Base bibliographique

Sommaire :

Intérêt de l’hypnose sur la douleur dans le traitement de la lithiase rénale par lithotrisie extracorporelle (LEC)
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 787


Objectifs

Évaluer l’efficacité et la tolérance de l’hypnose dans le contrôle de la douleur lors d’une séance de lithotripsie extracorporelle pour le traitement de la lithiase du haut appareil.


Méthodes

Entre juin 2013 et juin 2014, étude prospective, monocentrique et non randomisée sur 90 patients consécutifs porteurs de lithiases rénales et divisés en 3 groupes de 30 patients. Le groupe 1 a bénéficié d’une séance d’hypnose par une infirmière, le groupe 2 a reçu un comprimé d’hydroxyzine 50mg et le groupe 3 n’a rien reçu. La douleur a été évaluée sur une échelle visuelle analogique (EVA). L’âge, la taille des lithiases, la localisation des lithiases, la durée, le nombre de chocs administrés et le niveau d’énergie moyen (Kv) ont été enregistrés. Les effets indésirables et la satisfaction des patients ont également été évalués.


Résultats

Les paramètres démographiques des trois groupes sont similaires. Les résultats sont résumés dans le Tableau 1.

Pas de différence significative entre les groupes concernant les antalgiques supplémentaires et les effets indésirables. Par contre, il existe une différence statistiquement significative entre les groupes I et III en terme d’EVA (p =0,01). Le taux de satisfaction des patients dans le groupe « hypnose » est de 100 % et la perception de la durée de la séance dans ce groupe est en moyenne de 21minutes pour un temps moyen réel de 43minutes.


Conclusion

Alors qu’aucune méthode idéale d’anesthésie n’a été standardisée dans le traitement de la douleur lors d’une séance de LEC, l’usage d’hypnose permet un excellent contrôle de la douleur et augmente le taux de succès de la LEC, offrant ainsi à cette technique une place de choix dans l’arsenal thérapeutique.

Intérêt du système Ligasure ® dans la cystectomie pour cancer : une étude contrôlée non randomisée
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 767-768


Objectifs

Le système de thermocoagulation Ligasure® a été adopté par la plupart des urologues pour faciliter la réalisation de la cystectomie pour cancer. Cependant, aucune étude n’a cherché à évaluer son efficacité ou ses complications potentielles dans cette indication. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’efficacité et les complications potentielles du système Ligasure® dans la cystectomie pour cancer.


Méthodes

Les données de l’ensemble des patients traités par cystectomie pour tumeur dans un service universitaire entre janvier 1995 et janvier 2012 ont été revues rétrospectivement. Les cystectomies partielles et les patients pour lesquels l’utilisation ou non du Ligasure® n’était pas clairement stipulée dans le compte rendu opératoire ont été exclus. Testé pour la première fois en 2002, l’utilisation du Ligasure® est devenue systématique en 2006. Les caractéristiques des tumeurs, des patients et des chirurgiens, les pertes sanguines, la durée opératoire, les transfusions périopératoires, les complications postopératoires et les taux de continence et d’érection ont été comparés entre les groupes avec Ligasure® (AL) et sans Ligasure® (SL).


Résultats

Trois cent onze patients ont été inclus dont 82 % d’hommes soit 255 cystoprostatectomies et 56 pelvectomies antérieures. Le Ligasure a été utilisé chez 95 patients (30,5 %). Les chirurgiens du groupe Ligasure® étaient moins expérimentés (<10 procédures : AL=29,5 % vs SL=17 % ; p =0,04) et le taux de N+ était plus important dans le groupe AL (28,4 % vs 16,6 % ; p =0,04). L’utilisation du Ligasure® était associée à une durée opératoire plus courte (264 vs 318min ; p <0,0001), des pertes sanguines (704 vs 1032mL ; p =0,009) et un taux de transfusions plus faibles (34 % vs 49 % ; p =0,03). Le taux de continence urinaire complète était similaire entre les 2 groupes (28,2 % vs 24,7 % ; p =0,56) mais le taux d’impuissance était plus important dans le groupe Ligasure® (100 % vs 82 % ; p =0,03).


Conclusion

Ce travail est le premier à mettre en évidence le bénéfice du Ligasure® dans la cystectomie pour cancer : diminution de la durée opératoire, des pertes sanguines et des transfusions (Tableau 1).

Inutilité des biopsies prostatiques systématisées en cas d’anomalies sur l’IRM prébiopsique de score de LIKERT 4 ou 5
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 830-831


Objectifs

Évaluer l’intérêt des biopsies systématisées (S) en complément de biopsies ciblées (C) utilisant un système de fusion élastique (Koelis, La Tronche, Grenoble)


Méthodes

Nous avons comparé dans un tableau de contingence la fréquence de distribution des quatre situations théoriquement possibles (C–/S+, C–/S–, C+/S–, C+/S+) en fonction du score de Likert (3 vs. 4 et 5) défini sur l’IRM multiparamétrique réalisée avant biopsie chez 334 patients consécutifs. Les caractéristiques des cancers découverts sur la seule notion de biopsies systématisées positives ont ensuite été revues pour analyser leur significativité selon les critères de PRIAS (PSA<10, densité de PSA<0,2ng/mL2, ≤2 biopsies positives, Gleason score≤6).


Résultats

On observe une répartition de ces quatre situations différentes en fonction d l’évaluation IRM (Tableau 1, p <0,001) avec notamment plus de cancers découverts seulement sur les biopsies systématisées seulement pour un score de Likert=3 (20/137 contre 4/195, p <0,001). Concernant la situation C-/S+, 2/4 (50 %) cancers ne correspondaient pas aux critères PRIAS de surveillance active dans le cas de scores de Likert 4 et 5, 13/20 (65 %) pour les scores de Likert=3 (p <0,02).


Conclusion

L’IRM pré-biopsique semble être un critère pertinent pour adapter le schéma biopsique au risque estimé de biopsie positive et ainsi permettre de diminuer le nombre de biopsies en cas d’anomalies de Score de Likert 4 ou 5 (Fig. 1, Tableau 2).

La densité du PSA ? 0,10 ng/mL/g permet-elle de mieux sélectionner les patients éligibles à la surveillance active du cancer de prostate localisé chez les patients antillais ?
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 833-834


Objectifs

Au sein d’une cohorte prospective de patients antillais éligibles à une surveillance active pour cancer de prostate localisé, nous avons recherché un critère de sélection supplémentaire améliorant la survie sans traitement.


Méthodes

Étude comparant un groupe sélectionné suivant les critères retenus par l’AFU et un second groupe sur-sélectionné par une densité du PSA≤0,10ng/mL/g au diagnostic. Après avoir analysé les critères démographiques et biologiques, nous avons comparé la survie sans traitement à 2ans et 4ans.


Résultats

Au total, 151 patients correspondaient au groupe AFU et 51 au groupe AFU+ densité du PSA≤0,10ng/ml/g. La survie sans traitement à 2ans était dans le groupe AFU de 75 % et dans le groupe AFU+ densité≤0,10ng/mL/gr de 87 %. À 4ans, la survie sans traitement était dans le groupe AFU de 57 % et dans le groupe AFU+ densité≤0,10ng/mL/g de 75 % (p =0,09)


Conclusion

La surveillance active du cancer de prostate semble sûre, même en population risque. La densité du PSA≤0,10ng/ml/g au diagnostic semble améliorer la survie sans traitement à 2 et 4ans dans notre population antillaise mais sans corrélation statistique (p =0,09) (Fig. 1).

La graisse péri-rénale est-elle plus importante que la tumeur elle-même ? Le MAP score prédit mieux la morbidité péri-opératoire que le RENAL score
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 744-745


Objectifs

Les scores néphrométriques sont utilisés pour prédire la difficulté technique de la néphrectomie partielle. Cependant, ils ne prennent en compte que les caractéristiques tumorales. Le Mayo Adhesive Probability (MAP) est un score radiologique qui permet de prédire la présence de graisse adhérente péri-rénale. L’objectif de cette étude était de comparer la capacité des MAP et RENAL scores pour prédire la morbidité péri-opératoire de la NPRA.


Méthodes

Nous avons inclus dans cette étude 242 patients opérés d’une NPRA. Nous avons analysé de manière prospective les scanners préopératoire et calculé les MAP et RENAL scores. Les caractéristiques démographiques des patients et les données opératoires ont été analysées. Les MAP et RENAL scores ont été considérés comme des variables quantitatives continues pour l’analyse statistique. Une analyse univariée a été menée par régression logistique pour les variables nominales et par régression linéaire pour les variables quantitatives.


Résultats

Le MAP score était associé au risque de conversion et au risque de transfusion (OR=4,1 ; IC95 %= 1,7–8,8 ; p =0,03 et OR=2,9 ; IC95 %=1,2–4,1 ; p =0,04 respectivement) contrairement au RENAL score (OR=2,7 ; IC95 %= 0,4–6,3 ; p =0,37 et OR=1,7 ; IC95 %=0,7–2,4 ; p =0,46, respectivement). Les RENAL et MAP scores était tous les 2 prédictifs de l’importance des pertes sanguines (β=0,29 ; p <0,001 et β=0,21 ; p =0,005, respectivement) mais seul le MAP score était associé à la durée opératoire (β=0,34 ; p <0,001 contre β=0,09 ; p =0,16 pour le RENAL score). Le MAP score (OR=6,1 ; IC95 %=1,9–9,8 ; p =0,02) et le RENAL score (OR=11,4 ; IC95 %=2,1–19,4 ; p =0,007) étaient également associés au risque de totalisation.


Conclusion

D’après cette étude, il semble que le MAP score permette de mieux prédire la morbidité péri-opératoire de la NPRA que le RENAL score.

La modélisation patient-spécifique par impression 3D de reins tumoraux : un outil utile à l’éducation du patient
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 746


Objectifs

La compréhension par le patient de sa pathologie est le préalable à l’information éclairée. Les nouvelles technologies telles que l’impression 3D peuvent aider la communauté médicale dans cette fonction éducative. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact de modèles de cancers du rein imprimés en 3 dimensions sur l’appréciation, par les patients, de leur propre condition médicale.


Méthodes

Dans le cadre d’une collaboration internationale, une étude pilote prospective a été réalisée en incluant des patients présentant une tumeur du rein. Tous les patients ont eu un uroscanner dont les différents volumes d’intérêt (parenchyme, arborisations vasculaires, système collecteur et tumeur) ont été segmentés pour obtention d’un fichier au format STL. Les modèles physiques patient-spécifiques à échelle 1 ont ainsi été créés en résine photopolymère à l’aide d’une imprimante 3D Connex Objet 500 (Stratasys). La connaissance, la compréhension et la satisfaction des patients ont été évaluées par questionnaires avant et après visualisation de leur modèle.


Résultats

Sept patients programmés pour néphrectomie partielle ont été inclus. Après présentation des modèles imprimés et par rapport à l’information initiale dispensée par le chirurgien à l’aide des images de scanner, la compréhension des patients était respectivement améliorée de16,7 % (p =0,018), 50 % (p =0,026), 39,3 % (p =0,068) et 44,6 % (p =0,026) en ce qui concerne le fonctionnement basique du rein, son anatomie, les caractéristiques tumorales et la procédure chirurgicale proposée. La satisfaction moyenne des patients à l’utilisation de leur modèle, exprimée par échelle visuelle analogique, était de 9,4/10.


Conclusion

Ces résultats préliminaires suggèrent que l’impression 3D de modèles pathologiques personnalisés, basés sur l’imagerie médicale est d’un intérêt certain pour améliorer la qualité de l’information pré-opératoire dispensée (Fig. 1).

La photovaporisation transurétrale de prostate par GreenLight 180W permet-elle de désonder précocement les patients opérés de leur adénome ?
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 781-782


Objectifs

La durée de sondage a en moyenne été réduite à 1 jour avec la photovaporisation transurétrale de prostate (PVP) du fait de la diminution des hématuries macroscopiques postopératoires. En l’absence de contre-indication, nous avons voulu évaluer la faisabilité d’un désondage précoce le jour même de la PVP.


Méthodes

Suivant un protocole d’anesthésie avec objectif d’épargne morphinique pour éviter les rétentions postopératoires, nous avons mesuré le taux d’échec de désondage à 3heures post-PVP, chez des patients consentants successifs opérés dans un seul centre entre 2014 et 2015. Les critères d’inclusions étaient : 45>âge>85ans, volume prostatique>30cm3, IPSS≥15 en échec thérapeutique, PSA≤4ng/mL ou biopsie négative inférieure à 6 mois. L’échec était défini par une contre-indication au désondage à 3h (fièvre>38,5°C ou hématurie macroscopique) ou par un resondage dans les 24h. Les patients restaient hospitalisés une nuit postopératoire et suivis un mois.


Résultats

Au total, 51 patients ont eu une PVP, 21 étaient éligibles, 5 ont été exclus pour non respect du protocole anesthésique. Le taux d’échec de désondage était de 31 % (n =5) pour cause de rétention aigue d’urine douloureuse avec résidu post-mictionnel>500mL. Aucun patient ne présentait de contre-indication au désondage à 3h. L’âge moyen était de 68ans, le volume prostatique initial moyen de 52cm3. La durée opératoire était de 47min, celle du laser 22min avec une quantité d’énergie délivrée de 153kJ et une réduction moyenne IPSS -9. En analyse univariée, la durée d’intervention et la quantité d’énergie présentaient respectivement une tendance plus élevée (56 vs 43min) et plus faible (131 vs 164,7kJ) dans le groupe échec mais non significative (p =0,26 et p =0,10).


Conclusion

La PVP permet de réaliser un désondage précoce à 3h postopératoire dans deux-tiers des cas. Des facteurs de risque d’échecs de cette technique doivent être mise en évidence sur une plus grande cohorte (Tableau 1, Tableau 2).

La présence d’une bactériurie asymptomatique augmente-elle le risque de complications et/ou modifie-t-elle l’efficacité du traitement lors d’injections intra-détrusoriennes de toxine botulique A ?
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 736


Objectifs

Les injections intra-détrusoriennes de toxine botulique A (TBA) constituent un traitement de deuxième ligne de l’hyperactivité vésicale neurogénique (HAV) et idiopathique (HAVi). L’Association française d’urologie recommande la réalisation préalable d’un examen cyto-bactériologique des urines (ECBU) et le report de la procédure en cas de résultat positif. L’objectif est d’étudier l’efficacité et les complications des injections de TBA réalisées dans un contexte de bactériurie asymptomatique.


Méthodes

Aucun ECBU n’était exigé avant l’intervention. Seule une bandelette urinaire (BU) était systématiquement réalisée avant de débuter la procédure. La présence d’une pyurie ou d’une infection urinaire symptomatique contre-indiquait l’intervention. Tous les patients asymptomatiques (BU+ et BU–) bénéficiaient d’une série d’injections et d’un ECBU prélevé au début de la procédure. Les patients BU+ recevaient une antibiothérapie orale probabiliste secondairement adaptée aux résultats de l’ECBU. Le critère permettant d’évaluer l’efficacité était la variation ( %) de la capacité vésicale avant et après les injections intra-détrusoriennes de TBA. Les complications comprenaient la présence d’une infection urinaire symptomatique, d’une hématurie ou d’une hospitalisation dans le mois suivant le geste.


Résultats

L’analyse des complications a été réalisée sur une cohorte de 458 séries d’injections (171 HAVi, 287 HAV). La survenue d’une infection urinaire symptomatique était significativement plus fréquente chez les patients BU+ au moment des injections, que ce soit en analyse uni- ou multivariée (RR= 15,9 ; p <0,001). Aucun cas de complication grave n’était rapporté chez ces patients BU+. L’analyse de l’efficacité était réalisé sur une cohorte de 92 patients (41 HAVi, 51 HAD). L’efficacité était statistiquement comparable entre les patients BU+ et BU– en analyse univariée. En tenant compte de l’âge, du sexe, de l’étiologie, de la dose injectée et du recours ou non aux auto-sondages, l’analyse multivariée ne mettait pas en évidence de différence significative en terme de modification ( %) de la capacité vésicale (p =0,142).


Conclusion

Bien que la présence d’une bactériurie asymptomatique puisse augmenter significativement le risque d’infection urinaire symptomatique au décours des injections intra-détrusoriennes de TBA, elle n’augmente pas le risque d’infection urinaire grave ou de re-hospitalisation. L’efficacité ne semble pas non plus influencée par la présence d’une bactériurie asymptomatique. Ces résultats devraient aider à revoir et adapter nos pratiques.

La pression détrusorienne maximale comme facteur prédicitif de succès après incontinentation dans la dyssynergie vésico-sphinctérienne
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 849-850


Objectifs

L’incontinentation urinaire est le traitement de référence de la dyssynergie vésico-sphinctérienne pour les patients ne pouvant pas réaliser d’auto-sondages. Peu de données sont disponibles concernant les facteurs prédictifs des résultats de ce traitement. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact de la pression détrusorienne maximale (PDM) préopératoire sur le succès de l’incontinentation chez ces patients et de déterminer une éventuelle valeur seuil prédictive de succès.


Méthodes

Une étude rétrospective a été réalisée chez 41 patients traités dans notre centre par incontinentation (sphinctérotomie ou endoprothèse) entre 2006 et 2013. Les patients inclus avaient une dyssynergie vésico-sphinctérienne confirmée par bilan urodynamique préopératoire renseignant également la PDM. Les auto-sondages étaient impossibles ou un échec pour l’ensemble des patients. Le succès était défini par un résidu post-mictionnel inférieur à 150mL, évalué en postopérraattooire immédiat et à 6 mois. Les valeurs de la PDM ont été comparées selon le succès ou l’échec du traitement.


Résultats

L’âge moyen était de 39,7ans. Vingt-six patients ont eu une endoprothèse (Memocath®) et 15 ont eu une sphinctérotomie endoscopique. L’incontinentation a été efficace pour 31 patients (75,6 %) et un échec pour 10. La PDM moyenne préopératoire était significativement supérieure dans le groupe des succès de l’incontinentation (59,6cmH2 O contre 29,7cmH2 O ; p =0,002). Par ailleurs, en utilisant une valeur seuil de PDM à 37cmH2O, Les patients ayant une PDM supérieure avaient 90 % de succès de l’incontinentation contre 41 % en dessous (p =0,003). Concernant le succès à 6 mois de l’intervention, il existait également une différence significative pour la PDM avec 59,5cmH2 O dans le groupe succès contre 39,8cmH2 O (p =0,008). La technique d’incontinentation utilisée n’avait pas d’impact sur le succès du traitement immédiat ou à 6 mois.


Conclusion

Nos résultats suggéraient que la PDM serait corrélée à l’efficacité d’une incontinentation urinaire chez les patients traités pour dyssinergie vésico-sphinctérienne. De plus, il semblerait que 37cmH2 O, soit une valeur seuil d’intérêt potentiel pour prédire ce succès.

La pyélonéphrite emphysémateuse : notre expérience de traitement conservateur chez 18 patients
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 810


Objectifs

La pyélonéphrite emphysémateuse (PNE) est une infection nécrotique du rein, rare et grave, survenant essentiellement chez le sujet diabétique. Son diagnostic positif repose sur la tomodensitométrie et son traitement est actuellement de plus en plus conservateur. L’objectif de ce travail est de discuter le traitement conservateur de cette affection à travers notre expérience chez 18 patients.


Méthodes

Entre 2010 et 2014, un traitement conservateur a été réalisé chez 18 parmi 24 patients hospitalisés pour PNE. Nous avons recueilli rétrospectivement les données épidémiologiques, cliniques, biologiques, radiologiques, thérapeutiques et évolutives chez tous les patients. La tomodensitométrie a été réalisée dans tous les cas pour confirmer le diagnostic et pour la classification de la PNE selon la classification de Huang et Tseng. Les données ont été saisies et analysées au moyen du logiciel SPSS 17.0.


Résultats

Une obstruction des voies excrétrices supérieure a été retrouvée dans 13 cas. Il s’agissait d’une lithiase urinaire dans 12 cas et une urétérocèle compliquée de lithiase. Tous les patients ont bénéficié des soins intensifs comportant outre le rétablissement de l’équilibre hydroélectrolytique et acido-basique, une double antibiothérapie. Un drainage de la voie excrétrice par une sonde JJ a été réalisé chez 12 patients, par sonde urétérale chez 5 patients. Un patient avait une distension urinaire sur un rétrécissement urétral avec pyélite emphysémateuse bilatérale, le drainage a consisté en la mise en place d’un cystocathéter sus-pubien seulement. L’évolution était favorable chez quinze patients et la TDM de contrôle a montré une régression voire une disparition complète du gaz des voies excrétrices et/ou du parenchyme rénal après un délai moyen de 10jours.


Conclusion

La PNE demeure une infection grave mettant en jeu le pronostic vital. Il faut l’évoquer précocement en cas infection urinaire avec des signes cliniques de gravité, en particulier chez les diabétiques, pour permettre un traitement conservateur. Ce traitement conservateur est basé sur l’antibiothérapie, la réanimation et le drainage des urines et ne doit pas retarder une éventuelle néphrectomie de sauvetage (Fig. 1, Fig. 2).

La pyélonéphrite xanthogranulomateuse chez l’enfant : particularités cliniques diagnostiques et thérapeutiques
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 748


Objectifs

La pyélonéphrite xanthogranulomateuse (PXG) est une forme particulière de suppuration rénale chronique qui peut survenir à tout âge. Elle est plus rare chez l’enfant et peut être diffuse ou localisée à un pôle du rein.


Méthodes

À travers une étude rétrospective de 23 observations de PXG survenu chez des enfants nous rapportons les particularités cliniques, diagnostiques et thérapeutiques.


Résultats

La symptomatologie était faite de douleurs lombaires (16 cas), hématurie (2 cas), pyurie (2 cas), fièvre (10 cas), troubles mictionnels (10 cas) et une masse donnant le contact lombaire (13 cas). L’ECBU a isolé quatre types de germe : le Proteus mirabilis (10), l’Esherichia coli (4), Klebsiella (2), morganella (1). L’AUSP a montré une lithiase rénale dans 18 cas avec un rein non fonctionnel à l’UIV dans 17 cas, la TDM réalisé dans 5 cas retrouvait 4 cas de forme diffuse et un 1 cas de forme focalisée, mais en aucun cas l’imagerie n’a évoquer le diagnostic. Une néphrostomie a été réalisé chez 6 patients, une néphrectomie totale dans 22 cas et une tumorectomie dans un seul cas d’une forme localisé pseudo-tumorale. Le diagnostic positif était histologique dans tout les cas.


Conclusion

Devant la non-spécificité des signes cliniques, radiologiques et même macroscopiques, le diagnostic positif demeure souvent histologique et la néphrectomie reste de règle de peur de passer à côté d’un cancer du rein. Le traitement conservateur doit être toujours tenté dans les formes focales.

Laparoscopie transpéritonéale pour calculs de la voie excrétrice urinaire supérieure : 67 cas
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 754


Objectifs

Mettre en exergue la place de la laparoscopie et son intérêt comme alternative dans la prise en charge des calculs de la voie excrétrice urinaire supérieure.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique à propos de 67 cas de laparoscopie transpéritonéale pour cure de calculs de l’uretère et du pyélon sur une période de 9ans (janvier 2006–décembre 2014) par trois opérateurs.


Résultats

L’âge moyen était de 40ans±15,65. Le côté gauche abordé chez 39 patients (calcul urétéral : 17 ; pyélique : 22), le côté droit chez 28 patients (urétéral : 12 ; pyélique : 16). Leurs axes variaient pour les calculs urétéraux 19×11mm (32×14–14×16mm), ceux des calculs pyéliques étaient de 23×18mm (34×22–9×6mm). L’abord transpéritonéal était la voie exclusive utilisant 4 trocarts (2 de 10mm et 2 de 5mm). L’utilisation d’une endoprothèse type JJ faite par voie rétrograde chez 44 patients et par voie antégrade chez 23 patients. Le succès complet stone free noté chez 100 % des patients pour les calculs urétéraux. Douze patients ont nécessité un complément par lithotritie extracorporelle pour des calculs caliciels. La conversion chirurgicale était nécessaire dans 2 cas pour pyonephrose avec plaie colique et une désinsertion urétérale. La durée de séjour était 6,63jours (3–10j).


Conclusion

La laparoscopie transpéritonéale est une alternative pour la cure des calculs de la voie excrétrice urinaire supérieure dans les pays en voie de développement vu la taille de calculs. Ses indications sont rares à l’heure actuelle et peu documentées. Cela explique probablement le faible nombre de cas publiés.

Le Staphylocoque aureus en urologie : quelle prévalence ? Quelle cinétique d’évolution et quel profil de résistance ?
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 811-812


Objectifs

Décrire la prévalence de S. aureus , sur une durée de onze ans, ainsi que la cinétique d’évolution de son profil de résistance en matière d’infection du tractus urinaire.


Méthodes

C’est une étude rétrospective monocentrique réalisée sur une durée de onze ans, de janvier 2004 au décembre 2014, dans un service universitaire d’urologie en colligeant tous les prélèvements d’ECBU isolant un S. aureus à partir des dossiers des malades y sont hospitalisés durant cette période. Les prélèvements isolant un deuxième germe associé au S. aureus ont été exclus. L’analyse statistique était basée sur SPSS .17.


Résultats

La prévalence globale de S. aureus dans notre étude était de 9,60 % dont 41 % ont été représentés par des ITU nosocomiales ; il était le troisième germe isolé après E. coli et K. pneumoniae . Un taux de 70,8 % d’isolats de S. aureus était enregistré sur sonde vésicale. Sa résistance à l’AMC restait stationnaire, alors qu’elle a baissé pour les céphalosporines de troisième génération, la SXT et augmenté pour les aminosides et la ciprofloxacine, l’acide fucidique, d’autre part, garde une excellente action sur ce germe in vitro mais il diffuse mal dans l’appareil urinaire ce qui limite son utilisation (Fig. 1).


Conclusion

Le S. aureus n’est pas un germe usuel d’ITU mais sa prévalence, de plus en plus élevée, durant ces dernières années impose une prise en considération par les urologues et une actualisation de son statut de résistance afin de rationaliser le traitement empirique des infections urinaires.

Le cancer du rein sporadique du sujet jeune de moins de 40 ans : étude des particularités cliniques et anatomopathologiques d’une cohorte bicentrique
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 798


Objectifs

L’épidémiologie du cancer du rein est en pleine évolution avec une augmentation nette de l’incidence des tumeurs rénales, de façon global, et chez les sujets jeunes en particulier. Nous avons souhaité nous intéresser à l’incidence et aux particularités cliniques et anatomopathologiques des tumeurs rénales sporadiques chez les sujets jeunes ainsi qu’à leurs facteurs de risque.


Méthodes

Nous nous sommes intéressés aux données épidémiologiques, cliniques et anatomopathologiques de 118 patients âgés de 18 à 40 pris en charge au sein de 2 centres hospitaliers universitaires parisiens entre 2003 et 2013 pour une tumeur du rein, en excluant les formes génétiques connues ou retrouvées, les tumeurs bénignes ainsi que les patients atteints de maladie rénale chronique de stade V et les patients receveurs d’une transplantation d’organe. Les données ont été comparées par le test statistique du Chi2 avec un risque α=0,05 à l’aide du logiciel Microsoft® Excel® pour Mac 2011 version 14.4.4.


Résultats

Nous avons mis en évidence une augmentation très nettement significative de l’incidence du nombre de tumeurs rénales (p =6×10−15). Le mode de découverte semble avoir évolué avec une majorité de tumeurs découvertes fortuitement (67 %), en rapport avec l’essor de l’imagerie médicale. Nous avons également mis en évidence une répartition anatomopathologique différente par rapport aux données de la littérature avec une augmentation significative des tumeurs papillaires (16,9 %) et des chromophobes (15,2 %), parallèlement à une diminution des carcinomes à cellules claires (43,2 %) ainsi que l’apparition d’une nouvelle entité anatomopathologique d’une particulière sévérité clinique : le carcinome rénal lié à la translocation Xp11.2 (15,3 %) (p <10−5) sur représentée dans notre cohorte. Parmi les facteurs de risque retrouvés, l’hypertension artérielle semble être un facteur de risque certain alors que le tabac et l’obésité n’ont pas d’influence significative.


Conclusion

L’épidémiologie du cancer du rein sporadique semble être en pleine évolution avec de profondes mutations cliniques et anatomopathologiques, en particulier chez les sujets jeunes. Le rôle et l’importance de la prise en charge oncogénétique ainsi que l’étude des facteurs environnementaux pourraient permettre la mise en évidence de nouveaux facteurs de risque et de façon corolaire permettre leur prévention.

Le dispositif d’annonce appliqué au cancer localisé de prostate traité par prostatectomie radicale laparoscopique
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 791


Objectifs

Le dispositif d’annonce (DA), mesure 40 du 1er plan cancer formalise un ensemble d’éléments opposables aux établissements autorisés en cancérologie. Ce travail se propose d’évaluer les modalités d’application et l’exhaustivité des différents éléments du DA dans le cas particulier des patients traités d’un cancer localisé de prostate par prostatectomie radicale laparoscopique (PRL).


Méthodes

Étude rétrospective réalisée dans un établissement de 100 lits. L’étude est menée d’août 2009 à décembre 2014. Elle porte sur 251 patients consécutifs traités par PRL. Sont évalués : la traçabilité des 2 consultations d’annonce médicale (CAM) : l’annonce du diagnostic et l’annonce du traitement avec remise du programme personnalisé de soins (PPS), la traçabilité du compte rendu de réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), la présentation à la consultation d’annonce infirmière (CAI), les soins de support proposés au patient et le délai entre l’annonce médicale et le traitement, l’évolution dans le temps de ces différents éléments.


Résultats

Le délai médian entre l’examen diagnostic et la PRL est de 105jours. La CAM du diagnostic est tracée dans 100 % des cas. La CAM avec remise d’un PPS est tracée dans 74,1 %. Parmi les patients, 91,2 % sont présentés en RCP avant le traitement. Les comptes rendus de RCP sont envoyés aux médecins traitant dans tous les cas. Parmi les patients, 58,2 % se sont rendus à la CAI. La nécessité d’un soin de support social est identifié dans 6,8 % (10/146), celui d’un soin de support psychologique dans 16,4 % (24/146). Quarante-cinq pour cent (113/251) des patients ont à la fois, un compte rendu de RCP préopératoire et une CAI et se sont vu remettre un PPS. L’évolution dans le temps des éléments du DA est présentée sur la Fig. 1.


Conclusion

La RCP préopératoire est un élément acquis du DA. Un PPS informatisé, remis au patient lors de la programmation, mentionnant les points clés de l’intervention, facilite le respect de cet élément du DA. Les difficultés rencontrées pour libérer les IDE de leurs activités de soins pour la CAI, expliquent que cet élément majeur du DA, en soit le point faible.

Le kyste hydatique du rein fistulisé dans les voies excrétrices, prise en charge diagnostique et thérapeutique. À propos de 32 cas
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 809


Objectifs

La localisation rénale du kyste hydatique est rare. Les formes s’accompagnant de plus d’une fistulisation dans les voies excrétrices présentent des particularités diagnostiques et thérapeutiques qui seront décrites dans ce travail.


Méthodes

32 patients présentant un kyste hydatique du rein fistulisé dans la voie excrétrice urinaire ont été inclus dans l’étude de 1999 à 2015. Les variables étudiées ont été : la symptomatologie clinique (l’hydaturie), l’imagerie, le traitement et l’évolution. L’hydaturie et la dilatation des cavités excrétrices ont été les principaux éléments orientant vers le diagnostic de kyste hydatique du rein fistulisé dans les voies urinaires. Les données ont été saisies et analysées au moyen du logiciel SPSS 17.0.


Résultats

L’hydaturie était retrouvée chez 53,1 % des patients. La dilatation des cavités excrétrices était observée dans 18,8 % des cas. La fistule était observée à l’uroscanner dans un cas et une image lacunaire dans le pyélon était observée dans un cas à l’UIV. Le traitement a consisté en une résection du dôme saillant ou une périkystectomie respectivement dans 75 et 25 % des cas avec fermeture de la fistule. Une descente de sonde JJ à travers la fistule ou une pyélotomie était réalisée dans 43,8 % des cas. Un patient était drainé par une sonde de néphrostomie intubante et 53,1 % n’étaient pas drainés. Les suites étaient marquées par 15,6 % de fistule urinaire et 6,3 % d’infection de la cavité résiduelle. 80 % des patients qui ont présenté une fistule urinaire ont eu un drainage peropératoire.


Conclusion

L’hydaturie et la dilatation des cavités excrétrices sont les principaux éléments orientant vers le diagnostic de kyste hydatique du rein fistulisé dans les voies urinaires. Un drainage par une sonde double J en peropératoire est nécessaire lorsque la fistule kysto-urinaire est large mais n’écarte pas le risque de survenue de fistule urinaire postopératoire (Fig. 1, Fig. 2).

Le laser : moyen de section en urologie pédiatrique. Indications et expérience monocentrique : à propos de 34 cas pédiatriques
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 747-748


Objectifs

Malgré les progrès technologiques permettant la miniaturisation des instruments et le caractère mini-invasif des procédures, le laser reste peu employé en secteur pédiatrique. Nous rapportons dans ce travail l’expérience et les indications de la section laser en endo-urologie pédiatrique dans un centre universitaire français.


Méthodes

Le laser utilisé est le laser Holmium YAG de juillet 2011 à novembre 2014, nous avons évalué de manière rétrospective, l’emploi de la section laser chez 34 enfants.


Résultats

Trente-quatre enfants d’âge médian 30,5mois, ont bénéficié d’un traitement endoscopique urologique par laser. Les indications chirurgicales étaient réparties ainsi : 21 valves de l’urètre postérieur, 11 urétérocèles, 1 sténose urétrale, 1 incision du col vésical. La durée médiane d’hospitalisation était de 4jours (1–16). Parmi les 21 garçons bénéficiant d’une section des valves de l’urètre postérieur, 5 étaient des nouveau-nés, dont 4 étaient âgés de moins de 7jours. La durée médiane opératoire était de 20minutes (10–45), 3 complications ont été décrites : 1 fièvre, 2 syndromes de levées d’obstacles. Aucune récidive clinique n’a été signalée après un suivi médian de 18mois. Treize enfants ont bénéficié d’une incision d’uretérocèle laser, d’âge médian 44mois [2–186]. Une complication post-opératoire immédiate à type d’hématurie est survenue.


Conclusion

Dans notre centre, l’utilisation du laser s’accroît chaque année, en raison de bons résultats fonctionnels, de la faible morbidité et de la diminution des durées d’hospitalisation. Afin d’amortir le coût d’acquisition du matériel et de l’entretien, il apparaît essentiel de mutualiser l’utilisation du laser avec d’autres spécialités chirurgicales (Tableau 1).

Le modèle Espagnol de prélèvement de donneur décédé : les clés d’un succès mondial
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 722


Objectifs

L’Espagne a un taux de prélèvement de greffe donneur décédé de 35,3 pmp, le plus élevé du monde. Elle est le leader mondial en prélèvement et en greffe de donneur décédé depuis 1992. Dans ce travail nous expliquons les raisons de ce succès.


Méthodes

Cette excellente évolution de l’activité de prélèvement et de greffe en Espagne est le résultat d’un ensemble de mesures surtout de caractère organisationnel qui furent établies en 1989, lorsque l’Organisation nationale de transplantation (ONT) fut créée. Cet ensemble d’initiatives qui ont montré leur grande efficacité au niveau international est connu comme le modèle Espagnol.


Résultats

Cet ensemble d’initiatives se caractérisent par : des bases légales et techniques adéquates ; un réseau de coordination organisé à trois niveaux différents mois imbriqués (national, régional et hospitalier) ; un coordinateur hospitalier, élément fondamental du succès du programme de transplantation ; une professionnalisation de l’activité : sont crées d’équipes spécifiques, formées et rémunérées ; un grand effort en formation du personnel, apprendre à communiquer des mauvaises nouvelles est très important. En Espagne, le taux de refus n’est que d’un 15 % ; un programme de qualité qui sert à vérifier le recensement de donneurs en état de mort encéphalique ; une politique de communication qui repose sur une relation très étroite avec les médias publics. Il existe une grande confiance de la société envers notre organisation ; le remboursement aux hôpitaux.


Conclusion

L’Espagne est le seul pays au monde où une augmentation progressive et soutenue des prélèvements et des greffes de donneur décédé a été possible. Un ensemble de mesures surtout de caractère organisationnel a favorisé cette excellente évolution de l’activité de transplantation.

Le profil hormonal sérique comme prédicteur du score au questionnaire « Androgen Deficiency in the Aging Male » (ADAM)
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 813


Objectifs

Déterminer si les profils hormonaux sériques en termes d’androgènes et d’œstrogènes peuvent prédire les scores obtenus au questionnaire ADAM.


Méthodes

Dans cette étude rétrospective ont été inclus tous les patients ayant une testostérone sérique (T) basse et qui avaient rempli le questionnaire ADAM. Les hormones mesurées chez ces patients (dans le même laboratoire) incluaient : TT, T libre (TL), œstradiol (E2), et LH. Une régression logistique a été réalisée pour définir des prédicteurs de (A) un score ADAM positif (dysfonction érectile ou baisse de libido, ou 3 autres symptômes présents) et (B) le nombre de symptômes présents (hors dysfonction érectile). Les variables entrées dans le modèle étaient : âge du patient, TT, FT, E2, ratio T/E, nombre de facteurs de risque cardiovasculaires, présence d’une varicocèle.


Résultats

Cent quatre-vingt-huit patients avec un âge moyen de 49±26 (19–72) ans ont été inclus dans notre analyse. Le volume testiculaire moyen était de 16±8mL. Les taux moyens de TT étaient de 190±82ng/dL, FT 46±16pg/mL, E2 24±16pg/mL, LH 2,5±2,0IU/mL, et le ratio moyen T/E était de 7,9±2 (1,7–26,9). Il n’y avait pas de corrélation statistiquement significative entre ces taux et notre objectif « A » bien que l’âge des patients et le nombre de FRCV y soient corrélés avec r=0,29, p =0,014, et r=0,38, p <0,01, respectivement. Cependant, une corrélation significative a été trouvée entre l’objectif « B » et TT, avec r=0,12, p =0,035, ainsi qu’avec le ratio T/E, avec r=0,49, p <0,001. Les résultats de l’analyse multivariée tentant de définir des facteurs prédictifs de notre objectif « B » sont listés dans le Tableau 1.


Conclusion

Les taux d’androgènes/œstrogènes sont peu corrélés à la présence d’un déficit androgénique lié à l’âge (DALA) tel que défini par le questionnaire ADAM. Exclure la dysfonction érectile de la définition permet d’augmenter la capacité de ces taux hormonaux à prédire la présence d’un DALA selon ce questionnaire.

Le rapport neutrophiles/lymphocytes est un facteur prédictif indépendant de récidive et de progression dans les tumeurs de vessie non infiltrantes
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 759-760


Objectifs

Le rapport neutrophiles/lymphocytes (NLR) est un marqueur d’inflammation systémique associé à une diminution de la survie dans les tumeurs infiltrantes de vessie. Peu d’études ont évalué l’intérêt de NLR dans les tumeurs de vessie non infiltrantes (TVNIM). Notre objectif était d’évaluer la valeur pronostique de NLR concernant les survies sans récidive et sans progression dans une cohorte multicentrique internationale de patients traités pour une TVNIM.


Méthodes

Les données de 1117 patients issus de 4 centres et traités par RTUV entre 1996 et 2007 pour une TVNIM ont été recueillies. La valeur-seuil choisie était NLR≥2,5. Les courbes de survies ont été analysées selon la méthode de Kaplan-Meier et comparées selon le test du Log rank. L’association entre survies et NLR a été évaluée par analyses uni- et multivariées incluant un risque compétitif (basé sur la récidive ou la progression tumorale) selon la méthode de Fine et Gray.


Résultats

Au total, 360 (32,2 %) patients avaient un NLR élevé. NLR était associé de façon significative à un stade pathologique T1 (p =0,03) et à un tabagisme (p <0,001). Avec un suivi médian de 64 mois (EI=26–100), 299 (26,8 %) patients sont décédés dont 113 sans récidive et 234 sans progression tumorale. La survie sans récidive tumorale à 5ans était de 51,8 % (IC95 %=44,9 %–57,8 %) pour les patients avec un NLR élevé et de 56,3 % (IC95 %=51,4 %–60,0 %) pour les patients avec un NLR normal (p =0,018). La survie sans progression tumorale à 5ans était de 83,5 % (IC95 %=77,7–87,9) et de 89,3 % (IC95 %=85,8 %–92,1 %), respectivement (p =0,016). En analyse multivariée, NLR était associé de façon significative à la récidive (SHR=1,28, IC95 %=1,06–1,54, p =0,01) et à la progression tumorale (SHR=1,66, IC95 %=1,11–2,46, p =0,013).


Conclusion

Un NLR préopératoire élevé est un facteur prédictif indépendant de progression et de récidive dans les tumeurs non infiltrantes de vessie. D’autres investigations sont nécessaires afin de déterminer prospectivement son intérêt pronostique et d’évaluer l’intérêt de NLR durant le suivi (Fig. 1, Fig. 2).

Le score de Charlson est associé aux complications post-opératoires lors de la prise en charge chirurgicale des petites masses rénales
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 745-746


Objectifs

Évaluer les facteurs prédictifs de complications post-opératoires lors de la prise en charge chirurgicale des petites masses rénales (<4cm) par tumorectomie rénale.


Méthodes

À partir d’une base de données rétrospective monocentrique, nous avons étudié les caractéristiques démographiques, tumorales et périopératoires des patients opérés d’une petite masse rénale. Les comorbidités étaient évaluées par le score de Charlson (CCI).


Résultats

Au total, 196 patients ont été opérés pour une lésion<4cm entre 2010 et 2014. L’âge médian au diagnostic était de 59,1ans (IQR=[50,3–68]). Parmi les patients, 50,3 % présentaient des comorbidités significatives (CCI>2). Le taux de complications global dans les 30jours post-opératoires était de 47,5 %, réparti de la façon suivante selon la classification de Clavien-Dindo : grade I=12,9 %, grade II=13,3 %, grade III=18,8 %, grade IV=1,5 %, grade V=0,9 %. En analyse univariée, seule l’existence de comorbidités significatives (CCI>2) était associée à la survenue de complications sévères (Clavien≥3) (p =0,028). En analyse multi-variée, un score de Charlson>2 était le seul facteur prédictif de complications sévères (OR=3,17 ; IC95 %=[1,23–8,18] ; p =0,017).


Conclusion

Chez les patients présentant une petite masse rénale, la décision thérapeutique doit prendre en compte les comorbidités. La réalisation d’une tumorectomie rénale chez des patients atteints de comorbidités significatives est associée à un risque plus élevé de complications sévères et doit faire discuter les alternatives thérapeutiques (traitement ablatif, surveillance).

Le sous-type histologique des carcinomes tubulo-papillaires ne modifie pas les résultats oncologiques après néphrectomie partielle
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 799


Objectifs

L’objectif de notre étude a été d’évaluer les résultats oncologiques de la néphrectomie partielle pour les carcinomes tubulo-papillaires (CTP) du rein et de déterminer si le sous-type histologique pouvait être un facteur de risque de récidive, de progression ou de décès par cancer.


Méthodes

Nous avons conduit une étude multicentrique internationale impliquant le réseau français de recherche sur les tumeurs du rein uroCCR et 5 équipes internationales. Les données de tous les patients traités par néphrectomie partielle entre 2004 et 2014 pour un CTP ont été analysées. Les patients présentant un CTP dont le sous-type n’était pas précisé ont été exclus de l’étude. Nous avons comparé les caractères clinico-pathologiques des deux groupes par des tests de Chi2 et de Student. Les survies ont été analysées par la méthode de Kaplan-Meier.


Résultats

Nous avons inclus 486 patients dont 369 (76 %) CTP de type 1 et 117 (24 %) CTP de type 2. La taille tumorale médiane était de 3,3cm (0,6–15). Le stade tumoral était pT1, pT2 et pT3 dans respectivement 445 (91,6 %), 19 (3,9 %) et 22 (4,5 %) cas. Après un suivi moyen de 35 (1–120) mois, 12 (1,5 %) patients ont présenté une récidive locale, 8 (1,6 %) ont eu une progression métastatique et 7 (1,4 %) sont décédés de leur cancer. Les survies sans cancer et spécifique à 3ans étaient respectivement de 96,5 % et 98,4 % pour les CTP de type 1 et de 95,1 % et 97,3 % pour les CTP de type 2 (p =0,894). Seul le stade T supérieur à pT1 était un facteur de risque de récidive et/ou progression (HR : 3,5 ; p =0,03).


Conclusion

Dans cette population sélectionnée de CTP localisés, le sous-type histologique n’a pas d’influence sur les résultats oncologiques après néphrectomie partielle.

Le sphincter artificiel urinaire chez la femme incontinente urinaire à l’effort : résultats à long terme (suivi > 10 ans)
2015
- Communications posters
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 842


Objectifs

Le sphincter artificiel urinaire (SAU) est le traitement de référence de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) sévère par insuffisance sphinctérienne chez la femme.


Méthodes

Étude rétrospective sur 54 patientes ayant été appareillées par un SAU pour une IUE sévère, de novembre 1994 à septembre 2004.


Résultats

Quarante-quatre patientes (81,5 %) avaient des antécédents chirurgicaux pelviens ou pour incontinence. Le taux de révision était de 48 % (n =26). Le suivi moyen était de 147,2±77,3mois (médiane de 185,5 mois [90,2–207]). Seize patientes (29,6 %) ont été explantées. Trente et une patientes (57,4 %) avaient un SAU en place et fonctionnel. Pour ces 31 patientes, la continence était : totale pour 23 (42,6 %), sociale pour 4 (7,4 %) et incontinente pour 4 (7,4 %). Les taux de continence (totale et sociale) à 3, 5 et 10ans étaient respectivement 81,3 %, 79,4 % et 70 %. La durée de vie moyenne du premier SAU sans ré intervention était de 105,7±73,9 mois. Le taux de survie sans ré intervention à 10ans était de 53,1 % IC 95 % [40,9–68,9].


Conclusion

Le SAU est un procédé efficace et durable pour le traitement de l’IUE sévère.

Le test urinaire PCA3 pour le diagnostic du cancer de la prostate : étude à partir de plus de 1000 patients
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 725-726


Objectifs

Le but de notre étude était d’évaluer la capacité du test urinaire PCA3 à prédire le résultat des biopsies prostatiques dans une large cohorte monocentrique française.


Méthodes

Entre 12/2007 et 05/2014, 1029 patients adressés pour biopsies prostatiques du fait d’une suspicion de cancer prostatique (PSA élevé, TR anormal et/ou antécédent familial) ont été inclus. Le score urinaire PCA3 a été déterminé à partir des mesures des nombres de copies des ARN de PCA3 et de PSA (Progensa PCA3®, DTS400 system, Hologic Gen-Probe).


Résultats

Le score PCA3 médian était significativement plus élevé chez les patients avec biopsies positives (47 %). L’AUC était de 0,76, plus élevée que celle du PSA (Fig. 1). Au seuil de 35, la sensibilité était de 68 %, la spécificité de 71 %, les VPP et VPN de 67 et 71 %. En analyse multivariée, le score PCA3 était prédicteur indépendant du résultat des biopsies et son addition à un modèle de base comportant les données clinico-biologiques classiques apportait un gain diagnostique significatif (DCA : Fig. 2). Au seuil de 20, environ la moitié des biopsies, a posteriori inutiles, auraient été évitées tout en ayant ignoré 7 % des cancers avec score de Gleason≥7. Le score PCA3 n’apparaissait pas corrélé au score de Gleason, mais était bien corrélé au volume tumoral (proportion de carottes envahies).


Conclusion

Le test urinaire PCA3 est un test robuste avec des performances diagnostiques élevées pour le diagnostic précoce du CaP. Sa corrélation avec l’agressivité du cancer s’exprime à travers le volume tumoral plus que par le score de Gleason.

Le TOM-Sling ® , un nouveau sling transobturateur de dedans en dehors pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort post-prostatectomie radicale : procédure d’implantation
2015
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 865


Objectifs

Décrire la technique opératoire utilisant une prothèse (polypropylène) de compression urétrale bulbaire comprenant 2 bras passés par voie transobturatrice de dedans en dehors pour traiter l’incontinence urinaire d’effort (IUE) post-prostatectomie radicale.


Méthodes

La prothèse comprend une portion centrale appliquée contre l’urètre bulbaire et 2 bras passés par voie transobturatrice de dedans en dehors. Une instrumentation spécifique est utilisée pour insérer les 2 bras autour de la branche ischio-pubienne. La partie centrale de la prothèse est fixée à l’aponévrose des mucles ischio-caverneux et au noyau central du périnée. Au cours de la procédure, un examen urodynamique est effectué ; la tension est appliquée sur les 2 bras transobturateurs jusqu’à obtention d’une pression de fuite abdominale≥100cm d’H2 O, les 2 bras sont ensuite noués l’un à l’autre pour maintenir la compression urétrale.


Résultats

Depuis mai 2014, 30 patients consécutifs (âge moyen de 66ans) ont été traités suivant le même protocole opératoire. Quinze (50 %) patients présentaient une IUE sévère (>5potections/jour). Des prothèses péniennes ont été implantées concomitamment chez 3 patients (10 %). Aucune complication peropératoire n’a été notée. Huit (26,7 %) patients ont été resondés quelques jours pour rétention ou résidu important après ablation de la sonde au 2e jour postopératoire ; ils ont récupéré des mictions spontanées. Un hématome périnéal mineur a été observé chez 3 patients. Après un suivi médian de 5mois, nous n’avons pas observé d’infection prothétique, d’érosion urétrale ou de complication neurologique. Vingt-cinq (83,3 %) patients étaient guéris (0 protection) ou largement améliorés (<2 protections) de leur IUE.


Conclusion

Ces résultats suggèrent que ce nouveau sling transobturateur représente une procédure chirurgicale sécurisante pour le traitement de l’IUE post-prostatectomie radicale. Un suivi à long terme sera ultérieurement rapporté pour définir l’efficacité de la procédure.

Le traitement des empierrements urétéraux post-LEC : place des différentes modalités thérapeutiques
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 753


Objectifs

La LEC est devenue le traitement de choix pour le traitement des calculs urinaires. Malgré son efficacité et son caractère mini-invasif, l’empierrement urétéral représente une complication assez fréquente potentiellement grave. Le but de ce travail est d’évaluer les différentes modalités thérapeutiques de cette complication.


Méthodes

Nous avons colligé de façon rétrospective 105 cas d’empierrement urétéral (EU) post-LEC sur une période de 13ans. Ont été exclus de ce travail tous les malades qui ont été traités en ambulatoire ainsi que les malades porteurs de calculs radio-transparents.


Résultats

Notre étude a colligé 105 patients âgés de 51,7ans en moyenne. La taille initiale des calculs était de 1,97cm. L’EU survenait généralement après la première séance de LEC dans 53,3 %. L’EU était révélé par des coliques néphrétiques dans 36,2 %. Nous n’avons pas trouvé de relation entre le siège de l’EU et le siège ou la taille du calcul initial. Le traitement médical a été tenté en première intention chez 9 patients avec un taux d’échec à 100 %. L’urétéroscopie (URS)a été proposée pour 89,5 % des patients avec de bons résultats dans 43 % des cas et 50 % de succès en deuxième intention. La LEC a été tentée en première intention chez 2 % des patients sans aucun résultat positif.


Conclusion

L’EU reste une complication fréquente et potentiellement grave après la LEC. Il ne dépend pas ni du siège ni de la taille du calcul initial. Son traitement se doit d’être rapide et peut faire appel au traitement médical, l’URS ainsi que la LEC cependant l’URS reste le traitement de choix quel que soit le type de l’EU.

Les ballons ACT ® pour le traitement de l’incontinence urinaire féminine : quelles indications ? Résultats à moyen et long terme d’une cohorte monocentrique
2015
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 839-840


Objectifs

Évaluer l’efficacité à moyen et long terme de l’utilisation des ballons ACT® , le critère principal étant le nombre de protections par jour associé au taux d’amélioration global ressenti par la patiente. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer s’il existait une différence de résultats dans les groupes présentant en préopératoire une incontinence urinaire mixte (IUM), une hyperactivité détrusorienne (HAD) ou une vessie hypo- et acontractile. La pérennité du système et les complications associées au geste chirurgical sont répertoriées.


Méthodes

Étude monocentrique analysant la cohorte de toutes les patientes ayant été opérées par ballon ACT® du 01/10/2001 au 01/10/2014. Une évaluation préopératoire systématique clinico-urodynamique avec catalogue mictionnel était réalisée. L’auto-questionnaire de symptômes validés USP® ainsi que l’échelle visuelle de qualité de vie de la question 5 de l’ICIQ étaient utilisés en préopératoire ainsi qu’à chaque consultation de suivi. L’amélioration de la continence des patientes était déterminée par une échelle analogique de satisfaction allant de 0 % (aucune amélioration) à 100 % (patiente guérie). Étaient considérées en succès les patientes portant 0 ou 1 protection par jour et un taux d’amélioration global supérieur à 80 %. Celles présentant une réduction de plus de 50 % de leurs protections et une amélioration globale supérieure à 50 % étaient dites améliorées, les autres patientes étaient dites en échec.


Résultats

Cent quarante-deux patientes d’âge moyen de 69,3ans ont été incluses dans l’étude avec un suivi moyen de 37 mois. Au total, 56,3 % (n =80/142) avaient au moins un antécédent de chirurgie d’incontinence. Les patientes présentaient une incontinence sévère dans 40,9 % (n =58) des cas, 52,1 % (n =74) une incontinence modérée et 7 % (n =10) une incontinence légère. Le taux de succès à la fin du suivi individuel est de 37,3 % (n =53), celui d’amélioration de 27,4 % (n =38) et d’échec de 35,2 % (n =50). La réduction des protections était en moyenne de 2,84 (0–9), soit une diminution de 65,7 % par rapport à la situation préopératoire. Une réduction moyenne de 4,31 points a été observée sur l’échelle de gêne de l’ICIQ. Cinquante-trois évènements indésirables aboutissant à une révision ou explantation ont été observés chez 40 patientes (28,2 %). 36 ballons ont été réimplantés sans difficulté chez 40 patientes. La chirurgie n’a apporté aucune amélioration durable chez 31 patientes (21,8 %). Une technique de recours a été réalisée chez 19 patientes (13,3 %). La survie moyenne du ballon était à ce jour de 31,1 mois (2–120). 33,1 % (n =47) des patientes de notre population présentant une IUM et 29,8 % d’entre elles (n =14) ne présentaient plus de fuites à l’effort en fin de suivi. Sur les 16 patientes présentant une HAD en préopératoire, 31,3 % (n =5) étaient en succès à 1an et 37,5 % (n =6) améliorées. En parallèle, sur les 67 patientes présentant une vessie hypo- ou acontractile, 26,9 % (n =18) étaient en succès et 26,9 % (n =18) améliorées à 1an de suivi. En analyse multivariée, un volume de ballon inférieur à 3mL à la première amélioration expose moins à l’échec du traitement (p =0,0293 OR=0,318 [0,113–0,891]).


Conclusion

Peu d’études se sont intéressées aux résultats des ballons péri-urétraux pour les populations présentant une composante d’incontinence d’effort par insuffisance sphinctérienne associée à une HAD, une hypo- ou acontractilité vésicale ou une hyperactivité vésicale. Les résultats sont similaires à la population globale. Le système Adjustable Continence Therapy apparaît comme une bonne réponse dans les situations complexes d’incontinence urinaire dans lesquelles les autres alternatives thérapeutiques s’avèrent impossibles ou refusées.

Les biopsies des vésicules séminales restent indispensables à l’ère de l’IRM et du TEP à la choline pour la prise en charge des récidives après radiothérapie ou curiethérapie pour cancer de la prostate
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 733


Objectifs

L’envahissement des vésicules séminales (VS) modifie considérablement le traitement des récidives des cancers de la prostate (CaP) irradiés. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’intérêt des biopsies des VS lors du bilan d’une récidive biologique après radiothérapie ou curiethérapie d’un CaP.


Méthodes

Vingt-sept patients ont été inclus rétrospectivement dans notre centre (CHU+FNLCC) depuis janvier 2011. Tous ces patients avaient été traités par radiothérapie+hormonothérapie, ou curiethérapie pour un CaP. Ils ont tous bénéficié lors du bilan de la récidive biologique d’une IRM3T multiparamétrique (IRM3Tmp), d’un TEP à la choline (TEPChol), en moyenne 86,8jours avant des biopsies transpérinéales avec mapping et biopsies des VS. Les caractéristiques des patients sont présentées dans le Tableau 1.


Résultats

Sur les 27 patients, 25 avaient des biopsies positives au niveau de la prostate dont 5 avec une atteinte associée des VS. Deux patients avaient une atteinte isolée des VS. Parmi les 7 patients ayant des biopsies positives au niveau des VS, 3 avaient un bilan d’imagerie positif. Parmi les 20 patients ayant des biopsies négatives au niveau des VS, 19 avaient un bilan d’imagerie négatif. L’imagerie (IRM3Tmp+TEPChol) avait donc une sensibilité de 42 % et une spécificité de 95 %.


Conclusion

La spécificité de l’imagerie apparaît excellente. Le manque de sensibilité de l’IRM3Tmp ou du TEPchol, lors du bilan d’une récidive biologique d’un CaP irradié pour localiser la récidive au niveau des VS rend nécessaire la réalisation des biopsies de ces dernières.

Les cancers de la prostate associés à un test urinaire PCA3 faussement négatif sont des cancers moins agressifs
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 726


Objectifs

Certains cancers de la prostate sont associés à un test urinaire PCA3 faussement négatif. Leur proportion est variable, dépendante du seuil utilisé pour considérer le test comme positif ou négatif. L’objectif de cette étude était de rechercher en quoi ces cancers avec PCA3 bas sont différents des cancers avec PCA3 élevé.


Méthodes

Notre étude, monocentrique, a déterminé le score urinaire PCA3 (kit Progensa, Hologic–GenProbe®) chez 1015 patients adressés pour biopsies prostatiques du fait d’une suspicion de cancer prostatique. Ont été considérés comme cancers avec PCA3 bas (CaP/PCA3–) les cancers associés à un score PCA3<20 et comme cancers avec PCA3 élevé (CaP/PCA3+) les cancers associés à un score PCA3≥100. Parmi les 480 patients avec biopsies positives, 61 (13 %) avaient un score PCA3<20 (CaP/PCA3–) et 111 (23 %) avaient un score PCA3 ≥100 (CaP/PCA3+).


Résultats

Les patients avec un CaP/PCA3– étaient plus jeunes (âge médian : 62 vs 67 ; p <0,001), avec un PSA médian plus bas (5,6 vs 6,3 ; p =0,032) et un TR plus rarement suspect (8 vs 21 % ; p =0,033). Le volume prostatique, la notion d’un antécédent familial de CaP ou de biopsies prostatiques négatives, la prise d-I5AR n’étaient pas des facteurs prédictifs d’un score PCA3 faussement bas. Les cancers CaP/PCA3- étaient plus petits avec un nombre et une proportion de carottes envahies significativement plus bas (respectivement 2 vs 4 et 14 % vs 33 % ; p <0,001), une moindre longueur totale de tissu envahi (4mm vs13mm ; p <0,001), une moindre proportion de tissu envahi (par rapport au tissu prélevé par les biopsies) (2 vs 7 % ; p <0,001). Ils étaient plus souvent de score de Gleason 6 (67 % vs 45 % ; p =0,005).


Conclusion

Les CaP avec un score PCA3 faussement négatif (<20) surviennent chez des patients plus jeunes, sont de volume plus faible et de score de Gleason plus souvent à 6 que les cancers avec score élevé (≥100). La confrontation avec des marqueurs moléculaires d’agressivité devait permettre de déterminer s’il s’agit de cancers découverts plus tôt ou de cancers d’agressivité réellement moindre.

Les cathéters cicatriciels permettent de réduire avec efficacité les douleurs pariétales postopératoires après transplantation rénale
2015
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2015, 13, 25, 765


Objectifs

Les douleurs cicatricielles après transplantation rénale sont sources d’altération de la qualité de vie et favorisent les complications de décubitus. Nous avons évaluer dans une enquête cas témoins les conséquences cliniques de la mise en place de cathéters cicatricielles pour la prévention des douleurs pariétales postopératoire chez les transplanté rénaux.


Méthodes

Entre 2011 et 2014, 54 transplantés rénaux âgé de (53ans±16) ont eu un cathéter cicatriciel de 12cm posé en fin d’intervention après fermeture de l’aponévrose des muscles obliques. Le cathéter diffusait pendant 48heures de la Naropeine 2mg/mL. Nous avons évalué les douleurs pendant les 48heures post-transplantation à l’aide d’échelle visuelles analogique (EVA), la consommation morphinique et le délai entre l’intervention et la reprise de transit. Les résultats ont été comparés à une cohorte témoins de 54 patients n’ayant pas eu de cathéter cicatriciel (50ans±16).


Résultats

La douleur jugée par l’EVA j0 moyen 2,4 pour les deux, EVA j1 moyen (1,6 cathéters cicatriciels) et (2,1 sans cathéter), EVA j2 moyen (0,8 cathéters cicatriciels) et (1,2 sans cathéter), la consommation morphinique (Topalgic 18mg/jour avec cathéters cicatriciels) et (20,5mg/jour sans cathéter), (Acupan : 64,6mg/jour avec cathéters cicatriciels et 81,7mg/jour sans cathéters cicatriciels) étaient significativement plus faible chez les patients ayant eu un cacheter cicatriciel. La reprise du transit était aussi significativement plus rapide (j2 75 % avec cathéters cicatriciels et 18 % sans cathéters cicatriciels). Aucune complication pariétale ou liée à la toxicité du cathéter n’a été observée au cours de cette étude.


Conclusion

La mise en place de cathéter cicatriciel devrait être systématique après transplantation rénale, réduisant ainsi les conséquences des douleurs postopératoires.