Base bibliographique

Sommaire :

Quel mode de réalignement de l’urètre faut-il préconiser dans le traitement des ruptures post-traumatiques de l’urètre ?
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 773


Objectifs

Les ruptures post-traumatiques de l’urètre postérieur sont graves par leurs conséquences néfastes surtout quand ils touchent des sujets jeunes et actifs. Le réalignement endoscopique est actuellement de plus en plus utilisé. L’objectif est de comparer les résultats du réalignement endoscopique et ceux de l’urètrorraphie termino-terminale sur le plan mictionnel et sexuel.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective concernant 45 patients traités pour une rupture post-traumatique de l’urètre. Le succès de la technique est défini par la reprise d’une miction après chirurgie, et l’absence de recours à l’urètrorraphie temino-terminale en cas de réalignement endoscopique. Les résultats fonctionnels concernant la qualité de la miction ont été évalués moyennant la débimétrie, la recherche d’une incontinence urinaire et le calcul du score IIEF5. Une miction satisfaisante est définie par un débit urinaire maximal supérieur à 15mL/s.


Résultats

Un réalignement endoscopique a été pratiqué chez 22 patients. Nous rapportons 3 échecs de cette technique nécessitant une urètrorraphie termino-terminale (une immédiate et deux en urgence différée). Une miction satisfaisante a été rapportée chez 15 patients (68,18 %). Le recours à l’urètrotomie interne après réalignement a été rapporté chez 5 patients (22,72 %). Aucun patient n’a rapporté une incontinence urinaire. Le score IIEF5 moyen était de 22. L’urètrorraphie termino-terminale a été pratiquée chez 23 patients. Un patient a présenté un lâchage anastomotique occasionnant un choc septique et le décès. Une miction satisfaisante était notée chez 16 patients (69,56 %). Un patient a présenté une incontinence urinaire traitée. Le recours à l’urétrotomie interne après chirurgie a été rapporté chez 4 patients. Le score IIEF5 moyen était de 18.


Conclusion

Les résultats sur le plan mictionnel sont comparables pour les 2 techniques, sans survenue d’incontinence urinaire. Le risque de dysfonction érectile est moindre en cas de traitement endoscopique. Cette technique n’a pas coupé les ponts avec une urètrorraphie termino-terminale. Nous concluons que le réalignement endoscopique peut être indiqué en première intention, pourvu que certaines conditions soient satisfaites.

Quelle est la meilleure prise en charge chirurgicale du prolapsus chez la femme âgée de 70 à 80 ans ?
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 843


Objectifs

L’évaluation des différentes techniques chirurgicales de prise en charge des prolapsus uro-génitaux (PRL) de la femme âgée est peu connue. Cette étude comparait les résultats de 3 techniques chez des patientes de 70 à 80ans.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective évaluant les résultats de promontofixation (PF), voie vaginale autologue (VVA) et voie vaginale prothétique (VVP) réalisées entre 2010 et 2013 dans un centre de référence chez des patientes âgées présentant un PRL gradé selon la classification du POP-Q. On cherchait à comparer les résultats en analysant la correction anatomique à 1 an, les données périopératoires, la qualité de vie et le taux de complications selon Dindo.


Résultats

Au total, 197 patientes ont été opérées (Tableau 1) : 53 (26,1 %) PF, 85 (43,9 %) VVA, 59 (30 %) VVP. Les groupes présentaient des scores ASA comparables. On rapportait davantage de stade IV (p =0,045) dans les VVA. Les VVP avait moins d’hystérectomie concomitante (p <0,0001) et le temps opératoire était plus important pour les PF (p <0,0001) (Tableau 2). Les PF présentaient un taux global de complications moins élevé (p =0,041). L’analyse en sous-groupe stratifié par classification de Dindo ne rapportait pas de différence (p =0,66). Avec un suivi médian de 24,86 mois, les résultats fonctionnels étaient comparables, sans différence de temps de recouvrement postopératoire, ni de correction anatomique, ni de changement de qualité de vie (Tableau 2).


Conclusion

Les trois techniques chirurgicales de cure de PRL par PF, VVA ou VVP présentent des résultats comparables chez la patiente âgée. Une étude prospective multicentrique est nécessaire pour confirmer ces résultats avec des expériences d’opérateurs distincts.

Quelle information donner au patient sur la continence après prostatectomie robot-assistée : précocité, complétude, prise en charge
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 794-795


Objectifs

Pouvoir informer au plus près le patient du risque sur la continence après prostatectomie radicale pour cancer localisé de la prostate robot-assistée.


Méthodes

Trois cent cinquante-cinq patients dont 251 patients avec un recul≥1 an, opérés de prostatectomie radicale robotisée pour cancer localisé par un chirurgien sénior. Technique de préservation musculaire périnéo-uréthrale, de la longueur uréthrale, de reconstruction postérieure et du trousseau sphinctérien antérieur. Données recueillies façon prospective : port et nombre de protections de jour comme de nuit, délai d’arrêt du port de protection, présence d’impériosités. Analyse stratifiée selon l’âge, le volume prostatique, le degré de préservation des bandelettes neurovasculaire érectiles (BNV), la présence d’impériosités postopératoires. La continence est définie comme l’absence de protection dans les sous-vêtements.


Résultats

Précocité : continence immédiate (1–3jours post-ablation de sonde) de 42 %, variant selon l’âge, selon le volume prostatique, la préservation BNV (Tableau 1). Complétude : à 1 an postopératoire, continence de 91 %, variant selon l’âge et le volume prostatique (Tableau 1). Recours aux protections et chirurgie réparatrice : à 1 an postopératoire, recours à 1 protection maximum par jour chez 9 %, variant selon l’âge, le volume prostatique, à un moindre degré la préservation des BNV (Tableau 2). Impact des impériosités postopératoires : à 6 semaines, fréquence des impériosités de 43 %, accentuant le port de protection, majoré avec l’âge, le volume prostatique et la préservation BNV (Tableau 3).


Conclusion

L’information donnée en préalable au patient concerné ne peut plus être globalisante, elle doit tenir compte des caractéristiques du patient (âge, comorbidités), du volume prostatique apprécié en préopératoire, de la préservation des BNV envisagée, la possibilité d’impériosités dans la période de cicatrisation postopératoire, tous facteurs qui vont interférer dans la précocité et la complétude de la récupération d’une continence normale.

Quelle valeur accorder à l’IMC dans l’évaluation de la morbidité périopératoire de la transplantation rénale ?
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 764-765


Objectifs

La prévalence du surpoids est en constante progression dans les pays industrialisés. L’obésité chez le receveur, entraîne pour le chirurgien transplanteur une difficulté technique subjectivement reconnue de tous et à ce titre, l’indice de masse corporelle (IMC) est un critère pris en compte pour l’inscription sur liste de transplantation. Notre objectif était d’évaluer la morbidité périopératoire en fonction de l’IMC du transplanté.


Méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement toutes les greffes rénales réalisées entre janvier 2006 et décembre 2011 dans notre centre. Les données recueillies concernaient les caractéristiques des patients, la procédure chirurgicale, les complications périopératoires et la reprise de fonction rénale. L’IMC a été testé en analyse uni puis multivariée (régression logistique) comme variable explicative de la survenue de complications périopératoires et de retard à la reprise fonctionnelle du greffon. L’IMC a été considéré comme variable catégorielle (maigreur [IMC<18,5], poids normal [18,5<IMC<25], surpoids [25<IMC<30] et obésité [IMC>30]), puis continue afin de définir des seuils de risque (RCSpline).


Résultats

Six cent quatre-vingt-quatorze patients d’âge moyen 50,7±13ans ont été inclus, dont 360 (51,87 %) avaient un IMC normal, 51 (7,35 %) étaient maigres, 218 (31,41 %) en surpoids et 65 (9,37 %) obèses. Les durées opératoire et d’hospitalisation moyennes étaient respectivement de 157minutes et de 17jours. Deux cent dix-huit patients (32 %) ont eu un retard à la reprise de fonction rénale, 30 (4,4 %) ont présenté un hématome de paroi et 80 (12 %) une éventration. En analyse multivariée, l’obésité était significativement associée à un risque de saignement peropératoire accru de 88,34mL (IC95 % [9,05–168]) et de complications pariétales telles qu’hématome de paroi (OR 3,35 ; IC95 % [1,02–11,03]) ou éventration (OR 4,18 ; IC95 % [1,83–9,56]). Les IMC déterminés comme seuils d’accroissement du risque de saignement peropératoire, d’hématome pariétal et d’éventration étaient respectivement de 32, 34 et 26.


Conclusion

La morbidité périopératoire de la greffe rénale est significativement influencée par l’IMC et la détermination de seuils d’accroissement des risques pourrait permettre d’argumenter l’objectif de réduction pondérale avant transplantation (Fig. 1, Fig. 2).

Quels sont les facteurs prédictifs de la douleur lors du traitement des calculs rénaux par lithotritie extracorporelle ?
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 753-754


Objectifs

Identifier les facteurs prédictifs de la douleur au cours de la lithotripsie extracorporelle (LEC), permettant de sélectionner les patients qui nécessiteront une analgésie.


Méthodes

Étude prospective réalisée sur une période de 13 mois, auprès de 100 patients, porteurs des lithiases rénales, traitées par un lithotripteur électromagnétique (siemens ; lithoskop). Pour l’étude de la douleur subjective provoquée par la LEC aux différents temps de la séance, une échelle visuelle analogique a été utilisée aux différents temps de la séance (T0 avant la séance, T1 à 500 coups et T2 à 1500 coups, T3 fin de traitement). Une séance est considérée non douloureuse si EVA ≤ 3. Pour identifier les facteurs prédictifs, on a étudié les corrélations entre la douleur et les différentes caractéristiques des patients, des calculs rénaux et de l’onde de choc.


Résultats

L’étude analytique a montré que la douleur a été corrélée au sexe féminin, au score de l’anxiété, à la distance peau calcul, a la distance pariétale et à l’énergie de l’onde de choc. Alors que l’âge, le tour de taille, la projection du calcul sur la cote et le nombre des coups n’avaient pas d’incidence sur le niveau de douleur.


Conclusion

Notre étude a montré que même avec un lithotriteur électromagnétique de troisième génération ; la LEC est encore douloureuse menant à l’arrêt de la séance dans 29 % des cas. Quatre facteurs prédictifs majeurs de la douleur ont été identifiés pourront prévoir le recours à la sédoanalgésie dès le début de la séance.

Rachianesthésie en chirurgie ambulatoire urologique : étude rétrospective
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 790


Objectifs

La rachianesthésie en chirurgie ambulatoire urologique est controversée notamment sur l’allongement de la durée d’hospitalisation et le risque de rétention urinaire. L’objectif de cette étude était d’analyser la durée de séjour dans l’unité de chirurgie ambulatoire (UCA) et les complications des patients opérés sous rachianesthésie en fonction de l’anesthésique local utilisé.


Méthodes

Cette étude rétrospective monocentrique incluait tous les patients opérés en chirurgie ambulatoire urologique sous rachianesthésie entre décembre 2011 et mai 2015. La cohorte a été répartie en deux groupes selon le type d’anesthésique local utilisé : bupivacaïne (B) et chloroprocaïne (C). Les variables quantitatives étaient comparées par test-t de Student (normalité vérifiée par test de Kolmogorov-Smirnov) et les variables qualitatives par test de Chi2. Une valeur de p <0,05 était considérée comme statistiquement significative.


Résultats

Soixante-quinze patients étaient inclus dont 71 (95 %) sortis à j0. Les contre-indications de sortie étaient : patient seul à domicile (1), caillotage vésical (1), intolérance JJ (1), retard reprise mictionnelle (1). La durée moyenne d’acte était de 27±19min, celle de SSPI de 55±31min, celle de séjour de 36±91. Quarante-cinq patients (60 %) ont reçu de la B et 30 (40 %) de la C. La durée de séjour moyenne en SSPI était significativement réduite dans le groupe C (47±24min vs. 61±34min, p =0,04). Un patient a présenté un retard de miction dans le groupe B sans différence significative. Pas de différence significative pour les autres critères étudiés (Tableau 1) en dehors de l’âge moyen qui est plus élevé dans le groupe C (p =0,02).


Conclusion

La rachianesthésie en chirurgie ambulatoire urologique ne semble pas compromettre la sortie le jour même et ne semple pas induire de rétention urinaire, en particulier avec la chloroprocaïne. L’utilisation de la chloroprocaïne semble diminuer la durée de séjour en SSPI comparée à la bupivacaïne. Ces résultats sont à confirmer par des études prospectives.

Recherche de facteurs prédictifs de récidive de la lithiase phosphocalcique
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 783


Objectifs

Rechercher des facteurs prédictifs de récidive chez les patients lithiasiques phosphocalcique et établir un modèle prédictif de récidive.


Méthodes

Étude rétrospective incluant des patients ayant un calcul de phosphate de calcium (>50 %) et recueilli au moins deux urines des 24heures. Ceux-ci étaient classés en Progresseurs (P) ou Non Progresseurs (NP). La progression était définie par la formation d’un nouveau calcul ou l’augmentation de taille d’au moins 2mm de calcul(s) préexistant(s). Ont été comparés les différents paramètres biochimiques urinaires des urines des 24h aux moments : T1 avant toute intervention thérapeutique médicale, T2 lors de la première collection après recommandations diététiques avec ou sans introduction d’un traitement médicamenteux, T3 lors de la progression ou de la dernière analyse disponible en cas de non progression.


Résultats

Quarante patients ont été inclus, 21 P et 19 NP (Tableau 1). Parmi les différents paramètres analysés, le volume total, la calciurie en mg/J, les saturations et supersaturations en brushite ajustées à un volume fixe d’urine étaient significativement plus élevées chez les P que les NP au temps T1. Au temps T2, aucune différence entre les groupes n’a été observée. Au temps T3, le pH, les saturations et supersaturations en brushite ajustées selon le volume d’urine étaient significativement plus élevés dans le groupe P par rapport aux NP (Tableau 2). En vue d’établir un modèle prédictif, seule la saturation ajustée au volume permettait de prédire une récidive avec une aire sous la courbe de 0,78 en modèle univarié (Fig. 1).


Conclusion

La saturation en brushite ajustée à un volume urinaire fixe apparaît être le meilleur facteur prédictif de récidive de la lithiase phosphocalcique.

Recherche d’arguments en faveur de la présence d’inhibiteurs ou promoteurs de la lithogenèse urique
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 784-785


Objectifs

Rechercher des arguments en faveur de la présence d’inhibiteurs ou promoteurs de la lithogenèse urique.


Méthodes

Étude prospective incluant 53 patients répartis en 3 groupes : groupe 1=30 patients lithiasiques urique, groupe 2=9 patients non lithiasiques avec IMC>30kg/m2, groupe 3 (témoin)=12 patients non lithiasiques avec IMC<25kg/m2. À partir d’échantillons d’urines fraîches des 24heures collectées sous régime métabolique et dont le pH a été ajusté à 5,0 en début d’expérimentation (pH auquel la majeure partie de l’acide urique se trouve sous forme non dissociée), ont été évalués la concentration et la saturation en acide urique (SIAU) aux temps T1=0, T2=3h, T3=6h lors de différentes phases expérimentales : nucléation spontanée, croissance cristalline et état métastable.


Résultats

Avant ajustement du pH à 5,0, le pH initial était statistiquement plus bas et la SIAU statistiquement plus haute dans le groupe 1 par rapport aux groupes 2 et 3 respectivement. La concentration en acide urique était significativement plus basse dans le groupe 3 comparé au groupe 2. La chute de la concentration en acide urique, reflet indirect de l’activité promotrice ou inhibitrice, n’était pas statistiquement différente entre les trois groupes lors de la phase de nucléation. La chute d’acide urique était significativement plus importante dans le groupe 2 par rapport au groupe 3 aux temps T2 et T3 lors de la phase état métastable et à T3 lors la phase de croissance cristalline (Tableau 1 et Fig. 1).


Conclusion

Les résultats présentés ne permettent pas de conclure à une activité promotrice ou inhibitrice différente entre les différents groupes dans la lithogenèse urique. Ces données suggèrent plutôt le rôle principal joué par l’acidité urinaire sur la saturation en acide urique à l’origine la lithogenèse urique.

Remodelage de la signalisation calcique dans la tumeur prostatique : signature moléculaire de la récidive du cancer de prostate après chirurgie ?
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 839


Objectifs

Des modifications d’expression de certaines protéines de la signalisation calcique (Stim, TRP et Orai) semblent favoriser la survie de la cellule cancéreuse prostatique et son potentiel métastatique. Notre objectif était de déterminer une éventuelle valeur pronostique du remodelage de la signalisation calcique dans la tumeur prostatique et établir une signature de la récidive systémique après chirurgie.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant les patients opérés pour prostatectomie radicale (PR) entre 2002 et 2009. Les données clinico-biologiques et histopathologiques ont été colligées de façon prospective. La population a été divisée en 2 groupes : groupe 1 sans récidive (PSA indétectable à 6ans) et groupe 2 récidive systémique définie par une élévation du PSA>0,2ng/mL+critères stringents de récidive systémique. Le différentiel d’expression de 10 marqueurs de la signalisation calcique (TRPC1, TRPC4, TRPV5, TRPV6, TRPM8, STIM1, STIM2, Orai 1, Orai 2, et Orai 3) a été étudié en protéomique sur tissu paraffiné par tissue micro-arrays (=TMA) ; et en transcriptomique sur tissu congelé par RTqPCR.


Résultats

Les TMA comprenaient les échantillons tumoraux (pièces opératoires) de 112 patients (68 patients sans récidive et 44 avec récidive). En analyse multivariée, des niveaux d’expression tissulaires élevés de TRPC4, TRPV5 et TRPV6 étaient associés à un plus faible risque de récidive systémique après chirurgie (p =0,045 ; p =0,0027 ; p =0,035), et ce indépendamment des facteurs pronostiques habituels (TNM, score de Gleason et PSA). De plus, un niveau d’expression élevé de TRPV6 et Orai 2 étaient associé à un délai médian de récidive plus long (p =0,048 ; p =0,023). Ces marqueurs semblaient donc de bon pronostic lorsque sur-exprimés dans la tumeur. Ces observations ont été par ailleurs validées en RTqPCR sur tissu congelé chez 18 patients.


Conclusion

La sur-expression de Orai 2, TRPC4, TRPV5 et TRPV6 dans la tumeur prostatique semble de bon pronostic sur la récidive systémique après PR. Cette signature doit être validée sur de plus grandes cohortes pour s’intégrer aux outils pronostiques existants, permettant ainsi d’affiner la détection des patients à risque de récidive et élaborer de façon rationnelle de nouvelles stratégies thérapeutiques personnalisées.

Résection bipolaire « en bloc » au plasma des tumeurs vésicales - la technologie à l’épreuve
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 761


Objectifs

Une étude pilote, expérience initiale, visait évaluation des résultats de la résection des tumeurs vésicales, en bloc, en utilisant l’électrode de vaporisation au plasma en cas de tumeurs vésicales papillaires non invasive de la musculaire (TVNIM), du point de vue de la sécurité et de l’efficacité chirurgicale, de la morbidité périopératoire ainsi que l’évaluation histologique et du résultat oncologique à court terme.


Méthodes

Cinquante-cinq patients avec TVNIM supérieures à 1cm préalablement diagnostiqués par l’échographie abdominale, le scanner avec contraste et la cystoscopie flexible, ont été inclus dans l’essai. Les critères d’exclusion ont été : les tumeurs solides, les lésions sessiles situés dans la région du col vésical et les tumeurs impliquant l’orifice urétéral. La résection de la tumeur en bloc en utilisant la technique de la vaporisation au plasma a été appliquée dans tous les cas inscrits. La base de la tumeur a été ultérieurement biopsiée par une résection standard, suivie par l’hémostase au plasma. La première cystoscopie du suivi a été réalisée après 3 mois.


Résultats

Toutes les procédures ont été effectuées avec succès, conduisant à l’ablation visuelle complète de la tumeur. Le diamètre moyen des tumeurs était de 1,8cm (1 à 4cm). Aucun évènement de perforation de la paroi vésicale ou des réflexes indésirables du nerf obturateur n’a été rencontré. On n’a pas constaté d’hématurie significative postopératoire. La durée moyenne de cathétérisme a été de 1,6jours (1 à 2,5jours) et la durée moyenne d’hospitalisation a été de 2,1jours (1 à 3jours). L’examen histologique a confirmé la présence de muscle détrussor dans les échantillons de biopsie réséqués pour tous les patients inclus, ce qui a permis un diagnostic histologique complet. On a décrit une seule lésion résiduelle avec une autre localisation vésicale.


Conclusion

La résection de la tumeur en bloc utilisant, la technologie bipolaire au plasma a été confirmée par cette première étude, comme une approche endoscopique prometteuse dans les cas de tumeurs papillaires de la vessie. Le résultat oncologique à court terme confirme la fiabilité de la technique.

Resection de prostate monopolaire en ambulatoire
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 851


Objectifs

Étudier de façon prospective la possibilité de réaliser les résections endoscopiques de prostate (rep) au résecteur monopolaire classique, en chirurgie ambulatoire, à la majorité de la population en routine. Évaluer les complications de cette prise en charge et la satisfaction des patients.


Méthodes

Soixante-seize REP ont été réalisées de juin 2013 à mars 2015, dont 39 rétentions aiguës d’urine (50 %). La population est âgée de 50 à 91ans (moyenne 73ans – médiane 76ans). Toutes les interventions sont réalisées avec un résecteur OLYMPUS CH 24-26 double courant rotatif et un générateur FORCE FX–8C VALLEYLAB. Le glycocolle est chauffé. La résection est effectuée avec un courant de section monopolaire à une puissance de 90W. La loge est coagulée à la boule en pulvérisation à 70W systématiquement. Le drainage par sonde CH 20 simple courant, sans irrigation est ôté par une infirmière, à domicile.


Résultats

Le poids réséqué oscille entre 3 et 80g (moyenne 26–médiane 20) ; 22 histologies sont malignes (27 %). Vingt-deux hospitalisations d’au moins 24heures (patient seul, psychiatrique, ou refus) ; 54 hospitalisations ambulatoires (71 %) 4 échecs d’ambulatoire (4/54=7 %) : 2 pour caillotage et 2 pour vertiges. Pas de réhospitalisations. Deux épisodes de rétention aiguë d’urine à j2 et j4 pour caillots sous rivaroxaban. Aucun patient n’a été transfusé en postopératoire. Pas plus de complications qu’en hospitalisation complète (moins de complications infectieuses : 1/54 contre 4/22). Quarante-deux patients/54 (77 %) satisfaits ou très satisfaits, quel que soit l’âge ; 7 (12 %) auraient souhaité au moins une nuit d’hospitalisation pour se rassurer. La réalisation du geste tôt le matin augmente la satisfaction.


Conclusion

La résection de prostate monopolaire est proposable en routine à 75 % des hommes sans risque supplémentaire par rapport à l’hospitalisation complète. Cette prise en charge satisfait 75 % des patients, sans limite d’âge. La réalisation du geste en début de programme optimise les résultats. La satisfaction avoisinerait 100 % si l’ambulatoire incluait la nuit suivante.

Résistance aux fluoroquinolones en urologie : prévalence, évolution et alternatives thérapeutiques à propos des principaux germes uropathogènes retrouvés entre 2004 et 2014
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 777-778


Objectifs

Introduction : les fluoroquinolones occupent une place privilégiée parmi les molécules prescrites dans le traitement des infections du tractus urinaire. L’augmentation de résistance à cette famille d’antibiotique parmi les différentes souches bactériennes soulève la problématique de son utilisation large en urologie. But : décrire l’évolution du profil de résistance aux fluoroquinolones au sein du service d’urologie pour les germes les plus fréquents en milieu hospitalier.


Méthodes

Nous avons mené une étude rétrospective sur 11 ans de janvier 2004 à décembre 2014 au service d’urologie dans un centre hospitalier universitaire, nous avons exploité le profil de résistance des principaux germes retrouvés aux fluoroquinolones à partir des prélèvements urinaires positifs.


Résultats

Sur 1141 échantillons analysés, l’étude du comportement des germes aux fluoroquinolones avait objectivé une nette augmentation de la résistance aux différentes molécules notamment la ciprofloxacine ; ainsi la résistance de l’Escherichia coli est passé de 28 % à 83 %, pour Staphylococcus aureus 25 % à 50 %, pour Klebsiella pneumoniae de 11 % à 58 %, pour Pseudomonas aeruginosa de 39 % à 40 % et l’Enterobacter cloacae de 20 % à 25 % (Fig. 1) 66 % de la résistance à la ciprofloxacine est due à des germes nosocomiaux. La même évolution s’applique pour l’ofloxacine, ainsi la résistance d’E.  coli à celle-ci est passée de 39 % à 80 % et de 25 % à 40 % pour K.  pneumoniae entre 2004 et 2014.


Conclusion

L’évidente augmentation de résistance aux fluoroquinolones nous expose à une limitation des choix d’antibiotiques. La relation entre l’augmentation de la consommation de ces molécules et l’augmentation de la résistance n’est plus à démontrer. Quelles autres alternatives nous reste-il ?

Résultat à long terme de la bandelette sous-urétrale rétro-pubienne Advantage ® dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort féminine : une cohorte historique de 500 patientes
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 840


Objectifs

Notre objectif est de rapporter l’efficacité, les complications à long terme et les facteurs de risque d’échec à long terme, de la bandelette sous-urétrale (BSU) rétro-pubienne Advantage® (Boston scientific) dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) de la femme.


Méthodes

L’analyse rétrospective a concerné toutes les patientes opérées d’une BSU rétro-pubienne Advantage® dans notre centre entre janvier 2005 et juin 2012. Les données ont été récupérées par l’analyse des dossiers médicaux et le recueil d’auto-questionnaires validés (Urinary symptoms profile [USP], patient global improvement [PGI]). L’objectif principal a évalué l’efficacité subjective sur l’IUE en classant les patientes en trois catégories selon leurs réponses aux questionnaires (guéris : score d’IUE à l’USP=0, améliorée : score d’IUE à l’USP>0 mais PGI score≥6 et utilisation d’une protection par jour, échec : tous les autres cas).


Résultats

Sur les 517 patientes incluses, 466 étaient évaluable avec un suivi moyen de 71 mois (taux de perdus de vue de 9,8 %). L’efficacité subjective sur l’IUE a montré : 346 patientes guéris 74,2 % (IC 69,6–78,8 %), 56 améliorées 12 % (IC 3,5–20,5 %) et 64 échec 13,7 % (IC 10,1–16,4 %). En peropératoire, 6,9 % des patientes ont eu une perforation vésicale, Les hématomes profonds ou les lésions urétrales ont été très rares (<1 %). Durant le suivi, 11 bandelettes ont été enlevé en raison d’obstruction ou d’érosion urétrale. Une pression de clôture urétrale maximale≤20mmHg en préopératoire apparaît comme un facteur de risque d’échec en analyse multivariée.


Conclusion

Notre étude confirme avec des résultats à long terme le très bon ratio efficacité/sécurité de la BSU Advantage® dans le traitement de l’IUE de la femme.

Résultats à long terme de la photovaporisation prostatique par laser Greenlight ® sur les prostates de volume > 120 cm 3
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 730-731


Objectifs

La photovaporisation prostatique par laser Greenlight® (PVP) est utilisée pour traiter des prostates de toute taille, y compris très volumineuses (>120cm3). Cependant, aucune donnée n’existe sur les résultats à long terme de la PVP sur ces très grosses prostates. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats per-opératoires et à long terme de la PVP en fonction du volume prostatique.


Méthodes

Tous les patients traités par PVP dans un service d’urologie ont été inclus prospectivement entre octobre 2005 et février 2012. Les patients étaient divisés en 4 groupes en fonction du volume prostatique : A :≤40cm3 ; B : 41 à 80cm3 ; C : 81 à 120cm3 ; D :>120cm3. Le critère de jugement principal était le taux de retraitement chirurgical à 1, 2, 3 et 4ans. Les caractéristiques pré-opératoires des patients, la durée opératoire, les taux de complications, le volume prostatique mesuré par échographie et les taux de retraitement médicaux et chirurgicaux à 1, 2, 3 et 4ans ont été comparés entre chaque groupe.


Résultats

Deux cent trente-sept patients ont été inclus. La durée opératoire augmentait avec le volume prostatique (58,3 vs 75,6 vs 93,4 vs 101,1min ; p <0,0001), comme le nombre de fibres par procédure (1,1 vs 1,1 vs 1,4 vs. 1,8 ; p <0,0001). Le taux de retraitement chirurgical était similaire entre les 4 groupes à 1 an et 2ans mais significativement plus important pour les prostates>120cm3 à 3ans (9 % vs. 3 % vs. 4 % vs. 29 % ; p =0,02) et 4ans (10 % vs. 4 % vs 7 % vs 42 %, p =0,04). La réduction du volume prostatique à 3ans était plus importante dans le groupe XPS que dans les groupes HPS et KTP 80W (–42 % vs. –31 % vs. –28 % ; p =0,03).


Conclusion

La PVP pour volumineuses prostates requière une durée opératoire plus longue et un plus grand nombre de fibres. Les résultats à long terme sont moins bons pour les prostates>120cm3 avec un taux de réintervention de 40 % à 4ans. Les améliorations techniques récentes (fibre XPS-180W, vapoénucléation…) pourraient améliorer les résultats à long terme pour les volumineuses prostates (Fig. 1).

Résultats à moyen terme du traitement de la dyssynergie vésico-sphinctérienne par sphinctérotomie chirurgicale
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 850


Objectifs

Évaluer à moyen terme les résultats de la sphinctérotomie chirurgicale dans la dyssynergie vésico-sphinctérienne d’origine neurologique. Notre critère principal était l’évaluation de la prévalence des révisions et des changements de mode mictionnel. Les objectifs secondaires étaient l’évaluation de l’efficacité clinique (phénomènes d’hyperréflexie autonome (HRA) et infections urinaires fébriles), radiologique et urodynamique.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective en répertoriant tous les patients ayant eu une première sphinctérotomie pour DVS entre le 1er janvier 2003 et le 1er janvier 2013 et ayant au moins 2ans de suivi minimum. L’évaluation préopératoire et lors du suivi comprenait un examen clinique, une imagerie du haut appareil ainsi qu’un bilan urodynamique. La technique opératoire consistait en une mono-incision à l’anse monopolaire à 12h sous anesthésie générale. Le recueil de données se faisait à partir des données du dossier médical informatisé et papier. Les tests statistiques utilisés étaient le tests de Student et de Fisher grâce au logiciel Excel 2013®.


Résultats

Trente-cinq patients ont été inclus dans l’étude. Vingt patients (57,1 %) étaient paraplégiques (n =6) ou tétraplégiques (n =14) suite à un traumatisme médullaire. Le suivi moyen était de 5ans [2,1–10,7 ;±2,3]. Cinq patients (14,3 %) ont dû changer de mode mictionnel. Treize patients (37,1 %) ont nécessité une reprise chirurgicale, dont dix patients pour majoration des résidus post-mictionnels avec un délai moyen de 43 mois [17–77,9 ; ±22,4]. Nous n’avons pas retrouvé de facteur urodynamique associé à la révision ou au changement de mode mictionnel. La diminution de la prévalence de 33,3 % (p =0,56) des phénomènes d’HRA et de 26,7 % des infections urinaires fébrile (p =0,46) n’était pas statistiquement significative. La prévalence des patients ayant un RPM inférieur à 100mL a doublé (28,6 % vs 57,2 %) (p <0,02).


Conclusion

La sphinctérotomie endoscopique apparaît comme le mode mictionnel de référence de la DVS en cas d’impossibilité d’auto-sondage. Notre étude montre des résultats cliniques, radiologiques et urodynamiques satisfaisants à moyen terme. Le caractère rétrospectif l’expose à un biais de confusion, cependant une étude prospective monocentrique serait difficile à mettre en place du fait du faible nombre de procédures réalisées.

Résultats après trois infiltrations du ganglion impar : à propos de 61 patients
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 850-851


Objectifs

La douleur est médiée par le système orthosympathique le long des chaînes latéro-thoraciques en une chaîne ramifiée qui se termine en un ganglion unique : le ganglion impar. L’hypothèse d’un treillis de fibres nociceptives en direction de ce ganglion en fait une cible privilégiée des thérapeutiques infiltratives pour pallier aux douleurs de cette région. Notre étude évalue l’efficacité de l’infiltration de ce ganglion après trois infiltrations.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique menée de septembre 2012 à octobre 2014 réalisée par un même opérateur. Nous avons analysé 61 patients qui ont bénéficié de trois infiltrations consécutives du ganglion impar. L’infiltration était réalisée par de la xylocaine 2 % non adrénaline et s’effectuait sur un patient en procubitus après repérage scannographique de la position du ganglion avec le scanner Siemens SOMATOM. Tous les patients ont été évalués à la première, deuxième et troisième infiltration par l’échelle visuelle analogique avant et après puis avec une évaluation subjective sur l’efficacité après la troisième infiltration. L’analyse statistique a été réalisée par le logiciel R.


Résultats

L’âge moyen au moment du diagnostic est de 46,40±15,2ans (15–82). L’analyse clinique révélait que les douleurs unilatérales du nerf pudendal (50,82 %) prédominait au sein de notre population suivi des coccygodynies (39,34 %). Le délai entre le diagnostic clinique et la première infiltration est de 71,74 mois (7–374). L’analyse des différentes EVA avant chaque infiltrations montre une amélioration franche a (p =0,0001) L’évaluation subjective après les trois infiltrations montrait 45 ; 9 % d’amélioration dont 1/3 (31,15 %) avaient une amélioration sensible. Néanmoins, 47,54 % des infiltrations ont été jugées comme inefficaces à la troisième infiltrations avec seulement 4,92 % des patients qui ont présenté une aggravation de leur symptomatologie.


Conclusion

L’infiltration répétée du ganglion impar est une technique efficace chez des patients bien sélectionnés avec une efficacité augmentée et durable pour 45,9 % des patients. Il faut donc poursuivre l’infiltration du ganglion impar chez les patients répondeurs pour favoriser la disparition du phénomène douloureux (Fig. 1, Fig. 2).

Résultats de la néphrectomie laparoscopique pour don de rein à partir d’une série de plus de 200 patients
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 723


Objectifs

Évaluer les résultats sur la morbidité péri-opératoire et sur la fonction rénale de la néphrectomie laparoscopique pour don de rein.


Méthodes

Étude monocentrique incluant 226 patients consécutifs ayant eu une néphrectomie laparoscopique pour don de rein a été menée entre juin 2006 et octobre 2014. Les données sociodémographiques, anatomiques, la technique opératoire, les complications (selon la classification de Clavien Dindo) et l’évolution de la fonction rénale (par l’estimation du débit de filtration glomérulaire selon la formule du CKD EPI) ont été évaluées.


Résultats

L’âge médian des donneurs était de 51ans (23–78) avec 39,4 % d’hommes et 60,6 % de femmes. La durée opératoire moyenne était de 143,3±40,7min avec un saignement moyen de 76,5±101mL et un temps d’ischémie chaude moyen de 206,6±105sec. Sur une durée d’hospitalisation moyenne de 5,6±1,2jours, quatorze (6,1 %) complications sont survenues. La plus grave était de grade IIIb. Pour un suivi moyen de 22,9±4 mois, la fonction rénale des donneurs était significativement diminuée par rapport à la fonction rénale préopératoire (93,6±15,9 vs 64,6±14,8mL/min/1,73, respectivement, p <0,0001). Trente-quatre pour cent des patients avaient alors une insuffisance rénale modérée mais aucun n’a présenté d’insuffisance rénale sévère ou terminale durant le suivi.


Conclusion

La néphrectomie laparoscopique pour don de rein est une technique standardisée, associée à une morbidité limitée. En revanche, le don s’accompagne d’une altération modérée de la fonction rénale de façon durable.

Résultats de la néphrectomie partielle pour les tumeurs de plus 7 cm : comparaison avec la néphrectomie élargie
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 825


Objectifs

La faisabilité de la néphrectomie partielle (NP) a été rapportée au niveau carcinologique et morbidité pour les tumeurs < 7cm et elle est recommandée dès qu’elle est techniquement possible, indépendamment de la taille tumorale. Cependant, peu d’études existent concernant les résultats de la NP pour les tumeurs T2. Notre objectif était d’évaluer les résultats de la NP pour le traitement des tumeurs >7cm.


Méthodes

Une étude rétrospective bicentrique a été réalisée incluant 170 patients traités par NP (n =32) ou par nephrectomie élargie (NE) (n =138) pour une tumeur rénale classée cT2 entre 2004 et 2014. Les caractéristiques clinico-biologiques des patients et de leurs tumeurs ont été colligées, en particulier les variations de la fonction rénale en postopératoire précoce et aux dernières nouvelles (selon MDRD) ainsi que la survie globale. Les données concernant la chirurgie ont également été étudiées, en particulier les complications selon la classification de Clavien. Les résultats ont été comparés entre les deux groupes de néphrectomie.


Résultats

L’âge médian était de 59,5ans, pour un suivi médian de 47mois. Les caractéristiques démographiques et clinico-biologiques des patients n’étaient pas différentes entre les groupes sauf concernant la taille tumorale. Il y avait plus de tumeurs cT2b traitées par NE (34 % vs 12,5 %, p  = 0,01). La diminution de la clairance de la créatininémie postopératoire était supérieure pour le groupe NE (–24,3mL/min vs –16,8 ; p =0,04). Cette différence n’était cependant plus significative aux dernières nouvelles (p >0,05). Les complications postopératoires étaient plus fréquentes dans le groupe NP (50 % vs. 19 % ; p =0,008), avec notamment plus de complications Clavien ≥ 3 (18 % vs 5 % ; p =0,01) et plus de complications hémorragiques. Aucune différence n’a été retrouvée concernant les marges chirurgicales, les résultats histologiques, le saignement peropératoire, la survie globale et la durée moyenne de séjour.


Conclusion

Nos résultats suggéraient la faisabilité de la NP pour les tumeurs rénales>7cm confirmant que le critère de choix le plus pertinent serait plutôt la faisabilité que la taille tumorale. Cependant, la NP apparaissait plus morbide que la NE avec un taux de complications supérieur, notamment les grades ≥ 3, suggérant de sélectionner spécifiquement les patients pouvant en bénéficier.

Résultats de la stimulation du nerf tibial de type TENS dans le traitement des douleurs pelviennes chroniques
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 848


Objectifs

Évaluer les résultats de la stimulation du nerf tibial de type TENS dans la prise en charge des douleurs pelviennes chroniques.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur les patients ayant des douleurs pelvi-périnéales réfractaires aux traitements médicamenteux, traités par stimulation transcutanée du nerf tibial de type TENS entre janvier 2009 et janvier 2013. À l’initiation du traitement, l’appareil était loué pour 8 semaines et une éducation par une infirmière spécialisée réalisée. Les patients étaient revus en consultation à 2 mois afin d’évaluer les résultats. Le critère de jugement principal était l’achat de l’appareil à 2 mois.


Résultats

Treize patients, 8 femmes et 4 hommes, d’âge médian 61 [22–79] ans ont été traités. Les principales pathologies à l’origine du syndrome douloureux étaient : une cystite interstitielle (6 patientes), une sclérose en plaques (3 patients), idiopathique (2 patients), un patient avait une lésion rachidienne et un avait eu une radiothérapie pelvienne. Cinq ont acheté l’appareil (38,46 %). Parmi les patients ayant été soulagés sur le plan des douleurs par le TENS, tous les patients atteints d’une SEP et de lésion rachidienne ont acheté l’appareil, un patient sur les deux ayant des douleurs d’origine indéterminée l’a acheté, mais aucune des patientes ayant une cystite interstitielle n’a acheté l’appareil. Si deux d’entre elles ont ressenti une amélioration temporaire initiale, aucune n’a bénéficié de diminution de leur syndrome douloureux de façon durable.


Conclusion

Après la phase de location, 38,46 % des patients ayant des douleurs pelvipérinéales chroniques ont acheté l’appareil afin de poursuivre ce traitement. L’appareil semble être plus efficace lorsqu’ils sont d’origine neurologique. En revanche, il ne semble pas apporter de bénéfice dans la cystite interstitielle.

Résultats des injections intra-détrusoriennes de toxine botulique A chez les patients spina-bifida
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 737-738


Objectifs

Il existe très peu de données dans la littérature sur l’efficacité des injections intra-détrusoriennes de toxine botulique A (BoTx) chez les patients spina-bifida. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats des injections intra-détrusoriennes de BoTx chez les patients spina-bifida.


Méthodes

Tous les patients spina-bifida traités par injections intra-détrusoriennes de BoTx entre 2006 et 2014 dans 2 centres ont été inclus rétrospectivement. Tous les patients blessés médullaires traités par injections intra-détrusoriennes de BoTx durant cette même période ont également été inclus en tant que groupe contrôle. Tous les patients remplissaient un calendrier mictionnel et avaient un bilan urodynamique avant et 6 semaines après l’injection. Le succès de l’injection de toxine était défini comme une disparition des urgenturies, de l’incontinence urinaire et de l’hyperactivité détrusorienne et un nombre d’autosondages inférieur à 8 par jour.


Résultats

Vingt-cinq patients spina-bifida et 81 blessés médullaires ont été inclus. Les patients spina étaient plus jeunes que dans le groupe des blessés médullaires (27,9ans contre 38,9ans ; p =0,0002). Les taux de succès (52 % contre 63 % ; p =0,34) et de résolution de l’incontinence urinaire (68 % vs 71 % ; p =0,44) étaient comparables entre les 2 groupes. Dix patients spina avaient un trouble de la compliance (compliance<20mL/cm H2 O) contre 16 patients blessés médullaires (40 % contre 19 % ; p =0,04). Dans ce sous-groupe, le taux de succès était inférieur chez les spina-bifida (20 % contre 69 % ; p =0,02).


Conclusion

En considérant l’ensemble des patients, l’efficacité de la toxine botulique chez les sujets spina-bifida est comparable à celle observée chez les blessés médullaires. En revanche, l’efficacité de la toxine botulique est nettement inférieure pour les troubles de compliance des spina-bifida par comparaison aux troubles de la compliance des blessés médullaires.

Résultats du changement de marque de toxine botulinique de type A (TBA), Botox ® vers Dysport ® , dans le traitement de l’hyperactivité détrusorienne neurogène (HDN)
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 737


Objectifs

Le but de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la morbidité du changement de marque de toxine botulinique de type A (Botox vers Dysport) lors de l’inefficacité ou de la perte d’effet des injections intradétrusoriennes (IID) de TBA (Botox) pour traiter l’HDN.


Méthodes

Étude rétrospective multicentrique menée au sein du GENULF colligeant tous les patients souffrant d’HDN nécessitant un traitement par IID avec Botox premier suivi d’un changement vers le Dysport lors d’une diminution d’efficacité du Botox. Les critères d’évaluation étaient les données du calendrier mictionnel, le score Qualiveen et 3 paramètres urodynamiques clefs : CCM, Pdet max et volumes à la 1re contraction non inhibée. Les données étaient comparées avant/après traitement par toxine après les premières injections de Botox, à l’échec puis après Dysport. Pour comparer les effets urodynamiques avant/après les IID, nous avons utilisé le test de Student pour échantillons appariés avec seuil de significativité à 0,05.


Résultats

Sur 4 centres, 38 patients ont été identifiés, dont 47,3 % de blessés médullaires, 13,1 % de scléroses en plaques, 10,5 % de spina bifida. Dans 8,1 % des cas il s’agissait de non répondeurs primaires au Botox (efficacité <3 mois). 43,2 % (16/38) des patients avaient bénéficié de 1 à 3 injections de Botox et 35,1 % (13/38) plus de 8. Les critères cliniques d’échec étaient pour 77,7 % (28/36) des patients des fuites pluriquotidiennes, pour 19,4 % (7/36) des patients des infections urinaires répétées. Le Qualiveen n’était pas utilisé en pratique. Après première injection de Dysport, une diminution significative des fuites quotidiennes était constatée (78,4 % (29/37) patients avant contre 31,2 % (10/32) après, p <0,0001), cependant aucune différence significative n’a été mise en évidence concernant les critères urodynamiques. Aucune complication n’a été rapportée suite aux IID de Dysport.


Conclusion

Un peu plus de la moitié des patients devenus réfractaires au Botox ont eu un bénéfice au changement de toxine vers Dysport. Cette amélioration offre une alternative transitoire à la chirurgie de 3e ligne (entérocystoplastie d’agrandissement) et permet aux patients de s’y préparer.

Résultats économiques de Propenlap, étude prospective multicentrique comparant les voies ouvertes et mini-invasives de la prostatectomie totale
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 742


Objectifs

Propenlap (projet IC061626, STIC) est une étude multicentrique prospective avec lecture centralisée des pièces opératoires et étude économique comparant la voie rétropubienne à la voie mini-invasive (laparoscopique sans et avec robot assistance). L’objectif principal était de montrer que la voie mini-invasive permet d’obtenir un résultat carcinologique non inférieur à celui de la voie ouverte et d’estimer l’efficience (ratio-coût-efficacité) comparative des techniques utilisées.


Méthodes

Les coûts ont été estimés de manière prospective, pour les patients inclus, du point de vue du producteur de soins : 1) par microcosting pour l’intervention 2) à partir de l’étude nationale de coûts pour le séjour initial et les ré-hospitalisations durant la période de suivi de 3ans. Le critère d’efficacité pour le calcul de l’efficience était la survie sans progression. L’incertitude sur le ratio était explorée par bootstrap. Les résultats sont présentées en moyenne (écart-type).


Résultats

Des 612 patients inclus, 365 ont pu être analysés pour l’évaluation économique, respectivement 202 pour la voie rétropubienne, 263 pour la voie laparoscopique dont 85 robot-assistée. Respectivement, les durées d’intervention étaient de 165,7 min (53,3), 212 min (67,7) et 124,7 min (69,5), les durées de séjour de 6,8 jours (1,9), 6 jours (2,2) et 3,9 jours (1,3), le coût total du séjour de 7648€ (1385€), 7775€ (2068€) et 8396€ (1782€). Le coût de la chirurgie robot est très sensible au nombre annuel d’interventions réalisées et à la durée de séjour. Pour une durée de séjour de 2–3jours (incluant le jour préopératoire), le nombre annuel d’interventions qui rendrait le coût du robot égal à la laparoscopie est de 200–250. Si la durée de séjour est de 4jours, le nombre d’interventions nécessaires devient 450 environ.


Conclusion

La prostatectomie par voie mini-invasive laparoscopique avec robot a un coût plus élevé que la voie ouverte rétropubienne ou la laparoscopie simple, ce coût est très sensible à la durée de séjour et à l’activité du robot.

Résultats fonctionnels après traitement de l’HBP par laser Greenlight XPS : étude prospective multicentrique (575 patients)
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 781


Objectifs

La photovaporisation prostatique par laser Greenlight est une alternative à la résection endoscopique. Depuis 2010, le laser Greenlight XPS et la fibre MoXy en constituent la dernière évolution technologique. Nous rapportons les résultats fonctionnels à court et moyen terme de cette technique dans une large cohorte prospective multicentrique.


Méthodes

Entre septembre 2010 et avril 2014, 575 patients avec HBP symptomatique ont été opérés par laser Greenlight XPS par 20 opérateurs dans 4 centres différents. Les données préopératoires, opératoires et postopératoires ont été recueillies prospectivement. Une évaluation des scores IPSS et IIEF5, de la débitmétrie et du résidu post-mictionnel (RPM) a été réalisée à 1 ou 3 mois, puis à 12 mois.


Résultats

L’âge moyen était de 69±8ans, le PSA moyen de 5,7±6,6ng/mL, le volume prostatique moyen de 64±36g. Vingt-six pour cent des patients étaient en rétention préopératoire, 41 % sous antiagrégants, 8 % sous anticoagulants. La durée opératoire moyenne était de 78±35min, dont 46±24min de vaporisation (soit 59 %), pour une énergie moyenne délivrée de 306±195kJ, soit 4,8kJ/g. L’analyse des données postopératoires a montré une amélioration significative de l’IPSS et du score de qualité de vie, du Qmax et du RPM à 1 ou 3 mois ainsi qu’à 12 mois (Tableau 1 et Fig. 1). Il n’y avait pas de variation significative du score IIEF5 à 3 mois (p =0,24) ou à 12 mois (p =0,97). Dans le groupe des patients en rétention préopératoire, 88 % des patients ont repris des mictions.


Conclusion

La photovaporisation prostatique par laser Greenlight XPS dans le traitement de l’HBP est une technique sûre et efficace, avec des résultats fonctionnels reproductibles et stables à 1 an.

Résultats oncologiques de la surveillance active dans le cancer de la prostate selon les critères SURACAP : série rétrospective multicentrique
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 833


Objectifs

Rapporter les résultats oncologiques d’une cohorte de patients atteints d’un cancer de la prostate et placés en surveillance active selon les critères SURACAP.


Méthodes

Les critères d’inclusion, de suivi et de sortie étaient ceux du protocole SURACAP. Les patients inclus dans 4 centres différents avaient un recul minimum de 2ans. On évaluait de façon rétrospective la durée de surveillance, les causes de sortie, le résultat anatomo-pathologique définitif lorsque le patient était opéré. Nous avons évalué également l’IRM prostatique comme critère prédictif ou pas de sortie de surveillance active.


Résultats

Entre 2006 et 2013, 80 patients ont été inclus pour un âge médian de 64ans (47–74). Le suivi médian était de 52,9mois (24–108). À 2ans de suivi, 81 % des patients étaient toujours en surveillance, 43,4 % l’étaient encore à 5ans. Parmi les patients opérés, 17,8 % avaient une extension extra-capsulaire. Une IRM anormale initialement n’est pas apparue comme un facteur prédictif de sortie de la surveillance active mais était associée significativement à un score de Gleason>6 sur les pièces de prostatectomies (p =0,00892).


Conclusion

Cette étude met en évidence, malgré des critères stricts initiaux, un taux de sortie très important à 5ans. L’IRM initiale ne semble pas capable de mieux discriminer les patients susceptibles de demeurer longtemps en surveillance active.

Résultats oncologiques du traitement des TVES ? pT2 de l’uretère pelvien par néphro-urétérectomie, résection segmentaire et chirurgie endoscopique : résultats d’une étude multicentrique européenne
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 807


Objectifs

Comparer les résultats oncologiques obtenus après nephro-urétérectomie totale (NUT), urétérectomie segmentaire (US) ou traitement endoscopique (ENDO) pour tumeur de la voie excrétrice supérieure (TVES) non localement avancée de l’uretère distal.


Méthodes

Nous avons identifié rétrospectivement entre 2004 et 2012, à partir d’une base de données multicentrique de collaboration européenne 292 patients traités pour TVES≤cT2 de l’uretère distal sur l’évaluation préopératoire (scanner et/ou IRM). Les types de chirurgie, stades pT-pN, grade, hydronéphrose, scores ASA et la présence de marges chirurgicales positives (R+) ont été évalués comme facteurs pronostiques de survie en utilisant une régression de Cox en analyse uni- et multivariée. Les survies globale (SG), spécifique (SSP), sans récidive locale (SSRL), sans récidive vésicale (SSRV) et sans métastase (SSM) à 5ans ont été calculées en utilisant la méthode de Kaplan-Meier et comparées avec test du Log-Rank.


Résultats

128 patients traités par NUT, 134/US et 30/ENDO. Âge et suivi médian : 70ans (p =0,3) et 30 mois (p =0,002). Bas grades (25,8/52,9/83,3 %, p <0,001), pTa (43,7/45,5/63,3 %, p <0,001) et ASA3 (p =0,016) plus représentés dans ENDO. 57 décès (19,5 %) dont 42,1 % liés à TVES. Les SG des groupes NUT, US et ENDO (78,5/80,4/74,4 %) étaient similaires (p >0,05) avec tendance en faveur de NUT vs ENDO (p =0,059). SSP (87,4/88,1/83,3 %) équivalentes (p =0,50) comme les SSRV (46,7/53,4/58,9 %, p =0,51) et SSM (89,1/89,6/94,1 %, p =0,78). SSRL comparable entre NUT et US (95 %–85,5 %, p =0,09), plus faible pour ENDO (35,7 %, p <0,001). ASA associé à SG (p =0,033), ENDO à SG (p =0,021) et SSRL (p =0,001). R+ et pT2 associés à SSP (p =0,02, p <0,01), SSRL (p =0,02, p =0,039) et SSM (p =0,048, p =0,002).


Conclusion

Les survies globales et spécifiques des patients traités pour une TVES≤cT2 de l’uretère pelvien semblent comparables après NUT, US ou ENDO. L’US pourrait être recommandée en première ligne comme alternative à la NUT. Le traitement endoscopique ne devrait être réservé qu’aux patients sélectionnés, porteurs de comorbidités importantes en raison d’un risque plus élevé de récidive locale.

Résultats oncologiques et périopératoires de la cystoprostatectomie robot-assistée pour cancer : résultats préliminaires d’une étude prospective monocentrique
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 768-769


Objectifs

La cystectomie radicale robotique fait actuellement l’objet de controverses en terme de bénéfices périopératoires en comparaison à la chirurgie ouverte, et du risque de carcinose péritonéale. L’objectif était donc de rapporter les résultats périopératoires et oncologiques de la RARC dans une série monocentrique prospective.


Méthodes

Entre mars 2012 et mars 2015, 32 patients opérés d’une RARC pour une TVIM ont été inclus prospectivement. Les données pré-, per- et postopératoires ont été recueillies. La survie a été évaluée à la date du dernier suivi. Les résultats sont exprimés en moyenne pour les variables quantitatives continues, en médiane pour les variables quantitatives discontinues et en proportion pour les variables qualitatives. Les survies sans récidive, spécifique et globale ont été estimées selon la méthode de Kaplan-Meier.


Résultats

L’âge moyen était de 66,5ans ; 84,6 % des patients ont eu une chimiothérapie néoadjuvante. La durée d’intervention était en moyenne de 323minutes (±95,8). Les pertes sanguines moyennes étaient de 658,6mL (±297,6). Le nombre de ganglions prélevés par curage était en moyenne de 15,7 (±10,3). Toutes les RARC réalisées l’ont été en marges saines. La durée moyenne d’hospitalisation était de 12,3jours (±9,3). Le taux de complications postopératoires était de 44 %, toute gravité confondue. Le suivi moyen était de 10,8 mois (±8). Les survies globale, spécifique et sans récidive étaient respectivement de 75,6 %, 82,2 % et 79,2 % à 1an, 48,6 %, 70,4 % et 46,8 % à 2ans. Un cas isolé de carcinose péritonéale a été relaté, dans un contexte de progression multimétastatique.


Conclusion

Dans cette série monocentrique, la RARC était associée à des résultats péri-opératoires et oncologiques comparables à la chirurgie ouverte. Des résultats à long terme sont nécessaires pour confirmer ces données (Fig. 1, Fig. 2, Tableau 1).

Résultats périopératoires et oncologiques de la néphro-urétérectomie totale par voie laparoscopique pure versus robot assistée pour le traitement des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 808


Objectifs

Analyser les résultats périopératoires et oncologiques obtenus après le traitement des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVEUS) localisée par néphro-urétérectomie totale selon une technique laparoscopique pure (NUT-L) versus robot-assistée (NUT-R)


Méthodes

Les données périopératoires et de survie de 111 patients opérés d’une NUT -L (n =85) ou NUT-R (n =26) dans 4 centres en France entre 2004 et 2015 ont été rétrospectivement collectées. Le bilan préopératoire mettait en évidence chez chacun d’entre eux une TVEUS localisée sans métastase à distance. Les données périopératoires ont été comparées à l’aide du test du Chi2 pour les variables qualitatives et des tests de Student et de Mann-Whitney pour les variables quantitatives continues. Les survies sans récidive et spécifique ont été analysées en utilisant des courbes de Kaplan-Meier et le test du Log-Rank.


Résultats

Les durées opératoires moyennes dans le groupe NUT-L et NUT-R étaient de 221 (±38) min et de 243 (±47) min, respectivement (p =0,14). Les taux de complications peropératoires étaient similaires entre les 2 groupes (p =0,42). Les pertes sanguines moyennes étaient de 320mL (±80) et 296 (±60) mL dans le groupe NUT-L et NUT-R, respectivement (p =0,22). Les principales caractéristiques anatomopathologiques étaient similaires entre les 2 groupes. Il n’existait aucune différence en termes de complications postopératoire Clavien 1, 2 et 3. Aucune complication Clavien 4 n’a été rapportée. La durée moyenne d’hospitalisation était plus courte après NUT-R (6,1j vs 8,9j ; p =0,02). Après un suivi moyen de 8 (±4,5) mois et 58 (±4,5) mois, les taux de survie sans récidive (p =0,32) et spécifique (p =0,28) étaient comparables entre les 2 groupes.


Conclusion

Les résultats périopératoires et oncologiques de la NUT par voie laparoscopique robot-assistée sont similaires à ceux obtenus par voie laparaoscopique pure. Il s’agit donc d’une intervention chirurgicale présentant un faible taux de complication avec un contrôle local satisfaisant.

Revue systématique de la littérature et méta-analyse des facteurs de risque de récidive vésicale après néphro-uréterectomie totale pour le traitement d’une tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 805


Objectifs

Déterminer les facteurs de risque (FR) de récidive vésicale (RV) après néphro-urétérectomie totale (NUT) pour le traitement d’une tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVEUS)


Méthodes

Une revue systématique de la littérature concernant les FR de RV après NUT pour le traitement d’une TVEUS a été réalisée dans Medline, Embase et Cochrane pour ensuite effectuer une méta-analyse des données publiées jusqu’en septembre 2014. Selon les recommandations PRISMA, 18 études rétrospectives présentant les Hazard Ratios (HRs) des analyses multivariées des FR de RV ont été sélectionnées pour constituer une population de 8275 patients avec ou sans antécédent de tumeur de vessie.


Résultats

La prévalence de la RV était de 29 % survenant dans un délai médian de 22,2 [6,7–56,5] mois. Les facteurs prédictifs liés aux caractéristiques des patients étaient le sexe masculin (p <0,001), l’antécédent de tumeur de vessie (p <0,001), et l’insuffisance rénale chronique (p =0,002). Les facteurs prédictifs liés aux caractéristiques de la tumeur étaient la cytologie urinaire préopératoire positive (p <0,001), la localisation urétérale (p <0,001), la multifocalité (p =0,002), le stade invasif (p <0,001) et la nécrose (p =0,024). Les facteurs prédictifs liés aux caractéristiques de la NUT étaient la voie d’abord laparoscopique (p =0,003) avec une collerette vésicale par voie extravésicale (p =0,019) et des marges chirurgicales positives (p =0,004).


Conclusion

Cette méta-analyse a permis d’identifier les FR de RV après NUT pour le traitement d’une TVEUS afin de proposer une prise en charge adjuvante personnalisée en adaptant les indications d’instillations intravésicales postopératoires de chimiothérapie et le rythme de la surveillance par cystoscopie au potentiel évolutif de chaque patient.

Rôle des biopsies ciblées utilisant un système d’enregistrement 3D avec fusion élastique écho/IRM chez les hommes ayant une suspicion de cancer prostatique
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 832


Objectifs

Les biopsies prostatiques ciblées (BPc) pourraient être plus précises pour le diagnostic de cancer de prostate (CaP) que les biopsies systématisées transrectales habituelles (BPs). Il a été suggéré que les BPc pouvaient augmenter la détection des CaP cliniquement significatifs (CaP-s) et diminuer la détection des CaP cliniquement non significatif. L’objectif de l’étude était de comparer la performance des deux protocoles dans la détection des CaP.


Méthodes

Entre 06/2013 et 02/2015, nous avons inclus de façon prospective tous les patients ayant suspicion de CaP et une IRM pré-biopsique (interprétée par un seul radiologue utilisant le score PIRADS). Tous les patients avaient des biopsies prostatiques systématisées écho-guidées par voie transrectale (10–12 biopsies) (BPs) puis des biopsies prostatiques ciblées (BPc) (2–4 biopsies/cible) avec fusion élastique écho/IRM utilisant UroStation™ (Koelis, Grenoble, France). Nous avons comparé le taux de détection de CaP entre BPs et BPc. Les CaP-s étaient définis par : score de Gleason>7 ou une longueur de cancer par biopsie>4mm.


Résultats

Quatre-vingt-deux patients ont été inclus (au moins une lésion suspecte à l’IRM, PIRADS≥2). Le taux de détection global de CaP était : 57,3 % (47/82). Les taux de détection de CaP et de CaP-s étaient supérieurs en cas de BPc (différence non significative) : 48,7 % vs 45,1 %, (p =0,6) et 37,8 % vs 30,4 %, (p =0,3) respectivement. En revanche, l’association BPc+BPs a permis de diagnostiquer significativement plus de CaP-s que les BPs seules : 46,3 % vs 30,5 % (p =0,03). Par ailleurs, pour 15,8 % (13/82) des patients, le CaP-s était uniquement détecté par les BPc. À l’inverse pour 8,5 % (7/82) des patients, le CaP-s était uniquement détecté par les BPs. Le score de Gleason a été augmenté avec les BPc dans 23,1 % des patients (19/82) et dans 10,9 % (9/82) par les BPs.


Conclusion

Environ 16 % des patients ayant un CaP-s n’auraient pas été diagnostiqués en cas de BPs seules. L’utilisation de l’association BPc et BPs a détecté dans notre étude significativement plus de CaP-s. Combiner les 2 protocoles a permis un diagnostic et un pronostic plus précis que les BPs seules ce qui est capital lors du choix thérapeutique (Fig. 1, Tableau 1).

Second-look précoce par urétéroscopie souple après traitement endoscopique conservatif pour tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure : résultats préliminaires
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 804


Objectifs

Évaluer les résultats oncologiques du second-look précoce par urétéroscopie souple (URSS) chez les patients traités endoscopiquement pour tumeur urothéliale de la voie excrétrice supérieure (TVEUS). Étudier l’intérêt de ce second-look sur les résultats de l’évaluation endoscopique suivante et le risque de progression tumoral.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant 41 patients suivis pour TVEUS et ayant eu un second-look dans les soixante jours suivants un traitement endoscopique thérapeutique. Le suivi était ensuite basé sur les recommandations européennes. Une néphro-urétérectomie totale (NUT) était proposée en cas de progression locale tumorale, définie par une récidive tumorale majeure. L’intérêt du second-look précoce sur l’évaluation endoscopique suivante a été analysé par statistiques descriptives. La survie sans progression (SSP) selon le grade tumoral à l’URSS initiale et la présence de récidive tumorale au second-look endoscopique était étudiée par la méthode de Kaplan-Meier. L’identification de facteurs prédictifs de SSP était réalisée selon le modèle de Cox.


Résultats

La récidive était de 51,2 % au second-look. Lors du contrôle endoscopique suivant le second-look, la récidive était de 81,3 % chez les patients avec second-look positif et 41,2 % si second-look négatif (p =0,02). Neuf patients avaient une progression locale après une période moyenne de 18,4 mois et ont eu une NUT. Après un suivi moyen de 34,6 mois, nous avons identifié que le grade tumoral à l’URSS initiale et la récidive au second-look étaient associés à la SSP (79 % et 32 % en cas de bas et haut grade respectivement à la première URSS ; 88 % et 48 % chez les patients sans et avec récidive au second-look, p <0,01). Ces deux paramètres étaient aussi identifiés comme facteurs prédictifs de SSP (HR=6,1 [1,42-26,27] pour le grade tumoral, HR=5,39 [1,18-24,66] pour la récidive au second-look, p <0,03).


Conclusion

Ces données montrent que la récidive tumorale lors du second-look précoce était de 51,2 %. Les résultats du second-look influencent les résultats endoscopiques ultérieurs et le risque de NUT. Le second-look précoce pourrait aider à caractériser l’agressivité tumorale en cas d’absence d’histologie initiale mais ceci doit être évalué par d’autres études (Fig. 1, Fig. 2).