. De plus, la présence d’EV est corrélée au stade et n’est ainsi pas un facteur de risque indépendant récidive après cystectomie totale.

Valeur pronostique de la sous-classification pT3 des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure localisées dans les cavités pyélocalicielles
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 805-806


Objectifs

Évaluer la valeur pronostique de la sous-classification pT3 des tumeurs de la voie excrétrice supérieure (TVEUS) localisées dans les cavités pyélocalicielles.


Méthodes

Une relecture centralisée des lames anatomopathologiques de 89 patients diagnostiqués avec une TVEUS pT3 localisée dans les cavités pyélocalicielles a été réalisée afin de distinguer les tumeurs pT3a (infiltration microscopique du parenchyme rénal) et pT3b (infiltration macroscopique du parenchyme rénal et/ou infiltration de la graisse péri-pyélique). Les survies sans récidive spécifique et globale en fonction de la sous-classification pT3 des TVEUS ont été analysées en utilisant des courbes de Kaplan-Meier et le test du Log-rank. Des analyses uni- et multivariées ont été réalisées afin d’identifier les facteurs prédictifs de récidive, mortalité spécifique et mortalité globale.


Résultats

Au total, 48 (54 %) et 41 (46 %) tumeurs ont été classées pT3a et pT3b, respectivement. Les patients diagnostiqués avec une tumeur pT3b présentaient un risque plus important d’invasion lymphovasculaire (p =0,002) ou de métastases ganglionnaires (p =0,01). Les survies sans récidive (44 % vs 63 % ; p =0,001) et spécifique (53 % vs 65 % ; p =0,03) à 5ans étaient significativement plus faibles chez patients présentant une tumeur pT3b. En analyse multivariée, le stade pT3b était un facteur prédictif indépendant de récidive tumorale (HR=1,7 ; p =0,001) et de décès spécifique (HR=1,5 ; p =0,003). Cependant, la sous-classification pT3 n’était pas significativement corrélée à la mortalité globale (HR=1,1 ; p =0,16)


Conclusion

Le pronostic des TVEUS pT3 localisées dans les cavités pyélocalicielles est corrélé à l’importance de l’infiltration du parenchyme rénal et de la graisse péri-pyélique. Cette sous-classification pourrait permettre d’identifier les patients présentant un risque plus important de récidive ou de décès spécifique afin d’adapter les indications de traitement adjuvant.

Validation de l’index de sévérité de la gangrène de Fournier (ISGF) dans une série contemporaine
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 808-809


Objectifs

Le but de notre étude est de valider l’ISGF sur une série de patients admis pour gangrène de Fournier dans notre établissement. L’analyse statistique a été réalisée par le logiciel SPSS 10 pour Windows et le seuil de significativité était retenu pour un p <0,05.


Méthodes

De 2002 a 2012, soixante cas de GF ont été colligés, sept cas de décès ont été observés soit une mortalité de 12 %. L’âge moyen de nos patients est 57ans. Tous les cas observaient sont de sexe masculin. Nous avons établi l’ISGF pour chaque patient.


Résultats

Nous avons établi l’ISGF pour chaque patient, avec une différence significative entre la moyenne de l’ISGF dans la série de survie (6,23±3,47) comparée à (10,14±2,41) dans celle de mortalité (p =0,006). En utilisant la valeur seuil de l’ISGF déterminée à 9 par Laor et al., on note que le taux de mortalité est significativement élevé dans le groupe des patients ayant un ISGF>à 9 (38,4 %), comparé à (4,3 %) dans le groupe des patients ayant ISGF≤à 9, avec une différence statistiquement significative (p =0,004). Nous avons également démontré comme des facteurs de mauvais pronostic le diabète, les troubles hydroélectrolytiques, l’insuffisance rénale et l’extension locale avancée de l’infection.


Conclusion

L’ISGF calculé à partir des signes cliniques et métaboliques constitue un outil simple, fiable et valide dans l’évaluation de la gravité initiale de la maladie, permettant de mieux stratifier les patients pour une meilleure prise en charge.

Vapoénucléation prostatique au laser thulium selon « la mushroom technique »
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 864-865


Objectifs

Nous décrivons une technique de vaporisation de la prostate après énucléation partielle au laser thulium de l’adénome. Technique dérivée de « la mushroom technique » décrite par Hochreiter et al. en 2002.


Méthodes

Cette technique utilise les capacités de section et de vaporisation du laser thulium. Le matériel utilisé est un résectoscope à embout bisauté Ch. 24,5, une fibre laser 1000μ et un générateur laser thulium 120 W. L’intervention débute par une section à 50W du col vésical au véru montanum à 5 et 7heures. Le lobe médian est ensuite repoussé vers le col dans le plan de la capsule. Une fois pédiculé, le lobe est vaporisé à 120W. Les lobes latéraux sont détachés de l’apex prostatique en regard du véru et libérés du plan capsulaire. Une fois pédicules, les lobes latéraux sont vaporisés.


Résultats

L’énucléation à faible énergie des lobes prostatiques dans le plan de la capsule permet de délimiter le bon plan de dissection de l’adénome tout en assurant une hémostase de bonne qualité. Cette technique évite de délivrer une énergie excessive sur la capsule et évite les traumatismes que pourrait engendrer l’utilisation excessive de la poussée mécanique du bec du résectoscopie pour l’énucléation. La vaporisation à haute énergie (120W) des lobes pédiculés et partiellement dévascularisés réduit le risque hémorragique et minimise l’impact de la diffusion de la chaleur sur la capsule. Cette technique évite les contraintes d’une morcellation.


Conclusion

La « mushroom technique » au laser thulium est une technique fiable et reproductible pour les prostates de volume est inférieure à 60mL. Des études cliniques sont nécessaires pour évaluer les résultats fonctionnels et les comparer aux techniques standards.

Y a-t-il un intérêt à l’utilisation de l’échographie peropératoire lors de la photo-vaporisation prostatique au laser ?
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 778-779


Objectifs

La photo-vaporisation prostatique (PVP) pour hypertrophie bénigne est une méthode de plus en plus répandue. L’utilisation d’une sonde d’échographie per-procédure a été rapportée comme moyen d’évaluer les limites de la vaporisation et guider l’opérateur. Notre objectif était de comparer les résultats à court terme de la PVP avec ou sans utilisation de la sonde d’échographie endorectale en début d’expérience.


Méthodes

Les données pré-, per- et postopératoires de 556 patients opérés par PVP (Greenlight™ AMS, États-Unis) dans deux institutions ont été collectées. Pour chaque opérateur, seuls les patients traités en début d’expérience (moins de 100 procédures) ont été inclus dans l’analyse. La cohorte a été divisée en deux groupes en fonction de l’utilisation (n =362) ou non (n =184) d’une sonde endorectale pendant l’intervention. Les tests de Student et de Chi2 ont été respectivement utilisés pour comparer les variables continues et catégorielles avec le logiciel IPSS™ (IBM™, États-Unis) version 20.


Résultats

Les deux groupes étaient comparables en termes d’âge, de PSA, et de paramètres fonctionnels (débimétrie, IPSS et QdV) préopératoires. Le volume prostatique était plus important dans le groupe opéré avec échographie (Tableau 1). Les durées d’interventions et l’énergie laser délivrée étaient significativement augmentées lors des procédures réalisées avec l’aide d’une échographie. En postopératoire, le taux de complications mineures était plus important dans le groupe « avec échographie » (14,3 % vs 7 %, p <0,05) alors que le taux de complications majeures était similaire (3 % vs 3 %). À 3 mois, aucune différence significative n’était observée en termes de scores IPSS, QdV et de débit maximum (Tableau 1).


Conclusion

L’utilisation en début d’expérience d’une sonde d’échographie per-procédure durant une photo-vaporisation prostatique est associée à une augmentation du temps d’intervention et de l’énergie délivrée sans modification des résultats fonctionnels à court terme. Le bénéfice fonctionnel à long terme et notamment le taux de retraitement est à évaluer.

« Rerouting » nerveux lombo-sacré pour la restauration de la vidange vésicale dans un modèle félin traumatisé médullaire : étude pilote
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 847


Objectifs

Les lésions médullaires complètes supra-sacrées sont classiquement associées à des dysfonctionnements vésico-sphinctériens complexes pour lesquels les ressources thérapeutiques sont actuellement limitées. Dans ce contexte, la chirurgie de « rerouting » nerveux lombo-sacré pourrait permettre de restaurer la miction via un reflexe cutanéo-spino-vésical. Nous présentons ici les résultats d’une étude pilote menée à partir d’un modèle félin spinalisé (T10) avec « rerouting » nerveux L7-S1 unilatéral.


Méthodes

Nous avons évalué l’intérêt d’une chirurgie de « rerouting » nerveux lombo-sacré dans la restauration de la miction chez 8 chats spinalisés. La section médullaire complète était réalisée en regard de T9-10. Parmi les 8 animaux, 6 ont bénéficié, 1 mois plus tard, d’une anastomose unilatérale des racines antérieures L7-S1. Les deux autres chats servaient de témoin. Une évaluation était réalisée à 3, 5, 7 et 9 mois. Elle consistait en la réalisation de stimulations cutanées (électriques et manuelles) au niveau des dermatomes correspondant aux deux racines postérieures L7. Ces stimulations étaient réalisées au cours d’un bilan urodynamique couplé à un enregistrement électro-myographique.


Résultats

À 9 mois, 2 des 6 chats (33 %), ayant bénéficié d’une chirurgie de « rerouting » nerveux lombo-sacré, présentaient une contraction vésicale à la stimulation du dermatome L7 ipsi-latéral. On rapportait par ailleurs chez 4 chats, une augmentation de la pression détrusorienne lors de cette même stimulation cutanée. Aucun des 8 chats inclus ne présentait de miction ou d’augmentation significative de la pression détrusorienne après stimulation du dermatome contro-latéral. Tous les chats étaient vivants à la fin du suivi.


Conclusion

La chirurgie de « rerouting » L7-S1 unilatérale après section médullaire complète T10 pourrait permettre d’induire une augmentation de la pression intra-détrusorienne ainsi qu’une miction chez certains chats, via une stimulation cutanée. Ces résultats encourageants, justifient la réalisation d’études complémentaires incluant plus d’animaux avec une durée de suivi plus longue.