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Sommaire :

Néphrectomie partielle robot-assistée sans clampage : est-ce vraiment utile ?
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 823


Objectifs

L’intérêt du clampage pédiculaire pendant la néphrectomie partielle est de permettre une meilleure vision pendant la tumorectomie et de diminuer les pertes sanguines. En revanche, l’ischémie chaude qu’elle engendre pourrait avoir un effet néfaste sur la fonction rénale. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats de la néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) avec et sans clampage pédiculaire.


Méthodes

Les dossiers des patients issus de huit services d’urologie et ayant eu une NPRA ont été revus rétrospectivement. Les patients ayant eu une NPRA sans clampage pédiculaire ont été appariés (1:4) avec des patients opérés avec clampage pédiculaire (AC) sur 3 critères : le Renal Score, l’expérience du chirurgien (< 20 cas ; 20 à 50 cas ;>50 cas) et la taille tumorale. Les données pré-, per- et postopératoires des patients des groupes SC et AC ont été comparées par le test du &khgr;2 pour les variables qualitatives et par un test de Mann-Whitney ou de student (variables gaussiennes) pour les variables quantitatives.


Résultats

Parmi 525 NPRA, 25 ont été réalisées sans clampage (5 %). Elles ont été appariées à 100 NPRA réalisées avec clampage pédiculaire. Au sein des NPRA SC, on distinguait 2 types de tumeurs : les petites tumeurs exophytiques (n =20 ; taille moyenne = 20mm [5–45] ; RENAL SCORE moyen = 4,7 [4–6]) et les tumeurs hilaires complexes (n =5 ; taille moyenne = 50 [40–70] ; Renal Score moyen = 9,2 [8–10]). Le taux de complications (16 % vs 8 %, p =0,3), les pertes sanguines (266 vs 250mL, p =0,82), et le taux de marges positives (6 % vs 0 %, p =0,47) étaient comparable entre les groupes AC et SC. En revanche, le taux de totalisation était plus important dans le groupe SC (4 % vs 0 %, p =0,04). Il n’y avait pas de différence entre les 2 techniques sur la préservation de la fonction rénale.


Conclusion

La NPRA sans clampage permet d’éviter l’ischémie chaude pour de petites tumeurs exophytiques et des tumeurs hilaires sélectionnées sans augmenter le taux de complications mais avec un risque accru de totalisation. Cette étude n’a pas permis de prouver son éventuel bénéfice sur la préservation de la fonction rénale (Tableau 1).

Néphrectomie partielle robotique pour tumeurs multiples
2015
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 859


Objectifs

La néphrectomie partielle est la référence pour les tumeurs de diamètre<7cm. La voie d’abord cœlioscopique robot assistée (NPRA) s’est beaucoup répandue récemment. Néanmoins, en cas de tumeurs multiples sur un même rein, la voie ouverte est habituellement préférée. L’objectif de ce film était de montrer la technique et la faisabilité de la NPRA pour des tumeurs synchrones sur un même rein.


Méthodes

Notre objectif était d’évaluer une technique de NPRA classique appliquée à une double tumorectomie. Le patient était installé en position de 3/4 gauche. Trois bras étaient utilisés avec un abord transpéritonéal.


Résultats

Il s’agit d’un patient de 29ans chez qui deux tumeurs rénales de 21 et 10mm (RENAL score 4 et 5) ont été découvertes fortuitement au décours d’une crise de colique néphrétique. La fonction rénale préopératoire était de 116mL/min. L’intervention a durée 100minutes, le clampage était uniquement artériel, la durée d’ischémie chaude était de 14minutes grâce à un déclampage précoce. Les pertes sanguines étaient de 100cm3. Il n’y a pas eu de complications postopératoires. Le patient est sorti à j2. À un mois, la fonction rénale était préservée avec une clairance à 105mL/min. L’examen anathomo-pathologique retrouvait deux carcinomes papillaires dont les marges d’exérèse étaient négatives.


Conclusion

La prise en charge robot assistée de plusieurs tumeurs synchrones est faisable lorsque la technique de NPRA est bien maîtrisée. Elle permet ainsi d’assurer les bénéfices de la chirurgie mini-invasive tout en préservant les impératifs oncologiques et fonctionnels de la néphrectomie partielle.

Néphro-urétérectomie totale robot assistée simplifiée : technique et résultats d’une série monocentrique
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 863-864


Objectifs

La laparoscopie diminue la morbidité périopératoire de la néphro-urétérectomie sans compromettre les résultats carcinologiques. La néphro-urétérectomie robot-assitée (NURA) est peu développée malgré son intérêt durant la dissection distale. Les techniques décrites impliquent une modification du patient et des trocarts.

Décrire une technique simplifiée, sans modification de la position du patient ni des trocarts, et rapporter les résultats périopératoires de notre série de patients.


Méthodes

Le patient est positionné de ¾ sans billot (Fig. 1). Six trocarts sont disposés : un de 12mm ombilical, 12mm para-ombilical, 3 de 8mm en fosse iliaque, le flanc (pour le temps pelvien) et en sous-costale. Un trocart de 5mm pour soulever le foie est ajouté du côté droit. L’intervention débute par le temps rénal (robot en position standard de néphrectomie). Pour le temps pelvien, un simple repositionnement du robot en arrière du bassin du patient est réalisé sans modifier la position des trocarts. La pièce est extraite par une incision sous ombilicale ou de Pfannensthiel.


Résultats

Patiente de 62ans présentant une tumeur du bassin et droit découverte sur une hématurie macroscopique. L’urétéroscopie a permis de mettre en évidence une tumeur du bassinet. L’intervention s’est déroulée sans mobiliser la patiente ou les trocarts. Elle aura duré 180minutes avec des pertes sanguines de 100cm3. Il n’y a pas eu de complication postopératoire permettant un retour à domicile à j4. L’analyse anatomo-pathologique retrouvait un carcinome urothélial pT1a G2 R0. Dans notre série, la durée moyenne d’intervention était de 180minutes, les pertes sanguines de 270mL, et la durée d’hospitalisation de 4jours. Deux complications ont été rapportées dont une Clavien 3a.


Conclusion

La NURA est faisable sans repositionnement du patient ni des trocarts, facilitant la réalisation entièrement laparoscopique de la néphro-urétérectomie tout en réduisant la durée d’intervention. Elle permet une diminution de la durée d’hospitalisation et un faible taux de complications. Des séries de plus grande taille doivent cependant être réalisées pour en confirmer l’intérêt clinique et carcinologique.

Notre expérience de la promontofixation laparoscopique robot-assistée (320 cas)
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 843-844


Objectifs

Notre service est spécialisé en chirurgie laparoscopie depuis les années nonante avec un tropisme particulier pour le traitement du prolapsus. Depuis 2009, nous réalisons toutes nos procédures en utilisant la robotique. Notre objectif est de faire partager de notre expérience et également d’analyser de façon objective nos résultats.


Méthodes

Révision des 320 dossiers a posteriori (âge, antécédents, BMI, type d’intervention (Scali isolé ou associé à un geste complémentaire), durée opératoire, complication per- ou postopératoire, suivi à court terme et long terme, degrés de satisfaction des patientes).


Résultats

Le robot a grandement facilité la réalisation des interventions, avec une standardisation des gestes, des durées opératoires standardisées, une courbe d’apprentissage courte. On dénombre très peu de complications per- (2 plaies vaginales, 3 plaies vésicales, 1 plaie veine iliaque) ou postopératoires (3 hémorragies, 1 abcès sur plaque, des infections urinaires…). Les érosions vaginales sont rares (1 %). L’efficacité des procédures s’avère excellente (95 % de réductions parfaites) et la satisfaction des patientes est très élevée.


Conclusion

Le robot facilite tous les gestes chirurgicaux de la cure du prolapsus avec une standardisation accrue de la procédure, un taux de complication faible, une efficacité excellente et un taux élevé de satisfaction des patientes (Fig. 1).

Nouvelle classification dans le cancer de la prostate de risque intermédiaire identifié à partir des résultatsoncologiques
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 739-740


Objectifs

Le cancer de la prostate (CaP) de risque intermédiaire (RI) selon D’Amico est une entité hétérogène et définir le traitement optimal chez ce groupe de patient reste un défi en oncologie. Le but est de proposer un nouvel outil de classification dans le groupe intermédiaire à partir des données clinicopathologiques.


Méthodes

Étude rétrospective dans 2 centres hospitalo-universitaires entre 2000 et 2011, incluant 845 patients présentant un CaPRI traités par PT. La récidive biologique était définie par un PSA>0,2ng/mL. Deux groupes ont été créés en fonction des facteurs de risque (FR) : le groupe « favorable (GF) » défini par 1 seul FR et un SG3+4 et un nombre de biopsies envahies<50 %. Tous les autres cas étaient classés dans le « groupe non favorable (GNF) ». La SSRB était décrite par la méthode de Kaplan-Meier. L’analyse des facteurs de risque de récidive était réalisée par le modèle de Cox. Les résultats anatomopathologiques étaient comparés en utilisant le test de Fisher.


Résultats

Les données concernant 797 patients étaient analysées (rétropubienne : 60 %, robot-assistée : 26 % et cœlioscopique : 14 %). Au cours d’un suivi médian de 48,4 mois, 132 (16,6 %) patients ont présenté une récidive biologique. Au total, 24,1 % des patients présentaient plus d’un FR (324 GF [50,5 %], 318 GNF [49,5 %]). En analyse univariée, le SG, le GNF et le nombre de FR étaient des facteurs prédictifs de récidive biologique. Le GNF présentait une SSRB inférieure à celle du GF (74,5 vs 91,8 %, p <0,0001). Tous les résultats anatomopathologiques étaient plus péjoratifs dans le GNF (R1 : 39 vs 29 % ; N1 : 1,6 vs 0,9 % ; pT3 : 49 vs 24 % ; p <0,001).


Conclusion

Le pronostic après PT n’est pas uniforme dans le groupe de patients porteurs d’un cancer de prostate de risque intermédiaire, notamment entre les 2 groupes favorable ou non favorable défini sur des critères préopératoires. L’utilisation de cet outil de classification au sein de ce groupe peut permettre d’adapter la stratégie thérapeutique (Fig. 1).

Nouvelles technologies de biophotonique cellulaire appliquées à l’oncologie urologique
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 801


Objectifs

Les techniques de spectroscopie vibrationnelle peuvent être utilisées pour la détection des changements qui se produisent au niveau cellulaire et moléculaire au cours de la carcinogenèse des tissus. Le potentiel de leur utilisation en oncologie urologique est encore à ses balbutiements et l’augmentation de l’utilité de cette nouvelle technologie va transformer le diagnostic et le pronostic tissulaire non invasifs.


Méthodes

Un état de l’art a été réalisé sur les applications de la biospectroscopie en cancérologie urologique notamment dans les tumeurs du rein mais également dans la prostate et la vessie. Une revue systématique de la littérature a été conduite dans Pubmed et dans la base Cochrane. L’expérience des deux seuls centres français de biophotonique a été également rapportée. Trente articles ont été sélectionnés.


Résultats

La spectroscopie Raman (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3) et la microspectroscopie infrarouge à transformée de Fourier sont utilisées pour interroger les tissus. Leur utilisation a donné des résultats encourageants dans le diagnostic in vitro des cancers du rein, vessie et prostate. Dans le carcinome rénal la fiabilité diagnostique peut atteindre 90 %. Ces techniques peuvent être effectuées sur des tissus en paraffine type tissue microarray (TMA) en utilisant un algorithme de déparaffinage numérique validé. Une empreinte spectrale spécifique est produite et peut aider à l’élaboration de nouveaux biomarqueurs moléculaires mais également à mesurer la réponse thérapeutique. Ces techniques peuvent également être utilisées in vivo pour identifier les marges peropératoires lors de la néphrectomie partielle ou la prostatectomie radicale. L’avenir verra le développement potentiel de sondes à fibres optiques pour les intégrer dans les endoscopes et laparoscopes.


Conclusion

Les applications potentielles de cette imagerie du vivant annoncent un nouvel avenir en chirurgie des cancers notamment dans la différenciation des pathologies malignes ou précancéreuses par rapport à des tumeurs bénignes ou en cas de doute opératoire concernant les marges. Ces nouvelles technologies ouvrent la voie à ce qu’on pourra appeler la biopsie optique et le code-barre spectral tumoral.

Ondes de choc de faible intensité pour le traitement de la dysfonction érectile : comment ça marche ?
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 812


Objectifs

Des études cliniques rapportent l’utilisation d’ondes de choc de faible intensité (Li-ESWT) appliquées sur la verge pour traiter la dysfonction érectile (DE). Le mécanisme d’action de cette thérapeutique innovante reste inconnu. Nous avons évalué l’efficacité des Li-ESWT dans le contexte expérimental de la DE associée au diabète utilisant le rat diabétique Goto-Kakizaki (GK) et son contrôle normoglycémique Wistar pour préciser le mécanisme d’action des Li-ESWT.


Méthodes

Certains rats GK (n =24) ont reçu 2 séries de traitements bi-hebdomadaires par Li-ESWT (Omnispec ED1000, Medispec), séparées de 3 semaines sans traitement. Ce protocole de traitement par Li-ESWT reproduisait exactement le protocole humain. Parmi ces rats GK, certains ont également reçu 0,3mg/kg iv de sildénafil au moment de l’évaluation de la fonction érectile, 4 semaines après la dernière séance par Li-ESWT, en mesurant la pression intracaverneuse lors de stimulations électriques du nerf caverneux. La réactivité en bain d’organes isolés des corps caverneux (CC) issus des mêmes rats a été également mesurée afin d’explorer le rôle éventuel de la voie NO/cGMP.


Résultats

La fonction érectile des rats diabétiques GK est significativement diminuée en comparaison des rats contrôles Wistar et associée à une diminution des relaxations endothélium-dépendantes, -indépendantes et nitrergiques des corps caverneux. Les Li-ESWT ont significativement amélioré la fonction érectile des rats diabétiques GK. De plus, le sildénafil a augmenté significativement l’effet pro-érectile du traitement par Li-ESWT. Cependant, la relaxation des CC n’a pas été améliorée par Li-ESWT, qu’elle soit endothélium-dépendante, -indépendante ou nitrergique.


Conclusion

Li-ESWT améliore la fonction érectile des rats diabétiques de type II GK. Le sildénafil associé aux Li-ESWT améliore encore ces réponses. L’effet thérapeutique des Li-ESWT est indépendant de la voie du NO/cGMP. D’autres études sont nécessaires pour comprendre le mécanisme d’action des Li-ESWT.

Opposition des familles musulmanes au prélèvement multi-organes (PMO) : analyse des causes de refus dans un centre de prélèvement
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 721-722


Objectifs

Le Maroc accuse un énorme retard en matière de greffe d’organe en général et rénal en particulier. Des barrières culturelles, psychologiques, et parfois religieuses empêchent les Marocains de donner leurs organes. L’objectif du travail est de déterminer les principaux facteurs explicatifs de l’opposition au don d’organes des patients en état de mort encéphalique.


Méthodes

Le recensement des recueils de consentements des familles (région Marrakech Tensift-Alhaouz et sud du Maroc) des donneurs potentiels est réalisé sur une période de 40 mois (du mois de septembre 2011 au mois de décembre 2014).


Résultats

Les familles des donneurs potentiels n’ont pas beaucoup de notions sur le prélèvement et la greffe d’organes et de tissus. Au total, 30 familles ont été approchées et 9 ont donné leur consentement au prélèvement. Le PMO est effectué chez 6 patients (3 enfants et 3 adultes femmes). Le taux de refus est estimé à 70 %. Il faut noter que 64 % des cas de refus étaient essentiellement liés à la religion. La présence d’un interlocuteur privilégié de la famille approchée peut orienter, d’une manière directe, la réflexion de la famille sur le don. Dans 68 % des cas de refus au prélèvement, la décision était influencée par la présence d’un interlocuteur privilégié des proches du défunt et qui était contre le don, pour des familles hésitantes et nombreuses.


Conclusion

Le refus est étroitement lié aux réalités socioculturelles : appréhension sur le don de l’interlocuteur privilégié dans la famille et secondairement religieuses (inviolabilité du corps). L’expérience de l’approche des familles nous a orientés vers le développement des outils d’informations avec des versets coraniques et des Hadiths pour encourager le don.

Optimisation de la transcription des résultats de la cystectomie totale : vers la définition d’un Trifecta et d’un Pentafecta
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 770


Objectifs

La cystectomie totale est le traitement de référence des tumeurs de vessie infiltrant le muscle. Elle est associée à des résultats fonctionnels et oncologiques hétérogènes. Le but de cette étude était de générer un score Trifecta et un score Pentafecta d’optimisation de la transcription de ces résultats.


Méthodes

Nous avons interrogé 50 experts internationaux pour examiner un groupe virtuel de patients (âge≤75ans, score ASA≤3) subissant une cystectomie pour une tumeur urothéliale cT2 et dont l’anatomopathologie finale est≤pT3pN0M0 et définir les critères de succès chirurgical. Un classement a été généré pour les trois et cinq critères avec le plus grand nombre de citations. Par la suite, ces critères ont été appliqués sur une série de patients issus d’une banque de données multi-institutionnelle.


Résultats

Les critères avec le plus grand nombre de citations étaient la présence de marges chirurgicales négatives, le nombre de ganglions examinés (au moins 16 ganglions), l’absence de complications de grades 3–5 dans les 90jours selon Clavien-Dindo, l’intervalle entre diagnostic et cystectomie<3 mois et l’absence de récidive locale/pelvienne≤12 mois. Les trois premiers critères forment ainsi le score Trifecta, et tous les cinq critères forment le score Pentafecta. Sur 334 patients inclus, les scores Trifecta et Pentafecta étaient de 35,3 et 29 %, respectivement.


Conclusion

Les scores Trifecta et Pentafecta incorporent des critères essentiels des résultats fonctionnels et oncologiques après cystectomie totale pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle. Ils pourraient être utiles à l’optimisation de la transcription des résultats après cystectomie totale.

Particularités de la chirurgie pour tumeurs rénales chez les patients de moins de 40 ans
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 799


Objectifs

Analyser les caractéristiques clinico-pathologiques et périopératoires des patients de moins de 40ans opérés d’une tumeur rénale.


Méthodes

À partir d’une base de données rétrospective monocentrique, nous avons comparé les caractéristiques démographiques, tumorales et périopératoires des patients opérés d’une tumeur rénale de moins de 40ans, par rapport au reste de la cohorte.


Résultats

Entre 2000 et 2014, 1674 patients ont été opérés d’une tumeur du rein, dont 166 (9,9 %) avaient moins de 40ans (âge médian : 34ans, IQR=[28–37]). Dans le groupe des patients jeunes, la proportion de femmes était plus importante (53 % vs 34 %, p <0,001), il y avait moins d’exposition aux facteurs de risque de carcinome à cellules rénales (CCR) (surpoids : 36 % vs 56 %, p <0,001 ; HTA : 14 % vs 35 %, p <0,001) et plus fréquemment un syndrome génétique connu (29 % vs 2 %, p <0,001). Les tumeurs opérées étaient plus petites (taille médiane : 30mm vs 40mm ; p <0,001) avec plus souvent recours à une chirurgie conservatrice (79 % vs 58 %, p <0,001). Après un suivi médian de 28 mois, le taux de survie sans récidive était comparable entre les 2 groupes (p =0,21).


Conclusion

Le CCR est rare chez les sujets de moins de 40ans. Les caractéristiques de cette population suggèrent une physiopathologie différente qui doit faire rechercher systématiquement un syndrome génétique. Cependant l’âge ne semble pas être un facteur indépendant de mauvais pronostic.

PAX6 est un modulateur de l’activité transcriptionnelle du récepteur aux androgènes dans le cancer de prostate
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 735


Objectifs

Le récepteur aux androgènes (RA) module l’expression de ses gènes cibles en se liant aux éléments de réponse aux androgènes (ERA). La liaison du RA sur ses ERA pourrait être empêchée par Paired-Box6 (PAX6), un facteur suppresseur de tumeur. Notre objectif est d’étudier l’interaction entre PAX6, le RA et les ERA sur le promoteur du gène du PSA, conduisant à inhiber la transcription du PSA.


Méthodes

Nous avons utilisé les techniques de RT-PCR et Western Blot pour évaluer l’expression de PAX6, du RA et du PSA dans les lignées cellulaires LnCaP, DuCaP et PC3. L’expression de PAX6 a été modulée par un Lentivirus et nous avons évalué les effets induits sur la transcription et la traduction de ces gènes. L’interaction de PAX6 et du RA avec les ERA sur le promoteur du PSA a été étudiée par immunoprécipitation de la chromatine.


Résultats

Nos résultats préliminaires indiquent qu’une surexpression de PAX6 inhibe l’expression du PSA aux niveaux nucléique et protéique. L’expression du RA n’était pas significativement inhibée suggérant que PAX6 modifie l’interaction du RA avec ses séquences cibles et diminue ainsi l’activation de la transcription du PSA. L’hypothèse que PAX6 inhibe la transcription du PSA de façon directe en se fixant au RA, ou indirectement par compétition sur les sites ERA est en cours d’étude.


Conclusion

Ces premières données suggèrent que PAX6 est une nouvelle cible thérapeutique potentielle dans le cancer avancé de la prostate car il pourrait inhiber l’expression du gène du PSA et moduler le volume tumoral en réprimant l’activité du RA.

Pelvectomie antérieure robotique : description de la technique
2015
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 866


Objectifs

Le cancer de vessie est le 3e cancer au Liban avec un taux d’incidence élevé chez la femme en comparaison avec l’Europe. Avec l’introduction de la robotique dans notre pays, nous décrivons la technique de pelvectomie antérieure avec curage ganglionnaire extensif.


Méthodes

Patiente de 77ans avec masse péri-urétérale droite. La RTUV révèle un carcinome urothélial infiltrant le muscle. La procédure commence par la section des ligaments lombo-ovariens et ronds. Les uretères sont disséqués. Un curage pelvien extensif est réalisé. Le péritoine, les ligaments utero-sacrés et le cul de sac vaginal postérieur sont incisés. L’espace para-vésical est dégraissé. Les pédicules vésicaux sont disséqués et contrôlés par clip. L’incision du vagin est poursuivie latéralement. La vessie est détachée de la paroi abdominale antérieure et les fascias endopelviens sont ouverts. L’urètre est sectionné et le spécimen est retiré par le vagin. Un conduit iléal est réalisé en extracorporel.


Résultats

La durée opératoire était de 330min, le temps robotique de 200min. Le saignement était évalue a 350mL et aucune complication périopératoire n’a été notée. La patiente est sortie à j6. Les cathéters urétéraux ont été retirés à j10. L’examen anatomo-pathologique révèle un carcinome urothélial stade T2G3 avec marges saines et 26 ganglions négatifs.


Conclusion

La pelvectomie antérieure robotique est une option valable pour les patientes avec tumeur de vessie infiltrant. L’apport du robot permet moins de saignement, et de transfusions et une récupération rapide même chez la femme âgée. Une approche anatomique et une expérience robotique sont nécessaires pour réduire le temps opératoire et les éventuelles complications.

Peut-on préserver l’éjaculation antérograde au cours de la résection endoscopique de prostate ?
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 853


Objectifs

La résection trans-uréthrale de la prostate présente comme désagrément un taux élevé d’éjaculation rétrograde arrivant jusqu’à 80 %. Ce travail évalue une nouvelle technique de résection de prostate préservant l’éjaculation antérograde.


Méthodes

Il s’agit d’une étude unicentrique, prospective, randomisée, en simple insu et comparative entre une nouvelle technique (groupe A) et la technique classique de résection endoscopique de la prostate (groupe B) concernant 70 patients (35 patients inclus pour chaque technique)


Résultats

L’âge de nos patients était de 66ans, le poids moyen de la prostate était de 60g pour le groupe A et de 58g pour le groupe B. Le temps opératoire ainsi que le durée d’hospitalisation étaient similaires pour les deux groupes (40minutes en moyenne pour les 2 techniques et de 1,5jours d’hospitalisation). Aucune complication grave n’a été notée dans notre série (Tableau 1). Sur le plan mictionnel, les deux techniques étaient équivalentes. L’éjaculation a été préservée dans 65,7 % des cas avec la nouvelle technique versus 28,6 % avec la technique classique (p <0,05). La nouvelle technique offrait aussi moins de dysfonction érectile et éjaculatoire selon les scores IIEF5 et MSHQ (Tableau 2).


Conclusion

La technique de préservation du tissu paramontanal lors de la résection endoscopique de la prostate offre d’aussi bons résultats sur le plan mictionnel que la technique classique tout en préservant l’éjaculation antérograde avec moins de dysfonction érectile.

Photo-vaporisation de la prostate : plaidoyer pour la chirurgie ambulatoire
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 790-791


Objectifs

La photo-vaporisation de la prostate (PVP) est une option thérapeutique de plus en plus répandue dans la chirurgie mini-invasive de l’hypertrophie bénigne de la prostate. Notre objectif était de présenter les résultats de la PVP réalisée en chirurgie ambulatoire comparé à celle réalisée en ambulatoire en début d’expérience.


Méthodes

Les données pré-, per- et postopératoires de 531 patients opérés par PVP (Greenlight™ AMS, États-Unis) dans deux institutions ont été collectées. Pour chaque opérateur, seuls les patients traités en début d’expérience (moins de 100 procédures) ont été inclus dans l’analyse. Pour comparer les complications postopératoires de la PVP, deux groupes ont été constitués en fonction de leurs modalités d’hospitalisation : groupe 1 (ambulatoire, n =66) et groupe 2 (hospitalisation, n =479). Les tests de Student et de Chi2 ont été respectivement utilisés pour comparer les variables continues et catégorielles avec le logiciel IPSS™ (IBM™, États-Unis) version 20.


Résultats

Les patients opérés en ambulatoire était moins âgés (69±8 vs. 72±9ans, p =0,007) et avec moins de comorbidités (ASA : 1,55±0,6 vs. 2,06±0,7 p =0,001) mais avaient des volumes prostatiques, des débimétrie et scores fonctionnels (IPSS, QdV) similaires. Les durées opératoires sont plus allongées chez les patients hospitalisés (p =0,001). En revanche, les durée de sondage (p =0,937), le taux de conversion en monopolaire (p =0,52), le taux de complications postopératoires (p =0,32) et le nombre de réintervention (0,97) n’étaient pas statistiquement différents.


Conclusion

La photo-vaporisation de la prostate est réalisable en chirurgie ambulatoire avec une sécurité suffisante même en début d’expérience. Malgré l’âge avancé et les morbidités compétitives qui constituent des freins à la chirurgie ambulatoire, les patients hospitalisés n’avaient ni plus de complications postopératoires ni plus de réinterventions que les patients opérés en ambulatoire.

Photovaporisation laser Greenlight XPS pour les adénomes prostatiques de gros volume : une étude prospective multicentrique
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 729-730


Objectifs

Les caractéristiques du laser Greenlight XPS permettent le traitement de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) de gros volume (≥80 cc) classiquement prise en charge par adénomectomie. Nous rapportons ici les résultats opératoires, péri-opératoires et fonctionnels d’une large étude prospective multicentrique dans cette indication.


Méthodes

Entre septembre 2010 et avril 2014, 184 patients ayant une HBP symptomatique de volume supérieur à 80 cc ont été opérés par laser Greenlight XPS par 20 opérateurs dans 4 centres différents. Les données opératoires et péri-opératoires étaient recueillies de façon prospective. Une évaluation des résultats fonctionnels était réalisée à 3 et à 12 mois postopératoire par questionnaire IPSS et score de qualité de vie (QoL), IIEF5, débitmétrie et résidu post-mictionnel (RPM). Le volume prostatique résiduel et le PSA étaient contrôlés dans 1 des 4 centres.


Résultats

L’âge moyen était de 72±9ans. Les patients avaient un traitement anti-agrégant ou anticoagulant dans 37 et 6 % des cas. Vingt-huit pour cent avaient un score ASA>2 et 39 % étaient en rétention préopératoire. Le volume prostatique moyen était de 112±34g, la durée opératoire de 113±37min, l’énergie délivrée de 4,6kJ/g. Les durées de sondage et d’hospitalisation étaient de 1,7 et 2,4jours, respectivement. La sonde vésicale a été retirée à j1 ou j2 dans 89 % des cas. Les taux de transfusion et de complication sévère étaient de 5,0 et 3,2 %. À 1 mois, le taux de reprise mictionnelle était de 96 %. Le suivi montrait une amélioration significative de l’IPSS, du QoL et des paramètres urodynamiques (p <0,001) (Tableau 1). Une diminution significative du PSA et du volume prostatique était observée parmi les patients évalués.


Conclusion

Le traitement de l’HBP de gros volume par laser Greenlight XPS est une technique efficace avec un temps opératoire élevé mais une durée de sondage limitée et un faible taux de complication et de transfusion.

Place des alpha-bloqueurs versus les anticholinergiques versus phytothérapie dans l’amélioration de la tolérance de la sonde urétérale type « JJ » : étude prospective randomisée et contrôlée
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 786


Objectifs

Évaluer la place du traitement médical dans l’amélioration des symptômes liés à la mise en place d’une endoprothèse urétérale autostatique type JJ.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective randomisée contrôlée menée entre décembre 2012 et avril 2015. Les critères d’inclusion sont : homme ou femme jeune ou adulte, hospitalisé pendant la période sus-citée ayant eu une URS sous anesthésie générale pour calcul urétéral unilatéral de localisation pelvienne de<15mm de grand axe. Il s’agit d’une étude prospective randomisée contrôlée menée entre décembre 2012 et avril 2015. Les critères d’évaluation des résultats des traitements sont : International Prostate Symptom Score/Quality of life (IPSS/Qol) et l’EVA pour la douleur à j1, j14 et j30 postopératoire. Les critères d’exclusion sont : des troubles urinaires fonctionnels ou organiques.


Résultats

À j14, nous avons objectivé une amélioration statistiquement significative du score IPSS total entre le groupe témoin (G IV) et les trois autres groupes : le score moyen de l’IPSS total est, respectivement de 6,12±2,455 (GI alpha-bloqueur) vs 5,12±1,509 (GII phytothérapie) vs 5±1,383 (GIII anticholinergique) vs 9,28±5,69 (G IV) (p <0,000). De même, nous avons noté une différence statistiquement significative à j30 du score IPSS total en comparant le groupe IV vs les trois autres groupes : le score d’IPSS total était respectivement de 6,46±2,978 (GI) vs 5,6±2,708 (GII) vs 4,71±0,908 (GIII) vs 9,54±6,318 (G IV) (p <0,0063). La moyenne de l’EVA était statistiquement moins importante dans le groupe II (GII) à j14 et j30 postopératoire comparativement aux autres groupes (respectivement p =0,012 ; p =0,033).


Conclusion

À la lumière de nos résultats, il semble que l’alpha-bloqueur, la phytothérapie et les anticholinergiques ont un impact positif sur la tolérance de la sonde JJ ; mais les anticholinergiques peuvent être indiqués surtout en cas de symptômes irritatifs prédominent, alors que la phytothérapie essentiellement en cas de symptomatologie douloureuse.

Plicature bilatérale des muscles pubo-rectaux (PPR) : un nouveau concept chirurgical pour la prise en charge des béances vulvaires
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 842-843


Objectifs

Les myorraphies des releveurs et périnéale sont les interventions reconstructrices des béances vulvaires les plus pratiquées. Nous présentons une nouvelle technique de traitement des béances vulvaires par plicature des muscles pubo-rectaux (PPR).


Objectifs de l’étude

L’objectif de ce travail était de décrire la (PPR) et de rapporter notre expérience préliminaire en termes de morbidité et résultats (anatomiques et fonctionnels) à court et moyen terme.


Méthodes

Cette étude monocentrique retrospective portait sur 69 femmes ayant bénéficié d’une PPR. Le critère de jugement principal était le GH (Genital Hiatus) (POP-Q) avant (≥40mm) et après chirurgie. Les critères de jugements secondaires étaient la qualité des rapports sexuels et la morbidité chirurgicale. La comparaison du GH avant et après chirurgie a été réalisée grâce à un test t pour données appariées. La comparaison des critères de jugement secondaires avant et après chirurgie a été réalisée grâce à des tests de symétrie de MacNemar. Une valeur de p <0,05 était considérée comme statistiquement significative. Toutes les analyses ont été conduites avec le logiciel STATA software.


Résultats

Le GH moyen postopératoire était respectivement de 31, 32 et 34,5mm à 6 semaines, 6 et 12 mois contre 65±5mm en préopératoire (p <0,00001). Parmi les 27 patientes présentant une activité sexuelle en pré opératoire, 18,52 % jugeaient la qualité de leurs rapports sexuels satisfaisante. En postopératoire, 86,96 % des 23 patientes ayant repris une activité sexuelle observaient une amélioration (p <0,00001). L’intervention a rapporté un taux de complications mineures inférieur à 3 % et une patiente a présenté des dyspareunies de novo. La douleur postopératoire des 3 premiers jours, évaluée par l’EVA (Échelle Visuelle Analogique) était inférieure à 3 pour 83,33 % des patientes.


Conclusion

Cette étude préliminaire sur la PPR confirme la faisabilité de l’intervention, sa faible morbidité et la stabilité des résultats anatomiques à 12 mois. Il faudrait confirmer par une étude prospective, avec questionnaires validés, le résultat sur la qualité des rapports sexuels.

Polymorphismes de gènes liés au métabolisme des œstrogènes et le risque de cancer de la prostate dans deux populations d’ascendance africaine
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 755


Objectifs

Nous avons étudié les polymorphismes fonctionnels de CYP17(rs743572), CYP19(rs60271534), CYP1B1(rs1056836), COMT(rs4680) et UGT1A1 (*28) et le risque de cancer de la prostate dans deux populations différentes d’ascendance africaine.


Méthodes

Étude cas-témoins en population générale de la Guadeloupe, incluant 498 cas incidents de cancer de la prostate et 565 témoins. À Kinshasa (République démocratique du Congo), 162 patients atteints de cancer de la prostate ont été comparés à 144 témoins. Les polymorphismes génétiques ont été déterminés par la technique de SNaPshot (pour les SNPs) et par analyse de la taille des produits de PCR (pour les STRs). La régression logistique a été utilisée pour estimer l’odds ratio (OR) et les intervalles de confiance à 95 % (IC95 %).


Résultats

Le génotype AA et l’allèle de rs4680 (COMT) semblent être inversement associée au risque de cancer de la prostate dans les modèles ajustés pour les hommes africains (OR : 0,26 [IC95 % : 0,08–0,83], p =0,003) et Afro-caribéens (OR : 0,53 [IC95 % : 0,32–0,86], p =0,04). Pour l’allèle A, une association inverse significative a été observée parmi les cas de bas grade scores de Gleason et le stade clinique localisée, dans les deux populations. Les longues répétitions (TA) n (n >6) de rs8175347 (UGT1A1) étaient significativement associées aux hauts grades (OR : 1,41 [IC95 % : 1,00–2,00]) et au stade clinique avancé de cancer de la prostate (OR : 1,56 [IC95 % : 1,02–2,37]) chez les hommes afro-caribéennes.


Conclusion

Nos résultats soutiennent l’hypothèse que les polymorphismes des gènes codant pour des enzymes impliquées dans le métabolisme des œstrogènes modulent le risque de cancer de la prostate chez les populations d’origine africaine.

Posturothérapie : résultats monocentrique à 2 ans dans le traitement des calculs caliciels de moins de 5 mm
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 787


Objectifs

La lithotripsie extra corporelle (LEC) et l’urétéroscopie souple (URSS) pour calculs rénaux peuvent laisser des fragments résiduels caliciels. Nous avons mis en place dans notre centre depuis 2ans la posturothérapie pour les calculs/fragments de moins de 5mm. Nous rapportons notre expérience monocentrique de posturothérapie avec 2ans de recul.


Méthodes

Quarante-deux patients, âgés de 30 à 75ans, ayant des calculs caliciels inférieurs ou moyens de moins de 5mm, résiduels après URSS/LEC ont été inclus de mai 2013 à mai 2015. Le protocole défini de posturothérapie était : 4 séances minimum de posturothérapie à 15jours d intervalle. Chaque séance était composée de kinésithérapie (15min en proclive de 30° avec vibration lombaire homolatérale) associée a une hyperdiurèse (1L de boisson 1h avant) Les patients étaient revus en consultation un mois après la dernière séance avec ASP et échographie.


Résultats

Cent quarante séances ont été réalisées entre mai 2013 et mai 2015. Les patients inclus étaient comparables pour le nombre, la taille des calculs et leurs traitements urologiques antérieurs. À deux ans, 48 (34 %) des séances ont abouti à l’élimination complète des calculs sachant que tous les patients n’ont pas encore été revus en consultation à ce jour. Aucune séance n’a du être interrompue pour mauvaise tolérance. Neuf pour cent (4/42) des patients ont présenté une colique néphrétique pour lesquelles un traitement ambulatoire a suffit ; aucune autre complication, ni effets secondaires. Cette technique n’a nécessité ni hospitalisation, ni anesthésie (locale ou générale).


Conclusion

La posturothérapie a été une technique non invasive, non morbide et bien tolérée. Elle pourrait être une prise en charge complémentaire des fragments résiduels après URSS ou LEC, voire des calculs asymptomatiques de moins de 5mm.

Pratique quotidienne et suivi des recommandations pour la prise en charge des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle : résultats d’une enquête du CCAFU auprès des urologues français
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 758


Objectifs

Décrire les pratiques des urologues français en termes de diagnostic, traitement et suivi des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM). Évaluer la concordance des pratiques avec les recommandations des associations européenne (EAU) et française d’urologie (AFU).


Méthodes

Une étude en ligne a été conduite par l’institut de sondage IPSOS auprès de 498 urologues européens entre septembre et octobre 2013. Les urologues étaient interrogés sur l’utilisation de la stratification par risque, les pratiques de résection et l’utilisation de la lumière bleue, les options de traitement choisies et le suivi. Un intérêt particulier était porté au suivi des recommandations.


Résultats

Les urologues français ont déclaré à 96 % suivre les recommandations du CCAFU et à 38 % les recommandations de l’EAU. Faible risque : tous les urologues identifiaient correctement les tumeurs Ta, de bas grade, uniques comme à faible risque. Pour la première résection, 87 % n’utilisaient que la lumière blanche. Une IPOP d’Amétycine était pratiquée par 38 % des urologues. Les faibles risques étaient exagérément surveillées avec 70 % des urologues réalisant des cystoscopies tous les 3 mois la première année. Haut risque : Les tumeurs G3, de plus de 3cm ou le CIS étaient systématiquement associés au haut risque. Cependant 19 % classaient les T1 comme des bas risques. La re-résection était pratiquée par 76 % des urologues dont 32 % en lumière bleue. Un traitement d’entretien par BCG 3ans était pratiqué par 57 % des urologues.


Conclusion

Les urologues français déclaraient suivre principalement les recommandations du CCAFU. La stratification par risque et la re-résection sont entrées dans les pratiques. L’application des recommandations de traitement et de suivi étaient plus hétérogène.

Prélèvement rénal de donneur vivant par laparoscopie robot-assistée avec extraction vaginale : mise à jour d’une série monocentrique
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 723


Objectifs

Le prélèvement rénal de donneur vivant (DV) reste un challenge chirurgical et exige les meilleures suites opératoires possibles pour le donneur sain. La chirurgie robotique n’est décrite pour les néphrectomies DV que de façon anecdotique. L’extraction vaginale (EV) représente une nouvelle approche mini-invasive pour l’extraction du rein mais reste en développement. Cette étude rapporte notre expérience depuis 2011 pour les néphrectomies DV par laparoscopie robot-assistée.


Méthodes

De novembre 2011 à mars 2015, 36 patients ont eu une néphrectomie pour don de rein par laparoscopie robot-assistée dont 15 avec EV du rein. Les patients étaient installés en décubitus latéral droit à 70̊, jambes écartées en cas d’extraction vaginale afin d’accéder au vagin. Une open-cœlio était réalisée dans l’ombilic puis les 3 trocarts du robot étaient positionnés sur la ligne pararectale en partant de l’auvent costal, à travers de 4 doigts chacun. L’extraction était réalisée soir par incision iliaque (EI) classique soit à l’aide d’un endobag introduit par un trocart vaginal de 12mm positionné au niveau du cul de sac vaginal postérieur.


Résultats

L’âge médian des donneurs était de 44ans. La durée médiane d’intervention était respectivement de 120 et 140min en cas d’EI et d’EV. Une EV a été impossible nécessitant une conversion en incision iliaque. Il n’existait pas de différence significative de la durée médiane d’ischémie chaude entre l’EV (6min) et l’EI (5min). Trois patients ont eu des complications postopératoires : 2 de grade 1 et 1 de grade 3b (saignement sur suture vaginale) de la classification de Clavien. La durée médiane d’hospitalisation tendait à être plus courte en cas d’EV (4,5jours vs 5jours). À 6 semaines, les patientes n’ont pas rapporté de douleur lors de la reprise des rapports sexuels. Tous les reins prélevés ont été greffés avec une reprise immédiate de fonction rénale.


Conclusion

La chirurgie laparoscopique robot-assistée pour les néphrectomies DV est techniquement possible, permettant de combiner l’apport de la robotique pour la dissection du pédicule rénal et les bénéfices déjà établis de la laparoscopie en termes de cosmétique et d’analgésie postopératoire. L’EV permet encore d’améliorer les suites opératoires, sans pour autant être délétère sur la qualité de la fonction du greffon rénal.

Prélèvement rénal pour don de rein : étude comparative de la chirurgie laparoscopique et robot-assistée
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 723-724


Objectifs

Avec le développement du prélèvement rénal chez donneurs vivants ces dernières années, la prise en charge chirurgicale de la néphrectomie a, elle aussi, évoluée. Le prélèvement par voie laparoscopique s’est largement développé, néanmoins, la néphrectomie par voie robot-assistée n’est pas étudiée dans cette indication. L’objectif était de comparer les résultats péri-opératoires des techniques cœlioscopiques et robot-assistée dans le prélèvement rénal sur donneur vivant.


Méthodes

Tous les patients opérés dans deux centres universitaires pour prélèvement sur donneur vivant entre 2003 et 2015 par voie laparoscopique seule (Groupe A) ont été comparés à ceux opérés par voie laparoscopique robot-assistée (Groupe B). Ont été étudiés les caractéristiques des patients en préopératoire, les critères péri-opératoires : voie d’abord, durée d’ischémie chaude, durée d’intervention, complications et durée d’hospitalisation. L’analyse a été réalisée par les tests du Chi-2 et t de Student.


Résultats

L’analyse a porté sur 277 patients, le groupe laparoscopie seule comportait 226 patients versus 51 patients dans le groupe robot. La moyenne d’âge était similaire (51 vs 52 ; p =0,59) de même que l’IMC (25,1 vs 25,6 ; p =0,39) dans les groupes A et B. L’analyse des données péri-opératoires montrait une durée d’intervention significativement plus longue dans le groupe robot-assistée (143min vs 233min ; p <0,0001), ainsi que pour la durée d’ischémie chaude (3,5min vs 6,2min ; p <0,001). La durée d’hospitalisation dans le groupe robot-assistée était inférieure (5,7jours vs 5,1jours ; p =0,0065). Les complications étaient similaires dans les deux groupes (p =0,66), à noter une seule complication hémorragique (chirurgien en début d’expérience) survenue dans le groupe B ayant entraîné une transfusion.


Conclusion

La réalisation du prélèvement rénal sur donneur vivant est réalisable en chirurgie robot-assistée. La durée opératoire et la durée d’ischémie chaude étaient plus longues, mais la durée d’hospitalisation était inférieure. Le risque de complication était similaire dans les deux techniques. Les données à long terme sur le receveur sont nécessaires pour confirmer la faisabilité de la technique robot-assistée.

Priapisme veineux aigu : élaboration et validation d’un algorithme décisionnel dédié aux services d’urgence
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 788


Objectifs

Améliorer la prise en charge initiale par la mise à disposition d’un algorithme adapté à la pratique quotidienne des médecins urgentistes.


Méthodes

Élaboration en 3 étapes :

– revue de la littérature sur les différentes conduites à tenir proposées et l’analyse de notre expérience (> 100 cas) ;

– rédaction d’un feuillet recto-verso incluant :

– critères de gravité,

– 2 check-lists (clinique et biologique),

– conduite à tenir diagnostique et thérapeutique corrélée à la durée et aux critères de gravité,

– place et le rôle respectif de l’urgentiste et de l’urologue,

– fiche descriptive du matériel nécessaire et des techniques (ponction et injection intracaverneuse) ;

– évaluation et validation par relecture par 3 groupes de professionnels de santé (urgentistes, CAMS de l’AFU et urologues non référents en andrologie).


Résultats

Ce processus d’évaluation a permis de valider après quelques modifications ce nouvel outil. Tous les professionnels interrogés (urgentistes et urologues) ont confirmé sa valeur ajoutée et son utilité adaptée à leur pratique en hiérarchisant les « Que faire ? Comment faire ? Quand faire ? Qui fait ? » basés sur 3 paramètres simples (délai, clinique, gazométrie) permettant de reconnaître :

– s’il s’agit d’un priapisme veineux aigu ou non ;

– son stade ischémique qui conditionne le degré d’urgence, la conduite à tenir.


Conclusion

Sa diffusion et sa mise à disposition sur support adapté (papier, tablettes) optimisent le parcours de soins et répondent à un réel besoin des urgentistes souvent démunis devant cette pathologie orpheline (Fig. 1, Fig. 2).

Prise en charge des empierrements urétéraux (EU) après lithotritie extracorporelle (LEC) par urétéroscopie. Étude analytique uni- et multivariée
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 753


Objectifs

Apprécier l’efficacité de l’urétéroscopie dans le traitement des EU post-LEC pour des lithiases rénales.


Méthodes

De janvier 2008 à mars 2015, 35 EU, survenus dans les suites de 1130 LEC pour calculs rénaux [âge moyen : 46,7ans (extrêmes : 20–74ans), hommes : 11, EVA moyen : 4,8 (extrêmes : 3–8), longueur moyenne de l’empierrement : 45mm (extrêmes : 30–120mm)], ont été traités par urétéroscopie (URS) (urétéroscope semi-rigide et souple, lithotriteur à énergie balistique et LASER). L’EU était classé en 3 types selon la classification de Coptcoat. Le taux de succès thérapeutique était défini par la disparition durable de la douleur et élimination complète des fragments lithiasiques 3 mois après URS. Il était analysé en fonction des différentes caractéristiques de l’empierrement urétéral.


Résultats

Le délai moyen de survenu de l’EU était de 7jours (extrêmes : 1–10j). Le siège pelvien était le plus fréquent (pelvien : 76,9 %, ilio-pelvien 13,1 %). La répartition en fonction de la classification de Coptcoat a noté : type 1 (15,3 %), type 2 (76,9 %), type 3 (7,6 %). Le taux global de succès était de 57,7 %, une réponse partielle a été observée chez 9 patients (34,6 %). L’efficacité de l’URS était significativement plus élevée dans le type 1 par rapport aux types 2 et 3, (100 % vs 55 vs 0 % ; p =0,001). Les taux de succès les plus élevés ont été observés avec les calculs de moins de 30mm (30mm : 92,8 %, 30–60mm : 20 %, >60mm : 0 % ; p =0,001). Les taux de succès pour les lithiases pelviennes et d’iliaques étaient de respectivement 60 % et 50 % (p =0,9).


Conclusion

L’incidence des EU post-LEC était rare. L’efficacité de l’urétéroscopie était moyenne. Les facteurs prédictifs d’échec étaient la taille de l’EU de plus de 30mm ainsi que les types 2 et 3.

Prise en charge des résidus de l’ouraque au cours de l’enfance : l’exérèse chirurgicale est-elle obligatoire ?
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 747


Objectifs

La prise en charge spécifique de ces anomalies est la résection chirurgicale pour éviter la survenue de complications infectieuses et d’une dégénérescence à long terme. Néanmoins ces dernières données ont été remises en cause dans la littérature récente. Le but de notre étude était donc de faire le point sur la prise en charge de ces anomalies dans notre centre.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique des patients opérés pour une anomalie de l’ouraque entre janvier 2005 et décembre 2014.


Résultats

Trente-cinq patients ont été opérés avec un âge moyen à la prise en charge de 4,9±4,4ans. Vingt-sept patients étaient symptomatiques alors que 8 ont été découverts fortuitement (4 en échographie et 4 en laparoscopie). Il s’agissait de 10 kystes de l’ouraque, de 15 sinus ouraquaux perméables et de 10 reliquats ouraquaux. Tous les patients ont été opérés au décours de la découverte par laparotomie (30) ou laparoscopie (5). La durée d’hospitalisation était de 3,8±1,7jours (de 1 à 10) avec une durée de drainage vésical de 2,5±1jour (de 0 à 5). Deux complications mineures ont été recensées (abcès, et hernie de paroi secondaire). Aucune atypie cellulaire n’a été mise en évidence lors de l’examen anatomopathologique.


Conclusion

Si les résidus de l’ouraque ont une présentation variable, leur prise en charge chirurgicale reste dans tous les cas facile et sans complications majeures. L’indication opératoire est aisée lorsque le mode de révélation est symptomatique, mais la découverte fortuite renvoie aux données controversées de la littérature sur l’abstention thérapeutique.

Prise en charge des tumeurs du rein T1a par radiofréquence. Suivi après 5 ans
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 828


Objectifs

Évaluer les résultats carcinologiques, la morbidité du traitement ablatif de 48 tumeurs malignes du rein, prouvées histologiquement, par radiofréquence (RFA) percutanée guidée par tomodensitométrie, ainsi que l’évolution la fonction rénale.


Méthodes

Quarante-huit tumeurs rénales, préalablement biopsiées chez 43 patients (âge médian : 70ans) ont été traités consécutivement par radiofréquence percutanée de mai 2005 à novembre 2009 dans notre centre. La taille moyenne des tumeurs traitées était de 22,1±5,62mm. Le suivi reposait sur l’imagerie (TDM ou IRM) et créatininémie à 1 mois, 3 mois, 6 mois, 1 an puis tous les ans. Le succès était défini par un rehaussement de moins de 10 UH de la zone traitée sur l’uro-TDM. Le suivi médian a été de 71 mois (12–106).


Résultats

Le nombre moyen de séance par patient était de 1,03. Le taux de succès global était de 97,1 %. Les 19 biopsies à 1 an après la RFA ont mis en évidence de la fibrose sans tissu tumoral. Deux patients ont eu une récidive locale à 3ans, 2 patients ont eu une évolution de leur maladie en dehors du site traité et 4 patients ont développé des nouvelles localisations. La survie globale était de 95 %. Quatre patients sont décédés au cours du suivi, dont un des suites de l’évolution de son carcinome rénal. Six complications ont été colligées, cinq gradées Clavien 1–2 et un décès chez un patient traité par antiangiogénique pour une maladie métastatique.


Conclusion

Dans cette étude le traitement des tumeurs malignes du rein, histologiquement prouvées, par RFA percutanée a été peu morbide et a permis un contrôle carcinologique satisfaisant et une préservation de la fonction rénale. Cependant un suivi plus long est nécessaire avant de proposer la RFA dans des indications électives.

Prise en charge des tumeurs germinales du testicule en Aquitaine : état des lieux des pratiques en 2012
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 855


Objectifs

La tumeur germinale du testicule (TGT) est une tumeur rare. Avec une prise en charge adaptée, le taux de survie spécifique à 5ans de cette maladie est excellent, supérieur à 90 % tous stades confondus. L’objectif de cet audit était de réaliser une première mesure des éventuels écarts existant entre les recommandations de prise en charge des TGT et les pratiques en Aquitaine en 2012.


Méthodes

Un groupe de travail pluridisciplinaire, constitué par appel à candidature dans les Groupes thématiques régionaux du RCA (Réseau de cancérologie d’aquitaine) a déterminé, à partir des recommandations en vigueurs, les indicateurs les plus pertinents pour mesurer la qualité de la prise en charge de TGT (périodes péri-opératoires, anatomopathologie, stadification, traitements). Les patients atteints d’une TGT dont le dossier a été présenté en RCP en 2012 dans un des 10 centres participant ont été inclus. Les patients pris en charge pour une récidive d’une tumeur germinale du testicule, ou qui ont été pris en charge hors Aquitaine, ont été exclus.


Résultats

Parmi les 102 dossiers de RCP, 92 répondaient aux critères d’inclusion. Cinquante-cinq (60 %) avaient une tumeur séminomateuse (TGS) et 37 (40 %) une tumeur non séminomateuse (TGNS). Pour 39 patients (42 %), le stade AJCC n’a pas été retrouvé. La prise en charge thérapeutique a donc été étudiée pour 53 patients (58 %). Parmi les 23 patients avec une TGS localisée, 11 (48 %) ont été traités par chimiothérapie, 7 (30 %) par radiothérapie et 5 (22 %) étaient en surveillance. Six patients métastatiques ont été traités par chimiothérapie et un par radiothérapie. Parmi les 7 patients avec une TGNS localisée, 4 ont reçu une chimiothérapie, 2 étaient surveillés et un a eu un curage ganglionnaire ; 14 patients avec une TGNS métastatique ont été traités par chimiothérapie et 2 n’ont pas eu de traitement.


Conclusion

Ces résultats donnent un état des lieux de la prise en charge initiale des TG du testicule en Aquitaine en 2012. Pour les patients dont la prise en charge thérapeutique a pu être étudiée (58 %), celle-ci est conforme aux recommandations ; en revanche, certains points de la période diagnostique doivent être améliorés (diffusion de compte rendu échographique et anatomopathologique standardisé AFU/INCa).

Prostatectomie totale par voies ouvertes et mini-invasives (étude comparative prospective Propenlap) : résultats carcinologiques
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 792-793


Objectifs

Propenlap (projet IC061626, STIC) est une étude multicentrique (n =13) prospective avec relecture centralisée des pièces opératoires, comparant la voie rétropubienne à la voie mini-invasive (laparoscopique sans et avec robot assistance), en termes carcinologiques, fonctionnels et économiques. L’objectif principal était de montrer que la voie mini-invasive permettait d’obtenir des résultats carcinologiques non inférieur à ceux de la voie ouverte.


Méthodes

De 2007 à 2011, 612 patients de stade T1c, avec un taux de PSA préopératoire<20ng/mL ont été inclus. Le critère d’évaluation principal, critère composite associant taux de récidive biologique (taux de PSA>0,2ng/mL) et/ou traitement complémentaire dans les 3ans après la chirurgie, était comparé par un modèle de Cox ajusté sur les principaux facteurs pronostiques. Les objectifs secondaires carcinologiques concernaient le taux de marges d’exérèse et la morbidité per- et postopératoire.


Résultats

Cinq cent quatre-vingt-six ont pu êtres analysés (240 rétropubiennes, 346 laparoscopiques, dont 110 robots) ; l’âge était de 62ans, le taux de PSA de 6,3, le score de Gleason biopsique de 6. Le risque selon d’Amico était plus élevé pour la voie ouverte (respectivement faible : 47 vs 58,7 %, intermédiaire : 49,6 vs 38,1 %, élevé : 3,4 vs 3,2 %) en raison d’un PSA plus élevé (>10,24, 6 vs 12,4 %, p =0,0001). Il n’y avait aucune différence en terme de durée opératoire, perte sanguine, transfusion, complications médicochirurgicales, durées d’hospitalisation et sondage. Il n’y avait aucune différence pour le score de Gleason du spécimen (score 6 : 16,3 vs 18,8 % ; 7 : 77,4 vs 74,9 % ; ≥8 : 6,3 et 6,4 % ; p =0,58), ni pour le stade (pT2 : 70,3 vs 67,9 % ; pT3a 25,5 vs 27,2 %, pT3b : 4,2 vs 4,9 % ; p =0,81). Le taux de marges était de 25 vs 26,6 % (p =0,89), 16,1 vs 18,7 % pour les pT2 (p =0,49), 46,5 vs 43,2 % pour les pT3 (p =0,60). À 3ans de suivi, il y a eu 6 décès non liés à la maladie et 78 (15,2 %) progressions. La survie sans progression ne différait pas selon les groupes (16,2 % vs 14,5 %) avec un HR brut de 0,92 (IC95 %[0,59–1,45], p =0,73) et de 1,13[0,62–2,05] après ajustement.


Conclusion

La prostatectomie par voie mini-invasive laparoscopique sans ou avec robot n’est pas inférieure au point de vue carcinologique à la voie ouverte rétropubienne.

Pyéloplastie laparoscopique robot assistée chez l’enfant : technique sure et reproductible
2015
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 863


Objectifs

Description des particularités de la pyéloplastie chez l’enfant de moins de 5ans par voie laparoscopique robot assistée.


Méthodes

Nous présentons le cas d’une jeune patiente de 4ans présentant un syndrome de la jonction pyélo-urétérale gauche typique et documentée par des examens complémentaires (scintigraphie). Utilisation de 3 trocarts opérateurs avec un trocart d’optique mis en place dans l’ombilic. Deux autres trocarts seront des trocarts de 8mm avec un trocart de 5mm pour l’assistant. Décollement du colon gauche. On prend contact avec l’uretère puis avec le pyélon. La jonction sera disséquée. Résection de la jonction après suspension du pyélon. Spatulation de l’uretère et suture par deux hémi-surjets postérieurs puis antérieurs. Mise en place d’un drainage trans-pyélique et trans-pariétal. Pas de redon.


Résultats

Temps opératoire : 100mn ; pertes sanguines inquantifiables. Sortie de la jeune patiente à j3 après ablation de sa néphrostomie. Contrôle par imagerie de sa jonction au 3e mois ne retrouvant aucune anomalie détectable.


Conclusion

La chirurgie robotique en chirurgie pédiatrique se développe de plus en plus. La pyéloplastie est une indication de choix en permettant une suture fine avec du fil très fin afin de garantir l’absence de récidive de cette pathologie.

Que pouvons nous attendre du mirabégron dans la pratique urologique quotidienne ?
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 846-847


Objectifs

Le mirabégron (Myrbetriq™), indiqué dans le traitement de l’hyperactivité vésicale, est actuellement recommandé en deuxième ligne en cas d’inefficacité ou d’intolérance aux anticholinergiques. Les essais cliniques randomisés menés contre placebo ont rapporté des résultats encourageants. Nous présentons ici notre expérience initiale du mirabégron en termes d’efficacité et de tolérance dans le cadre de notre pratique urologique quotidienne.


Méthodes

Nous avons rétrospectivement revu les données de 77 patients ayant bénéficié d’un traitement par mirabégron (25mg ou 50mg) dans le cadre d’une hyperactivité vésicale. L’âge, le sexe, la posologie, la durée de traitement ainsi que l’amélioration subjective rapportée par les patients étaient systématiquement recueillis. De plus, lorsqu’ils étaient disponibles, les scores obtenus au questionnaire OABss (Overactive Bladder Symptom Score) avant et après l’introduction du traitement étaient comparés et soumis à analyse statistique (test de Mann-Whitney).


Résultats

Au total, 102 patients ont bénéficié d’un traitement par mirabégron. Les données étaient cependant complètes chez 77 d’entre eux (28 hommes, 49 femmes). L’âge moyen lors de l’initiation du traitement était de 71,6 (±11,4) ans. La majorité des patients (75,3 %) bénéficiaient d’un traitement par mirabégron en deuxième intention, après échec ou intolérance d’un traitement anti-cholinergique préalable, et seulement 24,7 % se sont vu prescrire un traitement par mirabégron en première intention. Au cours de la première visite de suivi (99,1±65,8jours), 59 d’entre eux (76,6 %) rapportaient une amélioration de leur symptomatologie et poursuivaient le traitement. Les scores obtenus au questionnaire OABss étaient remplis avant et après le traitement chez 46 patients. Le score total avait significativement diminué entre l’initiation du traitement et la consultation de suivi (27,8 vs 24,8 ; p =0,002).


Conclusion

En tenant compte de l’amélioration subjective rapportée par le patient et l’évolution du score au questionnaire OABss, le mirabégron semblait améliorer les symptômes d’hyperactivité vésicale chez la plupart des patients. La population des patients ne répondant pas au traitement par mirabégron doit cependant encore être définie.